une véritable faune qui s’adonne au pillage de l’Algérie.2

**La mafia du ciment, la mafia du cuivre, la mafia de la drogue, la mafia du sucre, la mafia du lait, la mafia de la pomme de terre, la mafia de l’importation, la mafia du foncier et d’autres mafias encore !

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La grande arnaque

une société australienne se prépare à déposer les bilans et disparaître définitivement dans la nature.une véritable faune qui s’adonne au pillage de l’Algérie.2

Le conseil d’administration de la société d’exploitation des mines d’or a annoncé avant-hier la poursuite de l’activité de la société en dépit du constat de la perte de 75% de ses actifs. Son ancien actionnaire majoritaire, l’australien GMA Ressources en l’occurrence, se prépare, quant à lui, à déposer les bilans et disparaître définitivement dans la nature.

L’Algérie perd plusieurs centaines de millions de dollars et aucune action n’a été engagée pour punir les coupables de ce hold-up dont la responsabilité incombe à l’ancien ministre de l’Energie.

Pour rappel, GMA Ressources était actionnaire à hauteur de 52 % dans la société d’exploitation des mines d’or (Enor) qui était une filiale de la Sonatrach. La société australienne était censée apporter une expertise dans le domaine de l’exploitation des mines d’or et promettait, au terme des études qu’elle a menées, de produire une quantité annuelle de 3 tonnes d’or.

La suite des événements va prouver que cette entreprise n’avait aucune expérience dans ce domaine d’activité et que sa présence en Algérie n’était motivée que par un programme de détournement à grande échelle des potentiels financiers de la Sonatrach.

Comme pour la plupart des «combines» de Chakib Khelil, tout le monde est assuré de l’impunité totale. La société Enor a donc décidé de clore définitivement le dossier de son ancien actionnaire GMA et se tournera vraisemblablement vers sa holding pour renflouer ses caisses.

Sous la pression des travailleurs, qui ont observé une grève il y a quelques semaines sur la mine d’Amessmassa, Sonatrach sera contrainte d’injecter de l’argent et permettre à la société de reprendre ses activités.

En clair, Sonatrach et sa tutelle évitent tout conflit avec les sociétés partenaires dès lors qu’elles ont été introduites du temps de Chakib Khelil. D’ailleurs, il a été procédé au rachat des 52% d’actions qui étaient détenues par les Australiens de GMA Ressources sans préalables.

Dans son récent rapport à la commission de surveillance de la Bourse londonienne, GMA Ressources, qui ne compte plus que deux employés, affirme avoir cédé, le 16 avril dernier, «ses parts à la partie algérienne, pour un prix symbolique». Publiquement, la Sonatrach n’a jamais avancé les chiffres exacts de sa filiale Enor. Les montants des crédits contractés auprès de la BEA étaient toujours inaccessibles.

Et les seules indications sur la toxicité de l’affaire ont été publiées par l’ancien P-dg de la Sonatrach, Noureddine Cherouati en 2011, lors de la présentation du bilan de l’exercice 2010. On a enfin appris que le capital social de la société s’élevait à 925 millions de dinars alors que son chiffre d’affaires atteignait 2,12 milliards de dinars.

La Sonatrach a alors tiré la sonnette d’alarme en précisant qu’Enor accusait un résultat net négatif de 947 millions de dinars pour un investissement inscrit de l’ordre de 1,24 milliard de dinars. En d’autres termes, la société perdait annuellement quelque 100 milliards de centimes.

On se rendit compte alors que la production de 3 tonnes d’or par an n’était qu’un mensonge avancé par le partenaire australien et amplifié par Chakib Khelil pour organiser la mise en coupe réglée des richesses du pays.

Des sommes faramineuses étaient transférées vers les comptes de GMA Ressources pour justifier les «mises à disposition» de cadres et d’ouvriers avec des salaires allant jusqu’à 50 mille dollars. L’acquisition des équipements justifiait également les transferts de sommes colossales vers l’étranger.

Aujourd’hui, le conseil d’administration avoue le fait que l’entreprise a perdu les trois quarts de ses actifs mais n’engage aucune expertise pour déterminer les responsables de cette banqueroute. Dans le processus de prise de décision, tout le monde sait désormais que le P-dg de la Sonatrach ne risque pas de prendre une telle décision sans en référer à son ministre de tutelle. * 14 Novembre 2012-Le Soir d’Algérie

**Une société syrienne transfert illégalement 120 milliards de centimes vers l’étranger

L’affaire révèle un nouveau mode opérandi inventé pour l’évasion fiscale

Dans cette affaire, l’équivalent d’environ 120 milliards de centimes en monnaie algérienne a été transféré, illégalement, d’Algérie vers l’étranger, selon le dossier judiciaire. Dans cette même affaire, est-il mentionné dans le dossier, l’évasion fiscale se chiffre à 35 milliards de centimes.

L’affaire en question concerne une société syrienne, spécialisée dans la construction, bâtiments et travaux publics, nous dira une source judiciaire. Le mode opérandi a pour but de diminuer l’impôt sur les bénéfices (IBS).

Pour ce faire, la société syrienne incriminée dans cette affaire a établi de fausses factures de dépenses, de façon à présenter des bénéfices inférieurs à ceux réellement réalisés. Quatre Syriens, dirigeants de cette société, sont mis en cause dans cette affaire.

Un autre réseau se chargeait, lui, de ramener des jeunes de la wilaya de Médéa, leur faisant établir des registres de commerce et les utilisant dans la combine en créant en leurs noms des sociétés fictives. Notre source explique que par la suite, des factures fictives sont établies pour attester de contrats liant la société syrienne et les sociétés fictives.

Des factures destinées à justifier des dépenses qui n’ont jamais eu lieu, et, par là, faire croire que les projets attribués à cette société syrienne ont coûté, financièrement, plus chers. Le but de la combine est de déclarer des bénéfices inférieurs à ceux réellement réalisés et, de cette façon, obtenir une revue à la baisse de l’impôt sur les bénéfices (IBS).

Les jeunes qui ont été amenés de la wilaya de Médéa et aux noms desquels des registres de commerce ont été établis, percevaient des salaires mensuels d’environ 5 millions de centimes. C’est en leur nom que des sociétés fictives ont été créées, rappelle notre source, qui ne précise pas si ces jeunes ignoraient ou non l’existence de la combine.

Le dossier judiciaire comprend de nombreuses fausses factures, ajoute la même source. Il est à noter que selon le dossier qui vient d’atterrir au tribunal de Bir Mourad Raïs, une évasion fiscale de 2 milliards de centimes, par année, a été, de cette manière, enregistrée depuis 2007. Ce qui donne la somme de 35 milliards de centimes pour ce qui est de l’évasion fiscale.

Pas seulement cela puisque le dossier évoque le transfert de sommes importantes de devises vers l’étranger, dans le cadre de cette affaire. L’enquête a révélé que la société syrienne transférait, depuis 2007, et illégalement, l’équivalent de 2 milliards de centimes par mois, ajoute notre source. Ce qui donne 120 milliards de centimes.

Les dirigeants syriens de la société incriminée s’approvisionnaient en devises auprès de marchés parallèles qu’ils échangeaient en contrepartie de sommes d’argent en dinars algériens provenant, en partie, de l’évasion fiscale, explique la source. Quatre ressortissants syriens et six Algériens sont accusés dans cette affaire, selon la source judiciaire.

***Complexe sidérurgique ArcelorMittal d’Annaba

Importation de coke : un transfert déguisé de devises ?

ArcelorMittal-El-Hadjar

L’importation du coke  continue à saigner à blanc le complexe sidérurgique ArcelorMittal d’Annaba et s’apparente visiblement à un transfert déguisé de devises, puisque ces sommes colossales  «atterrissent» dans les comptes de la maison mère au Luxembourg ou à Londres.

En somme, comme le résume ce proverbe populaire algérien «Erracham H’mida wel laab H’mida». ArcelorMittal Annaba importe à partir de ses sites en Ukraine ou à partir d’autres pays des milliers de tonnes de coke au prix fort, c’est-à-dire entre 380 et 500 dollars la tonne.

Selon un responsable au niveau de la cokerie fermée maintenant depuis trois ans pour «raison de sécurité», avant la fermeture de cette installation stratégique, le charbon importé revenait à 180 dollars la tonne, après sa transformation, on obtient 1,25 tonne de coke en plus des dérivés tels que le souffre et le goudron qui étaient vendus. Soit un gain net de 300 dollars à la tonne, en plus des autres gains produits de la vente des dérivés.

«Avant on importait juste 30% des besoins en coke puisque les capacités de la cokerie en activité couvraient 70% ; en 24 heures, le haut-fourneau engloutit 18 tonnes par four et la cokerie en compte 65.

Faites le compte et vous découvrirez le montant en devises fortes que débourse le complexe par an et cela dure depuis trois longues années pendant lesquelles on a importé. Le fameux plan d’investissement autour duquel il y a eu tout un tapage médiatique n’est pas encore mis en place et la rénovation hypothétique de la cokerie n’a pas encore eu lieu.

Il coulera des tonnes d’eau sous les ponts avant que celle-ci ne soit opérationnelle. Entre-temps, la saignée aura atteint des niveaux insupportables pour l’économie nationale mais qui en même temps enrichit le groupe ArcelorMittal.»

Notre interlocuteur poursuivra, non sans amertume, pour nous révéler que même les bobines de fer plat sont acheminées vers la Tunisie pour leur découpe. L’opération est effectuée par une entreprise française dépendant du groupe et installée dans ce pays.

Tout est payé en devises alors que les mêmes équipements existent au niveau du complexe sidérurgique et les compétences sont disponibles pour exécuter les mêmes opérations.Un préjudice aux conséquences incalculables pour le Trésor public mais qui n’a nullement inquiété les syndicalistes du complexe occupés qu’ils sont à  s’entredéchirer pour contrôler cette instance dite représentative des travailleurs.* 20 Novembre 2012-La Tribune

*affaire SNC Lavalin/Afrique du Nord…transactions douteuses atteignant 195 millions de $

SNC Lavalin reconnaît que deux sociétés concernées par une enquête helvétique sur les transactions douteuses de Riadh Ben Aïssa, son ancien vice-président de la division construction, ont fait partie de ses agents commerciaux en Afrique du Nord. Ces transactions se chiffrent à 195 millions de dollars, dont 139 millions sur l’origine desquelles enquête la justice suisse et 56 autres millions révélés par une enquête interne.
Selon Radio Canada, la justice helvétique a prolongé la détention provisoire de l’ancien vice-président de la division construction du canadien SNC-Lavalin, Riadh Ben Aïssa. L’enquête, souligne-t-elle, porte sur les transactions entre lui et des compagnies incorporées dans les Îles Vierges britanniques, un paradis fiscal des Antilles.
Le montant de ces transactions s’élève à 139 millions de dollars qui ne comprennent pas « des paiements faits à agents étrangers non identifiés » qu’avait mises au jour une enquête interne et qui s’élèvent, quant à eux, à 56 millions de dollars. Les transactions douteuses de Riadh Ben Aïssa concernées par des enquêtes totalisent ainsi 195 millions de dollars, explique Radio Canada.
Pour rappel, l’ex-vice-président de la division construction de SNC-Lavalin a été arrêté en Suisse en avril 2012 et a été inculpé pour escroquerie, corruption et blanchiment d’argent en lien avec des affaires conclues en Afrique du Nord.
Selon une investigation de la télévision publique suisse RTS rapportée par Radio Canada, l’enquête helvétique « a également révélé que les autorités avaient trouvé de l’argent ayant transité de la firme d’ingénierie québécoise vers des comptes bancaires en Suisse appartenant à des entreprises basées aux Îles Vierges britanniques ». Une partie de cet argent se serait ensuite retrouvée dans des comptes contrôlés par Riadh Ben Aïssa.
Répondant à des questions posées lundi par le réseau anglais de Radio Canada, la firme d’ingénierie a confirmé que les compagnies Duvel Securities et Dinova International, incorporées aux Îles Vierges britanniques, lui avaient servi « d’agents commerciaux » dans le cadre de projets menés en Libye entre 2001 et 2011. Ces « agents commerciaux », a-t-elle précisé, travaillent localement en son nom en échange de commissions.
Une autre enquête judicaire est menée sur cette affaire au Canada. Les bureaux de la société québécoise ont été perquisitionnés en avril 2012 et celle-ci a assuré les autorités de sa collaboration.* Maghreb Emergent-27.11.2012.
Autres articles sur le sujet :
Les « sulfureuses » péripéties tuniso-libyennes de SNC-Lavalin à l’index
SNC-Lavalin au c’ur d’une affaire de conflit d’intérêts dans la Libye de Kadhafi
Les affaires troubles de Lavalin au Maghreb : Riadh Ben Aissa est en prison

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*Infraction au change, trafic de devises et fuite de capitaux…Une véritable saignée

Les infractions au change sont légion. Avec 64 milliards de dinars de pénalités, c’est une saignée en monnaie locale et en devises qui fragilise l’économie nationale. On relève que 75 % de ces infractions se font dans le cadre du commerce extérieure alors que la fuite des capitaux est en nette propension, où les réseaux tapis dans l’ombre et bénéficiant parfois de complicités s’adonnent à une fraude bien maquillée.

Mais les institutions monétaires et judiciaires n’ont de choix que de renforcer le contrôle a posteriori et de recourir aux multiples vérifications pour une traçabilité bien avérée. Des spécialistes estiment qu’un débat entre opérateurs et institutions en charge de ce dossier est nécessaire pour redéfinir une nouvelle politique de change.

Les infractions au change prennent un tournant assez inquiétant. Les chiffres de la fraude et des mouvements suspects de transactions en devises ainsi que la fuite de capitaux constituent le gros des activités illicites. En terme de valeur, c’est 64 milliards de dinars de pénalités relevés jusqu’à fin 2011. Un chiffre effarant révélé récemment par la direction des Douanes algériennes.

