un train déraille et tombe sur une autoroute

18122017

**Israël « pas un vrai pays, indique le magazine Youpi

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Le magazine destiné aux 5-8 ans avait entrepris d’expliquer les pays du monde aux tous petits. Un passage sur Israël n’a pas plu aux sionistes, notamment au Crif de France. « Gustave Eiffel, le roi du fer », « Comment fonctionne un ascenseur »… les thématiques abordées dans le numéro 352 du magazine Youpi, pour le mois de janvier 2018, n’avaient a priori pas de quoi prêter à polémique.   Sur l’une des petites cartes détachables destinées à ses jeunes lecteurs entre 5 et 8 ans, un commentaire sur l’État d’Israël a provoqué l’ire du Crif, l’organisation juive de France. « On appelle ces 197 pays des États, comme la France, l’Allemagne ou l’Algérie. Il en existe quelques-uns de plus, mais tous les autres pays du monde ne sont pas d’accord pour dire que ce sont de vrais pays (par exemple l’État d’Israël ou la Corée du Nord). »  Israël ne serait donc pas un « vrai pays »? Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France [CRIF], n’a pas tardé à s’indigner de cette phrase sur Facebook, demandant à ce que ce numéro de Youpi soit immédiatement retiré de la vente et à ce qu’un rectificatif soit publié dans le numéro 353.  Le magazine Youpi, après la colère du président du CRIF, défendant Israël, a été retiré des kiosques. *médias/ mardi 26 décembre 2017

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*voici la vraie nature nazie et criminelle, d’un pseudo Etat hors-la-loi, soutenu et encouragé dans son impunité, par Trump et certains pays occidentaux, impunité qui lui permet de tuer des enfants de sans froid !

*Hamed al-Masri, 15 ans, une adolescente palestinienne assassinée par les militaires israëliens

un train déraille et tombe sur une autoroute dans actualité Ahed-tamimi-758x373

Mardi dernier, les Forces d’Israël ont abattu Hamed al-Masri, 15 ans, d’une balle dans la tête, blessant grièvement l’adolescent de Salfit qui, par ailleurs, ne portait pas d’arme. Vendredi, les militaires ont fait de même avec Mohammed Tamimi, de Nabi Saleh, sans arme lui aussi, le blessant tout aussi grièvement à la tête. Vendredi encore, les militaires ont tué – toujours d’une balle dans la tête – Ibrahim Abu Thuraya, amputé des deux jambes. Et, le même jour, Ahed Tamimi était dans la cour de sa maison avec une amie et a giflé un homme des FDI qui avait fait irruption chez elle. Du coup, Israël est sorti de sa colère vasouilleuse : Mais comment ose-t-elle ? Les trois victimes de cette fusillade barbare n’intéressent pas les Israéliens et les médias ne prennent même pas la peine d’en parler. Mais la gifle – et le coup de pied – d’Ahed Tamimi ont déclenché une colère furieuse. Comment peut-on oser gifler un soldat des FDI ? Un soldat dont les amis giflent, tabassent, kidnappent et – bien sûr – abattent presque quotidiennement des Palestiniens ? Vraiment, elle a tous les toupets, la Tamimi. Elle a violé les règles. Gifler n’est permis que de la part des soldats. C’est elle, la véritable provocation, et non pas le soldat qui a fait irruption dans sa maison. Elle, qui a eu trois proches parents tués par l’occupation, elle dont les parents ont été arrêtés d’innombrables fois et dont le père a été condamné à quatre mois de prison pour avoir participé à une manifestation à l’entrée d’une épicerie – et c’est elle qui a osé résister à un soldat ! Voilà le culot des Palestiniens. Tamimi était censée tomber amoureuse du soldat qui avait forcé la porte de sa maison et, ingrate qu’elle a été, elle l’a récompensé d’une gifle. Tout cela, à cause de « l’incitation à la violence ». Sans quoi, elle n’aurait certainement pas manifesté cette haine à l’égard de son conquérant. Mais cette pulsion de revanche à l’égard de Tamimi a d’autres sources (Le ministre de l’Éducation, Naftali Bennett a déclaré : « Elle devrait finir ses jours en prison. »). La fille de Nabi Saleh a fait éclater plusieurs mythes chers aux Israéliens. Le pire de tout, elle a osé détériorer le mythe israélien de la masculinité. Brusquement, il se fait que le soldat héroïque, qui veille sur nous jour et nuit avec audace et courage, se fait vilainement contrer par une fille aux mains nues. Que va-t-il advenir de notre machisme, si Hamimi le met en pièces si facilement, et de notre testostérone ? Tout d’un coup, les Israéliens ont vu l’ennemi cruel et dangereux auquel ils sont confrontés : une gamine bouclée de 16 ans. Toute la diabolisation et la déshumanisation des médias flagorneurs ont volé en éclats d’un seul coup en étant brusquement confrontées à une gamine vêtue d’un sweater bleu. Les Israéliens ont perdu la tête. Ce n’est pas ce qu’on leur a raconté. Ils sont habitués à entendre parler de terroristes et de terrorisme et de comportement criminel. Il est difficile d’accuser Ahed Tamimi de tout cela ; elle n’avait même pas de ciseaux en main. Où est la cruauté des Palestiniens ? Où est le danger ? Où est le mal ? On en perdrait la tête. Brusquement, toutes les cartes ont été rebattues : Pendant un rare instant, l’ennemi avait l’air si humain. Bien sûr, on peut compter sur la machine israélienne de propagande et de lavage de cerveau, si efficace, pour assassiner sans attendre le personnage de Tamimi. Elle aussi se verra coller l’étiquette de terroriste née pour tuer ; on dira alors qu’elle n’avait pas de motifs justifiables et qu’il n’y a pas de contexte pour expliquer son comportement. Ahed Tamimi est une héroïne, une héroïne palestinienne. Elle est parvenue à rendre dingues les Israéliens. Que diront les correspondants militaires, les incitateurs de droite et les experts de la sécurité ? Quelle est l’efficience de 8200, Oketz, Duvdevan, Kfir et toutes ces autres unités spéciales si, à la fin de la journée, les FDI sont confrontées à une population civile désemparée, fatiguée de l’occupation et incarnée par une jeune fille portant un keffieh sur l’épaule ? Si seulement il y en avait bien davantage comme elle ! Peut-être des filles comme elle seraient-elles en mesure de secouer les Israéliens. Peut-être l’intifada des gifles réussira-t-elle là où toutes les autres méthodes de résistance, violente ou non violente, ont échoué. Dans l’intervalle, Israël a réagi de la seule façon qu’il connaît : un enlèvement nocturne de son domicile et son arrestation ainsi que celle de sa mère. Mais, dans le fond de son cœur, tout Israélien décent sait sans doute non seulement qui a raison ou qui n’a pas raison, mais aussi qui est fort et qui est faible. Le soldat armé de pied en cap qui fait irruption dans une maison qui ne lui appartient pas, ou la gamine sans armes qui défend sa maison et son honneur perdu à mains nues, par une gifle. *Publié le 20/12/2017 sur Haaretz sous le titre : A Girl’s Chutzpah: Three Reasons a Palestinian Teenage Girl Is Driving Israel Insane. Traduction : Jean-Marie Flémal **Gideon Levy, “le journaliste le plus haï d’Israël”, est un chroniqueur et membre du comité de rédaction du quotidien Haaretz.  Il a obtenu le prix Euro-Med Journalist en 2008, le prix Leipzig Freedom en 2001, le prix Israeli Journalists’ Union en 1997, et le prix de l’Association of Human Rights in Israel en 1996. Il est l’auteur du livre The Punishment of Gaza, qui a été traduit en français : Gaza, articles pour Haaretz, 2006-2009, La Fabrique, 2009

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Le Washington Post liste les 2000 mensonges du président Trump

Économie, impôts, environnement, politique étrangère et ingérence russe, Obamacare: le Washington Post a fait le décompte des 2000 mensonges de Donald Trump au cours de sa première année de mandat.

