82 milliards de dollars perdus en une journée

10 09 2020

*Vers une guerre d’envergure entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ?

C’est l’escalade la plus dangereuse depuis 1994, date à laquelle la guerre pour l’indépendance du Haut-Karabakh est devenue un “conflit gelé” entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. En juillet, des accrochages importants avaient déjà eu lieu.

Vers une guerre d’envergure entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ? Courrier international

De violents bombardements avec utilisation de l’aviation et de l’artillerie lourde ont éclaté tôt dans la matinée le dimanche 27 septembre à la frontière entre l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabakh. Cette province sécessionniste de l’Azerbaïdjan entièrement peuplée d’Arméniens a déclaré son indépendance en 1994. Elle est soutenue, mais à ce jour pas officiellement reconnue, par l’Arménie.  Bakou et Erevan, embourbés dans ce conflit ethno-territorial depuis plus de trente ans, s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités et s’en renvoient la responsabilité. Les combats sont bien plus meurtriers que ceux qui ont opposé les belligérants en juin. Dimanche 27 septembre au soir, à en croire les statistiques officielles, on dénombrait 16 soldats morts et une centaine de blessés (dont des civils) côté arménien, cinq militaires tués et 19 blessés côté azerbaïdjanais, ainsi que des dizaines d’équipements militaires azerbaïdjanais détruits (chars, blindés, hélicoptères, drones). Lundi 28 septembre, le ministère de la Défense du Haut-Karabakh a revu le bilan à la hausse, parlant de 39 morts au total, dont sept civils.

Cette montée de la tension pourrait bien être “la plus dangereuse depuis le cessez-le-feu de 1994”, met en garde le journal russe en ligne Vzgliad.

Haut-Karabakh : pourquoi l'Arménie et l'Azerbaïdjan sont au bord de la  guerre

Dans une allocution à la nation, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev – qui promet de reconquérir la province séparatiste, de mettre un terme à ce qu’il qualifie d’occupation arménienne et d’y faire revenir les Azéris –, a confirmé des pertes parmi les forces armées et les civils, et annoncé : “Leur sang sera vengé. C’est une énième illustration du fascisme arménien”, cite le journal azerbaïdjanais Zerkalo.az.

Le Haut-Karabakh et l’Arménie ont décrété la mobilisation générale et la “loi martiale”. En outre, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a annoncé une possible reconnaissance par l’Arménie de l’indépendance du Haut-Karabakh.

Le couvre-feu et la loi martiale ont été adoptés dans certaines grandes villes d’Azerbaïdjan, dont Bakou. “La guerre”, titre le quotidien arménien Golos

[...] - Alda Engoian - COURRIER INTERNATIONAL – PARIS – lundi 28 septembre 2020

Karabakh. Troisième jour de combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan -  Draguignan.maville.com

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L’Otan  décide de retirer ses forces d’Afghanistan - “ensemble” avec les États-Unis

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a réaffirmé jeudi la décision de l’Alliance de retirer ses forces d’Afghanistan « ensemble » avec les États-Unis, après l’annonce du président Donald Trump de se retirer pour Noël.

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

« Nous avons décidé ensemble d’aller en Afghanistan. Nous procéderons ensemble aux ajustements des forces et nous quitterons le pays ensemble », a-t-il affirmé au cours d’un point de presse avec le chef du gouvernement de la République de Macédoine du Nord Zoran Zaev.**7sur7.be/ jeudi 8 octobre 2020

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La plus grande revue médicale du monde s’en prend à Trump: “Nos dirigeants politiques sont dangereusement incompétents”

Donald Trump.

Tous les rédacteurs en chef du New England Journal of Medicine, la plus grande revue médicale au monde, ont évoqué la politique de lutte contre le Covid-19 du gouvernement Trump dans un article d’opinion. C’est la première fois en 208 ans d’histoire que la revue spécialisée brise son impartialité. “Nos dirigeants politiques ont montré qu’ils sont dangereusement incompétents”, écrivent-ils.

L’article, signé par les 34 rédacteurs en chef et publié mercredi, affirme que le gouvernement Trump a si mal réagi à la pandémie que la crise est devenue “une tragédie”. Selon les auteurs, le gouvernement a abandonné la population à tous égards, ce qui contraste fortement avec les réactions des dirigeants d’autres pays.

Aux États-Unis, il y a eu trop peu de tests, surtout au début. Il y avait un manque d’équipement de protection et un manque de leadership sur les mesures Covid importantes telles que le port du masque, la distanciation sociale, la quarantaine et l’isolement. 

**Augmentation des inégalités sociales

Cette mauvaise gestion a entraîné des dizaines de milliers de décès “excédentaires” aux États-Unis, tant directs qu’indirects, causés par la pandémie, par les dommages économiques importants et une nouvelle augmentation des inégalités sociales. En effet, c’est dans les communautés défavorisées du pays que le virus frappe le plus durement.

L’article dénonce également le rejet des connaissances scientifiques par Trump et son gouvernement. “Au lieu de s’appuyer sur l’expertise, le gouvernement s’est tourné vers des “leaders d’opinion” non informés et des charlatans qui cachent la vérité et facilitent la publication de mensonges purs et simples”, a-t-on pu lire dans l’article.