C’est, en effet, depuis 2010 que le volume des infractions a sonné le glas avec 85 milliards de dinars de pénalités causés par les fraudeurs. En gros, ce sont 75 % des infractions au niveau de la douane dans le cadre du commerce extérieur, relève le bilan de la direction de la douane. Ce genre d’activités est en relation avec des pratiques qui mettent à nu «le gonflement des factures des importations pour transférer illicitement de l’argent vers l’étranger», assure un des cadres de la douane.

La tendance s’est poursuivie l’année dernière, en dépit d’une déflation enregistrée sur plusieurs produits importés. Regue Benamar, directeur de contrôle a posteriori au niveau des Douanes algériennes, déplore dans ce vaste trafic «une saignée en devises» où ce phénomène est favorisé, selon lui, par le blanchiment d’argent et les sommes faramineuses d’argent qui circulent sur le marché informel, hors circuit bancaire.

Un circuit bien huilé qui est organisé par un réseau structuré. «Il y a ceux qui font dans le blanchiment d’argent sale qui est exploité dans le commerce extérieur, c’est un jeu devenu diabolique «, regrette ce responsable.

Selon les dernière données publiées par la direction des Douanes, les activités de fraudes et d’infractions enregistrées durant les deux dernières années ont représenté 25 % des infractions globales et renseignent sur la diversité des courants de fraudes constatés actuellement au niveau du commerce extérieur ».

Ainsi, les faux documents représentent, ces deux dernières années, 6,6 % des infractions constatées avec des pénalités encourues par les fraudeurs qui s’élèvent à 5,6 milliards de dinars. Le directeur du contrôle confirme d’ailleurs un autre délit qui est celui des détournements d’avantages fiscaux, dont les pénalités ont atteint 4,8 milliards de dinars pour le détournement des avantages fiscaux.

On peut observer, cependant, que les fausses déclarations de valeurs ont diminué et ne représente que 1,9 de milliard de dinars et 301 millions de dinars pour les fausses déclarations d’origine. A ce niveau, les fraudeurs sont dissuadés tant par le contrôle en amont et en aval que par les procédures de vérifications qui découragent les contrevenants d’aller au bout de leur aventure.

Côté législatif, il faut savoir qu’une loi instituée en 1996 explicite clairement les délits de l’infraction au change et de mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Cette loi a été amendée en 2010, où les autorités monétaires ont ajouté que désormais, «les pénalités dans les infractions à la législation de change sont aggravées lorsque le fraudeur est une personne morale atteignant quatre fois la valeur du corps du délit.

Un fichier national pur les contrevenants

Le fichier national des contrevenants en matière de la législation de change et de mouvement des capitaux de et vers l’étranger a été mis en place dernièrement.

Ce fichier institué auprès du ministère des Finances et de la Banque d’Algérie constitue une sorte de banque de données dans laquelle est enregistrée toute personne, physique ou morale, résidente ou non résidente, ayant fait l’objet d’un procès-verbal de constat d’infraction à la législation en la matière, précise le texte.

Selon la Banque d’Algérie, ce fichier «est exploité pour l’élaboration de la politique de prévention et de lutte en matière d’infraction de change, la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, la vérification des antécédents des contrevenants, la prise de mesures conservatoires à l’égard des contrevenants, l’établissement des statistiques et l’établissement du rapport annuel destiné au président de la République».

Aussi, indique-t-on, c’est essentiellement la Banque d’Algérie qui l’alimente sur la base de procès-verbaux de constat d’infractions et des mesures conservatoires prises par le gouverneur à l’encontre des contrevenants.

Pour la clause du secret et la protection des données, seules quelques institutions y ont droit de regard. Il s’agit du Comité national des transactions, de l’Inspection générale des finances, des directions générales des changes de la Banque d’Algérie, des Douanes, des impôts, de la comptabilité et de la direction de l’agence judiciaire du Trésor.

La Cellule de traitement du renseignement financier et la direction générale du contrôle économique et de la répression des fraudes étant des partenaires privilégiés. Une collaboration étroite est établie avec les autorités judiciaires et les officiers de police judiciaire qui peuvent formuler des renseignements sur toute personne physique ou morale inscrite sur le fichier pour les besoins de leurs enquêtes.

De son côté, les services des douanes ont engagé un contrôle permanent des grands importateurs et des opérateurs économiques qui ont un volume d’importation conséquent, indique le directeur du contrôle de la DGD. «Depuis un certain temps, nous opérons des contrôles beaucoup plus pointus, nous focalisons notre action particulièrement sur les infractions au change, car nous avons constaté que les déperditions sont importantes», fait-il savoir.

Avec les nouveaux équipements au profit de la douane, le recyclage de ces cadres, l’objectif est de s’assurer de la diminution de ces infractions, constate une autre source de la douane. On retient que « la Banque d’Algérie s’est donc appuyée sur une expertise internationale, dont font partie le FMI et le département du Trésor américain, pour mettre en branle ce système dont le projet remonte à trois ans.

L’objectif essentiel de ce système est de «détecter les activités illégales, notamment le blanchiment de l’argent». La Banque centrale sera épaulée dans ce contexte par la commission bancaire et les organes de régulation du marché des capitaux et des assurances. En un mot, c’est le partage de l’information financière qui doit s’opérer une fois «la collecte bien établie sur les activités suspectes».

La sécurité des devises avant tout

Avec la propension de la fuite illégale des devises vers l’étranger, les autorités monétaires et judiciaires les bouchées doubles pour arrêter l’hémorragie des devises fortes, dont l’impact peut induite des pertes réelles pour le Trésor.

Si aucun bilan chiffré sur ce vaste trafic n’a été fourni jusqu’à présent, il est, cependant, fort remarqué que le contrôle des flux en devises de et vers l’étranger revêt un caractère de sécurité nationale. D’abord, le contrôle a posteriori est devenu obligatoire pour les sommes allant au-delà de 7 000 euros.

Particulier ou personne morale, il est exigé au niveau de la douane un document historique certifiant la somme constatée. Pour le transfert de dividendes par les sociétés étrangères, les titres financiers attestant d’un bilan détaillé de ces entreprises doit être, au préalable, cautionné par la Banque d’Algérie qui se réserve la prérogative du transfert via le réseau Swift. Pour M. Regue, l’objectif majeur est de préserver les réserves de changes de l’Algérie», ce qui nécessite le concours de toutes les institutions de l’Etat.

Avec la mise en place des règles de Bâle 2 qui touchent la gestion prudentielle des banques, les experts estiment que depuis quelques années, toutes les banques et établissements financiers sont soumis à des contrôles draconiens. Pour marquer le point, le bilan sur les infractions des changes est paradoxalement minime voire dérisoire pour ce qui est des régimes suspensifs et préférentiels, comme la Zone arabe de libre-échange (Zale) et la Zone d’échange avec l’Union européenne.

Le taux de ces infractions représente seulement 0,29 % du total des infractions globales, soit 246,1 millions de dinars. Le plus grand tort est patent, selon la DG des Douanes algériennes, au niveau des surfacturations, où les fraudeurs recourent au «gonflement exagéré de leurs factures à l’importation pour pouvoir transférer un maximum de devises vers l’étranger».

Les majorations sur les prix de certains équipements constituent aussi l’autre agissement des importateurs fraudeurs. Mais aucune statistique n’a été publiée à ce sujet, tout comme les fausses déclarations d’origine. Pour M. Mebtoul, «le gonflement de la facture des importations malgré le passage du Remdoc au Crédoc a été clôturé fin 2011 à plus 46 milliards de dollars, auquel il faut ajouter 11 à 12 milliards de dollars de services, soit une sortie de devises de 57 à 58 milliards de dollars».

Un tel chiffre ne peut que poindre des interrogations sur ces sorties de devises. Mohammed Achir, économiste à l’université de Tizi Ouzou, considère que «la prolifération des opérations de blanchiment d’argent et des transactions financières informelles ne menace pas seulement l’équilibre d’une économie, mais fragilise et disloque les institutions de l’Etat en rendant, par voie de conséquence, sa capacité d’intervention moins efficace».

Le danger, selon cet économiste, proviendrait d’»un cercle vicieux dont l’Etat pourrait être l’otage de groupes d’intérêts occultes qui exercent un lobbying invisible en termes de corruption législative et de proposition de lois «sur mesure». La recommandation sur les mécanismes de change doit couvrir un débat entre les principaux opérateurs et spécialistes de la question, en faveur d’un taux de change administré ou flexible, et mesurer les avantages et les inconvénients des deux. (ClubDZ-22.08.2012.)

**Samsung, Cojaal, ArcelorMittal, Saipem, entrepreneurs chinois

  Ces sociétés étrangères défaillantes

Les sociétés étrangères chargées de réaliser des projets à coup de milliards ne donnent pas une totale satisfaction. Censées apporter leur savoir-faire et optimiser le rendement, ces firmes sont plutôt à l’origine d’énormes retards, d’affaires scabreuses ou de graves défaillances.

A commencer par la société Sud-Coréenne Samsung, chargée de gérer pour le compte de Sonatrach, le transformateur électrique de la raffinerie de Skikda. Une tâche dont laquelle, elle a tout bonnement échoué. Et pour cause, un énième incendie s’est produit, il y a quelques jours, causant un arrêt partiel de cette installation.

Cet incident n’a pas laissé les autorités publiques de marbre. En fait, on croit savoir, que Sonatrach a exigé de Samsung de renvoyer le responsable coréen, auquel ont été reprochées des  » négligences  » ayant abouti à l’accident. Un accident dont les dégâts se chiffrent par millions de dollars. Les travaux de réalisation de l’autoroute est-ouest, ne sont pas épargnés par les couacs des entreprises étrangères.

Bien que relativement justifiés, étant causés par des problèmes de financement, le gouvernement tient toutefois, à ce que la cadence des travaux n’en soit pas affectée. Lors de sa visite avant-hier, à Constantine, le Premier ministre, s’est rendu sur le chantier du segment de l’autoroute est-ouest traversant cette wilaya sur 65 km, confié au consortium japonais Cojaal.

Il a particulièrement insisté sur la livraison de ce tronçon « à fin mars 2013″. Ayant connu un grand retard, M. Sellal a déclaré que le problème de paiement invoqué par l’entreprise japonaise, n’a plus lieu d’être et plus aucune excuse ne sera dorénavant admise, étant donné que l’Etat a pris l’engagement de régler les factures en instance « dans 15 jours », précisant qu’il  » veillera personnellement à ce paiement  » au terme de ce délai, ainsi qu’à l’achèvement des travaux dans les délais arrêtés.

« Il ne reste plus qu’à régler le problème des glissements sur 300 m, c’est pourquoi aucun prétexte ne sera plus admis pour justifier tout autre retard », a encore souligné le Premier ministre en présence de l’ambassadeur du Japon à Alger, Tsukasa Kawada, et des techniciens du consortium nippon Cojaal en charge de la construction du projet dans toute sa partie orientale.

L’autre opérateur étranger qui connaît de sérieux problèmes en Algérie, n’est autre que le groupe ArcelorMittal. Il y a quelques jours, des informations ont circulé quant à la volonté de l’Etat algérien, de reprendre le contrôle du complexe d’El Hadjar.

Cela d’autant que la filiale algérienne du numéro 1 mondial de l’acier est confronté à de grandes difficultés financières, en 2012, il a été sauvée in extremis d’une cessation de paiement, grâce à un accord sur une ligne de crédit de 14 milliards de DA fourni par la Banque extérieure d’Algérie. En 2012, le complexe n’a produit que 580 000 tonnes d’acier, un volume de production, qui reste encore loin de l’objectif des 700 000 tonnes, arrêté par le groupe pour l’année écoulée.

Le groupe ArcelorMittal a réagi en affirmant qu’il « n’a, à ce jour, aucun plan pour céder sa participation dans son site d’Annaba », mais l’option n’est point à écarter. Faut-il rappeler aussi que les entreprises chinoises de bâtiment, ont vu une bonne part du marché leur échapper, après que le gouvernement ait opté pour la diversification des partenaires étrangers.

Il a été reproché aux chinois des retards dans la réalisation lors du précédent quinquennat, d’où le recours à d’autres sociétés étrangères, pour faire avancer les grands chantiers de bâtiment engagés par l’Etat.

Mais la société étrangère qui met le gouvernement dans la gêne, ces derniers jours, est belle et bien, l’italienne Saipem. Citée dans une affaire de corruption impliquant de hauts responsables algériens, cette affaire est loin de révéler tous ses secrets.*18 Février 2013-Les Débats

**********Une affaire de sous et de gaspillage

**Pourquoi enlever du carrelage posé sur les trottoirs depuis seulement une année?

Les habitants de la cité Yaghmoracen-Oran, qui ont affiché leur satisfaction quant aux travaux d’aménagement des trottoirs lancés depuis quelque temps, au niveau de leur cité, n’ont pas manqué pour autant de se demander pourquoi enlever du carrelage qui a été posé sur certains trottoirs depuis seulement une année, pour le remplacer par un autre type de carrelage.

Leur scepticisme est justifié par le fait que dans d’autres quartiers de la ville, les trottoirs sont dans un piteux état et méritent de ce fait d’être refaits.

Cette question est posée par de nombreux citoyens, là où des travaux similaires sont lancés, que cela soit pour la pose de carrelage ou de bordures de trottoirs.

