La chute de MBS se confirme

17 02 2021

*infos internationales diverses

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La Maison-Blanche fait savoir que Mohammed ben Salmane n’est plus son interlocuteur

–17 février 2021
La Maison-Blanche fait savoir que Mohammed ben Salmane n’est plus son interlocuteur : La chute de MBS se confirme

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Le président américain Joe Biden entend « recalibrer » la relation avec l’Arabie saoudite et, pour ce faire, changer d’interlocuteur, le roi Salmane plutôt que le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS).

Déterminé à marquer le contraste sur ce dossier avec Donald Trump, Joe Biden a, depuis son arrivée au pouvoir le 20 janvier, pris par petites touches ses distances avec Riyad. «Nous avons clairement dit depuis le début que nous allions recalibrer notre relation avec l’Arabie saoudite», a souligné Jen Psaki, porte-parole de l’exécutif américain, lors de son point de presse quotidien. 

Évoquant les questions sur un éventuel échange téléphonique à venir entre le président et «MBS», qui était l’interlocuteur privilégié sous la présidence Trump, Jen Psaki a clairement indiqué que cela n’était pas à l’ordre du jour.

«L’homologue du président est le roi Salmane, et il aura un échange avec lui le moment venu», a-t-elle martelé. Les États-Unis et l’Arabie saoudite sont des alliés historiques et, depuis Franklin Delano Roosevelt, tous les présidents américains ont soigné les membres de la famille royale saoudienne. 

Mais le soutien sans réserve de Trump à Riyad, où il avait effectué son premier déplacement présidentiel, et sa proximité (comme celle de son gendre Jared Kushner) avec le jeune prince hériter avaient changé la donne. En recevant MBS début 2018 dans le Bureau ovale, Donald Trump était allé jusqu’à insister sur sa «grande amitié» avec ce dernier. «Nous nous comprenons l’un l’autre», avait-il lancé en évoquant le nouvel homme fort du premier exportateur mondial de pétrole.

La relation spéciale a perduré alors même que le prince héritier est soupçonné d’avoir ordonné la mise à mort du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, sauvagement assassiné à la représentation diplomatique saoudienne à Istanbul, en octobre 2018. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a par ailleurs décidé de retirer les Houthis de la liste noire américaine des «organisations terroristes» .*lapatrienews.com/ -17 février 2021

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*l’Inde semble épargnée par une deuxième vague d’épidémie de Covid-19. Les scientifiques restent perplexes.

*Inde enregistre un nombre de contaminations bien inférieur à celui des autres pays

Sans jamais avoir été infectées, certaines personnes présentent des anticorps réagissant à la protéine de pointe du Sars-Cov-2. Cela concerne plus particulièrement les entants, très exposés aux divers virus saisonniers, et suggère l’existence d’une immunité croisée. Peut-on alors espérer qu’attraper un bon rhume nous préserve de l’infection à la Covid-19 ? 

*Alors que les restrictions sanitaires sont quasi inexistantes et que la vaccination demeure très faible, l’Inde semble épargnée par une deuxième vague d’épidémie de Covid-19. Les scientifiques restent perplexes.

*À New Delhi, les cinémas, restaurants et coiffeurs grouillent de monde. Les écoles et universités ont rouvert et les gens se pressent dans les rues et les centres commerciaux. Les hôpitaux ne sont pas saturés et la vie semble quasiment normale.

*Alors que l’Inde était à l’épicentre de l’épidémie de Covid-19 à l’automne dernier, avec un pic à 97.000 nouveaux cas par jour en septembre 2020, le nombre de cas n’a cessé de régresser et se situe aujourd’hui autour de 12.000 cas quotidiens. Le 10 février, la capitale indienne n’a enregistré aucun nouveau cas, une première depuis le mois de mai 2020. Le nombre de morts est lui aussi en chute libre. « Depuis le 1er octobre 2020, le pays a connu une baisse sans relâche du taux de décès. Le taux de mortalité est aujourd’hui inférieur à 1,5 (1,43 %), soit l’un des plus bas au monde », s’est vanté le 14 février le ministre de la Santé. Avec 10,9 millions de cas cumulés depuis le début de la pandémie, l’Inde figure certes au 2e rang mondial en matière de contaminations, mais rapporté à sa population, elle fait partie de meilleurs élèves (7,8 cas pour un million, soit un taux presque sept fois inférieur à la France).