Enfin, les auteurs appellent clairement à un changement de politique. “Lorsqu’il s’agit de répondre à la plus grande crise de santé publique de notre temps, nos dirigeants politiques actuels se sont montrés dangereusement incompétents. Nous ne devons pas les aider à rendre possible la mort de milliers d’Américains en les laissant faire leur travail”.

**Une première dans l’histoire de la revue

Le rédacteur en chef Eric Rubin rapporte que cet article accablant n’est que le quatrième dans l’histoire du magazine à être signé par tous les rédacteurs en chef. Selon le New York Times, l’article d’opinion se résume en fait à une recommandation de vote pour le démocrate Joe Biden. “Il doit être clair que nous ne sommes pas une organisation politique”, a déclaré M. Rubin. “Mais il y a une nouvelle indignation presque chaque semaine lors de notre réunion éditoriale.”

Le New England Journal of Medicine suit ainsi l’exemple de la revue scientifique populaire Scientific American qui, le mois dernier, pour la première fois de son histoire, s’est prononcée en faveur d’un candidat à la présidence. Le journal, dans lequel Albert Einstein, entre autres, a publié, a clairement soutenu le démocrate Joe Biden dans son numéro d’octobre. “Nous aimerions rester à l’écart de la politique, mais ce président est tellement anti-science que nous ne pouvons pas l’ignorer”, a déclaré la rédactrice en chef Laura Helmuth.**7sur7.be/ jeudi 8 octobre 2020

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*Kamala Harris  vole la vedette dans le débat-duel entre les colistiers 

*Le vice-président américain Mike Pence et Kamala Harris, la démocrate qui brigue son poste, se sont affrontés mercredi sur la gestion du Covid-19 qui domine la campagne électorale, lors d’un débat aux enjeux décuplés par les interrogations sur l’âge et la forme de Donald Trump et Joe Biden.

« Les Américains ont été témoins de ce qui est le plus gros échec de toute administration présidentielle dans l’histoire de notre pays », a lancé d’emblée la sénatrice démocrate de 55 ans, qui serait la première femme à devenir vice-présidente des États-Unis en cas de victoire de Joe Biden le 3 novembre. Défendant au contraire les mesures de l’administration Trump, Mike Pence, 61 ans, a accusé Kamala Harris de « saper la confiance » des Américains dans un vaccin actuellement en préparation — alors que les démocrates accusent la Maison Blanche de vouloir court-circuiter les procédures pour qu’un vaccin soit prêt avant le scrutin.

*Débat plus posé

Huit jours après le premier face-à-face entre le président républicain, 74 ans, et son adversaire démocrate, 77 ans, qui avait viré au pugilat verbal, le duel entre les colistiers a donné lieu à des échanges sur le fond, plus posés, bien que fermes.  »Mike Pence a largement gagné », a assuré sur Twitter Donald Trump, convalescent du coronavirus et confiné à la présidence.  »Kamala Harris, nous sommes tous fiers de toi ce soir », a tweeté de son côté Joe Biden. Mais dans les faits, le débat n’a pas fait émerger un vainqueur apparent, au moment où le « ticket » républicain doit absolument refaire son retard de plus en plus marqué dans les sondages.

*Un Mike Pence courtois

Se montrant courtois, Mike Pence, dont la sobriété tranche avec la personnalité haute en couleur de Donald Trump, a même « félicité » Kamala Harris, fille d’un père jamaïcain et d’une mère indienne, pour sa candidature « historique », en tant que première colistière noire au nom d’un grand parti. L’unique débat entre colistiers a pris un relief encore plus particulier depuis que Donald Trump a été hospitalisé pendant trois jours après avoir contracté le Covid-19, qui l’empêche de faire campagne sur le terrain. Le vice-président est en effet appelé à remplacer le président des Etats-Unis en cas de décès ou d’incapacité.

Mercredi, les mesures de précaution sanitaire ont été renforcées par rapport au débat présidentiel du 29 septembre: des parois en plexiglas séparaient le vice-président et la sénatrice, assis derrière des bureaux éloignés de quatre mètres sur le plateau du débat télévisé à Salt Lake City, dans l’Utah.

*Crise du coronavirus

Ex-procureure habituée des réquisitoires acérés, Kamala Harris a reproché à son adversaire le bilan de plus de 210.000 morts qui fait des Etats-Unis le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie. Mike Pence est en effet depuis février aux commandes de la cellule de crise de la Maison Blanche chargée de lutter contre le coronavirus. Il a rejeté une fois de plus la responsabilité sur la Chine, promettant de lui faire « rendre des comptes ». Visage impassible, le vice-président sortant s’est trouvé souvent sur la défensive pour défendre le bilan de quatre ans de mandat aux côtés du tempétueux milliardaire.