En effet, au moment où les trottoirs de plusieurs quartiers de la ville se trouvent dans un piteux état, comme à titre d’exemple ceux de la grande avenue de Point du jour, ou à hai Es-Seddikia, la réfection se fait là où des travaux ont été effectués depuis un ou deux ans seulement, ce qui laisse penser qu’il n’y a aucune étude sérieuse concernant la gestion des deniers publics, car de tels investissements demandent en premier lieu le choix de la matière et une certaine durée de vie, ce qui semble ne pas être le cas actuellement où on choisit un type de revêtement aujourd’hui, qu’on remplace par un autre, un ou deux ans plus tard, c’est à juste titre que les citoyens se posent des questions sur ce mode de gestion et à qui profite ce gaspillage.

«Personne ne peut être contre l’embellissement des quartiers de la ville, mais ça doit se faire d’une façon réfléchie et pour une certaine durée, ça fait un an que ce carrelage a été posé, pourquoi le rénover aujourd’hui, alors qu’il ne présente aucune défectuosité», se demande un riverain de la cité Yaghmoracen.

Pour ce qui est des bordures de trottoirs, le problème se pose autrement, il s’agit de la mauvaise qualité de ces dernières, des bordures de trottoirs datant de 30 années et même plus, se trouvant en bon état, sont remplacées par d’autres qui s’effritent au bout de quelques mois seulement, ce qui nécessite encore et encore des dépenses pour les remplacer.

Une personne n’a pas trouvé de nom pour qualifier ces bordures de mauvaise qualité, qui s’effritent au contact des roues des véhicules, révèle notre interlocuteur qui se pose également la question sur l’aménagement des espaces verts qui, une fois réalisés, sont abandonnés.

«En principe, les espaces verts appartiennent aux habitants de la cité et c’est à eux d’en prendre soin, malheureusement par manque de civisme, ils sont saccagés, ça demande donc un entretien et une surveillance», pense cette personne.*10 Février 2013-L’Echo d’Oran

**Des sociétés étrangères sont impliquées dans des affaires de corruption en Algérie. Des scandales ont éclaté et des peines ont été prononcées à l’encontre de responsables et cadres algériens et étrangers.

Compte tenu des proportions alarmantes que prend le phénomène de la corruption en Algérie, des sociétés semblent ne pas hésiter à mettre la main à la poche et recourir à tous les moyens pour arracher des marchés.

Une pratique à laquelle certaines entreprises semblent recourir systématiquement afin de parvenir à leurs fins. Bien que la justice a sévi à plusieurs reprises, l’ampleur de la pratique reste méconnue, mais l’état des lieux fait craindre le pire. En fait, les quelques informations ayant filtré quant aux agissements des responsables de certaines sociétés étrangères montrent des complicités et des connivences graves.

La dernière affaire en date est celle impliquant  deux sociétés chinoises, à savoir ZTE Algérie et Huawei Algérie, spécialisées dans les équipements d’accès à Internet. Avant-hier, une peine de prison de 15 ans, assortie d’une amende de 4 millions de DA, a été prononcée par la chambre pénale près la cour d’Alger à l’encontre de l’ex-cadre d’Algérie Télécom (AT), Mohamed Boukhari et l’homme d’affaires algéro-luxembourgois, Mejdoub Chani poursuivis «pour corruption et blanchiment d’argent» au préjudice d’AT.

Les sociétés chinoises ont, quant à elles, écopé en tant que personnes morales, d’une amende d’un million de DA et d’une interdiction de marchés publics pour une période de deux ans  «pour versement de pots-de-vin». Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire a éclaté à l’occasion de l’instruction entamée dans le cadre du dossier de l’autoroute Est-Ouest suite à une commission rogatoire internationale qui a conduit au Luxembourg le juge d’instruction de la 9e chambre près le pôle judiciaire de Sidi M’hamed.

L’instruction a révélé que Boukhari et Chani avaient perçu des «pots-de-vin» à l’étranger (Luxembourg) en relation avec des transactions douteuses en matière de télécommunications et d’Internet conclues par AT et les deux sociétés chinoises ZTE et Huawei.

Ces deux sociétés chinoises avaient versé en contrepartie de ces transactions avec AT des «commissions» au profit de deux sociétés de consulting appartenant à Boukhari et Chani dans des comptes offshore ouverts au Luxembourg. Quelques jours avant cette affaire, un autre scandale a secoué Sonatrach. Des responsables de la première société du pays auraient touché des pots-de-vin, versés par la société italienne Saipem.

Le montant de la transaction serait de 200 millions de dollars. Une somme, croit-on savoir ayant permis à cette société d’obtenir trois marchés énergétiques sur le territoire algérien.  Le P-DG du groupe italien a démissionné il y a quelques jours. De hauts responsables algériens sont à leur tour impliqués dans cette importante malversation, qui n’a toujours pas révélé tous ses secrets.

Pis encore. Il y a quelques mois, c’était l’ex- ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès qui accusait des laboratoires pharmaceutiques dont Sanofi Aventis-Algérie d’avoir effectué une surfacturation de 95 millions de dollars en 2011 sur des produits  importés.

La justice a été saisie et une peine d’un an de prison avec sursis contre le DG des laboratoires Sanofi-Aventis, ainsi qu’une amende de 2 milliards de dinars à l’encontre de ces laboratoires, a été prononcée.

Compte tenu du nombre important de sociétés étrangères ayant exprimé leur intérêt pour le marché algérien, faut-il craindre que ces pratiques ne se généralisent et ne deviennent monnaie courante ? Sur le plan officiel, les autorités publiques ont exprimé leur détermination à faire face à la corruption, au blanchiment d’argent et autres malversations qui gangrènent l’économie nationale. Une entreprise qui s’annonce difficile.*13 Décembre 2012-Les Débats

**Fonds de la «magouille» internationale

Le FMI, après avoir puisé dans les réserves algériennes la colossale somme de 5 milliards de dollars, vient s’immiscer dans les affaires du pays. L’objectif est de laisser couler dans les veines des banques privées la liquidité de la Banque centrale, d’une part.

Libérer l’actionnariat. Le 100% étranger souhaité, d’autre part. Ces recommandations évoquent une certaine période de méfiance dans la mémoire des Algériens : ajustements structurels, service de la dette, dévaluation de la monnaie nationale, hausse des taux d’intérêt, réduction des dépenses publiques, démolition des sociétés nationales, blocage des salaires, endettement sans cesse accru n’ont qu’un sens dans la mémoire des Algériens : FMI.

Le Fonds monétaire international (FMI) revient à la charge en recommandant à l’Algérie de lever l’interdiction du crédit à la consommation, décidée par le gouvernement en 2009 pour freiner l’explosion des importations.

Le chef de la mission du FMI, Zeine Zeidane, en visite de quelques jours en Algérie, a plaidé pour le retour du crédit à la consommation, en soulignant ainsi la position de l’institution financière mondiale qui s’est toujours opposée à cette mesure, depuis sa parution dans l’article 75 de la loi de finances complémentaire pour 2009.

Dans ses rapports précédents, le FMI a toujours préconisé la levée de l’interdiction du crédit à la consommation, considérée comme «un obstacle au développement du secteur financier « et un frein à la croissance du commerce international et à la libre circulation des marchandises.

L’Algérie répliquait à chaque fois, par le biais de son ministre des Finances, que l’adoption de cette loi est «une décision souveraine du pays» qui entend protéger l’économie nationale, d’autant plus que le crédit à la consommation a toujours profité aux opérateurs étrangers au détriment des producteurs nationaux.

M. Karim Djoudi avait donné l’exemple des constructeurs automobiles français et asiatiques qui parvenaient à écouler leurs marques sur le marché algérien, en dépit de la crise économique de 2008 qui étouffait l’Europe et les Etats-Unis.

Le ministre leur reprochait alors leur engouement accru pour les opérations commerciales et leur désengagement absolu pour l’investissement productif qui devait se baser sur l’instauration d’usines de montage et permettre la création d’emplois et un transfert de savoir-faire.

Malgré la hausse effrénée des dépenses, la fragilité de l’économie algérienne de par sa quasi-dépendance des hydrocarbures (97 %), l’institution de Bretton Wood’s insiste à chaque fois sur la levée de l’interdiction du crédit à la consommation dans la perspective de persuader le gouvernement algérien de revenir sur cette mesure «anti-importation», décidée dans l’urgence pour contrer un déficit de la balance commerciale. Pour l’expert international, Malek Serrai, le FMI souhaite vivement le retour du crédit à la consommation car l’institution financière internationale pense avant tout aux intérêts des multinationales.

«Car octroyer du crédit aux ménages pour l’achat des produits importés c’est financer les usines étrangère à partir de l’Algérie», a-t-il soutenu. L’Algérie rétablira le crédit à la consommation mais d’une manière restrictive Cet économiste a salué par ailleurs l’intention du gouvernement d’instaurer un crédit à la consommation restrictif, limité strictement à l’achat de produits nationaux et de produits de marques étrangères fabriqués localement en partenariat avec les entreprises algériennes.

Outre le secteur financier, le représentant mauritanien de l’institution de Bretton Wood’s s’est prononcé sur la loi relative à l’investissement en Algérie, en exhortant les autorités algériennes à revoir la règle 49/51% relative au IDE. Il a proposé aux pouvoirs publics de «limiter l’application de cette règle aux secteurs jugés stratégiques par l’Etat tels que le secteur des hydrocarbures et d’exclure les autres secteurs de cette règle jugée restrictive pour les opérateurs étrangers.

Là encore, le docteur Serrai affirme, en tant que membre de la Commission nationale de la relance de l’industrie, que la règle 49/51% est intouchable «ni dans le fonds ni dans la forme» notamment pour les secteurs stratégiques.

Il a assuré par contre qu’il y aura un assouplissement sur le plan technique pour «les petits projets de partenariat», qui concerne les PME et les PMI. «Mesure protectionniste, certes, mais elle existe même dans les pays ultralibéraux qui prônent le libéralisme», juget- on. * 14 Novembre 2012-Le Jeune Indépendant

*Escroquerie internationale…

Une société australienne obtient de la Banque extérieure d’Algérie un prêt de 67 millions de dollars. Une fois l’argent dans sa poche, elle quitte l’Algérie et s’installe au Congo.

Les actions de la société australienne Gold Mining Algeria (GMA) ont enregistré une dégringolade au niveau de la bourse de Londres. Cette société est boycottée par les investisseurs britanniques et internationaux après la découverte du scandale de l’étude infondée qu’elle a faite au gouvernement algérien.Cette étude avait conclu que les mines de Tirek et d’Amesmessa à Tamanrasset dans l’extrême sud algérien pouvaient produire entre 3000 et 4000 kg d’or par an, soit 250 kg par mois. Cependant, il s’est avéré que ces mines ne peuvent en réalité produire qu’environ 20 kg d’or/mois. Ainsi, l’annonce qui a été faite par le P-DG de GMA ayant fait part de la découverte de la plus importante mine d’or en Afrique après le Congo. Cette annonce n’a été en fin de compte qu’un grand mirage dont l’objectif était d’escroquer l’ État algérien. Pour rappel, le P-DG de GMA avait annoncé en mois de janvier 2007 depuis Londres que les mines de Tirek et d’Amesmessa pouvaient produire environ 28,5 grammes d’or de chaque tonne de terre et de roche. Toutefois, il s’est avéré par la suite que ces mines ne peuvent produire en réalité qu’environ trois grammes d’or pour chaque tonne de terre et de roche. La société australienne GMA a reçu un coup dur au niveau de la bourse de Londres après l’éclatement de cette vérité. Un document en possession d’Echorouk révèle que l’ancien directeur régional de la société exploitation des mines d’or avait avisé l’ancien ministre de l’ Énergie et des Mines, Chakib Khalil,  le Groupe Sonatrach et les experts de la Banque extérieure d’Algérie que la déclaration du P-DG de GMA est infondée et que son objectif était d’arnaquer le gouvernement algérien. Après l’annonce de l’appel d’offres, des sociétés canadiennes, britanniques, koweïtiennes et sud-africaines ont montré un intérêt à investir dans les mines de Tirek et d’Amesmessa. Cependant après avoir obtenu les cahiers des charges et les données techniques du projet, ces entreprises ont changé d’avis après avoir découvert l’escroquerie. La société australienne a demandé à la Banque extérieure d’Algérie un prêt de 67 millions de dollars. Cette dernière a désigné un bureau d’études et des experts qui se sont rendus à Tamanarsset pour vérifier les données fournies par la société australienne. Les résultats de ce bureau ont montré que les mines de Tirek et d’Amesmessa ne peuvent pas produire 3 tonnes d’or par an. Pire encore, ils montrent que l’investissement dans ces régions est infructueux. En dépit de ces résultats, la société a obtenu un prêt. Une fois dans sa poche, elle a quitté l’Algérie et s’est installée au Congo. (Echorouk-16.07.2011.)

*Transferts illégaux de capitaux..25,7 milliards de dollars entre 1970 et 2008

.Les transferts illégaux de capitaux ont augmenté de presque 400% en 2010. Ils sont passés de 4,4 milliards de dinars en 2009 (583 affaires) à 16,2 milliards de dinars l’année dernière (658 affaires), a indiqué hier le directeur général des Douanes, Mohamed Abdou Bouderbala, cité par l’APS. Des responsables au sein de cet organisme avaient  révélé l’année dernière, l’existence de plusieurs cas de majoration de valeur des produits finis importés des pays de la Zone arabe de libre-échange (Zale).Les fraudeurs ont effectué, grâce à ces pratiques, de gros transferts illicites de devises. L’impact de cette situation n’est pas des moindres. L’Etat accuse des pertes financières. Ces cas de fraude affectent directement les réserves de change officielles. Des  dérives ont été enregistrées, notamment dans le cadre de la Zale où des importateurs majorent la valeur des produits importés auprès de certains pays. Des factures d’importation sont gonflées avec la complicité du fournisseur pour pouvoir transférer à l’étranger le différentiel entre le prix déclaré et le prix réel en devises de la marchandise importée.D’autres infractions ont été signalées chez de faux investisseurs qui bénéficient des avantages fiscaux dans le cadre des dispositions de l’Agence de développement des investissements (ANDI). Ces derniers majorent la valeur des équipements qu’ils importent. Ces faux investisseurs ne seraient intéressés que par le transfert illicite de devises, la fuite des capitaux ou le blanchiment d’argent. L’Algérie est classée troisième en Afrique en matière de flux financiers illicites, dont le montant a atteint 25,7 milliards de dollars entre 1970 et 2008, selon un rapport de l’organisation non gouvernementale, Global Financial Integrity (GFI) sur ce fléau en Afrique. Le DG des Douanes algériennes a signalé par ailleurs que le nombre des importateurs a baissé de façon substantielle après la mise en place du Numéro d’identification fiscale (NIF),  passant de 25 409 en 2008 à 20 286 en 2010…(El Watan-11.04.2011.)