**Les restrictions levées dès le mois de juin

Tandis que de nombreux pays font face à une deuxième voire une troisième vague, l’Inde semble être sortie d’affaire sans nouveau confinement et sans avoir imposé une surveillance aussi stricte qu’en Chine. On ne peut pourtant pas dire que le respect des distanciations sociales soit particulièrement respecté. Après avoir imposé un confinement très strict au mois de mars, les autorités ont commencé à lever les restrictions dès le mois de juin pour relancer leur économie dans un état dramatique, alors même que l’épidémie était en plein essor.

 **Un système de santé défaillant

L’explication ne réside pas non plus dans la vaccination, qui a débuté il y a moins d’un mois : à peine 8,26 millions de doses ont été administrées, soit moins de 0,6 % de la population couverte (contre 4,5 % en France ou 22,2 % au Royaume-Uni, où la pandémie est pourtant loin de faiblir). Et alors que le pays est l’un des premiers fabricants de vaccins au monde, qu’il exporte dans de nombreux pays, sa population est elle-même réticente à se faire vacciner. Enfin, le système de santé indien est beaucoup moins bien pourvu que celui de la plupart des pays, avec une dépense par habitant de 73 dollars à peine, contre 4.690 dollars en France par exemple.

**Une immunité collective ?

Le cas indien rend la plupart des épidémiologistes perplexes. Certes, le faible nombre de tests effectués et un recensement déficient des véritables causes de décès, surtout dans les zones rurales, peut expliquer en partie les bons scores du pays. Mais, même sous-estimée, l’épidémie n’en demeure pas moins sous contrôle. Selon les experts, il se pourrait que le pays ait atteint une certaine immunité collective. Une récente étude indique que 46,7 % de la population a déjà été contaminée au SARS-CoV-2 dans l’état de Karnataka, situé au sud de l’Inde. Une autre enquête dévoilée par le gouvernement indien indique que 56 % des habitants de la capitale New Delhi ont déjà contracté le virus, soit un taux de contamination bien supérieur aux chiffres officiels. Cette théorie de l’immunité collective est pourtant battue en brèche par le cas brésilien qui malgré un taux d’infection supérieur à 70 % continue de connaître une flambée de l’épidémie. De plus, au niveau national, le taux d’infection ne dépasse pas 21,5 % selon une étude de l’Indian Council of Medical Research. La jeunesse de la population et le climat sont peut-être d’autres explications. 

Les médecins comme les autorités restent donc sur leurs gardes. « Une seconde vague peut survenir à n’importe quel moment, nous devons y être préparés, car certains des variants pourraient passer à travers les défenses immunitaires mises en place », met en garde Jayaprakash Muliyil, sur le site Les Échos. Le port du masque est toujours recommandé, et le gouvernement vise 300 millions de personnes vaccinées d’ici le mois d’août.* source: futura-sciences.com/  le 16/02/2021

Le taux de mortalité de la Covid-19 en Inde est l’un de plus bas au monde. © Our World in Data, traduction C.D

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La crise politique en Tunisie s’exacerbe

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**17 février 2021

La crise du remaniement ministériel inachevé se poursuit en Tunisie. Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi, a été momentanément obligé de remplacer, lundi dernier, le remaniement ministériel, annoncé depuis le 14 janvier 2021, et validé par l’Assemblée le 26 janvier, par des nominations de ministres intérimaires, pour éviter le blocage dans les rouages de l’Etat.