Kamala Harris et Mike Pence

**Attaques et ripostes

Plus souriante, Kamala Harris a ainsi opposé ce qu’elle considère être les succès économiques de Joe Biden en tant que vice-président de Barack Obama de 2009 à 2017 à la politique du duo Trump-Pence, dont le mandat s’achève sur « une récession comparée à la Grande Dépression ». Et elle a accusé le milliardaire républicain de mener une politique favorable aux plus riches.  »Dès le premier jour, Joe Biden va augmenter vos impôts », a répliqué Mike Pence. Refusant de « recevoir des leçons » de son contradicteur, la sénatrice a aussi défendu l’Obamacare, la loi d’assurance-maladie dont l’administration républicaine veut se débarrasser. Fervent chrétien proche du courant ultra-conservateur, Mike Pence a lui mis en avant ses positions « pro-vie » en reprochant à ses adversaires de soutenir « l’avortement tardif » remboursé « par le contribuable ».

*Une mouche vole la vedette

La sénatrice démocrate a de son côté attaqué avec virulence la politique étrangère de Donald Trump. « Il a trahi nos amis et fait ami-ami avec les dictateurs à travers la planète », a-t-elle martelé. Mais au terme de cet affrontement policé de 90 minutes, les commentaires sur les réseaux sociaux semblaient se concentrer sur un détail: la mouche qui s’est posée pendant deux longues minutes sur la chevelure blanche du vice-président des Etats-Unis.*7sur7.be/ jeudi 8 octobre 2020

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*il s’appelle Youssef, il est le seul héros de cette histoire, il est Algérien 

  « J’étais en train d’entrer dans ma voiture, quand j’ai entendu les cris d’une femme.

*L’Algérien, prénommé Youssef, résidant en France et ayant suivi l’assaillant, qui a commis l’attentat au hachoir, au niveau de la rue des anciens locaux de Charlie Hebdo à Paris, le 25 septembre 2020, a été présenté comme un deuxième suspect puis mis hors de cause et beaucoup qualifient son geste de courageux et héroïque.

Fallait-il mieux sécuriser la rue des anciens locaux de Charlie Hebdo?

Interpellé à tort, l’Algérien Youssef, résident régulier en France, a été libéré après une garde à vue qui a résulté de son intervention sur les lieux de l’attentat survenu, vendredi 25 septembre, dans la rue des locaux anciennement occupés par Charlie Hebdo à Paris.« Les policiers avaient absolument tout à leur disposition ; pour savoir que c’était un témoin, que c’était quelqu’un qui a essayé d’arrêter l’assaillant ». C’est ce qu’a déclaré l’avocate du jeune homme originaire d’Algérie ; Lucie Simon, à la chaîne de télévision France Info.

Youssef n’a été qu’un simple témoin ; qui a essayé d’arrêter le criminel en l’ayant suivi jusqu’au quai du métro. Il a tenté de l’intercepter, pensant qu’il s’agissait d’une simple agression ; et non pas d’une attaque terroriste. « Dans ma tête, je vais essayer d’attraper la personne qui a fait ça » ; raconte-t-il au quotidien français Le Monde. « Ce n’est pas la première fois ; qu’il fait ce genre de choses » ; affirme son grand frère, à la fois fière et d’inquiet.

En fois face à lui, l’auteur de l’attaque au hachoir le menace à l’aide d’une lame de cutter. L’Algérien retourne donc sur ses pas ; et prévient immédiatement la police. Quelque temps après, le ressortissant algérien ; qui pensait avoir bien agi se retrouve enfermé dans une cellule ; après qu’on l’a menotté et lui a couvert les yeux. « Je voulais être un héros et je me suis retrouvé derrière les barreaux » ; ironise Youssef.

**Des Français appellent à délivrer la nationalité française à Youssef

Pendant qu’il était enfermé, à l’extérieur, les forces de l’ordre ont, en réalité, mis la main sur le véritable coupable des faits macabres. En fait, le récit de Youssef « est tout à fait crédible. Il n’est pas du tout connu de nos services » ; explique, au journal Le Monde, une source haut placée au sein de la police française.

L’avocate Lucie Simon confie à France Info que son client « a été déçu ; parce qu’il n’y a eu aucune forme de reconnaissance. Et parce que lorsqu’il est sorti, il a vu tous ces journaux ; ces médias qui titraient « un Algérien de 33 ans suspecté d’avoir voulu commettre un attentat » ; alors que, bien évidemment, son geste était tout le contraire. C’était donc celui de vouloir arrêter l’assaillant ».

L’Algérien Youssef, détenant un titre de séjour à l’Hexagone valable 10 ans, était en fait en pleines démarches ; pour obtenir donc sa nationalité française. D’ailleurs, des voix se lèvent dans ce pays qui est la France ; appelant à le naturaliser si cela lui chante. C’est, peut-être, une façon de lui demander pardon ; pour le mauvais traitement qu’on vient de lui infliger dans son pays d’accueil. Par exemple, la journaliste et réalisatrice, Caroline Fourest, a clairement formulé cette requête ; dans un tweet de ce matin du 27 septembre 2020.**dzairdaily- Par LYES C /  dimanche 27 septembre 2020

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Présenté comme le « deuxième suspect » de l’attaque perpétrée devant les ex-locaux de « Charlie hebdo », il raconte au « Monde » comment il a tenté d’arrêter l’assaillant avant d’être lui-même pris à tort pour un complice.