**Dix hommes d’affaires transfèrent annuellement 7 milliards de dollars pour l’importation de produits « superflus »

Le directeur général de l’agence nationale de développement de l’investissement a déclaré, lors de son intervention à l’occasion de la journée d’étude régionale sur l’investissement à Médéa, qu’environ 7 milliards de dollars sont transférés chaque année à l’étranger par l’intermédiaire de pas moins de 10 opérateurs pour l’importation de marchandises qu’on peut produire localement.

L’intervenant a précisé que cette situation reflète une faillite totale du système d’investissement national, resté pendant des années, victime de la bureaucratie, et de l’inaction des formules bancaires, décrivant cette situation de dangereuse si elle se poursuit, pour les 286 milliards de dollars débloqués lors du plan quinquennal actuel 2010-2014, alloués aux investissements publics, et dont une partie pourrait être transférée à l’étranger pour l’importation des produits nécessaires dans les différents projets de développement en cours de réalisation. L’intervenant n’a en outre pas manqué de lier toute faillite d’investissement à la bureaucratie qui est en passe d’être stoppée, depuis les directives du président de la république sur la libéralisation des mécanismes d’investissement en février dernier. Des mécanismes révolutionnaires, a t il ajouté, dont les mesures doivent être suivies par les investisseurs, à leur tête le système du guichet unique pour lequel juin 2012 a été fixé comme dernier délai pour sa diffusion pour les investisseurs locaux. Ce qui engagé l’agence dans une course contre la montre, en traitant rapidement les dossiers d’investissement qui, comme il a ajouté, commence depuis deux semaines à utiliser internet sans que l’investisseur ne soit obligé de se déplacer au siège de l’agence. (El Khabar-17.05.2011.)

**Derriére cette dépradation, la nature du régime politique algérien …

des dirigeants sans scrupules essaient de se servir au lieu de servir leur pays.

le phénomène de la corruption est lié à la nature du régime politique.

Dans tous les systèmes autoritaires, sans exception aucune, les dérives sont légion. À ce titre, vu la nature du régime algérien, le pays ne peut pas déroger à la règle. Disposant d’une rente pétrolière conséquente, des dirigeants sans scrupules essaient de se servir au lieu de servir leur pays. (…) force est de reconnaitre que les tares du régime ne furent que camouflées. En réalité, la corruption, les détournements sont apparus avec le systéme. Et si les Algériens n’en parlaient pas, c’est parce que la répression s’abattait sans vergogne sur les bavards.
Incontestablement, on peut l’affirmer sans qu’il y ait le moindre doute que la corruption en Algérie n’a pas commencé avec la disparition de Houari Boumediene. Cette idée est certes entretenue pendant longtemps faisant ainsi de cette période l’âge d’or de la gestion rigoureuse des affaires publiques. Néanmoins, bien que le phénomène n’ait pas été généralisé comme on le constate sous le règne de Bouteflika ou de Chadli, la corruption a bel et bien existé bien avant eux. Car, pour l’économiste Ahmed Dahmani, le phénomène de la corruption est lié à la nature du régime politique. « À la base de la corruption il y a la monopolisation du pouvoir politique et sa détention par un groupe social restreint, des éléments essentiels dans les processus d’accaparement des ressources et d’enrichissement », met-il en exergue la relation entre l’usurpation du pouvoir et la mainmise sur les richesses d’une nation.
De toute évidence, en Algérie, la prise du pouvoir par la force a donné naissance à un régime politique totalitaire. D’emblée, celui-ci exclut le peuple algérien de participer à la mise en place des institutions du jeune Etat. Pour les nouveaux maitres de l’Algérie, la question du pouvoir a été tranchée avant même que ce peuple ait recouvré sa liberté. En tout état de cause, si le peuple a le droit de choisir ses représentants, il sanctionnera, le mandat prochain, le responsable zélé en cas de manquement. Or, le pouvoir algérien au premier jour de l’indépendance, par son essence cynique, ne pouvait pas être proche de son peuple.(…) Par conséquent, en s’imposant par la force, le groupe au pouvoir, a refusé toute constitution de contre-pouvoirs. D’où la gestion par la force des questions politiques. Cela a engendré également les abus tous azimuts. Selon Ahmed Dahmani, « cette situation n’est possible qu’en l’absence de tout contrôle par des institutions et organismes étatiques indépendants du pouvoir politique et/ou de contre-pouvoirs émanant de la société. L’organisation sociale par et autour de l’Etat imposée par le pouvoir politique (la fraction militaire dans le cas algérien) va générer et généraliser la corruption comme mode régulier du fonctionnement du système économique et social dans son ensemble ».
D’une façon générale, bien que les détenteurs du pouvoir nient être à l’origine du phénomène, il n’en reste pas moins que cette pratique s’est développé en son sein ou par des gens se réclamant d’eux. Petit à petit, le moindre responsable essaie de tirer profit de sa position dominante en monnayant ses services voire même son accord, argue Ahmed Dahmani. La brèche étant ouverte, les mercantiles se rapprochent naturellement des responsables inamovibles afin qu’ils aient leur part du gâteau. Ainsi, après le retour au libéralisme et l’ouverture du secteur économique à la concurrence, à vrai dire à la fausse concurrence, les investisseurs privés cherchent prioritairement à s’associer avec un haut responsable. « Dans le cas algérien, appartenir à la fraction militaire est le plus sûr moyen d’accès aux ressources publiques, d’obtenir des différentes autorisations pour réaliser tel ou tel projet. Les officiers de l’armée et des services de sécurité sont ceux qui détiennent, généralement par l’intermédiaire d’un prête-nom (souvent un proche), les affaires les plus juteuses », affirme à juste titre Ahmed Dahmani.
Quoi qu’il en soit, en dépit des dérapages incessants, ces responsables expliquent, en utilisant la langue de bois, que leur départ plongerait l’Algérie dans une crise abyssale. Evidemment, en décrétant cela, ils empêchent, par la même occasion, le peuple algérien de participer à l’organisation des pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) en Algérie. Du coup, ce groupe, pour assurer l’avenir de ses enfants et celui des arrières enfants, s’appuie sur une clientèle bien entretenue afin de se pérenniser. Résultat des courses : malgré les ressources faramineuses dont dispose l’Algérie, des Algériens n’arrivent pas à se nourrir convenablement. Aujourd’hui, les différents scandales montrent que les sommes en jeu représentent des milliards de dollars. Pour mesurer l’ordre de grandeur de ces détournements, on peut citer le chiffre avancé en juin 1990 par l’ancien premier ministre, Abdelhamid Brahimi. Pour lui, l’estimation des détournements aurait avoisiné les 26 milliards de dollars. Tout compte fait, la conséquence de la gestion catastrophique des deniers publics a été à l’origine du développement des courants extrémistes en Algérie dans les années 1980 et 1990. Pour sanctionner un régime responsable de leur situation misérable, les Algériens ont voté, en1991, en faveur d’un parti extrémiste, le FIS en l’occurrence, dont la prise du pouvoir n’aurait en aucun cas amélioré, selon mon humble avis, le sort des Algériens. Et si une occasion se présente à nouveau pour le sanctionner, les Algériens n’hésiteront pas une seconde à le faire.(Le Quotidien d’Algérie-23.08.2012)

**Un trou financier de 2700 milliards à Algérie Télécom

Un trou de 27 milliards de dinars aurait été découvert à  Algérie Télécom selon une  source auprès de l’operateur public AT, l’information à  fait aussi la une du journal arabophone « El-Bilad et plusieurs sites internet. Selon les sources, le  conseil d’administration d’Algérie Telecom, va s’expliquer sur les dessous de cette faille financière, lors de la prochaine réunion du conseil d’administration dont la date n’a pas été encore précisée. Ainsi les scandales en masse  continuent à défrayer la scène   nationale et mettent en péril l’avenir du pays. L’affaire des disparitions des 27 milliards de cts  remonte à une période s’étalant entre 2008 et 2009 qui  aurait poussé  le conseil d’administration à demander un rapport détaillé sur plusieurs questions à savoir « où est parti tout cet argent, comment a été il dilapidé et par qui ? » rapporte la même source. Ce trou  important d’une  somme de 27 milliards de Da «  non identifiée »  serait arrivé à une période ou le directeur général était intérimaire à la place du président directeur général d’Algérie Télécom au moment où il était conseillé  auprès de la direction des finances entre 2008 et 2009 ajoute la même source.

Le paiement de 120 millions de centimes sur le dos de l’entreprise  pour l’achat de diplômes reconnus au profit de ceux qui ont les bras longs après avoir été noyés dans des affaires de faux diplômes, l’utilisation des deniers publics pour l’achat de diplômes qui servent à des postes importants dans des entreprises privées,  ne représentent qu’une partie de l’iceberg.  Dans un autre contexte, en ce qui concerne les faux diplômes impliquant des cadres qui auraient procédé à la falsification de documents scolaires leurs permettant l’accès à des postes de responsabilités au niveau d’Algérie Télécom selon la même source  qui ajoute que la direction des ressources humaines aurait convoqué par téléphone quelques faux diplômés aux coudes moins franches pour déposer leur démission avant toute poursuite judiciaire. Pour ceux qui ont des relations plus solides et des bras longs, ces derniers auraient vidés leurs dossiers en retirant tous les documents falsifiés pour ne laisser aucune trace et éviter en conséquence les problèmes avec la justice allant même jusqu’à l’éviction du poste selon la source. La direction aurait déboursé des sommes d’argent allant jusqu’à 120 millions de centimes en contre partie de diplômes reconnus permettant à ces cadres de partir dans des sociétés privées après avoir déposer leur dossiers de  retraite  rapporte la même source. Cette affaire de faux diplômes aurait causé un grand préjudice moral qui pourrait mettre en péril la notoriété d’Algérie Télécom du fait que d’innombrables fausses attestations et diplômes auraient été retirés des dossiers de gens pistonnés qui ont des connaissances solides dans la société afin de ne laisser aucune trace qui pourrait les impliquer avec la justice. Selon la même source, de 100 à 150 faux diplômes auraient été retirés de leurs dossiers.  L’exemple de l’une des secrétaires est flagrant. Cette dernière selon la source avec un diplôme de secrétariat délivré par un centre de formation professionnelle aurait occupé le poste  du directeur adjoint en échange d’un salaire de 70 milles dinars. Cette dernière selon la source aurait pris un congé sans solde pour fuir la direction générale  après l’éclatement du scandale afin d’éviter tout problème.  Le scandale de faux diplômes permettant à des personnes pistonnées d’accéder à de vrais postes de responsabilité pourrait mettre en péril des entreprises importantes en Algérie telles qu’Algérie Télécom qui se classe en seconde ou troisième position après Sonatrach. (Réflexion-17.07.2012.)

**Mostaganem:10 hectares offerts à un  milliardaire

Un haut responsable à Mostaganem a commis une fatale erreur. Ce dernier,  a offert un terrain agricole de 10 hectares à un  milliardaire connu à Mostaganem pour l’élevage des chevaux de course  à l’image des princes  du Qatar, alors que des centaines de jeunes chômeurs qui ont fait leurs demandes pour bénéficier de quelques miettes afin de lancer de petits projets, utiles pour la wilaya, attendent toujours … Quel Mostaganem pour quels responsables ! cette info est rapportée par Réflexion-19.07.2012.

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*Blanchiment d’argent

La partie immergée de l’iceberg

L’ouverture du marché à tout-va et la déréglementation de divers secteurs d’activité économiques a ouvert les portes à tous les types de délinquance économique.

Trafics, fraude fiscale et blanchiment d’argent ont facilité l’apparition, du jour au lendemain, de grosses fortunes dont les nantis échappent depuis à toute forme de contrôle. Au centre des préoccupations, «le blanchiment d’argent et sa corrélation avec le financement du terrorisme» a fait l’objet d’une série de mesures ayant pour objectif de limiter le champ d’action des «blanchisseurs».
Une Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) a ainsi été créée en 2002 et a été dotée de l’outil de déclaration de soupçon afin de détecter et prévenir ce genre d’opérations. Cependant, aucun bilan des activités de la cellule n’avait été publié, du moins jusqu’à hier.

Le président de la CTRF, Abdenour Hibouche, a profité de la tenue de la réunion du Groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord à Alger pour faire un premier bilan. Dans une déclaration à l’APS, le successeur de Abdelmadjid Amghar a annoncé qu’«entre 2010 et le premier semestre 2011, la CTRF a reçu pas moins de 3000 déclarations de soupçon», déclaration concernant, rappelons-le, des transactions inhabituelles et sans justification économique. Et d’ajouter que «600 déclarations de soupçon ont été recensées au premier semestre 2011», précisant au passage que «pratiquement toutes les déclarations reçues jusqu’ici concernent des opérations financières inhabituelles qui peuvent ne pas s’avérer forcément comme des opérations de blanchiment d’argent».