Fake news. En un an, Donald Trump, symbole de la politique « post-vérité », a proféré un peu plus de 2000 mensonges, contrevérités et autres approximations, selon un minutieux décompte du Washington Post. La première année de mandat du milliardaire a été rythmée par les faits alternatifs, quels que soient les thèmes abordés.

« Alternative facts »

Économie, impôts, environnement, politique étrangère et ingérence russe, Obamacare… la liste des affabulations de Donald Trump est aussi longue que variée. Parmi les boniments les plus souvent répétés – bien souvent sur Twitter – par le président des États-Unis, figurent de nombreuses affirmations ayant trait à l’économie: on ne compte plus les citations d’auto-congratulations du « commandant en chef », se félicitant par exemple du retour des emplois dans le secteur automobile, pourtant étranger à son administration.

Autre bobard seriné à l’envi: une baisse prétendument spectaculaire des impôts – dont Donald Trump prétend par ailleurs qu’ils sont les plus élevés dans un pays industrialisé, autre mensonge. En réalité, les coupes fiscales décidées par le président américain ne sont que les huitièmes plus fortes, loin derrière celles de Ronald Reagan, et même de Barack Obama.

40 contrevérités par semaine

Dernière spécialité de celui qui se considère comme « un génie parfaitement stable »: le retournement de veste. Sur l’emploi par exemple, lorsque Donald Trump se félicite du niveau de chômage historiquement bas en invoquant des statistiques qu’il qualifiait « d’absurde » avant son élection, ou encore sur les marchés financiers, dont la reprise (surestimée) est aujourd’hui un « succès » quand elle n’était qu’une « bulle » sous la précédente administration.

Le rythme des craques de Donald Trump ne faiblit pas: sur la lancée de sa campagne présidentielle, le roi des postiches a énoncé jusqu’à 40 mensonges par semaine en août et décembre 2017. Record à battre pour 2018.

*BFMTV / samedi 13 janvier 2018

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L’incroyable indécence de Donald Trump pour coucher avec les femmes de ses amis

* le livre choc sur Donald Trump s’arrache

L'incroyable stratagème de Donald Trump pour coucher avec les femmes de ses amis

**euronews / samedi 6 janvier 2018

Un ouvrage qui dresse un portrait au vitriol de Donald Trump, dans une course au pouvoir à laquelle personne ne croyait, dans son entourage. Le Président américain a tenté d’empêcher sa publication, mais en vain.

« Par chance , le président tweete souvent », souligne un gérant de librairie, « donc il a fait beaucoup de publicité pour un livre qui ne donne pas une bonne image de lui, mais nous avons vite réalisé ces derniers jours que nous devions obtenir autant d’exemplaires que possible. »

Les clients, eux, sont preneurs. « Je n’avais pas l’intention de l’acheter au départ », explique une cliente, « mais comme j’ai entendu que ça énervait le Président, je me suis décidée ».

L’auteur Michael Wolf dit avoir recueilli plus de 200 témoignages, dont celui de Steve Bannon, l’ex-conseiller à la Maison Blanche limogé en août 2017, qui n’aurait pas été avare en commentaires peu flatteurs sur les coulisses du pouvoir.**euronews / samedi 6 janvier 2018

**L’incroyable stratagème de Donald Trump pour coucher avec les femmes de ses amis

Quand certains jouent à Candy Crush ou scrollent à l’infini sur Instagram pour tuer l’ennui, Donald Trump lui a un tout autre passe-temps. Le président des Etats-Unis jouent à coucher avec les femmes de ses amis. Et dans cette passion inélégante ce qui semblerait presque le plus l’amuser c’est bien tout ce qui précède le coït. L’homme d’affaires devenu président a élaboré au fil des années un stratagème digne des scenarios les plus glauques. « Trump adore dire que s’il y a bien une chose qui fait que la vie vaut d’être vécue c’est de coucher avec les femmes de ses amis« , écrit Michael Wolff qui publie un livre intitulé Fire and Fury, résultat de plus d’un an d’enquête dans les entrailles de la Maison-Blanche, comme le relève le Telegraph.Le journaliste décrit ainsi les étapes mises en place par Donald Trump pour parvenir à conquérir, si ce n’est le coeur, l’intimité des femmes de ses amis. « Il essaie de persuader les femmes en question que leurs maris ne sont peut-être pas ceux qu’elles croient« . Comment? « Il demande à sa secrétaire de convier les amis en question dans son bureau. Une fois qu’ils sont là, il entame ce qui relève des plaisanteries lubriques habituelles du président. ‘Est-ce que tu a toujours des relations sexuelles avec ta femme? Souvent? Tu as dû avoir un meilleur coup que ta femme? Parle m’en. J’ai des filles qui arrivent de Los Angeles à trois heures. On peut aller à l’étage et passer un bon moment. Je te promets... », disait-il (…)*Closer 5 janvier 2018Pendant le briefing quotidien aux journalistes, à la Maison Blanche, le 4 janvier.**« Feu et fureur » à la Maison BlancheDonald Trump a un sens très personnel de la gestion de crise. Il en a apporté une nouvelle fois la preuve depuis la publication des premiers extraits du livre à charge Fire and Fury (« le feu et la fureur », Henry Holt, non traduit) du journaliste Michael Wolff, paru vendredi 5 janvier.En rompant spectaculairement avec son ancien conseiller Stephen Bannon sur la foi de propos désobligeants rapportés dans l’ouvrage, le président des Etats-Unis a tout d’abord crédibilisé les innombrables citations dévastatrices, généralement anonymes, qui en constituent la sève. Dans le même temps, sa porte-parole, Sarah Sanders, dénonçait pourtant un tissu de ragots tout juste bons pour une presse de caniveau. En menaçant ensuite de bloquer la parution du livre, Donald Trump a sans doute excité plus encore la curiosité des lecteurs.Michael Wolff n’est pourtant pas réputé aux Etats-Unis pour sa rigueur. Si sa description d’un président dépassé par sa fonction et d’une Maison Blanche en proie à une véritable guerre civile semble sonner juste, c’est parce qu’elle fait écho au tumulte d’une première année éprouvante pour le camp conservateur. Donald Trump ne laisse à personne le soin d’alimenter les doutes sur ses capacités d’homme d’Etat. Ses diatribes publiées à flux tendu sur son compte Twitter se suffisent souvent à elles-mêmes. Quant au climat médiocre qui règne au sein d’une équipe montée manifestement à la va-vite après une v  la Brookings Institution.*source: lemonde.fr/  samedi 6 janvier 2018

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L’ouvrage de Michael Wolff en vente dans une librairie de Corte Madera, en Californie, le 5 janvier.

Michael Wolff, invité du « Today Show » de NBC, vendredi 5 janvier.

**Qui est Michael Wolff, « gros piranha dans le petit étang médiatique » et auteur du livre sur Trump ?

L’auteur de « Fire and Fury » s’est toujours enorgueilli de n’être ni journaliste ni critique des médias. Et sa réputation de brûleur d’embargos, irrespectueux des paroles données en « off », n’est plus à faire.