Par Nicolas Chapuis Publié au Monde- samedi 26 septembre 2020

« Je voulais être un héros et je me suis retrouvé derrière les barreaux. » Avec un sourire un peu désolé, Youssef résume son histoire, celle d’un geste courageux qui l’a conduit tout droit en garde à vue dans une affaire de terrorisme. L’espace d’une demi-journée, cet Algérien d’une trentaine d’années a été le « deuxième suspect » de l’attaque qui s’est déroulée dans la rue des anciens locaux de Charlie Hebdo, vendredi 25 septembre 2020.

Il a été libéré dans la nuit de vendredi à samedi, après avoir été totalement mis hors de cause. « Son récit est tout à fait crédible, il n’est pas du tout connu de nos services », confie une source policière haut placée. Aucune charge n’est retenue contre lui. Le Monde l’a rencontré longuement, samedi 26 septembre, en compagnie de son avocate, MLucie Simon.

Il raconte, presque comme une mauvaise farce, l’enchaînement des événements. Son récit est régulièrement interrompu par ses deux frères et son meilleur ami, qui semblent réaliser plus que lui la gravité de la situation dans laquelle il s’est retrouvé. Il est aux alentours de midi quand cet ouvrier quitte son frère qui travaille dans un immeuble non loin de la rue Nicolas-Appert.

« J’ai entendu les cris d’une femme »

« J’étais en train d’entrer dans ma voiture, quand j’ai entendu les cris d’une femme. Je regarde dans mon rétroviseur pour voir ce qui se passe, puis je sors de ma voiture et j’entends cette fois un homme qui crie : “Non, non, non !” A ce moment-là, je vois un mec suspect qui court en direction du métro Richard-Lenoir, je suis parti directement pour le suivre. »

Youssef pense qu’il s’agit d’une agression. « Dans ma tête, je vais essayer d’attraper la personne qui a fait ça », explique-t-il. « Ce n’est pas la première fois qu’il fait ce genre de choses », ajoute son grand frère, avec un mélange de fierté et d’inquiétude.

Youssef voit l’individu se débarrasser d’un « grand couteau ». Il s’agit, en réalité, du hachoir avec lequel il vient d’agresser et de blesser grièvement deux salariés de la société de production Premières Lignes, dont les locaux se situent dans l’ancien immeuble de Charlie Hebdo. Il s’engouffre à sa poursuite dans le métro. Il enjambe le portique, hésite sur la direction à suivre et prend l’escalier sur la droite.

« Il m’a sorti une lame de cutter »

« Je me suis retrouvé sur le quai d’en face, je le vois de l’autre côté. Je lui ai dit : “Toi, reste là !”, j’ai fait comme un flic », s’amuse-t-il. Il rebrousse chemin et prend la direction du bon quai. « J’arrive et je lui demande ce qu’il a fait. Il m’a sorti une lame de cutter. » Youssef reste à distance. « Il m’a dit quelque chose, mais je n’ai rien compris. Je crois qu’il ne parlait pas le français. Il était étonnamment calme. C’est comme s’il attendait tranquillement le métro. Il est monté dedans sans agresser personne et il est parti en direction de Bastille. » Youssef a le temps de voir du sang sur le visage et sur la main de l’homme qui lui fait face.

En ressortant du métro, Youssef croise un homme avec une barre de fer qui cherche l’agresseur. Il le dissuade de suivre le suspect. La police est appelée sur les lieux et débarque une dizaine de minutes plus tard. Youssef explique la situation à un agent et l’informe que le suspect s’est dirigé vers Bastille.

« Ensuite, je voulais aller voir les victimes, mais un policier m’a dit : “Tu dégages !” J’ai raconté que j’avais suivi le mec. Ils m’ont d’abord dit de laisser mon numéro de téléphone. Ensuite, un policier m’a dit de me mettre contre le mur, il m’a fait une fouille. Un de ses collègues lui a dit de me lâcher, que je n’avais rien fait. » Youssef quitte alors les lieux en voiture. Il veut aller chercher son portefeuille avec sa pièce d’identité pour pouvoir témoigner.

82 milliards de dollars perdus en une journée fecd382_497091220-fran-3920-attaque-machette-1

« Pas besoin des menottes ! »

Au même moment, les agents de la Préfecture de police de Paris qui scrutent la vidéosurveillance repèrent son échange avec le principal suspect sur les caméras du métro. Sa photo commence à circuler et est montrée au gardien d’immeuble où travaille son frère. Ce dernier, qui est resté sur les lieux, le rappelle pour lui dire de revenir rapidement. Youssef fait demi-tour.