Des chiffres qui peuvent paraître impressionnants à première vue, mais qui cachent mal l’étendue des maux qui rongent l’économie nationale, d’autant que ces derniers chiffres ne sont que la partie apparente de l’iceberg. D’ailleurs, la déclaration de M. Hibouche est affligeante d’imprécisions concernant les déclarations de soupçon qui ont donné lieu à des poursuites. Il ne s’est pas non plus prononcé sur l’étendue de l’implication de certaines professions, comme celles de notaire ou d’avocat dans le processus, surtout lorsqu’on pense que la majorité des fonds à blanchir passent dans le marché immobilier.

De l’aveu même du responsable, la CTRF est surtout saisie quand l’argent passe par une banque et ne peut, par voie de conséquence, être informée de transactions effectuées hors circuit bancaire. Dans une économie dominée de 50 à 60% par le marché informel et caractérisée par une masse monétaire circulant hors du circuit évaluée à 700 milliards de dinars, selon les estimations les plus faibles, on imagine aisément l’étendue du malaise. D’ailleurs, les cambistes du marché parallèle du change prospèrent et opèrent sur des volumes variant entre 100 000 et 300 000 euros/jour, selon certaines estimations.

Malgré l’existence d’un tel organisme, les nouvelles fortunes affichent ostensiblement leurs signes extérieurs de richesse contrastant avec arrogance avec l’altération générale des conditions de vie des Algériens. Il ne s’agit pas de diaboliser la richesse si elle est issue de revenus légaux. Il faut toutefois que l’administration fiscale joue pleinement son rôle en traquant les niches de délinquance économique via les signes extérieurs de richesse. Ces derniers sont d’ailleurs définis dans la charte du contribuable comme étant «les dépenses personnelles ostensibles et notoires et les revenus en nature dépassant le total exonéré qui n’ont pas fait l’objet de déclaration». Il reste aussi l’application effective de l’impôt sur le patrimoine, si ce n’est l’institution d’un impôt sur les fortunes qui, en plus de combler un manque à gagner pour le Trésor, contribuerait à mettre en place un outil statistique de l’état des fortunes en Algérie. (El Watan-30.11.2011.)

***Blanchiment d’argent: 600 déclarations de soupçons reçues par le CTRF

Six cent déclarations de soupçons de blanchiment d’argent durant le premier semestre 2011 ont été transmises au CTRF (Cellule de traitement du renseignement financier), selon son président Abdenour Hibouche dans une déclaration à l’APS.

Selon une déclaration de M. Hibouche, en marge d’une réunion du groupe d’action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), la cellule a reçu six cent déclarations de soupçons de blanchiment d’argent au premier semestre de l’année en cours.

Trois mille déclarations ont été envoyées au CTRF depuis 2010, selon M. Hibouche qui explique que les institutions financières étaient tenues, conformément à la loi de 2005 sur le blanchiment d’argent, de faire une déclaration de soupçon de blanchiment d’argent dès qu’une opération financière leur semblait inhabituelle.

Afin de pouvoir faire face à ce phénomène, l’Algérie doit renforcer les moyens de répression et de contrôle de ces activités favorisées notamment par l’économie informelle, selon M. Hibouche. (Ennahar-30.11.2011.)

**fonds illicites… 18 milliards de dollars transférés en une décennie

Le dernier rapport du Global Financial Integrity parle de pas moins de 18 milliards de dollars de transferts non enregistrés par la balance des paiements entre 2000 et 2009 en Algérie.

L’Algérie exporte annuellement en moyenne 1,875 milliard de dollars de flux financiers issus de la corruption et des réseaux de blanchiment d’argent. L’organisme américain, qui compte de nombreux hauts magistrats et financiers spécialisés dans la traque de la fraude fiscale et le blanchiment d’argent, précise que les surfacturations au titre des opérations de commerce international ont coûté à l’Algérie, au cours de la même décennie, 4,391 milliards de dollars, soit 439 millions de dollars par an.
Les données présentées par le GFI démontrent quelques écarts importants au fil des années. Ainsi, en ce qui concerne la majoration des prix à l’import, l’organisme américain note des pics importants en 2001 et en 2009.

La manipulation des coûts a majoré la facture à hauteur de 1,6 milliard de dollars en 2001 et d’un peu plus d’un milliard de dollars en 2009. Globalement, l’organisme américain évoque un manque à gagner pour les pays en développement, dont l’estimation varie entre 775 milliards et 903 milliards de dollars, en 2009.Ces chiffres présentés peuvent susciter l’étonnement de par leur exactitude apparente. Cependant, ils demeurent non consolidés du fait de l’absence de données pour certaines années. C’est le cas pour l’Algérie, des flux financiers non enregistrés par la balance des paiements au cours des années 2001, 2008 et 2009. Il est vrai aussi que pour élaborer ses statistiques, le GFI se base sur les données concernant les balances de paiements, les réserves, les IDE, le commerce extérieur, et la dette extérieure, telles que rapportées par les banques centrales des pays membres du FMI et la Banque mondiale.

Le GFI s’appuie également sur les modèles résiduels de la Banque mondiale pour calculer le manque à gagner en termes de manipulation des prix dans le commerce extérieur et pour détecter la fuite des capitaux non enregistrés par la balance des paiements. Capitaux issus des produits de la corruption, des détournements, des commissions occultes, etc. D’ailleurs, la différenciation entre les deux modèles permet au GFI de classer les grands exportateurs selon les modes de transfert des capitaux. Pour le cas de la Chine par exemple, économie essentiellement orientée vers le commerce, les flux illicites empruntent particulièrement le chemin de la manipulation des prix dans la chaîne du commerce extérieur.

A contrario, pour les exportateurs de pétrole aux économies assises sur la rente, ce sont les conduits des capitaux non enregistrés dans la balance des paiements qui dominent. C’est d’ailleurs le cas de l’Algérie pour qui les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dominée par les flux informels qui contrôlent 60% des échanges et sclérosée par la bureaucratie, les modes de fonctionnement de l’économie algérienne ont favorisé les comportements rentiers et la corruption. Une décennie de hausse continue des cours du brut et d’accumulation des recettes et un contexte où la dépense publique a décuplé a largement contribué à multiplier les opportunités aux responsables indélicats.Le marché parallèle des changes et sa réactivité pour les transferts de fonds ne sont pas non plus étrangers à l’accélération des flux illicites. (El Watan-08.032.2012.)

***Délits économiques : 86 infractions relevées en un an a Oran

Les atteintes à l’économie nationale constituent un phénomène en hausse. Fausses déclarations de valeur, transferts illégaux de capitaux, blanchiment d’argent, les infractions à la loi sont diverses.

Ces crimes ont toujours fait l’objet d’une lutte par les services de sécurité. Dans ce sens, 86 infractions ont été enregistrées par les services de la douane à Oran (au port et à l’aéroport), l’année dernière. Dans 77  cas, les auteurs de ces infractions, ont donné de  fausses déclarations de la valeur de la marchandise importée.  Ils avaient «gonflé» les factures pour pouvoir transférer leur argent illégalement vers l’étranger. Les douaniers ont récupéré l’équivalent de 2, 2 milliards de centimes pour le compte du Trésor public au titre du paiement des amendes sur ces pratiques. Ce genre de délits prend de l’ampleur et continue d’engendrer des pertes importantes au Trésor public et des préjudices à l’économie nationale et à la société. Ces infractions se multiplient en dépit du renforcement de l’arsenal juridique et de la mise en place de moyens de détection.   (El Watan-06.032.2012.)

**Trafic de céréales vers le Maroc

Blé dur et tendre contre cheptel malade et kif

  Que fait l’Etat algérien?   

La forte production de céréales cette année est confrontée dans la wilaya de Tlemcen à un manque flagrant d’aires de stockage. Cette situation a généré le ras-le-bol des agriculteurs, contraints d’attendre des heures pour livrer leur production aux coopératives des CCLS dont les capacités se sont avérées insuffisantes par rapport à la production d’un mois de campagne moisson-battage.
Plus de 500.000 quintaux de céréales dont 270 000 q d’orge ont été récoltés, et il est attendu, selon les prévisions de la direction des services agricoles, la récolte de plus d’un million de quintaux. Face à ces insuffisances, les spéculateurs ont fait leur apparition dans la région frontalière de Maghnia et rachètent au prix fort la production des agriculteurs pour l’écouler ensuite sur le marché de la contrebande vers le Maroc.
Les agriculteurs qui ont déjà saisi les autorités locales de la wilaya, la direction des services agricoles et le ministre de l’Agriculture, indiquent que «le trafic des céréales vers le Maroc a pris des proportions des plus inquiétantes car il touche un produit stratégique. Malgré les mises en garde adressées à tous les responsables du secteur de l’agriculture, rien n’a été fait sur le terrain pour mettre un terme à ce trafic qui porte aussi atteinte à l’économie nationale».
Par ailleurs, et contrairement à ce qui a été annoncé lors de la réunion des directeurs des CCLS de l’Ouest, les agriculteurs dénoncent le peu de moyens matériels mis à leur disposition, ce qui causé des retards et de grandes superficies sont toujours dans l’attente d’être récoltées avec tous les risques d’incendie en cette période de canicule. L’apparition du cheptel marocain en grand nombre sur les marchés de la wilaya fait craindre le pire pour certains agriculteurs qui tirent la sonnette d’alarme.
«Notre céréale est échangée bel et bien contre un cheptel douteux en provenance du Maroc car on n’est pas assuré de sa vaccination», ont-ils dénoncé, en s’interrogeant sur l’absence de contrôle vétérinaire dans les marchés de la région et dans les abattoirs. Il semblerait que la région de l’est marocain a connu cette année une forte production de cheptel et les trafiquants ont trouvé encore une fois la parade d’échanger un produit hautement stratégique contre un cheptel peut-être malade qui contaminera nos ovins et mettra en danger la santé des citoyens. (Le Temps-09.07.2012.)

**13 tonnes de cannabis et 6 kg de cocaïne saisis depuis le début de l’année 2012

*Les services de sécurité ont réussi à mettre la main sur 13 tonnes de cannabis et 6 kg de cocaïne durant la période allant du mois de janvier au mois de juin de l’année en cours, a affirmé, hier, au siège de la sûreté de la wilaya de Boumerdès, au cours d’une conférence de presse, le responsable du laboratoire scientifique de la DGSN.
Ce responsable a déclaré que les barrons de la drogue utilisent un nouveau mode opératoire qui consiste à utiliser des femmes et des enfants dans leurs réseaux afin de transporter leur marchandises. Ce qui est difficile pour les services de sécurité de les identifier, a ajouté pour sa part, le responsable du dossier de trafic de drogue au niveau de la sûreté de Boumerdès.
Egalement, étalant le bilan des saisis, le premier responsable cité, a précisé que ses services sont parvenu à saisir 82 234 psychotropes et 70 gr d’héroïne et affirme que ces saisies ainsi que celles de drogue ont été effectuée au niveau des ports et aéroports. Par ailleurs, il est à noter que cette conférence intervient au moment où les services de police organisent depuis quelques jours une caravane de sensibilisation contre la toxicomanie où les mêmes services ont sillonné cinq wilayas à travers le territoire national. (Le Temps-09.07.2012.)

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*retrait bancaire inhabituel…

«Tout le monde veut récupérer son argent, si cela continue, les banques n’auront plus de liquidités…»

*Derrière la crise des liquidités et la prolifération des faux billets de banque…il y a anguille sous roche !

**les  barons de l’informel, les capitaines d’industrie et les hauts responsables pourris sont en train de vider les comptes !

**Le transfert illicite d’argent reprend du service..

Le manque de vision économique doublé d’une instabilité politique sème la panique chez les  barons de l’informel, les capitaines d’industrie et les hauts responsables. Conséquence :  flambée de l’immobilier et du taux de change des devises sur le marché informel. Le transfert illicite d’argent reprend aussi du service.  Enquête dans les milieux d’affaires oranais.

«Tout le monde veut récupérer son argent, si cela continue, les banques n’auront plus de liquidités…» A en croire ce banquier oranais, dans la deuxième ville du pays comme partout en Algérie, la crise des liquidités et la prolifération des faux billets de banque persistent en dépit des assurances des autorités quant à une solution imminente. Dernière trouvaille : après les accrochages et les échanges d’accusations entre les différents responsables de la Banque d’Algérie et Algérie Poste, les autorités monétaires ont décidé d’émettre un nouveau billet de 2000 DA, annoncé pour le 28 avril. Objectif affiché : pallier le manque de liquidités. Devant cette situation, désarçonnés, des commerçants et des industriels préfèrent simplement retirer leur argent.

Kadour, 40 ans, commerçant à  Sidi Bel Abbès, confie avoir récupéré son argent «juste après les émeutes». «Je ne voyais pas d’autre choix, car j’avais peur d’une reprise des émeutes et de me retrouver otage de l’ouverture des banques et du jour au lendemain, sans ressource. J’ai donc préféré mettre mon argent à l’abri.» Mais comment ? La réponse se trouve chez cet autre commerçant d’Oran. «Soit vous achetez des biens immobiliers, soit vous échangez votre argent en euros.» En économie cela s’appelle des «valeurs refuges». Une manière de blanchir ou de transformer l’espèce en une valeur matérielle. D’après nos sources, des dizaines de magnats du business de l’Ouest auraient ainsi procédé au retrait des liquidités des banques.