C’était en février 2004, et le gratin new-yorkais en était tout émoustillé. Le livre de Michael Wolff, Autumn of the Moguls (L’Automne des magnats, éditions Flamingo), n’en finissait pas d’excorier les nababs du microcosme médiatique américain, ces « titans, frimeurs et hommes d’argent qui maîtrisent et bousillent le grand média ».

Parmi eux, Steven Rattner, un ancien journaliste du New York Times reconverti en mandarin de Wall Street, que la plume astringente du chroniqueur du New York Magazinevitriolait avec force anecdotes. Des histoires pas toujours obtenues « dans les règles de l’art », se vantera l’auteur dans l’une de ses chroniques, avançant ainsi avoir recruté son fils de 8 ans, Steven, pour aller jouer avec le fils de M. Rattner, Izzy, et « espionner le foyer familial » pour lui ramener matière à élucubrer.

L’anecdote illustre bien la réputation de ce mondain new-yorkais, que le New Republic, dans un long portrait publié en 2004, décrivait comme un « savant mélange entre un chroniqueur féru de cancans, un psychothérapeute et un anthropologue de la société, qui offre aux lecteurs l’opportunité de devenir une mouche posée dans les pénates des puissants ».

Un phénomène « difficile à comprendre pour qui n’est pas new-yorkais », décrivait alors le bimensuel américain, tant son talent semblait intrinsèquement lié à sa matière et son terrain de prédilection : les happy few de Manhattan, et la table cinq du célèbre restaurant Michael’s, sis en plein cœur du quartier.

« Sur un canapé de la Maison Blanche »

Mais Michael Wolff a, depuis, gagné ses galons nationaux – si ce n’est planétaires. Les premiers extraits de son dernier ouvrage, Fire and Fury : Inside the Trump White House, fruit de dix-huit mois de travail et de deux cents entretiens à la Maison Blanche, ont provoqué un séisme, mercredi 3 janvier. Fou de rage, Donald Trump a demandé l’interdiction de sa publication, en réaction, l’éditeur, Henry Holt & Company, l’a avancée au vendredi 5 janvier.

Compilation hétéroclite d’anecdotes récoltées dans l’univers du 45e président américain, le livre dépeint une fresque décadente et foutraque, où Donald Trump est décrit en bizut mal dégrossi, entouré d’une armée de « longues dents » sidérées par ce président « crétin et idiot ». Un portrait truculent qui ne manque pas de provoquer une interrogation : faut-il croire Michael Wolff, qui s’est vanté d’avoir eu, pour écrire son livre, « une place quasi attitrée sur un canapé de la Maison Blanche » ?

La présentatrice de « New Day », émission phare de CNN, n’y a pas été de main morte. « Nous devrons rappeler que le modus operandi de Michael Wolff est de laisser les personnes avec qui il s’entretient dérouler leur fil. Et il ne prend pas toujours la peine de vérifier ce qu’elles disent. Il n’a pas besoin d’avoir deux sources pour avancer un fait. Ce n’est pas du journalisme », a affirmé Alisyn Camerota. Avant de résumer :

« C’est une lecture très intéressante, quand on garde en tête que l’auteur admet lui-même dans ses notes qu’il laisse ses sources raconter leurs histoires et ne fait que les imprimer. »

« Le journalisme conventionnel n’est pas sa tasse de thé »

C’est le « style Wolff », l’art de se mettre en scène au milieu d’un univers social dont il aime étriller les verrues et les cicatrices pour mieux décortiquer les egos insatiables qui le peuplent. « Aux yeux de Michael Wolff, rien n’est plus érotique qu’un milliardaire »écrit ainsi The Esquire.

L’intéressé s’est d’ailleurs toujours enorgueilli de n’être ni journaliste (« passer des coups de téléphone n’est pas vraiment dans mes habitudes », disait-il) ni critique des médias (« cette figure austère de maître d’école »). Sa réputation de brûleur d’embargos, irrespectueux des paroles off the record, n’est plus à faire« Avec Michael, vous êtes toujours enregistré et en scène, je crois que les gens ne l’aiment pas parce qu’ils sont toujours obligés de faire très attention quand ils sont en sa présence », disait de lui le prestigieux journaliste du New York Times David Carr. Alors que Donald Trump a affirmé « n’avoir jamais parlé à Michael Wolff pour un livre », ce dernier a rétorqué jeudi 4 janvier : « Qu’il ait réalisé que c’était une interview ou pas, je ne sais pas, mais ce n’était pas en “off”. »

Dans son portrait de 2004, la journaliste de New Republic allait même plus loin, affirmant : « Les scènes que Wolff dépeint dans ses chroniques ne sont pas tant rapportées que créées – surgissant de l’imagination de Wolff plutôt que de faits existants. » « M. Wolff reconnaît lui-même que le journalisme conventionnel n’est pas sa tasse de thé », poursuit l’article.

Incohérences factuelles

Une éthique douteuse qui n’a pas manqué de soulever le débat. Politiciens et médias n’ont pas tardé à tirer à boulets rouges sur ce qui, dès la première lecture, ressemble parfois à des petits arrangements avec la vérité. Bien sûr, la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a dit qu’il s’agissait d’une suite « d’erreurs, encore des erreurs, et toujours plus d’erreurs ». Katie Walsh, ancienne conseillère de Donald Trump, a démenti avec véhémence avoir tenu les propos rapportés dans Fire and Fury.

Mais si le Washington Post liste les incohérences factuelles contenues dans les premiers extraits publiés, le prestigieux quotidien est loin d’invalider pour autant tout le propos éditorial de Michael Wolff. D’abord parce que ce natif des banlieues du New Jersey, fils d’un cadre de la publicité et d’une journaliste, n’est pas n’importe qui.

Entré tôt comme petite main au New York Times, ce père de trois enfants, âgé de 64 ans, est devenu, au fil des ans et des titres avec lesquels il a collaboré – USA TodayThe Hollywood ReporterGQ, Vanity Fair –, « un gros piranha dans le petit étang médiatique », décrit son premier journal. « Il a un don pour donner l’apparence d’avoir eu un accès intime à quelqu’un », dit de lui un collègue cité par le site d’information Splinter« Il est excellent pour lire les gens, c’est un psychiatre sur papier », explique un de ses amis, interrogé par le New Republic – Michael Wolff affirme avoir parlé trois heures à Donald Trump.

Sa plume ciselée lui a d’ailleurs valu plusieurs récompenses, dont, à deux reprises, le prix du meilleur chroniqueur décerné par la prestigieuse American Society of Magazine Editors. Michael Wolff s’est notamment fait un nom en publiant une biographie du magnat médiatique Rupert Murdoch, intitulée The Man Who Own the News (« l’homme qui possède les informations »). L’homme d’affaires australo-américain avait détesté le résultat, évidemment. Un ennemi parmi d’autres – « partout où je vais, les gens me haïssent », se vantait M. Wolff auprès d’une amie.

« Trop bon pour ne pas le croire »

Nul n’ignore donc Michael Wolff, dont la célébrité l’a même conduit à faire une apparition dans l’épisode pilote d’une émission de téléréalité conçue par Donald Trump lui-même, Trump Town Girls – il visitait un appartement dans cette production, mettant en scène des concurrentes de concours de beauté – tellement sexiste qu’elle n’avait même pas été diffusée.