Arrivé sur les lieux, il approche un policier. « Il a appelé son chef, ils avaient ma photo. Ils sont venus autour de moi, ils étaient une dizaine. Ils m’ont emmené dans le métro. Ils m’ont demandé de regarder en direction des caméras pour prendre mon portrait, ils m’ont aussi pris en photo avec leurs téléphones. Puis ils m’ont mis des menottes. J’en entends un qui dit en chuchotant : “On l’a chopé.” Je lui réponds : “Vous m’avez pas du tout chopé, c’est moi qui suis venu pour témoigner !” »

Deux policiers s’approchent de lui pour lui notifier sa garde à vue et lui demandent de signer un document. Youssef ne comprend pas ce qui lui arrive. « Ils me demandent si je veux prendre un avocat, mais moi je ne voulais pas, je n’ai rien fait, je n’ai pas besoin d’avocat ! » La brigade de recherche et d’intervention arrive sur les lieux. « Ils étaient plus violents, eux, ils refusaient de me parler. Moi, j’essayais d’expliquer : “Je veux bien vous suivre où vous voulez pour raconter l’histoire, mais il n’y a pas besoin des menottes.” » Les policiers lui placent un masque anti-Covid sur le bas du visage, un masque occultant pour cacher les yeux et lui rabattent sa capuche sur la tête. « Avant de sortir du métro, ils ont parlé entre eux, en demandant : “Est-ce qu’ils sont là ?” Ils parlaient des journalistes. Ils voulaient que ça se voit qu’ils avaient arrêté quelqu’un. »

Youssef est conduit dans les locaux de la police judiciaire, dans le 17arrondissement. Il est fouillé, ses lacets lui sont retirés et il est placé en cellule. « C’était la première fois de ma vie. Heureusement, il y avait un policier qui était là depuis le début et qui me parlait, lui j’avais confiance en lui. Il m’a dit : “Youssef, t’inquiète pas, on va juste te questionner, tu as fait un truc bien, on fait juste notre travail.” Lui, je le remercie. »

Le jeune homme ne le sait pas, mais, à l’extérieur, c’est l’effervescence. L’auteur principal des faits a déjà été interpellé. La nouvelle de l’arrestation d’un « deuxième suspect » lié à l’attaque fait le tour des rédactions. Sa date de naissance est divulguée, ainsi que ses initiales et sa nationalité. « Ça, ça me dérange, lance son frère. Il a fait un geste héroïque et, au final, toute la famille se retrouve à avoir peur. Et puis pourquoi on met “un Algérien” en gros partout ? » Son meilleur ami raconte le sang d’encre qu’ils se sont fait : « Souvent, quand ils attrapent les terroristes, les mecs sont morts. Imaginez s’il avait fait un mauvais geste au moment de l’arrestation ou quelque chose comme ça… »

En cellule, Youssef réalise peu à peu ce dans quoi il est embarqué. « J’avais peur, s’ils avaient pas attrapé la personne, s’ils m’avaient gardé à la place… On imagine plein de choses. » Bénéficiant d’un titre de séjour de dix ans, il s’inquiète aussi pour ses démarches pour obtenir la nationalité française. Les policiers évoquent une perquisition de son domicile, mais elle n’aura jamais lieu. Preuve que la piste de son implication a rapidement été écartée, il est finalement libéré aux alentours de minuit. Plusieurs versions médiatiques feront pourtant état de « deux terroristes » toute la journée.

« Si l’on peut comprendre dans une affaire d’une telle ampleur que toutes les précautions doivent être prises, une garde à vue doit rester strictement nécessaire, estime son avocate, Lucie Simon. Ici, rien ne justifie que Youssef soit entendu sous ce régime, il aurait parfaitement pu être entendu librement, comme simple témoin. On traite un jeune homme au comportement héroïque comme un terroriste, on le cagoule, on le menotte. »

Son grand frère reprend : « Il se retrouve mêlé à une affaire dans laquelle il n’a rien à voir. Ça laisse des traces. Là, il sourit, mais je peux vous dire que, ce soir, il va mal dormir, c’est un sensible. » Quand on demande à Youssef s’il referait la même chose dans les mêmes circonstances ou s’il tournerait les talons, il rigole : « Je sais comment je suis, je le referais. »

*Par Nicolas Chapuis Publié au Monde- samedi 26 septembre 2020

Mercredi, c'est Charlie : Charb s'interroge sur l'avenir de la planète -  GoodPlanet mag'

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*Une chute historique:

Tesla s’écroule et perd 82 milliards de dollars en une seule journée

Logo de Tesla

Tesla a subi une chute vertigineuse de 21% sur une séance du 8 septembre 2020. Cette baisse historique du constructeur de voitures électriques, dont les actions ont progressé considérablement au cours de cette année, a fait perdre 82 milliards de dollars de la capitalisation de l’entreprise, rapporte CNBC.

*Tesla a subi sa plus forte chute en une séance, en perte de 21,06% à la clôture le 8 septembre 2020, relate CNBC. Néanmoins, cette baisse ne paraît pas catastrophique, vu le fait que la valeur de l’entreprise a augmenté de plus 300% depuis le début de l’année. D’après le média, Tesla repart légèrement à la hausse avec un rebond de sa valeur boursière de 7% ce mercredi 9 septembre.

«À la guerre comme à la guerre», a tweeté Elon Musk, en français, mardi 8 septembre en réagissant aux dernières informations de la bourse.