Pour sa part, le président de la République, Kaïs Saïed, a adressé une lettre à Mechichi pour souligner que «la Constitution n’impose pas de faire passer le remaniement ministériel par l’Assemblée et que c’est juste un article du règlement intérieur de l’Assemblée, qui n’est pas une loi de l’Etat». Le blocage reste donc entier entre les présidences en Tunisie.

Hichem Mechichi a cherché, en vain, à trouver conseil auprès des diverses institutions judiciaires existantes. Il a consulté le Tribunal administratif, l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des projets de lois (IPCCPL), ainsi que des experts en matière de droit administratif et constitutionnel. Tous sont unanimes pour dire qu’ils ne sont pas aptes à se prononcer sur pareil différend et que la Cour constitutionnelle est l’unique autorité pouvant se prononcer sur le sujet.

Pis encore, le Pr Slim Laghmani, éminent expert en droit constitutionnel, assure, dans un post Facebook, que «la Cour constitutionnelle ne peut, sans habilitation constitutionnelle particulière, être saisie, uniquement, pour interpréter la Constitution. Elle l’aurait pu, si la Constitution lui avait conféré une compétence consultative, ce qui n’est pas le cas». C’est dire la complexité du différend vécu par le pouvoir politique en Tunisie.

Le pire, c’est que le chef du gouvernement appelle à l’installation rapide de la Cour constitutionnelle, prévue par la Constitution du 27 janvier 2014, pour l’année suivante et qui n’a pas été instaurée, faute d’accord au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) sur les quatre membres, devant la représenter, aux côtés de quatre représentants la présidence de la République. Les quatre derniers sont choisis par le Conseil supérieur de la magistrature. L’ARP n’est pas parvenue, durant 5 ans, à réunir la majorité des deux tiers, requis pour chaque membre. Une seule juge est passée en mars 2018.

Il s’agit d’une candidate Nidaa Tounes, Raoudha Ouersighni. Depuis, il n’y a pas eu de consensus autour des trois autres noms. L’ARP a récemment décidé d’amender la loi de la Cour constitutionnelle pour ramener la majorité requise de l’élection aux 3/5, au lieu des 2/3. Mais, il n’y a pas eu accord sur ce choix, dans la réunion d’avant-hier de la commission de crise de l’ARP. Du coup, le choix «provisoire» de Mechichi, risque de durer.

Blocage

La Tunisie vit en ce moment un véritable blocage au sommet du pouvoir exécutif, en raison de l’ambivalence du pouvoir politique, mi-présidentiel, mi-parlementaire. L’émiettement caractérisant l’ARP est l’autre problème qui s’y ajoute et empêche de trouver une majorité gouvernementale stable et, encore moins, une majorité pour faire passer des choix aux deux tiers. Déjà, pendant la législature 2014/2019, avec Nidaa Tounes et Ennahdha qui détenaient, ensemble, près des trois quarts de l’ARP, la Cour constitutionnelle n’est pas passée, cela ne risque pas d’être facile, durant cette législature, où le premier des partis ne dispose même pas du quart des députés.

Par ailleurs, l’autre partie du problème, c’est le système politique et le manque de synergie entre la présidence de la République, élue au suffrage universel, et l’ARP, élue, elle-aussi. Laquelle discordance fait dire à tout le monde qu’il est nécessaire de changer le régime politique et la loi électorale qui l’a produit. Mais, remarque le président de l’ARP et président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, «l’Assemblée n’arrive pas à trouver le bon compromis, malgré l’entente sur le diagnostic».

Ainsi, le blocage perdure et le gouvernement n’arrive pas à faire passer à l’Assemblée les lois nécessaires, pour faire face à la crise socioéconomique, que la Tunisie traverse. Le président Saïed a au moins raison de constater que «depuis sa venue au pouvoir, en novembre 2019, l’Assemblée ne fait que débattre de la nomination ou du changement du chef du gouvernement». Quatre votes en 14 mois ! Pauvre Tunisie ! * elwatan- 17 février 2021

Tunis
De notre correspondant
Mourad Sellami

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