« Le vrai mystère dans tout ça, c’est pourquoi la Maison Blanche lui a autorisé un tel accès », souligne, dans les colonnes du New York Times, l’ancien rédacteur en chef de Michael Wolff à Vanity Fair, Graydon Carter« Il faut un voleur pour attraper un voleur »résume le Los Angeles Times, qui s’interroge : « Pourquoi croire Michael Wolff ? » « Parce que, pour l’heure, ce qu’il a produit est trop bon pour ne pas le croire », répond le journal, confessant un voyeurisme jubilatoire.

Dans une administration qui revendique sans cesse une société de la post-vérité, qui hurle à la fake news dès qu’une information la dessert, les méthodes de M. Wolff ne semblent être qu’un juste retour de bâton.

Michael Wolff l’écrit d’ailleurs lui-même dans son livre : « De nombreux événements qui se produisent au sein de la Maison Blanche de Donald Trump entrent en contradiction les uns avec les autres ; beaucoup, dans un style typiquement trumpiste, sont évidemment faux. Ces contradictions, ce rapport fluctuant avec la vérité, si ce n’est avec la réalité elle-même, sont des éléments constitutifs de ce livre. » – source: lemonde.fr/  vendredi 5 janvier 2018

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Donald Trump

*Jeudi 11 janvier 2018, le président des États-Unis aurait qualifié Haïti, le Salvador et plusieurs nations africaines de «pays de merde». Ce qui a déclenché une indignation mondiale.

*des remarques scandaleuses, racistes et xénophobes

«Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?» Selon des sources concordantes, Donald Trump, grand habitué des phrases choc, aurait franchi une nouvelle étape langagière jeudi, lors d’une réunion à la Maison-Blanche. Ces propos viseraient particulièrement plusieurs États africains ainsi que le Salvador et Haïti, le président estimant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il avait rencontré la première ministre la veille.

Le milliardaire républicain recevait dans le Bureau ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet bipartisan proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l’accord permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux États-Unis.

*Les réactions n’ont pas tardé à pleuvoir. Après une longue réunion d’urgence, les 54 ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé des excuses et une «rétractation», condamnant des «remarques scandaleuses, racistes et xénophobes». Ils se sont déclarés préoccupés par la tendance «grandissante» de l’administration Trump «à dénigrer le continent et les gens de couleur». L’ONU a qualifié ces remarques de «choquantes et honteuses» et l’Union africaine de «blessantes» et «dérangeantes». Le gouvernement haïtien a dénoncé des propos «odieux et abjects» qui, s’ils étaient avérés, seraient à tous égards «inacceptables car ils refléteraient une vision simpliste et raciste». Le ministre cubain des Affaires étrangères a condamné «fermement» ces déclarations «racistes, dénigrantes, grossières, pleines de haine et de mépris», qui suscitent selon lui «l’indignation du peuple cubain». Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a appelé à la solidarité avec les nations «agressées» par Donald Trump. Le Sénégal et le Bostwana ont convoqué chacun l’ambassadeur américain.

*Aux États-Unis, l’ancien directeur du FBI James Comey a écrit sur Twitter: «La grandeur de ce pays et son génie viennent de sa diversité». Chelsea Clinton a rappelé que certains «immigrants du Salavdor, d’Haïti et d’Afrique ont aidé à construire notre pays». Mêmes échos chez son père, l’ancien président Bill Clinton, qui a souligné «les immenses contributions des immigrants d’Haïti et d’autres nations à l’Amérique», appelant au «respect et à la gratitude» pour «eux et leurs pays d’origine».*source: Le Figaro / + AFP / samedi 13 janvier 2018

***Plusieurs psychiatres américains du collectif Duty to Warn ont diagnostiqué un syndrome de «narcissisme malfaisant». «Il fait montre d’impulsivité, d’imprudence, de paranoïa, d’un rapport distancié à la réalité

Les États-Unis s’interrogent sur la santé mentale de Donald Trump

Le président des États-Unis, qui a passé ce vendredi sa première visite médicale, est «en excellente santé». La Maison-Blanche a rappelé que l’examen ne comportait pas d’expertise psychiatrique, seuls le poids, la pression artérielle et le taux de cholestérol ont été examinés.

La question revient régulièrement au gré des extravagances du 45e président des États-Unis: Donald Trump est-il fou? Le débat a été relancé en ce début d’année par la sortie du livre Fire and Fury, où le commander in chief est décrit comme un enfant avec des troubles de l’attention. Ces critiques agacent le principal intéressé. «En fait, dans ma vie, les deux plus grands atouts ont été l’équilibre mental et le fait d’être, genre, vraiment intelligent», a-t-il réagi, se qualifiant au passage de «génie très équilibré». Vendredi, il a passé son premier examen médical à l’hôpital de Walter Reed à Bethesda, dans le Maryland. Quelques heures plus tard, le médecin Ronny Jackson de la Maison-Blanche a indiqué que «le président est en excellente santé». Ce bilan s’est limité au poids, à la pression artérielle et au taux de cholestérol. Il n’y a pas eu d’expertise psychiatrique.

Ce n’est pas la première fois que la raison d’un président des États-Unis est remise en question. «Reagan est-il sénile?» titrait notamment, en 1987, le magazine The New Republic lors du second mandat du républicain. Cinq ans après avoir quitté la présidence, l’ex-président sera diagnostiqué avec la maladie d’Alzheimer. L’actuel locataire de la Maison-Blanche, qui revendique régulièrement cette filiation, n’a pas manqué de soulever la comparaison. «J’ai dû supporter les fake news dès le premier jour où j’ai annoncé ma candidature à la présidence. Maintenant, je dois supporter un fake book (faux livre, NDLR), écrit par un auteur totalement discrédité. Ronald Reagan a eu le même problème et l’a bien géré. Moi aussi!», a ainsi tweeté Donald Trump après la sortie du livre de Michael Wolff, Le feu et la fureur.

La presse américaine s’est interrogée sur sa santé mentale bien avant son élection. «Pendant la saison des primaires, alors que les accès bizarres de Donald Trump l’ont aidé à écraser la compétition, je pensais qu’il était malin comme un singe. Maintenant, je suis de plus en plus convaincu qu’il est complètement fou», écrivait un chroniqueur du Washington Post au cœur de l’été 2016, soulignant son comportement erratique et plusieurs mensonges éhontés. Loin d’avoir changé d’avis, Eugene Robinson est revenu à la charge en novembre dernier: «Combien de temps allons-nous prétendre que le président Trump est pleinement rationnel?». Et de conclure: «Quel que soit le problème, c’est sérieux – et ça empire.»

Plusieurs psychiatres américains du collectif Duty to Warn ont diagnostiqué un syndrome de «narcissisme malfaisant». «Il fait montre d’impulsivité, d’imprudence, de paranoïa, d’un rapport distancié à la réalité (quand les conséquences de ses actes importent peu), d’accès de rage (quand la réalité ne correspond pas à ce que l’on espérait), d’un manque d’empathie, et d’un besoin irrépressible de plastronner pour compenser des signes intérieurs de faiblesse», résumait le mois dernier dans Le Figaro Bandy Lee, psychiatre à l’université de Yale. Ce diagnostic à distance pose toutefois une question éthique. L’association américaine de psychiatrie préconise de ne pas émettre d’avis sur une personnalité publique sans l’avoir examinée et obtenu son consentement. Cela n’a pas empêché la praticienne d’être reçue, en catimini, par une dizaine d’élus au Congrès début décembre.