La baisse de mardi a fait baisser la valeur boursière de l’entreprise d’environ 82 milliards de dollars pour se fixer à 307,7 milliards de dollars, poursuit CNBC. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui l’entreprise d’Elon Musk vaut plus que certains des plus grands constructeurs automobiles mondiaux, y compris Toyota et Volkswagen.

**Absente de la liste S&P 500

Elon Musk devant une Tesla Model 3

Fin août, Tesla a divisé ses actions à raison de cinq pour une, une démarche qui a fait grimper sa valeur dans la foulée, rappelle le média. Pourtant, après la décision de Baillie Gifford, le plus grand actionnaire extérieur de l’entreprise, de réduire sa participation dans la société de plus de 6,3% à 4,25%, la capitalisation de Tesla s’est mise à chuter.

Parmi les facteurs qui ont pu contribuer à la baisse du 8 septembre figure l’absence de Tesla sur la liste S&P 500, l’indice boursier basé sur 500 grandes sociétés cotées en bourse aux États-Unis. Alors que l’indice a décidé vendredi 4 septembre d’ajouter à sa liste le site de commerce électronique Etsy, le fabricant d’équipement de test automatique Teradyne ainsi que la société pharmaceutique Catalent, contrairement aux attentes des investisseurs, Tesla n’y a pas été inclue. *sputniknews./ mercredi 9 septembre 2020.

**L’action Tesla est un «château de cartes» voué à s’écrouler, assure un analyste

Pour les investisseurs, surtout les moins expérimentés, il vaut mieux rester sur ses gardes concernant l’action Tesla, prévient David Trainer, PDG du centre de recherche américain New Constructs. Même dans les scénarios les plus optimistes, un possible profit restera inférieur au cours actuel du titre, explique-t-il.

L’analyste financier David Trainer ne partage pas la fascination suscitée par l’action Tesla, indique CNBC. Du point de vue de l’investissement, l’entreprise est un «château des cartes» qui risque de s’effondrer, met-il en garde.

«On peut pronostiquer bien des scénarios optimistes pour Tesla. On peut supposer que l’entreprise produira 30 millions de véhicules sur les prochaines 10 années, qu’elle atteigne le niveau de Toyota, le constructeur automobile le plus performant de tous les temps, ou encore qu’elle se lance dans l’activité d’assurance. Le cours de l’action laisse penser que les bénéfices seront encore plus grands», précise M.Trainer, PDG du centre de recherche New Constructs dans un entretien à la chaîne.

Alors que l’action Tesla s’établit actuellement à 418,3 dollars, ce prix serait juste si la part de l’entreprise sur le marché automobile se situait entre 40 et 110%, poursuit-il. Cependant, si le prix moyen d’un véhicule est de 57.000 dollars et que l’entreprise en vend 10,9 millions d’ici 2030, alors sa part de marché sera de 42%.

«Le  titre Tesla se négocie à 159 fois les profits à terme», pointe David Trainer. «Nous, on pense qu’il s’agit d’un très grand château de cartes, l’un des plus grands jamais vus, qui s’apprête à s’effondrer.»

*Les risques pour un investisseur inexpérimenté

La situation ne s’améliorera pas avec le fractionnement d’actions du 31 août qui pourrait se révéler dangereux pour les investisseurs inexpérimentés, estime l’analyste.

Les fractionnements «ne changent pas la valeur [de l’action, ndlr], ils la brisent en plusieurs morceaux. Honnêtement, je vois en cela un moyen d’attirer un investisseur non expérimenté qui ne se doute de rien, de le pousser à essayer, ce qui n’est pas une stratégie réelle», souligne M.Trainer.

Selon ses estimations, l’action Tesla vaut environ 10% de sa valeur actuelle.

En mai, Elon Musk a écrit sur Twitter que «la valeur boursière de Tesla est surestimée». Ce jour-là, l’action a chuté de 10%, soit de 755 dollars à l’ouverture à 693 dollars à la clôture.*sputniknews./ mardi 8 septembre 2020.

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Les compagnies aériennes perdent plus de 250.000 euros par minute

Archive d'illustration

Les compagnies aériennes vont continuer à perdre d’importantes quantités de cash au second semestre, avertit mardi l’association internationale de l’aéronautique (IATA). Celle-ci appelle les autorités de chaque pays à se mobiliser pour soutenir encore le secteur aérien, qui représente à l’échelle mondiale près de 5 millions d’emplois.

L’IATA estime qu’au cours du deuxième semestre, l’ensemble des compagnies aériennes vont perdre 300.000 dollars (plus de 250.000 euros) en cash chaque minute. Ce qui revient à 77 milliards de dollars (65 milliards d’euros) au bout de six mois. Au deuxième trimestre une cinquantaine de milliards de dollars ont été perdus. L’IATA ne prévoit un retour aux bénéfices qu’en 2022.