Informés en catimini

Et même si les raisons ne sont pas les mêmes, tous mènent une course contre la montre. Les entrepreneurs à la fortune douteuse, eux, sont mis en alerte par la dernière mesure prise par la Banque d’Algérie le 1er janvier dernier, notifiant aux banques de procéder, d’ici le 31 juin, à la conversion des bons de caisse anonymes en bons de caisse nominatifs (personnalisés). Un entrepreneur engagé dans des chantiers du gouvernement aurait, par exemple, selon des sources bancaires, retiré plus de 300 milliards de centimes en l’espace d’une semaine, déposés sous forme de bons de caisse. «Il n’est pas le seul à l’avoir fait, confirme une source sécuritaire. Ils sont nombreux ! Alors bien sûr, les banques sont tenues d’informer les autorités lorsque des sommes importantes sont retirées, mais ils ont eu toutes les facilités pour le faire.» Un autre entrepreneur, qui refuse de divulguer son identité, a récupéré en liquide plus de 80 milliards de dinars en bons de caisse. «Je ne veux pas compromettre l’avancée de mes chantiers en cours, argumente-t-il. Vous savez, je paie tout en espèces, donc face à cette crise de liquidités, je ne pouvais pas faire autrement. J’ai besoin de fonds de roulement.» Des personnalités influentes ainsi que des entrepreneurs proches du sérail auraient été informés en catimini avant même la notification aux banques. «Nous avons enregistré un flux anormal en début d’année, nous révèle-t-on à la brigade du renseignement économique de la gendarmerie. Nous avons mené des investigations qui ont abouti à un résultat étonnant.

La Mecque des affairistes

De hautes personnalités, des hommes d’affaires ainsi que leurs proches seraient derrière ce retrait bancaire inhabituel.»  Que craignent-ils ? D’abord, pour les hommes d’affaires douteux. «C’est la fraude fiscale (ces dépôts bancaires ne sont généralement pas déclarés aux impôts) qui motive leur empressement à retirer leur argent, et la campagne menée actuellement par l’Etat contre l’argent sale. Vous savez, Oran est en quelque sorte la capitale financière de l’Algérie de surcroît, La Mecque des affairistes et des barons de l’informel, en plus bien évidemment, de ceux de la drogue. Il y a trop d’argent à Oran !» tente d’expliquer un conseiller financier proche des milieux d’affaires oranais. Et d’interroger : «Avez-vous fait le lien entre le scandale Sonatrach, l’affaire du Centre des conventions d’Oran et celle des 900 millions d’euros transférés en Espagne ?» A l’évidence aucun. Mais d’après les confidences et les aveux de plusieurs hauts responsables locaux, «une poignée d’hommes d’affaires en liaison avec des hauts responsables tiennent d’une main de fer tout le business dans l’ouest de l’Algérie et des têtes risquent de tomber prochainement», avisent-ils. En d’autres termes, les derniers scandales ont tous un point commun : Oran comme lieu de transaction. Un ministre de l’actuel gouvernement aurait retiré ses dépôts bancaires et vendu ses biens immobiliers à Oran pour les échanger en euros sur le marché parallèle et dans les milieux initiés. Il ne serait pas le seul. Sur ses traces, des politiques, des militaires ainsi que de hauts responsables de l’Etat ont fait de même.

Pas de risque

Selon le quotidien El Khabar du 4 mars dernier, deux ministres du gouvernement Ouyahia auraient vendu leurs biens immobiliers en devises, alors qu’un troisième ministre aurait échangé sa «fortune» en dinars contre des euros. Tous s’y emploient, que ce soit les businessmen, les hauts responsables ou de simples commerçants. Selon un membre de la section oranaise de l’Association générale des entrepreneurs algériens, «Ce vent de révolte, qui peut contaminer l’Algérie à tout moment, les hante. Donc, ils préfèrent ne pas prendre le risque de laisser leur dépôt dans les banques. Même si on tente de rassurer l’opinion publique en disant que l’Algérie n’est ni l’Egypte ni la Tunisie, je vous assure que la peur s’est emparée de tout le monde. Même les entrepreneurs et les industriels les plus intègres se sentent menacés, car les Algériens doutent depuis toujours des nouvelles fortunes. Et nous sommes tous mis dans le même panier. Je ne vous cache pas que je suis aussi tenté de faire comme eux», avoue-t-il. Les plus malins ? Ils attendent le 28 avril. «Les billets de 2000 DA seront plus faciles à transporter et à cacher chez soi», ironise un grand commerçant oranais. Avis de bousculades devant les guichets bancaires à partir de la semaine prochaine…(El Watan-22.04.2011.)

**Détournement des terres de leur vocation : un fléau qui se perpétue

Le manque de rigueur de la législation régissant le foncier a généré de nombreux cas de détournement.

Le phénomène s’est accéléré durant les années 1990, lorsque l’Algérie a sombré dans une crise politique éprouvante. Néanmoins, le détournement des terres agricoles a continué même durant les années 2000, quoique à une cadence moins importante. Ces terres, soit ont été utilisées par les exploitants pour la réalisation des projets d’habitation ou des fonds de commerce, soit elles ont fait l’objet de vente directe à des promoteurs immobiliers. Les détournements touchent beaucoup plus les terres des exploitations relevant du domaine privé de l’Etat. En 2008, le groupement de la gendarmerie nationale de la région d’Alger a rendu public un rapport où des dizaines d’exploitations agricoles détournées de leur vocation ont été identifiées.

Ces terres se situent dans le prolongement de la plaine de la Mitidja, où les résultats des investigations effectuées entre novembre 2005 et juillet 2007 font ressortir près de 1300 procès-verbaux qui ont été transmis aux procureurs généraux des tribunaux territorialement compétents. Les résultats des enquêtes menées concluent que 1615 hectares sont détournés, ce qui représente plus de 10%  de la SAU de la région d’Alger.  Pour les régions de Blida, Alger et Boumerdès, soit dans l’entourage immédiat de la capitale, les enquêtes menées par les services de la gendarmerie durant cette période évaluent la superficie globale des détournements à plus de 6300 hectares. Le même rapport précise aussi que ces terres ont changé de mains plusieurs fois  à travers des transactions conclues dans l’illégalité.

Dans son ouvrage intitulé L’Algérie de l’indépendance à l’Etat d’urgence, Mokhtar Lakehal souligne : «Dans les faits, la loi de 1987 semble s’être heurtée dans beaucoup de cas à des comportements autoritaires de la part des institutions chargées de l’appliquer. Une petite partie des superficies a été attribuée illégalement (en exploitations agricoles individuelles, bien évidemment) à une frange de la nomenklatura, ceci créant un des premiers grands scandales publics de l’Algérie indépendante. Mais, surtout, une grande partie des collectifs nouveaux s’est vu imposer d’autorité des membres dont personne ne voulait, ceci recréant l’hétérogénéité qu’on voulait justement supprimer. Mais, surtout, les personnes les mieux placées dans l’ancien appareil de l’agriculture d’Etat ont accaparé les meilleures terres et le meilleur matériel. (…)

Bien qu’aucun bilan n’ait été fait jusqu’à maintenant, il semble que beaucoup d’entre eux aient déjà vendu ce qu’il était possible de vendre sur les exploitations (cheptel, machines) pour partager l’argent entre leurs membres, et effectuent le minimum de travaux culturaux, se contentant de vendre sur pied ou même de louer des terres à des agriculteurs privés ou des commerçants agriculteurs». (El Watan-09.07.2012.)

***À l’approche de l’Aïd El Adha

Les voleurs de cheptel frappent au niveau des régions limitrophes

Les forces de sécurité combinées ont mis en place un plan de sécurité afin de contrôler toutes les routes nationales et les chemins de wilaya et tous les tronçons menant vers les frontières Est et Ouest du pays pour faire face à la contrebande de moutons.

L´approche de l´Aïd El Kébir est-elle synonyme de vols de cheptel? Il faut le croire, du moins, à Oran, où une dizaine de cas de vol de cheptel ont été signalés dernièrement. La majeure partie des vols ont été commis dans les communes rurales comme Boufatis, Tafraoui, El Braya et Hassi Bounif. Les éleveurs de ces régions ne savent plus comment faire face à ces réseaux de voleurs de bétail qui écument la région chaque année à l’approche de l’Aïd El Adha. Les voleurs profitent de la baisse de vigilance la nuit et au petit matin pour sévir.

Les moutons volés sont ensuite acheminés vers des destinations inconnues. Les chances de retrouver les bêtes volés vivants sont minimes pour ne pas dire nulles en cette période puisqu’elles sont directement acheminées vers l’abattage en raison de la demande en hausse des viandes sur le marché. Malgré la mobilisation et le déploiement, un peu partout, des éléments de sécurité, la vente des moutons de l´Aïd est devenue, ces derniers temps, un véritable casse-tête chinois pour les services de sécurité.

Les voleurs n’agissent pas seuls

Cette difficulté se complique davantage lorsque la victime dépose plainte mais se retrouvant le plus souvent dans l´incapacité d´avancer des signalements et renseignements précis sur son troupeau volé. Les forces de sécurité combinées ont mis en place un plan de sécurité afin de contrôler toutes les routes nationales et les chemins de wilaya et tous les tronçons menant vers les frontières Est et Ouest du pays pour faire face à la contrebande de moutons.

A l’approche de l’Aïd nul n’est à l’abri de ce trafic qui profite à des réseaux tant internes qu’externes. Les bergers, les petits éleveurs, les transhumants, les fermes familiales et les professionnels des étables font l’objet, chaque jour que Dieu fait, d’attaques, d’agressions et de vols de bétail. C’est que les voleurs n’agissent pas seuls – rares sont les cas isolés – à partir du moment où ils travaillent directement avec des maquignons clandestins ou encore des abattoirs qui exercent au noir. (El Watan-26.10.2011.)

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* Des terres de l’Etat cédées au  dinar symbolique

Le journal Echorouk a appris de sources bien informées que les services du gouvernement et le ministère de l’industrie ont reçu récemment une correspondance émanant des services de contrôle et de la répression des fraudes sur une liste contenant pas moins de 50 investisseurs ayant bénéficié de foncier industriel relevant du domaine de l’Etat.Le gouvernement et le ministère de l’industrie ont reçu également des correspondances similaires de la part de nombreux services relevant de différents secteurs, notamment des douanes algériennes et du ministre du commerce. Ces quelques 50 investisseurs ont détourné le foncier industriel dont ils ont bénéficié de sa vocation initial pour y construire des salles des fêtes, des salles de sport et même des cafeterias. Les mêmes sources ont souligné, en outre, que les noms figurants sur cette liste ont bénéficié de nombreux privilèges d’une manière illégale. Il s’agit notamment d’exonérations fiscales, baisse des impôts, et ce, sans réaliser les projets qui figurent sur les cahiers des charges. Ainsi, ces terres ont été détournées illégalement de leurs vocations initiales. Pire encore, ces investisseurs ont exploité les registres de commerce et le foncier industriel à leurs dispositions pour d’autres fins que celles définies dans le cadre des projets d’investissement. Suite aux enquêtes diligentées sur le terrain par les différents services de sécurité, des rapports « sombres » ont été élaborés. En effet, les services de sécurité ont vérifié, étudié et analysé les déclarations portant sur le développement des zones industrielles, ainsi il a été constaté que de nombreux projets n’ont pas été réalisés comme convenu, alors que d’autres ont été détournés de leur vocation initiale pour construire des salles des fêtes, des salons de thé, des cafeterias et des salles de sports. Nos sources indiquent, qu’en plus de cette correspondance, les services de sécurité ont diligenté des enquêtes sur terrain, sur ordre du président de la république, sur la gestion de l’immobilier au niveau de différentes régions du pays. La majorité de ces terres sont situées dans le sud du pays, notamment dans les régions proches des zones industrielles de Hassi R’mel et de Hassi Messaoud. (Echorouk-25.11.2010.)

***La mafia du foncier…

Plusieurs centaines d’habitants de la commune de Bordj El Bahri (Alger) se sont rassemblés au cours du week-end devant le siège de l’APC. Ils réclamaient l’installation d’une commission d’enquête afin de lever le voile sur la question du trafic dans le foncier.
Des banderoles ont été déployées sur le mur d’enceinte du siège de l’APC, où l’on pouvait lire : «Les citoyens de la commune demandent une commission d’enquête pour faire la lumière sur le trafic foncier dont s’est rendue coupable une véritable mafia qui active depuis quelque temps dans la commune.» Plusieurs rassemblements ont été organisés, au cours de la semaine, par les habitants de la commune devant le même siège, qui est devenu au fil du temps un lieu où les citoyens peuvent exprimer leur colère face à une gestion des affaires de la municipalité qui s’apparente de plus en plus, selon les propos des protestataires, «à la gestion d’un bien privé».
Les citoyens de la commune, particulièrement les plus démunis, qui ont été, des années durant, marginalisés par les autorités locales, ont pris, pour la circonstance, le train de la contestation après de longues années de silence.«Nous n’avons plus le droit de garder le silence, car il est question à travers ces démonstrations de rue de lever le voile sur ces trafics et de rendre également justice aux citoyens de la commune qui n’ont bénéficié d’aucun privilège durant plusieurs décennies», diront des citoyens qui ont tenu aussi à contester la dernière attribution de lots de terrain se trouvant au lotissement Ben Djaïda.
Plusieurs habitants, présents lors des rassemblements, ont tenu à dénoncer ce fait qu’ils qualifient «d’injuste et de grave». «L’actuel staff municipal s’est octroyé des lots de terrain au niveau de ce lotissement. Il ont dû, sous la pression des citoyens, les vendre collectivement à un entrepreneur», signalent-ils.D’autres citoyens ont affirmé que «des lots de terrain se trouvant au niveau du lotissement El Guendoul ont été également attribués aux mêmes responsables locaux, par effet rétroactif». Les protestataires de la commune de Bordj El Bahri demandent avec insistance la désignation d’une commission d’enquête par les pouvoirs publics afin de faire la lumière sur ces faits qui accentuent la colère et le ressentiment des habitants. Parallèlement à ces rassemblements dont la principale revendication s’est articulée autour du foncier, d’autres habitants de la commune, notamment ceux des chalets, ont organisé des rassemblements similaires devant le siège de l’APC. Ils revendiquaient leur droit au relogement dans le cadre des dernières opérations menées par les pouvoirs publics et qui ont touché plusieurs sites à travers la capitale.«Nous avons, à l’instar des autres habitants des chalets de la capitale, droit à un recasement définitif dans des logements décents, car les conditions de vie dans les sites de chalets à Bordj El Bahri se sont considérablement altérées», déplorent des citoyens contestataires. (El Watan-03.04.2011.)