Car la situation préoccupe jusqu’à la classe politique. Durant l’été, le Washington Postavait d’ailleurs surpris une conversation à micro ouvert où deux sénateurs, l’un républicain l’autre démocrate, faisaient part de leur inquiétude. Pour trancher une fois pour toutes le débat, un de leur collègue, le démocrate Jamie Raskin, a déposé un projet de loi au Congrès prévoyant la création d’une commission de 11 personnes composée essentiellement de psychiatres et de neurologues. Celui-ci pourrait être appelé à statuer sur la santé mentale du président. Si le président était jugé dans l’incapacité d’exercer ses fonctions, les parlementaires pourraient invoquer l’amendement 25 de la Constitution des États-Unis et transmettre ses pouvoirs au vice-président. Un pareil texte n’a cependant que peu de chance d’aboutir tant que les républicains tiennent le Congrès.*source: Le Figaro / samedi 13 janvier 2018

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le groupe africain à l’ONU réclame des excuses à Trump

Après une réunion d’urgence qui a duré quatre heures, le groupe de 54 ambassadeurs s’est dit « extrêmement choqué ».

Les ambassadeurs du groupe africain à l’ONU ont exigé vendredi, dans un communiqué au langage très fort, « rétractation » et « excuses » au président américain Donald Trump, condamnant ses propos « racistes » rapportés la veille sur l’immigration en provenance de « pays de merde ». Après une réunion d’urgence qui a duré quatre heures, le groupe de 54 ambassadeurs s’est dit « extrêmement choqué » et « condamne les remarques scandaleuses, racistes et xénophobes » de Donald Trump « telles que rapportées par les médias ».

Le groupe exige ainsi « rétractation et excuses ». Il s’est dit « préoccupé par la tendance continue et grandissante de l’administration américaine vis-à-vis de l’Afrique et des personnes d’origine africaine à dénigrer le continent, et les gens de couleur ». Il affirme être « solidaire du peuple haïtien et des autres qui ont également été dénigrés » tout en remerciant « les Américains de toutes origines qui ont condamné ces remarques ».

Plusieurs ambassadeurs américains convoqués

Exaspérés, les 54 ambassadeurs sont tombés d’accord à l’unanimité sur un texte d’une inhabituelle dureté, certains même surpris de leur propre audace, selon des sources diplomatiques. Le Sénégal et le Botswana ont convoqué chacun l’ambassadeur américain. Le gouvernement haïtien a lui dénoncé des propos « odieux et abjects » qui, s’ils étaient avérés, seraient à tous égards « inacceptables car ils refléteraient une vision simpliste et raciste ».

Sollicitée jeudi soir sur ces propos, la Maison Blanche n’avait pas contesté ou démenti, se bornant à souligner que Donald Trump se battrait « toujours pour le peuple américain ». Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a déploré des propos « racistes », « choquants et honteux ». L’ancien vice-président démocrate Joe Biden a lui aussi donné de la voix. « Ce n’est pas comme cela qu’un président devrait parler et se comporter. Mais surtout, ce n’est pas comme cela qu’un président devrait penser ».

En Amérique latine, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a appelé à la solidarité avec les pays « agressés » par Donald Trump. Cuba a de son côté « condamné fermement » des déclarations « racistes, dénigrantes et grossières ». 

*BFMTV / samedi 13 janvier 2018

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Donald Trump,  grand perturbateur d’un monde en désordre

Loin d’être théorisée, la politique internationale du président américain se nourrit essentiellement de quelques ­instincts : la primauté du rapport de force, l’idée qu’il faut s’occuper des siens avant de s’occuper des autres, la réintroduction d’un élément transactionnel fort dans le jeu des alliances.

Il y a un an, Donald Trump envoyait une perturbation majeure à travers tout le système politique américain, en se faisant élire président des États-Unis. Un an plus tard, c’est le monde entier qui semble tanguer sur son socle, alors que le cyclone new-yorkais aux cheveux blond orangé a pris possession du Bureau ovale. Déroutés par ses tweets ébouriffants et ses manières non diplomates, alliés et adversaires s’interrogent sur le rôle qu’entend jouer le président de la première puissance du monde, au-delà de son slogan de «l’Amérique d’abord».

Sa position musclée sur la Corée du Nord, sa propension à durcir le ton sur le commerce, ses échanges d’amabilités avec ses alliés de l’Otan sur le partage du fardeau militaire, son appui au nouveau maître de l’Arabie saoudite et son annonce du déménagement planifié de l’ambassade américaine à Jérusalem ont été décrits par beaucoup comme autant de gestes dangereux, et comme le signe de son refus de jouer le rôle de «puissance indispensable» *source: Le Figaro

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le Conseil de sécurité de l’ONU isole les États-Unis au sujet des manifestations en Iran

Les États-Unis se sont retrouvés isolés diplomatiquement au Conseil de sécurité de l’ONU, où plusieurs membres ont estimé, vendredi, que les manifestations en Iran relevaient des affaires intérieures du pays.

Les manifestations qui ont agité l’Iran du 28 décembre au 2 janvier relèvent de ses affaires intérieures, ont estimé, vendredi 5 janvier, la majorité des États membres du Conseil de sécurité de l’ONU.

Les États-Unis se sont retrouvés isolés diplomatiquement lors de la réunion du Conseil de sécurité dédiée à la République islamique, qu’ils avaient convoquée. L’occasion pour le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, de dénoncer, samedi 6 janvier, « une autre gaffe » de l’administration Trump de porter cette question devant le Conseil de sécurité.

« Le Conseil de sécurité a rejeté la tentative flagrante des États-Unis de le détourner de son mandat », a écrit Mohammad Javad Zarif dans un tweet. « La majorité du Conseil a souligné la nécessité d’appliquer complètement l’accord nucléaire [conclu entre l'Iran et les grandes puissances en 2015, NDLR] et de s’abstenir de s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays. Une autre gaffe de politique étrangère de l’administration Trump », ajoute-t-il.

 « Une ingérence dans les affaires intérieures iraniennes »

Lors du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Iran a pu compter sur le soutien de son allié russe : « C’est à l’Iran de régler ses propres problèmes », a insisté l’ambassadeur russe à l’ONU, Vassily Nebenzia, en évoquant « une situation interne [qui] est en train de se normaliser ». Le diplomate russe a évoqué des « prétextes fantaisistes » pour la tenue de cette session, en évoquant une « ingérence dans les affaires intérieures iraniennes ». Et d’accuser Washington de « gaspiller l’énergie du Conseil ».

La Russie a notamment été soutenue au Conseil par la Bolivie, l’Éthiopie et la Guinée équatoriale. Il ne faut « pas saper l’autorité du Conseil, alors que son unité est cruciale », a souligné l’ambassadeur éthiopien, Tekeda Alemu. « La situation iranienne ne menace pas la stabilité régionale », a abondé, de son côté, l’ambassadeur adjoint chinois à l’ONU, Wu Haiteo, en déniant tout rôle au Conseil dans une situation interne à un pays.

Les Européens également partagés

Du côté européen, les prises de position ont aussi montré des divisions. Si le Royaume-Uni a jugé tout à fait légitime une réunion du Conseil de sécurité sur l’Iran, la France s’est montrée beaucoup plus prudente. Cette semaine, Emmanuel Macron avait plaidé la modération et mis en garde contre un risque de « guerre » si les discours belliqueux venus des États-Unis, d’Israël ou d’Arabie saoudite se poursuivaient.

Vendredi, son ambassadeur à l’ONU, François Delattre, a souligné qu’il fallait observer de la « vigilance » pour la liberté d’expression en Iran mais il ne faut « pas d’instrumentalisation » de la situation iranienne « de l’étranger ».