**Crise “profonde”

« La crise dure depuis longtemps et est plus profonde que ce que nous pensions », a commenté le responsable de l’IATA, Alexandre de Juniac. « Les prochains mois sont traditionnellement peu rentables pour les compagnies aériennes. Elles survivent normalement avec le coussin qu’elles ont pu constituer pendant la période pleine de juillet et août mais ce pic n’a pas eu lieu cette année. »

**Soutien financier

Les compagnies ont déjà reçu un montant cumulé de 160 milliards de subsides publics. Un soutien plus que bienvenu qui a permis d’éviter de nombreuses faillites. « La plupart de ces programmes d’aide touchent maintenant à leur fin », poursuit M. de Juniac. « Il est donc temps de demander aux gouvernements des mesures supplémentaires ou de prolonger les dispositions existantes. Le risque de faillites et de pertes d’emploi est énorme pour ces prochains mois. »

$$Des tests à l’aéroport?

L’IATA plaide depuis longtemps pour des tests corona rapides à l’aéroport avant le départ. Les mesures de quarantaine à destination ne seraient alors plus indispensables. Les voyageurs auraient plus confiance pour voyager et les autorités oseraient rouvrir les frontières, selon l’association qui représente quelque 290 compagnies, réalisant 82% du trafic aérien international. 

*7sur7 / mardi 06 octobre 2020

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39 migrants vietnamiens morts à bord d’un camion en Angleterre: les victimes ont “suffoqué” dans une chaleur “insoutenable”

*** le procès s’ouvre à Londres

Près d’un an après l’effroyable découverte de 39 migrants vietnamiens morts dans un camion frigorifique en Angleterre, quatre hommes sont jugés à partir de lundi à Londres, lors du premier procès au Royaume-Uni dans cette affaire.

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Le 23 octobre 2019, les corps de 31 hommes et de huit femmes, dont deux adolescents de 15 ans, avaient été découverts à bord d'un conteneur dans la zone industrielle de Grays, à l'est de Londres.

Les 39 migrants vietnamiens retrouvés morts dans un camion frigorifique l’an dernier en Angleterre ont « suffoqué » dans une chaleur « insoutenable”, a dénoncé mercredi l’accusation à l’ouverture du procès de quatre hommes, le premier dans cette affaire au Royaume-Uni. Après la sélection des jurés lundi, les débats ont commencé à la cour criminelle de l’Old Bailey à Londres. Les accusés âgés de 23 à 43 ans sont poursuivis pour homicides involontaires ou pour aide à l’immigration clandestine.

Le 23 octobre 2019, les corps de 31 hommes et de huit femmes, dont deux adolescents de 15 ans, avaient été découverts à bord d’un conteneur dans la zone industrielle de Grays, à l’est de Londres. Le conteneur provenait du port belge de Zeebrugge. Les victimes sont mortes d’asphyxie et d’hyperthermie. Elles ont été privées d’air frais durant près de 12 heures dans l’espace clos du container, ce qui a entraîné une augmentation de la concentration en dioxyde de carbone dans l’air, dans une chaleur « insoutenable » allant jusqu’à 38,5 degrés, a expliqué le procureur, Bill Emlyn Jones.

« Pour résumer, elles ont suffoqué. Il n’y avait pas de survivants », a-t-il souligné.  Certaines victimes avaient tenté en vain de contacter leur famille malgré l’absence de réseau, a-t-il détaillé. Une femme de 28 ans, Pham Thi Ngoc Oanh, avait ainsi tapé un message disant qu’elle allait « peut-être mourir » car elle ne pouvait « plus respirer », retrouvé non envoyé dans son téléphone portable.

*Sept personnes déjà condamnées

Les deux principaux suspects dans cette affaire, le chauffeur du camion dans lequel les corps avaient été retrouvés et un Nord-Irlandais soupçonné d’avoir organisé le mouvement des chauffeurs participant au trafic, ont quant à eux plaidé coupable et feront l’objet d’une audience ultérieure pour déterminer leur peine.

Sept personnes ont été condamnées le 15 septembre au Vietnam pour leur rôle dans le trafic, les premières sanctions pénales prononcées dans cette affaire. Des enquêtes ont également été ouvertes en France et en Belgique, 13 suspects ont été inculpés dans chacun des deux pays.*7sur7.be/ mercredi 7 octobre 2020

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Soudan : une centaine de morts dans des inondations

Des enfants dont les habitations sont inondées, à Khartoum, le 27 août 2020.  PHOTO / Mohamed Nureldin Abdallah / REUTERS

Catastrophe.

Le Soudan noyé sous les eaux du Nil

Khartoum est en proie à des inondations records après la crue du Nil Bleu et du Nil Blanc ces dernières semaines. Un épisode qui souligne la vulnérabilité du pays et relance les inquiétudes autour du grand barrage de la Renaissance éthiopien.

Les pieds dans l’eau, et sur la tête le peu de biens qu’ils leur restent… Ces images des habitants de Khartoum sont légion depuis plusieurs semaines. Et ces derniers jours, c’est du jamais-vu, le Nil a atteint “17,57 mètres, selon le ministre de l’Eau et de l’Irrigation, son plus haut niveau depuis que les mesures ont commencé, il y a plus d’un siècle”, explique le journal The National.