*DES MILLIARDS DE DOLLARS ILLÉGALEMENT TRANSFÉRÉS À L’ÉTRANGER
Les dessous d’une grande arnaque

Tous les indices indiquent que l’Algérie se dirige vers des importations d’environ 40 milliards de dollars en 2010.

Le commerce extérieur de l’Algérie continue de susciter les commentaires des économistes. Certains voient même que la facture est exagérément gonflée. C’est le cas de Nouredine Laghliel, expert en Bourse en Suède. L’année dernière, la facture des importations était de 40 milliards de dollars. Elle a toutes les chances de se situer au même niveau cette année. Même si les données sur le commerce extérieur des six premiers de l’année indiquent une légère baisse des importations par rapport à 2009. Elles ne sont plus que de 19,71 milliards de dollars contre 20,92 milliards à la même période de l’année dernière. Mais la hausse par rapport aux trois dernières années est significative. A titre d’exemple, le commerce extérieur algérien a enregistré, au cours du premier semestre 2007, un volume des importations de 12,8 milliards de dollars. C’était déjà significatif d’une augmentation de 20,7% par rapport aux résultats du 1er semestre 2006.
Au début des anées 2000, les importations annuelles étaient de moins de 20 milliards de dollars. Elles avaient même enregistré le niveau de 14 milliards pour dépasser le double en 2009. Dans des intervalles rapprochées, les autres données sur l’économie n’ont pas évolué. Le produit intérieur brut, soit l’ensemble des richesses produites, étaient de 3% en 2004 et de 6% en 2008. L’inflation a évolué de 3,5 à 5% durant la même période et le chômage a diminué de 15% à 12%.
D’autres indices ont évolué. Les dépenses des ménages ont augmenté de 6% et le niveau du salaire national minimum garanti est passé de 12.000 DA à 15.000 DA en 2010.
A la lumière de tous ces chiffres, le même expert arrivé à la conclusion que les chiffres sur les importations suscitent des doutes sur leur véracité. S’ils ne sont pas exacts, c’est qu’il y a des raisons. Lesquelles? Elles seraient au nombre de trois. Il se pourrait que des sociétés-écran se chargent de transférer les devises sans contrepartie, ou que ces opérations ne soient le témoin de blanchiment d’argent ou qu’elles cachent une pratique encore plus banale comme la surfacturation. Il se peut même que toutes ces procédures coexistent.
L’une n’excluant pas l’autre. En tout cas, ce ne sont pas les indices qui manquent pour corroborer ces conclusions. A titre d’exemple, la Banque d’Algérie vient de limoger son directeur du Change à cause des affaires de transfert illicite, découverts après enquête, sans que personne ne puisse s’en apercevoir pour les bloquer. Pour la surfacturation, les faits ont même été portés à la connaissance d’Ouyahia par son homologue syrien lors d’une visite dans ce pays. C’est l’ancien ministre du Commerce qui a rapporté les faits selon lesquels la partie algérienne a fait valoir que ses importations de Syrie atteindraient 300 millions de dollars. Précision des concernés: ils n’ont exporté que 50 millions de dollars vers l’Algérie.
Toutes ces raisons ont conduit le gouvernement à adopter dès l’année dernière des mesures pour réduire le transfert de devises en Algérie. Pour la première année de son application, les résultats ne sont pas très encourageants. Et déjà que le gouvernement parle d’assouplir les restrictions imposées en décrétant que le seul moyen de paiement extérieur est le crédit documentaire.
Les achats urgents ne seront plus concernés par cette procédure.(L’Expression-22.07.2010.)

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*300 milliards de centimes de préjudice et 223 personnes arrêtées

Un vaste trafic de ciment démantelé à l’Est

Quarante-deux accusés, dont 4 cadres exerçant au niveau des cimenteries, ont été placés en détention provisoire, deux cadres de banque ainsi que 27 entrepreneurs et commerçants.

Les derniers éléments de l’enquête sur un vaste trafic de ciment dans cinq wilayas de l’Est du pays ont été révélés hier, lors d’une conférence de presse tenue au niveau du commandement de la gendarmerie nationale de la Ve Région militaire, à Constantine. Les chiffres effarants donnés par le lieutenant-colonel Ben Naâmane Mohamed Tahar, chargé de communication au niveau de la Ve Région militaire, ainsi que le colonel Keroud, renseignent, en effet, sur l’étendue du trafic aux ramifications régionales et impliquant de hauts cadres de différentes cimenteries et institutions bancaires. Le préjudice porté au Trésor public, dans cette affaire, est estimé à plus de 228 milliards de centimes. Le secteur de l’habitat, quant à lui, a été sérieusement touché par ce trafic, où plusieurs projets de construction ont été, ou arrêtés, ou carrément annulés.
Ainsi, après 6 mois d’investigations menées par les brigades de la Gendarmerie nationale dans cinq wilayas de l’Est à savoir, Batna, Tébessa, Sétif, Skikda et Constantine, 258 personnes, dont des hauts cadres des cimenteries de Aïn Touta, El-Ma Labiod, H’djar Soud, Aïn Kebira et Hamma Bouziane, ont été arrêtées. Elles sont accusées d’association de malfaiteurs, falsification de documents officiels, non-dénonciation de crime, fausses déclarations, faux et usage de faux, escroquerie, usurpation d’identité, défaut de registre de commerce, fraude fiscale et spéculation illégale sur le ciment. Présentés devant la justice, 42 accusés ont été placés en détention provisoire dont 4 cadres qui exercent au niveau des cimenteries sus-citées, deux cadres de banque ainsi que 27 entrepreneurs et commerçants. Par ailleurs, 88 autres prévenus impliqués dans cette affaire, ont été placés sous contrôle judiciaire, et 93 autres ont bénéficié de la liberté provisoire. 35 autres mis en cause sont, en outre, toujours en fuite. Durant l’enquête, les éléments de la Gendarmerie nationale ont découvert que 265 483, 58 tonnes de ciment ont été détournées sur le marché  parallèle, durant ces trois dernières années, soit l’équivalent de plus de 169 milliards de centimes, si l’on prend uniquement en considération le prix officiel qui est de 320 dinars, le sac de 50 kilos. Or, la quantité détournée a été cédée sur le marché informel à raison de 750 dinars le sac, avec une marge bénéficiaire qui atteint plus de 228 milliards de centimes.
Notons que la spéculation du ciment est à l’origine de l’augmentation du prix du sac de 50 kg, qui est passé à 800 dinars, soit le double du prix pratiqué par l’État qui est de 320 dinars, selon le décret exécutif 09/243. Une situation qui a porté un sérieux coup à l’économie nationale, surtout dans le secteur de l’habitat. “Avec ce ciment détourné sur le marché noir, l’État aurait pu construire 8 850 logements sociaux de type F3, si l’on considère que chaque logement a besoin de 30 tonnes de ciment”, a précisé le colonel Benaâmane. Tout en ajoutant que ce phénomène a pris de l’ampleur depuis la disposition de 2007, qui exclut les revendeurs de ciment du circuit de la distribution, et qui stipule que toute la production doit être réservée aux projets publics. (Liberté-26.10.2010.)

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*Fichier national des fraudeurs : 66 000 dossiers transmis à la justice….

Le ministère du Commerce ordonne la chasse contre les fraudeurs écumant la sphère du commerce extérieur. Environ 66 000 dossiers d’opérateurs économiques indélicats, inventoriés au 1er mars 2010, ont été transmis à la justice, a révélé jeudi dernier El Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, lors d’une journée d’étude consacrée au partenariat entre les douanes et l’entreprise, organisée au siège de l’Agence algérienne de promotion du commerce extérieur (Algex) à Alger.

Ces opérateurs hors la loi sont inscrits au Fichier national des fraudeurs (FNF), ajoute-t-il. Plusieurs griefs sont retenus contre eux, particulièrement des infractions contre les règlements relatifs aux impôts, aux douanes, au commerce, aux banques ainsi que le non-respect des obligations liées au dépôt des comptes sociaux. A titre d’exemple, le taux des entreprises (Eurl, Spa et Sarl) n’ayant pas déclaré leurs comptes sociaux avoisine les 60%, selon de récentes statistiques fournies par le Centre national du registre du commerce (CNRC). Ceci témoigne d’un niveau galopant du phénomène de l’informel et de l’évasion fiscale en Algérie. Ceci étant, le ministre donne l’impression de vouloir sévir contre les opérateurs contrevenants, estimant que les fraudeurs inscrits sur le FNF ne pourront plus bénéficier des avantages fiscaux relatifs à la promotion de l’investissement, encore moins accéder aux marchés publics ou procéder à des opérations de commerce extérieur.

D’après lui, ce dispositif contribuera à assainir davantage les opérations de commerce extérieur. Il rappelle en revanche que « toute reprise d’activité commerciale » sera conditionnée à la régularisation de la situation de l’opérateur vis-à-vis de la législation et la réglementation fiscales, douanières, bancaires, financières, commerciales, ainsi que le dépôt légal des comptes sociaux. De l’avis de nombreux observateurs, le dispositif en question demeure permissif, d’autant plus que ces fraudeurs auront le loisir de reprendre leur activité une fois leur situation régularisée. D’aucuns préconisent une radiation définitive des listes du Centre national du registre du commerce de tous les opérateurs indélicats. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Le Fichier national des fraudeurs a été mis en place dans le cadre de la lutte contre la fraude. Ledit fichier recense les auteurs d’infractions graves aux législations et réglementations fiscales, douanières, bancaires, financières, commerciales, ainsi que le défaut de dépôt légal des comptes sociaux, selon les explications de M. Djaâboub. « C’est une mesure que nous appliquons actuellement », menace-t-il encore. A signaler que l’institutionnalisation du fichier des fraudeurs remontant à 1997 a été décidée sur la base d’une instruction interministérielle. Cette mesure a été reprise par le projet de loi de finances complémentaire pour l’année 2006.(El Watan-06.03.2010.)

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* Enquêtes sur 482 affaires de blanchiment d’argents impliquant de grandes sociétés nationales et étrangères..

.En Algérie en ce début de l’année 2010, c’est la période phare des scandales et des coups de théâtres financiers de nos grandes entreprises nationales et même étrangères. Des coups de filet des services d’investigations algériennes ont mit à nu des affaires de corruptions et de dilapidations de deniers public de grande envergure impliquant même ceux qu’on qualifiait jadis d’ « intouchable ». Un bon signe qui n’augure que du bien sur la transparence et la force de la justice algérienne qui prend une courbe ascendante, et cela, et selon les dires du premier ministre Ahmed Ouyahia, est venu sur les commandes  du président de la république personnellement qui a lancé « l’opération mains-propres » au sein même des institutions de l’états  pour lutter contre la corruption.A qui le tours, ne cessent de répéter certains cercles et observateurs nationaux et étrangers ? Cette fois ci, c’est le tour des finances. Une source proche du ministère des finances a affirmé à Echourouk que le phénomène de blanchiment d’argent a atteint des records jamais égalés lors du deuxième semestre de l’an écoulé et janvier dernier. En effet, les déclarations émises par les banques publiques dépassent de loin le seuil de 55% si on les compare aux pourcentages des cinq années précédentes.Nos sources ajoutent que les affaires de blanchiment d’argents ont atteint en nombre 230 déclarations douteuses et ces, jusqu’à décembre dernier, alors que depuis 2005 le nombre de déclarations de blanchiment d’argent a été au seuil de 252. Une différence de taille en chiffre, on fait presque ce qu’on résulte depuis 2005 dans une période de près de six mois !Actuellement, le nombre total des affaires concernant le blanchiment d’argent a atteint 482 affaires suspecte, et qui sont en cours d’études et d’enquêtes, pour vérifier la véracité des déclarations émises et dévoiler ainsi les auteurs.En d’autre partie, les mêmes sources affirment que le montant des sommes suspectes  d’argents blanchis dépasserait des milliards de dinars, mais faute de conclusion de l’enquêtes, on ne peut avancer les chiffres exactes des sommes blanchis.Les affaires soupçonnées de ce phénomène dangereux pour l’économie du pays, concernent essentiellement les activités commerciales de sociétés étrangères établies en Algérie, aux cotés bien sur de quelques entreprises nationales et privés algériennes, et qui sont estimés d’après nos sources au nombre de 94438 sociétés.Concernant les entreprises publiques, la même source indique qu’ « aucune activité suspecte n’est relevée, sauf celle de Sonatrach qui est soumise à une enquête approfondie ».Il est utile de signaler que l’Algérie est soumise depuis janvier 2009, aux mesures de contrôle et d’évaluations internationales dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, étant donnée que l’Algérie est membre fondateur du groupe de renseignement financier dans la région du moyen orient et de l’Afrique du nord.Pour la destination du « sale argent » vers l’étranger et les pays ciblés, notre interlocuteur indique qu’auparavant  l’argent blanchi est destiné intensément vers l’Europe notamment la Suisse, la France et la Grande Bretagne, mais aussi les pays du Golf arabe comme les Emirates et l’Arabie Saoudite, avant que d’autres pays comme la Malaisie et des pays du Maghreb arabe et d’autres pays africains tel le Mali et Niger ne s’ajoutent à la liste.

Dans ce cadre de la lutte contre ce phénomène de blanchiment d’argent et le financement des terroristes avec, l’Algérie a conclue plusieurs accords d’associations qui s’élèvent à environ 20 pactes, notamment avec la France, la Belgique la Suisse, le Liban et d’autres pays du golf et de l’Afrique. Comme c’est le cas également avec le Canada et les USA que l’Algérie a initié des accords dans ce sens. (Echorouk-17.02.2010.)