Cette approche mesurée a été partagée par la Suède et le Pérou, autres nouveaux membres non permanents du Conseil.

Les États-Unis avaient insisté, mardi, sur l’organisation d’une réunion du Conseil de sécurité au sujet des protestations, qui ont touché des villes iraniennes pendant environ une semaine et ont fait 21 morts. Pour Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis à l’ONU, « le régime iranien bafoue les droits de son peuple ». Dans son intervention au Conseil de sécurité, elle a dénoncé les dépenses d’armement iraniennes aux dépens, selon elle, du bien-être de la population. « Le message de ce peuple, c’est : ‘Cessez de soutenir le terrorisme !’ », a-t-elle assuré en réclamant le rétablissement total de l’Internet en Iran. Un point repris par les Pays-Bas, nouveau membre non permanent du Conseil de sécurité.

« Nous ne nous tairons pas. Les efforts malhonnêtes déployés pour faire passer les manifestants pour des ‘marionnettes des puissances étrangères’ n’y changeront rien », a ajouté la diplomate.

Dans une lettre adressée mercredi à l’ONU, l’Iran, soutenue par la Turquie, avait déjà dénoncé les « ingérences » des États-Unis à son égard. Des accusations reprises vendredi par son ambassadeur aux Nations unies devant le Conseil de sécurité. Pour certains dirigeants iraniens, c’est la main américaine qui est à l’œuvre derrière le mouvement de contestation, qui a agité son pays depuis le 28 décembre.

Le calme est globalement revenu depuis le 2 janvier, au prix d’un déploiement important de forces de sécurité.*.france24.com/  samedi 6 janvier 2018

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*La chanteuse néo-zélandaise Lorde boycotte Israël

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La chanteuse néo-zélandaise Lorde a annulé le concert qu’elle avait programmé à Tel-Aviv, après avoir été informée de la réalité de l’apartheid par la campagne BDS. Lorde, 21 ans, l’une des chanteuses pop parmi les plus populaires actuellement dans le monde, avait annoncé il y a quelques jours les étapes de sa prochaine tournée mondiale, avec un spectacle en Israël au début de l’été. Rapidement cependant, des militants néo-zélandais lui adressaient une lettre ouverte, signée notamment par Justine Sachs, une citoyenne néo-zélandaise d’origine juive, et Nadia Abou Shanab, une néo-zélandaise d’origine palestinienne. « En vous produisant à Tel-Aviv, que vous le vouliez ou non, que vous en ayez conscience ou pas, vous servirez les intérêts du gouvernement israélien, même si vous ne dites pas un mot de politique. Et cet effet ne pourra être effacé par la meilleure des musiques ni les meilleures intentions au monde », y expliquaient les rédacteurs de la lettre. « Message reçu ! Je viens de parler avec beaucoup de gens sur cette affaire, et toutes les options sont maintenant sur la table. Merci pour la formation. On apprend à tout âge, n’est-ce-pas ? », répondit la jeune Lorde. Et dimanche, le producteur israélien de la chanteuse dut se rendre à l’évidence : « Nous sommes au regret d’annoncer l’annulation du concert de Lorde l’été prochain. Les personnes ayant déjà acheté leur billet ont quinze jours pour se le faire rembourser », indique la société dans un communiqué.*oumma.com/  mardi 26 décembre 2017

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Le Moyen-Orient plus déstabilisé que jamais

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le 29.12.17 | el watan

Alors que l’année 2017 touche à sa fin, elle aura été celle où le Moyen-Orient est redevenu l’épicentre de la géopolitique internationale et aura été le théâtre de recomposition stratégique importante pour les équilibres régionaux et internationaux, ce qui a contribué à mettre la région dans une situation très sensible.

Nombre d’observateurs et d’experts des relations internationales ont constaté que nous vivions une époque de «transition géopolitique», qui devait marquer l’émergence de la région Asie-Pacifique comme le centre des enjeux et des rivalités internationales, avec comme preuve le fameux «pivot» de la politique étrangère américaine, prôné par Obama, vers cette région et aussi et surtout la place que prend désormais la Chine dans les relations internationales, faisant que pour les grandes puissances l’avenir est dans cette région. Cependant, les récentes évolutions au Moyen-Orient semblent remettre cette vision en doute.

Ce qui a relancé cette région sur le devant de la scène internationale, ce sont la retentissante reconnaissance, par les Etats-Unis, de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, la défaite totale de Daech en Syrie et en Irak, en passant par le raidissement de la guerre larvée entre l’Iran et l’Arabie Saoudite et le grand retour de la Russie dans la région. Tous ces événements n’ont fait qu’accentuer une situation déjà très compliquée depuis de nombreuses décennies, mais, comme le souligne l’ancien ministre des Affaires étrangères allemand, Joshka Fischer, «l’ordre régional est en train changer», dans une tribune sur la situation au Moyen-Orient.

RIVALITÉS

Depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en janvier 2016, la lutte d’influence entre les deux principales puissances régionales, l’Iran et l’Arabie Saoudite, est au cœur des problèmes que connaît cette région, la guerre au Yémen et en Syrie, la crise qatarie, celle du Liban, l’instabilité en Irak…Tous ces conflits sont l’effet direct de la guerre froide que se livrent les deux pays, selon Joshka Fischer. «La lutte entre l’Iran et l’Arabie Saoudite pour la domination régionale est le facteur déterminant dans la région, et l’accession de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis n’a fait qu’empirer les choses, détruisant des années d’efforts diplomatiques, en ciblant directement l’Iran comme responsable de la déstabilisation de la région et donnant à l’Arabie Saoudite des assurances sur son soutien indéfectible.»  Dans ce contexte, le conflit israélo-palestinien non résolu semblait passé à  un niveau «marginal».

Cela a bien été le cas, jusqu’à ce que le gouvernement du président américain décide unilatéralement, ce mois-ci, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, plongeant ainsi la région dans l’incertitude et entérinant donc le retrait des Etats-Unis comme médiateur dans le conflit israélo-palestinien, en prenant clairement position en faveur d’Israël, situation aussi inédite, puisque depuis de longues années les Etats-Unis ont eu une position modérée sur ce sujet. Il convient de noter que la démarche unilatérale de Trump n’a suscité qu’une réponse modérée de la part des grandes puissances arabes, telles que l’Arabie Saoudite, l’Egypte ou la Jordanie. Pour les Saoudiens, contrer l’Iran est la première priorité, toujours selon Fischer.  «L’Arabie Saoudite continuera de renforcer ses liens avec les autres Rivaux des Iraniens, en particulier avec la superpuissance militaire de la région : Israël.» L’alliance émergente entre l’Arabie Saoudite et Israël, autrefois inimaginable, risque bien de devenir l’une des forces motrices du nouveau Moyen-Orient. Seul le temps nous dira quel sera le prix d’une telle alliance anti-iranienne.

REPOSITIONNEMENT

Cette année a aussi été marquée par le retour de la Russie comme acteur incontournable dans la région. Sa gestion du dossier syrien, dont elle détient les clés, son engagement dans la lutte contre l’EI et ses manœuvres diplomatiques, notamment avec la Turquie et l’Iran, lui ont permis de s’ériger comme seule puissance capable de dialoguer avec toutes les parties de la région. Les dernières décisions du président Trump ne font que confirmer ce constat, pour le chercheur Igor Delanoé : «La Russie se retrouve en position unique de médiateur crédible et accepté par toutes les parties, et il n’en demeure pas moins que son capital d’influence et sa crédibilité acquis en Syrie poussent la Russie sur le devant de la scène stratégique régionale.»