Ces inondations records ont fait au moins 100 morts, noyé des quartiers entiers d’habitations, détruit des maisons et coupé l’approvisionnement en eau et en électricité. Au moins 500 000 personnes ont été affectées, selon les autorités qui ont décrété trois mois d’état d’urgence. “Le ministre de l’Eau prévoit que les inondations actuelles seront pires que celles de 1998, qui ont détruit des centaines de milliers d’habitations et fait plus d’un million de déplacés”, écrit The National.

**Inquiétudes autour du barrage

“Beaucoup craignent que le pire soit encore à venir, poursuit le quotidien d’Abou Dhabi, de fortes pluies sont prévues pour septembre, tant au Soudan qu’en Éthiopie voisine.” Si c’est à Khartoum que le Nil Bleu et le Nil Blanc se rejoignent pour ensuite poursuivre leur route via l’Égypte jusqu’à la Méditerranée, c’est bien vers l’Éthiopie, en amont, que les regards se tournent. Alors que le Nil Bleu fournit 80 % des eaux du Nil en contrebas, Addis-Abeba vient de mettre en service son grand barrage de la Renaissance (GERD). Une infrastructure sans précédent située à moins de 20 kilomètres de la frontière soudanaise et qui suscite l’inquiétude du Soudan et de l’Égypte.

 Courrier International

La catastrophe actuelle “rappelle au Soudan les conséquences dévastatrices que causerait une brèche dans l’énorme barrage hydroélectrique construit par l’Éthiopie. […] Le Soudan n’a cessé de demander que ses experts et ceux de l’Éthiopie coopèrent autour du GERD.”

Inondations ou, au contraire, sécheresse, le Soudan et l’Égypte se sentent vulnérables face à ce gigantesque barrage depuis le début de sa construction il y a neuf ans. Le Caire estime que sa “survie” est en jeu, tandis qu’Addis-Abeba fait du plus grand barrage d’Afrique une fierté nationale. Alors que les négociations s’enlisent, l’Éthiopie a commencé en juin le remplissage du GERD.– Courrier International – 07 septembre 2020.

Les inondations, nouvelle épreuve pour le Soudan - Libération

Soudan : plus de 300 000 personnes victimes des inondations

mediacongo.net - Actualités - Le Soudan, le Sénégal et le Cameroun en proie  à des inondations

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*Incendie dans le port de Beyrouth: le Président libanais n’écarte pas un acte de «sabotage»

Le Président libanais Michel Aoun a déclaré ce jeudi 10 septembre que l’énorme incendie qui a ravagé aujourd’hui le port de Beyrouth, déjà dévasté par l’explosion du 4 août, a pu être provoqué par un acte de sabotage, une erreur technique ou une négligence.

S’exprimant lors d’une réunion ce jeudi 10 septembre, le Président libanais n’a pas exclu un facteur humain derrière l’important incendie qui s’est déclaré cette après-midi dans le port du Beyrouth.

«L’incendie d’aujourd’hui peut être un acte de sabotage ou le résultat d’une erreur technique, d’une ignorance ou d’une négligence. Dans tous les cas, la cause doit être connue le plus tôt possible et les auteurs doivent rendre des comptes», a déclaré le Président cité par l’Orient-Le Jour.- .*sputniknews./ jeudi 10 septembre 2020.

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*L’armée libanaise a abattu un drone israélien au-dessus du Liban

Des militaires israéliens ont annoncé ce jeudi 10 septembre que l’un de leurs drones est tombé sur le territoire du Liban. Dans le même temps, l’armée libanaise a fait état de la destruction d’un engin de Tsahal.

La frontière entre Israël et le Liban, image d'illustration

Un drone israélien a été abattu ce jeudi 10 septembre par des militaires libanais après avoir pénétré dans l’espace aérien du pays au-dessus de la ville d’Ayta ash-Shab, indique l’armée libanaise dans un communiqué cité par Reuters.

Le même jour, Tsahal a confirmé la perte de l’un de ses engins lors d’«une activité opérationnelle» le long de la frontière libanaise. «Il n’y a aucun risque de fuite d’informations», a déclaré un porte-parole de l’armée israélienne, sans donner plus de détails. L’agence de presse rappelle qu’un incident similaire entre deux pays a eu lieu il y a deux semaines.

*sputniknews./ jeudi 10 septembre 2020.

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Une station de métro particulièrement bondée à Paris, ce lundi matin.

Scènes chaotiques dans le métro à Paris, pourtant placée en “alerte maximale”

Le préfet de police de Paris, placé en état d’alerte maximale, a annoncé lundi de nouvelles mesures de restrictions à partir de mardi et pour quinze jours pour faire face  à la progression inquiétante de l’épidémie de Covid-19 dans la capitale et en proche banlieue. Les bars, mais aussi les piscines, les foires ou encore les salons devront fermer. Une décision qui passe mal auprès des principaux concernés, surtout après avoir vu avec effarement des milliers de personnes s’entasser dans les transports en commun de la capitale.*7sur7 / mardi 06 octobre 2020

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