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*TRAFICS ET MALVERSATIONS
50 douaniers sous contrôle judiciaire

«50 fonctionnaires sont suspendus dans le corps des Douanes à travers tout le pays», a indiqué, hier, M.Djazouli, directeur de la communication au niveau de la direction générale des Douanes algériennes en marge de la visite de son premier responsable dans la région de Béjaïa. «Trois quarts d’entre eux sont sous contrôle judiciaire pour diverses raisons liées aux malversations», a-t-il ajouté sans donner d’autres détails concernant les affaires de corruption révélées ces derniers jours par la presse nationale, entachant la crédibilité du corps douanier. Il précisera, néanmoins, que «l’effectif douanier de la wilaya de Béjaïa est le moins touché par le phénomène de malversation». Alors qu’un point de presse était pourtant prévu à la fin de la visite, les journalistes de la presse locale sont restés sur leur faim. Le directeur général des Douanes algériennes a tout juste répondu à une question portant sur le paradoxe de l’implantation de la direction des Douanes à Sétif alors que le gros des opérations se fait à Béjaïa au niveau du port et de l’aéroport. Même à ce sujet, le directeur général des Douanes est resté peu bavard, se contentant d’une réponse selon laquelle «l’implantation de ce genre de structure obéit à des considérations techniques». Arrivé le matin à l’aéroport de Béjaïa, le directeur général des Douanes algériennes a été accueilli par le wali, le maire et les cadres de la wilaya de Béjaïa. Il a directement entamé une courte inspection des services des Douanes de l’aéroport Soummam-Abane Ramdane.
Sur place, des explications lui ont été fournies sur l’activité des Douanes et les insuffisances inhérentes à l’exercice de la profession par l’inspecteur divisionnaire chargé de l’inspection de visites aux voyageurs, Abdehamid Boutegrabet. Répondant aux inquiétudes de son interlocuteur, M.Bouderbala, le directeur général, s’est engagé à renforcer l’effectif douanier local ainsi qu’un équipement conséquent en matériel dont les scanners. Le premier responsable a reçu favorablement la proposition de création d’un fichier national informatisé pour les déclarations de devises et les titres de passage en douanes. M.Bouderbala visitera ensuite l’assiette foncière de plus d’un hectare réservée à Sid Ali Labhar pour la réalisation d’une annexe de l’inspection divisionnaire des Douanes pour un montant de 4,5 milliards de centimes. Le terminal à conteneurs et les services des Douanes au port de Béjaïa ont été d’autres haltes effectuées par le premier responsable des Douanes algériennes à Béjaïa avant de se rendre en direction de Sétif pour un même exercice au niveau de la direction régionale des Douanes algériennes.(L’Expression-27.01.2010.)

***LA PRÉSIDENTE DU CONSEIL D’AFFAIRES ALGÉRO-BRITANNIQUE
«J’applaudis les responsables algériens»

Une délégation de près de 40 entreprises britanniques est attendue au courant de cette année à Alger.

Les Britanniques voient d’un oeil plutôt positif la révélation des affaires de corruption en Algérie. Ils y décèlent un pas vers la transparence dans la gestion des affaires de la cité. «Je voudrais applaudir cette action responsable des Algériens. Beaucoup de pays parlent de lutte contre la corruption mais cela reste au stade du discours», a déclaré hier, la présidente du Conseil d’affaires algéro-britannique, Lady Olga Maitland, lors d’un point de presse qu’elle a organisé au siège de l’ambassade de Grande-Bretagne. «L’Algérie passe aux actes, pourtant, dans l’affaire de la Sonatrach, les autorités algériennes auraient pu mener cette action dans la discrétion la plus totale», a ajouté Mme Maitland, en marge de la visite d’une vingtaine d’hommes d’affaires britanniques à Alger. Pour Lady Olga Maitland, «ces actions contre la corruption encourageront et donneront plus d’assurance aux entreprises britanniques pour venir s’installer en Algérie». Comme point de mire pour ces entreprises, une meilleure connaissance du marché algérien et une éventuelle participation aux projets arrêtés dans le cadre du Plan quinquennal 2010-2014. «Tous les membres de la délégation sont enthousiastes et je conduirai une délégation plus importante, comprenant quelque 40 compagnies, en Algérie au cours de 2010», a encore ajouté Mme Maitland, affirmant que «ce serait une erreur de rater un pays comme l’Algérie».
En revanche, deux écueils semblent «effrayer» quelque peu les firmes britanniques. Il s’agit de la bureaucratie et des nouvelles décisions prises par le gouvernement algérien en matière économique, notamment la loi de finances complémentaire 2009 et l’instauration du crédit documentaire. «Cette nouvelle réglementation donne matière à réfléchir aux entreprises, elle va ralentir le flux mais cela ne signifie pas qu’elles ne vont pas venir investir en Algérie», a-t-elle assuré.
Deux grands scandales marquent actuellement l’actualité politico-économique algé-rienne: l’affaire de la Sonatrach et le dossier de l’autoroute Est-Ouest.
Accusé de corruption, le président-directeur général de l’entreprise pétrolière algérienne Sonatrach, a été placé sous contrôle judiciaire. De même que le scandale des détournements dans le projet d’autoroute Est-Ouest n’a pas encore révélé tous ses secrets. Les Britanniques ne se disent pas inquiétés par ces affaires mais les entreprises britanniques veulent plutôt «une plus grande présence en Algérie tout en assurant une diversification de leurs activités». Aussi, elles manifestent «un intérêt accru» au marché algérien et «il devient nécessaire de marquer une plus grande présence en Algérie et également de diversifier nos activités», a ajouté Mme Maitland qui considère l’Algérie comme «un partenaire fiable, en témoigne le nombre croissant d’investissements et de compagnies britanniques qui continuent d’investir en Algérie». La visite de la présidente du Conseil d’affaires algéro-britannique fait suite à celle effectuée en mars 2009 par le ministre britannique du Commerce, Lord Davies, et celles effectuées par le représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce et l’investissement, le Duke de York, en mai 2009. (L’Expression-27.01.2010.)

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*LA CORRUPTION N’ÉPARGNE AUCUN SECTEUR
La rue réclame des têtes

Une action plus musclée contre la corruption se fait sentir chaque jour davantage. Les scandales ayant impliqué des sociétés et des institutions publiques sont des affaires trop importantes pour être classées au chapitre des faits divers. De toute évidence, l’arsenal juridique, censé jouer un rôle de dissuasion, n’a pas fonctionné. Faut-il alors passer à un autre niveau de mobilisation de lutte contre la corruption? Et qui se chargera de cette mission? Les affaires de corruption n’épargnent aucune entité.
A commencer par celles qui votent les lois contre la corruption. La course aux sénatoriales de décembre dernier a révélé au grand public que l’argent a gangrené même les institutions censées le représenter. De là à ce que des cadres de Sonatrach ou de ministères soient corrompus, la chose ne devrait plus être étonnante. Mais ce n’est pas parce que la corruption est généralisée que tout le monde doit baisser les bras. Bien au contraire. Si jusqu’à présent, la loi de 2006 n’a pas suffi à limiter l’ampleur du phénomène, il est temps de se pencher sur ses lacunes et de combler ses failles. La tâche revient au législateur. Il n’est pas inconnu de lui, que deux parties entrent en jeu dans des affaires de corruption et que si la chaîne ne peut pas être brisée à ce niveau, il faudrait introduire un autre élément pour perturber le système et mettre fin à la quiétude dans laquelle opèrent les contrevenants.
Recueillir des témoignages pourrait se révéler une source d’information importante pour les services de sécurité. Mais il y aura sûrement des opposants qui y verront un flicage dangereux de la société où tout le monde deviendra suspect. En plus du fait que nul n’est à l’abri des dénonciations calomnieuses pourtant basées sur des accusations qui n’auraient d’autre objectif que celui de porter atteinte à des concurrents. Malgré ces objections, il est indéniable que les dénonciations ont fait leurs preuves dans d’autres pays, notamment en Occident. C’est dans des entités où la culture du bien public est la plus forte que les méthodes de lutte contre la corruption sont les plus développées. En Algérie, la situation ne doit pas différer. C’est toujours l’argent public qui est dilapidé pour enrichir des personnes sans aucune contrepartie.
Des montants importants devraient être débloqués dans les cinq prochaines années pour être consacrés aux projets de réalisation de diverses infrastructures. C’est un vivier inespéré pour tous ceux qui ont l’habitude de vivre des dessous de table. Barrages, routes, écoles et hôpitaux risquent d’être réalisés dans des standards qui n’ont rien à voir avec les normes exigées, tout simplement parce que les entrepreneurs sont loin d’avoir acquis toutes les compétences requises. Ce sont eux qui ont recours à la corruption pour décrocher des marchés au lieu de suivre la procédure habituelle légale. En plus de la dilapidation de l’argent public, ce sont des menaces que font peser les corrompus sur les citoyens. Devant tous ces risques, des sanctions exemplaires doivent être opposées à tous ceux qui se sont rendus coupables de malversation. En contrepartie, il n’est pas inutile d’assouplir quelques règles qui ne font qu’entraver l’activité quotidienne des entrepreneurs et dont l’existence ne fait que les pousser dans les bras des tenants de l’administration. De l’autre côté, même les fonctionnaires signalent qu’ils ne sont pas à l’abri de la corruption s’ils continuent à ne percevoir qu’un semblant de salaire. Les magistrats qui sont en première ligne dans la lutte contre la corruption ont été les premiers à soulever cette problématique. Mais là aussi, il est légitime de se demander si l’honnêteté se monnaie à son tour.
Il y a quelques jours, le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, avait fait état d’un manque de confiance entre les électeurs et les élus et que cela n’est pas sans conséquences sur la moralisation de la vie publique. Un exemple vient de lui être fourni par le scandale Sonatrach. Le peuple réclame des têtes. Mais qui sera le bourreau? (L’Expression-23.01.2010.)

***** La maffia du lait profite de la pénurie pour transférer 30 millions de dollars à l’étranger …

Les informations en possession d’Echorouk révèlent les résultats des enquêtes judiciaires et douanières sur un des plus grands scandales de saignée du trésor et d’exploitation de crise pour l’enrichissement et l’évasion vers l’étranger. L’affaire concerne une entreprise d’une seule personne « Eurl el Beidha », dont le propriétaire qui s’est servi d’un pseudonyme, selon les estimations des enquêteurs, a pu transférer plus de 30 millions de dollars vers des banques européennes au plus fort de la pénurie de lait. Cette personne est parvenue à s’enfuir à l’étranger laissant l’Algérie éponger le déficit de la somme transférée et l’amende de 70 milliards qui lui incombe.

Des sources en rapport avec l’enquête sur le scandale de l’évasion de 30 millions de dollars en un temps record, a dévoilé les tristes détails sur le malfaiteur et ses astuces pour s’enrichir en mettant à profit la crise du lait et bénéficier du soutien et des facilitations de l’état pour les investisseurs dans le but de résorber la crise dans un délai de deux années. Cet investisseur a réussi à berner tous les services concernés et réussi l’exploit de transférer cette somme fabuleuse.

Le patron de la société à unique employé, « Eurl el Beidha » a pu obtenir l’agrément d’investisseur dans le cadre de la commission nationale de la promotion de l’investissement, pour bénéficier des avantages d’exonération d’impôts et de droits de douane, contre l’assurance d’approvisionner le marché national en lait en poudre qui sera transformé au niveau de prétendues unités de production en sa possession, version étayée par des documents qui ont échappé à la vigilance des services du commerce et des impôts durant tout le temps où la société importait le lait en poudre.

Cette société dont le patron est en délit de fuite, importait le lait à un prix fictif. La banque centrale n’a pas remarqué les factures établies à des montants qui ne tromperaient personne. Le lait en poudre a été déclaré à 5,6 euro le kilogramme soit 560 dinars, qui serait transformé en liquide dans une prétendue unité de production dans les environs de la capitale. Mais le lait était revendu tel quel aux producteurs en dessous du prix déclaré, car l’investisseur ne possédait aucune unité de production de lait sinon sur le papier, le constat sur le terrain ayant révélé un local fermé par des chaînes, dont la surface n’excède pas 80 m2 et de plus n’étant pas la propriété de la société, mais une location à durée limitée.

Les enquêtes judiciaires et celles des équipes de contrôle des douanes ont prouvé que l’investisseur facturait le lait en poudre au prix d’importation fictif de 5,6 euros le kilogramme, qui n’est qu’une couverture pour l’évasion de devises en plus du blanchiment d’argent car l’enquête sur les crédits bancaires qu’il a obtenus a révélé que l’argent ne provient pas seulement des banques, mais le plus gros provient de l’investisseur lui-même dont l’origine des biens mobiliers et immobiliers pas ne reflète pas les valeurs transférées. Ce qui suscite beaucoup d’interrogations, selon les mêmes sources, sur l’origine des sommes transférées en gonflant les factures.

Le directeur du centre de contrôle annexe aux services des douanes, a révélé qu’une amende de 70 milliards de centimes pour infractions douanières a été imposée à l’investisseur qui a disparu sans laisser de traces sur le territoire national. Notre source s’interroge sur le rôle des dispositifs de contrôle, des organismes qui accordent l’agrément d’investissements et des banques victimes de cet individu qui utilise un pseudonyme. Dans ce contexte, l’interlocuteur d’Echorouk a indiqué que le directeur général des douanes a ordonné la réouverture de dossiers précédents portant sur trois affaires dont les enquêtes sont toujours en cours et dont le scandale n’est pas moindre que celui des 30 millions de dollars.(Echorouk-22.01.2010.)

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