En mettant le Moyen-Orient au centre de sa politique de puissance et d’influence, la Russie du président Poutine a plus que jamais relancé le regain d’intérêt des grande puissances pour cette région et a, avec l’Iran, redéfini les équilibres régionaux et stratégiques avec leurs concurrents respectifs, à savoir les Etats-Unis pour les premiers, et l’Arabie Saoudite et Israël pour les seconds, et entre toutes ces grandes puissances, les petits pays de la région sont les premières victimes de ces luttes d’influence, ou ils n’en sont que les instruments.
 *Lamara Sellal / el watan / 29 décembre 2017

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*Des milliers de personnes protestent à Jerada contre l’injustice

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**Le mouvement contre la marginalisation prend de l’ampleur

*cliquer ici: Maroc: quel avenir?

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*Puissance économique : 

en 2018, l’Inde va dépasser la France et le Royaume-Uni

L’économie indienne se hissera l’an prochain au cinquième rang des principales économies mondiales, juste devant la France et le Royaume-Uni.

***Les Etats-Unis détrônés par la Chine

**C’était prévu à plus ou moins brève échéance. En 2018, l’économie indienne devrait se hisser au cinquième rang des principales économies de la planète. Le rapport annuel sur l’état de l’économie mondiale, publié mardi par le Centre for Economics and Business Research ( Cebr ) et Global Construction Perspectives estime que le géant de l’Asie du Sud devrait reléguer la France et le Royaume-Uni à la sixième et septième place respectivement.

Malgré quelques contretemps temporaires liés à la démonétisation de l’économie et l’introduction d’un nouvel impôt sur les biens et les services, l’économie indienne a rattrapé celles de la France et du Royaume-Uni et les aura dépassées toutes les deux en 2018 pour devenir la cinquième plus importante économie mondiale mesurée en dollar », a commenté Douglas McWilliams, vice-président du Cebr. En octobre, lors de la publication des  perspectives économiques mondiales du  Fonds monétaire international (FMI), ses économistes ont prévu une croissance de 7,4 % en Inde l’an prochain contre 1,2 % en France et 1,4 % outre-Manche. Avec cet écart de performance déjà constaté en 2017 et en 2016, le produit national brut (PNB) indien n’a cessé de gonfler. En 2015 (derniers chiffres disponibles), la  Banque mondiale pointait un PNB indien à 2.088 milliards de dollars, juste derrière le Royaume-Uni (2.846 milliards) et la France (2.708 milliards).Les Etats-Unis détrônés par la ChineSelon les projections du Cebr, vers 2032, l’économie indienne devrait se hisser au troisième rang mondial. Entre-temps, la Chine aura détrôné les Etats-Unis en tant que première puissance économique mondiale. Le Japon et l’Allemagne occuperaient respectivement la quatrième et la cinquième place.La France encore dans les dix premiersL’économie française ferait encore partie des dix premiers de la classe, en neuvième position derrière le Brésil (sixième), le Royaume-Uni (septième) et la Corée du Sud (huitième). Le Canada et l’Italie, membres du G7, seraient relégués à la douzième et à la treizième place, et doublés par l’Indonésie. Comme le souligne le rapport, les économies asiatiques excellent avec les entrées attendues de Taïwan, de la Thailande, des Philippines et du Pakistan parmi les vingt premières économies de la planète.

 Boom du secteur de la construction

La technologie et l’urbanisation seront deux des facteurs de transformation de l’économie mondiale les plus importants dans les quinze années à venir.

C’est probablement le plus haut niveau de la part du secteur de la construction jamais enregistré depuis l’époque des pyramides d’Egypte et de la Grande Muraille en Chine.

« La part de la construction dans le PIB mondial établira un record historique grâce aux grands projets globaux. L’initiative chinoise de la nouvelle route de la soie et les grands projets d’infrastructure en Inde vont porter à 15 % la part de la construction dans le PIB mondial en 2032. C’est probablement le plus haut niveau jamais enregistré depuis l’époque de la construction des pyramides d’Egypte et de la Grande Muraille en Chine », explique Graham Robinson, directeur de Global Construction Perspectives.

Forte croissance prévue

Le Cebr prévoit une période de forte croissance jamais vue au cours des cinq dernières années grâce à de faibles coûts énergétiques et aux technologies. Une prévision optimiste qui fait abstraction de tous les risques pesant sur l’économie mondiale, qu’ils soient financiers, géopolitiques ou climatiques.

L'Inde sera la cinquième puissance économique mondiale dès 2018

L’Inde sera la cinquième puissance économique mondiale dès 2018
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Puissance économique : en 2018, l’Inde va dépasser la France et le Royaume-Uni

lesechos.fr/monde//  mardi 26 décembre 2017

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*un fils du peuple devenu Président

George Weah, 51 ans, un ancien footballeur vient d’être élu président du Liberia.

L’ancien footballeur international a été élevé par sa grand-mère dans le bidonville de Clara Town. Sa popularité est exceptionnelle parmi les classes les plus défavorisées, qui représentent l’essentiel de la population.

Il a pleuré, le champion. Jeudi 28 décembre 3017, George Weah, l’étoile du football africain, a remporté le match le plus important de sa vie. Mais dans son propre pays cette fois-ci. A 51 ans, l’ancien footballeur international vient d’être largement élu président du Liberia. Devant une foule en transe venue applaudir son « héros », il peine à cacher son émotion. il succédera, le 22 janvier 2016, à Ellen Johnson Sirleaf à la tête du pays.

D’ailleurs, ce soir-là, à Monrovia, personne n’a essayé de cacher la sienne. Dans la capitale, plongée dans une euphorie sans pareil, des milliers de supporteurs ont chanté, dansé, crié et célébré leur futur président. « Mister George » est leur héros, « celui qui va enfin nous donner une voix », répétaient ses partisans venus faire la fête dans son quartier général.

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Sa popularité, déjà grandissante pendant sa carrière à l’étranger, est exceptionnelle parmi les classes les plus défavorisées de Monrovia, qui représentent l’essentiel de la population, entassée dans les nombreux ghettos que compte la capitale. « Imaginez que vous vivez dans un pays où une petite élite a tout, et le reste n’a rien. Aujourd’hui, notre nouveau président va redonner son pouvoir au peuple », expliquait, les larmes aux yeux, une vieille dame venue participer aux festivités.

L’élection de 2017 marque un tournant dans l’histoire du Liberia. Pour la première fois depuis la création du pays, en 1822, le vainqueur est un « enfant du ghetto ». La gloire mondiale du football des années 2000 est née à Clara Town, un bidonville entouré par la mer. Il a été élevé par sa grand-mère dans une petite maison délabrée, dans la plus grande pauvreté. Enfant, il travaillait déjà, comme réparateur de téléphone. Mais le ballon, qu’il a toujours aimé taper dans les ruelles boueuses du ghetto, va changer sa vie.

Après des débuts comme gardien de but dans un petit club de la banlieue de Monrovia, George Weah se retrouve au poste d’avant-centre dans un club camerounais. En 1988, alors âgé de 22 ans, le jeune footballeur est repéré par le Français Arsène Wenger, entraîneur à l’époque de l’AS Monaco. La même année, il s’envole pour la principauté.

Pendant quatorze ans, l’attaquant va alors jouer dans les plus grands clubs européens, du Paris-Saint-Germain (PSG) au Milan AC, en passant par Chelsea, Manchester City et l’Olympique de Marseille.

En 1995, George Weah, qui reste très attaché à la France, dont il a obtenu la nationalité et parle couramment la langue, remporte le Ballon d’or pour ses prestations avec le PSG en Coupe d’Europe. Jusqu’à aujourd’hui, il est l’unique Africain détenteur du titre.

Engagé dans l’humanitaire

Pendant ce temps, au Liberia, une guerre civile atroce ravage le pays, de 1989 à 2003. George Weah est absent de ce conflit, qui fit quelque deux cent cinquante mille morts pendant qu’il menait sa brillante carrière en Europe. « Je n’ai jamais entendu un seul Libérien critiquer Weah pour ça, dit Hassan Bility, militant des droits humains. Au contraire, pour eux, il était la seule chose positive que le Liberia avait à ce moment-là : une success story qui donnait une image brillante, pour une fois, du pays. »

En France, George Weah s’engage dans l’humanitaire. Le joueur plaide alors pour la paix au Liberia, appelant l’ONU à sauver son pays. En représailles, des rebelles brûlent sa maison de Monrovia et prennent en otage deux de ses cousins.

Du temps de Charles Taylor, ancien chef de milice devenu président de la République, la star du ballon rond « jure de ne plus rentrer au pays tant qu’il est président », confie un de ses proches. Alors qu’il vit aux Etats-Unis, installé en famille à Miami, où il a construit une maison grâce à sa fortune, « des proches sont venus le voir pour lui demander de se présenter aux élections de 2005 », raconte Hassan Bility. « Il était le seul, de par son absence, à ne pas avoir été impliqué dans la guerre. C’était le candidat neutre », dit le militant.

Un « fils du peuple »

De retour au Liberia, George Weah décide de s’engager dans la vie politique de son pays. Mais pour dribbler jusqu’à la présidence, le chemin est plus long que prévu. En 2005, il est battu par Ellen Johnson Sirleaf, l’actuelle présidente sortante. Six ans plus tard, revoyant ses ambitions à la baisse, il se présente à nouveau contre Mme Sirleaf, cette fois sur le ticket électoral de l’opposition. Encore un échec. Finalement, il est élu sénateur du Montserrado, où se trouve la capitale, en 2014.

Si la présidente sortante — première femme chef d’Etat en Afrique — a réussi à maintenir une paix pourtant fragile, le pays est à bout de souffle : 64 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, 62 % des 15-24 ans n’ont pas achevé leurs études primaires et 31 % des Libériens souffrent de sous-nutrition. Dans ces conditions, le discours de George Weah en direction des plus défavorisés a porté, et c’est probablement cela qui l’a mené à la victoire.

Son statut de fils du peuple a joué également. Membre de l’ethnie krou et ne faisant pas partie de l’élite descendant d’anciens esclaves américains, appelés les « congos », qui dominent traditionnellement la vie politique, George Weah est considéré comme un « native », mot utilisé pour décrire les Libériens d’origine.

« Au Liberia, il existe un système d’apartheid, en quelque sorte, car les esclaves affranchis venus des Etats-Unis ont instauré une ségrégation et ont dirigé le pays sans interruption depuis », analyse Maurice Mahounon, docteur en sciences politiques. A l’exception de la présidence de Samuel Doe (1980-1990), qui a pris le pouvoir grâce à un coup d’Etat. « Là, Weah n’a aucun lien avec cette caste », appuie M. Mahounon.

L’ex-femme de Charles Taylor comme colistière

Les critiques ne manquent toutefois pas. On lui a notamment reproché son manque d’éducation — même s’il est titulaire d’un master en managementdepuis 2011 d’une institution privée américaine. A cela, le peuple répond : « Au moins, lui, il connaît nos problèmes. Il travaillera sans relâche pour nous aider. »Des supporters de George Weah auprès du QG de campagne du nouveau président, le 29 décembre.

Des supporteurs de George Weah près du QG de campagne du nouveau président, le 29 décembre. 

Autre reproche, son programme électoral ressemble à un catalogue de bonnes intentions. Et les vraies solutions pour éradiquer la corruption, développer les infrastructures, l’éducation et relever le système de santé manquent à ses promesses.

George Weah compte peut-être sur sa colistière, Jewel Howard-Taylor, une ancienne banquière et sénatrice du Bong, pour pallier son manque d’expérience. Mais elle est aussi l’ex-femme de Charles Taylor, condamné en 2012 par la justice internationale à cinquante ans de prison pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Sierra Leone voisine.

Une telle alliance, autant que le soutien, au second tour, de Prince Johnson, qui s’était fait connaître en 1990 par l’assassinat du président Samuel Doe, fait planer le doute sur ses intentions de traduire en justice les principaux responsables de la guerre civile. Au Liberia, ceux-ci n’ont jamais été condamnés pour leurs crimes commis sur le territoire.

Les rassemblements se sont prolongés dans la nuit pour fêter la victoire de George Weah, à Monrovia (Liberia), le 28 décembre.

Pour l’heure, à Monrovia, les nombreux partisans de « Mister George » s’apprêtent à célébrer pour la deuxième nuit d’affilée sa victoire, sans l’ombre d’un doute quant à sa capacité à changer leur vie. « George Weah peut changer les choses. Mais les gens attendent trop de lui », avertit toutefois Hassan Bility.

Avec une marge de manœuvre qui reste limitée et qui va certainement se heurter aux réalités socio-économiques, « King Georg » risque, malgré lui, de décevoir un peuple peut-être trop optimiste.

lemonde.fr/afrique//2017/12/29/vendredi

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*États-Unis :  un train déraille et tombe sur une autoroute, « plusieurs morts »

Après avoir déraillé, le train est tombé, depuis un pont, sur une autoroute. Le sherif annonce que plusieurs personnes sont mortes.

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Le déraillement d’un train de passagers au nord d’Olympia, la capitale de l’Etat de Washington, a fait des blessés et « plusieurs morts », a indiqué ce lundi, sans plus de précisions, le porte-parole du shérif du comté de Pierce, Ed Troyer, au cours d’un point presse. Le train 501, qui assurait la liaison entre Seattle et Portland, a déraillé vers 7 heures 40 heures locales en passant sur un pont ferroviaire surplombant l’autoroute I5. Des photos publiées par le Département des transports de l’Etat et par la police de l’Etat montrent au moins une voiture du train tombée du pont sur la chaussée de la principale artère reliant Olympia à Tacoma, vers le sud, « Il y a plusieurs morts », a indiqué Ed Troyer, membre du service du shériff du comté de Pierce lors d’un point-presse, évoquant une scène « vraiment horrible ». Une chaîne de télévision locale a fait état d’au moins trois morts. Quelque 78 passagers et 5 membres d’équipage se trouvaient à bord du train, selon la compagnie ferroviaire publique Amtrak. Le policier a par ailleurs confirmé qu’aucun automobiliste n’avait été tué par la chute des wagons sur la route mais que plusieurs ont été blessés. 77 personnes ont été transportées vers les hôpitaux de la région selon Reuters. Les causes de l’accident n’étaient pas connues et aucun bilan plus précis n’était disponible dans l’immédiat. Selon la société de transport Amtrak, le train était de type Cascades, un train pendulaire à grande vitesse. Selon le compte Twitter du shérif du comté voisin de Thurston, « le train bloque l’I5″ et il conseille aux usagers d’éviter la route pour ne pas gêner les véhicules de secours. L’accident s’est produit à environ 21 kilomètres au nord de la capitale de l’Etat et à pratiquement la même distance au sud de la base militaire de McChord *Médias + .huffingtonpost / lundi 18 décembre 2017

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