le volume des exportations de pétrole au plus bas niveau

10 07 2020

*infos internationales diverses

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*Le cours de l’or explose: la planche à billets panique

le volume des exportations de pétrole au plus bas niveau dans actualité

Par Fabien Buzzanca  sputniknews / 29 juillet 2020

L’once d’or a atteint le 28 juillet 2020 un record absolu à 1.981,27 dollars. Où va s’arrêter le métal jaune? Bank of America Merrill Lynch prévoit un prix à 3.000 dollars dans les prochains mois. Philippe Herlin, docteur en économie et chroniqueur pour Or.fr, livre à Sputnik France son analyse de cette nouvelle ruée vers l’or.

Deux records coup sur coup. Le 27 juillet, l’once d’or atteignait le prix de 1.945,72 dollars, balayant le précédent record datant de 2011. Déjà euphoriques, les aficionados du métal jaune ont pu se réjouir à nouveau dès le lendemain. Le cours de l’or a franchi le 28 juillet en Asie la barre des 1.980 dollars l’once.

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Si depuis, le prix du précieux métal reprend son souffle, il évolue toujours à des niveaux inédits (1.954,02 dollars à 16h00 GMT). Depuis le début de l’année, le coût de l’or s’est apprécié de plus de 25%. Comment expliquer une telle envolée? Pour Philippe Herlin, Docteur en économie et chroniqueur pour Or.fr, la raison principale est à chercher du côté des montants colossaux injectés dans l’économie par les Banques centrales:

  «La planche à billets commence à faire naître une défiance sur la monnaie. Et cela concerne aussi bien le dollar que l’euro.»

Des dollars

Afin de faire face à la crise économique entraînée par la pandémie de Covid-19, les Banques centrales font tourner la planche à billets à plein régime. La Réserve fédérale américaine (FED) achète des dizaines de milliards de dollars d’actifs de manière hebdomadaire. Si bien qu’en juin, son bilan a dépassé les 7.000 milliards de dollars, alors qu’il était inférieur à 3.500 milliards en mars. Le bilan de la FED représentait donc l’équivalent de 32% du PIB américain à la fin du premier semestre 2020.

**L’immobilier en difficulté

Ses pendantes européenne ou japonaise n’ont rien à lui envier en matière d’artillerie monétaire. À la fin juin, le bilan de la Banque centrale européenne (BCE) dépassait 52% du PIB de la zone euro. Celui de la Banque du Japon (BoJ) est quant à lui supérieur au PIB du pays (120%).

Un tel contexte fait donc craindre une érosion de la valeur des monnaies et pousserait les investisseurs vers un actif refuge tel que l’or. Mais d’après Philippe Herlin, l’orgie de liquidités des Banques centrales n’explique pas à elle seule cet appétit pour le métal précieux.

«L’immobilier va connaître une période difficile. Notamment le commercial, avec une augmentation du nombre de faillites. La hausse du chômage dans le monde va quant à elle impacter l’immobilier résidentiel, même si les situations seront différentes selon les pays et les villes», analyse Philippe Herlin.

La pandémie de Covid-19 a fait exploser le taux de chômage à travers le globe. «Dans le scénario le plus optimiste d’évolution de la pandémie, le taux de chômage dans l’ensemble des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pourrait atteindre 9,4% au quatrième trimestre 2020, dépassant tous les pics enregistrés depuis la Grande Dépression», expliquait ainsi l’organisme aux 37 nations, dans son édition 2020 du rapport «perspectives de l’emploi», publié le 7 juillet.

Des lingots d'or
Quant aux faillites, l’assureur-crédit Euler Hermes a récemment annoncé des prédictions très sombres: +35% dans le monde d’ici 2021. Les États-Unis, première économie du globe, devraient voir le nombre de défaillances d’entreprises s’envoler de 57% d’ici 2021.

Si les investisseurs ne peuvent compter sur l’immobilier, où se diriger? Les obligations souveraines pourraient offrir une alternative afin de protéger son capital. Mais les rendements très faibles, voire négatifs les ont rendu moins attractives. «Il n’y a presque plus de perspectives de gain sur le marché obligataire», souligne Philippe Herlin. 

À 15h00 GMT ce 28 juillet, le rendement de l’obligation américaine à 10 ans était de 0,579%. C’est encore moins pour le Japon avec 0,014%. La France et l’Allemagne se situent quant à elles en territoire négatif, avec respectivement -0,189% et -0,507%.

**L’or, un actif limité

Quid alors des actions? «Elles sont bien remontées depuis l’effondrement du mois de mars. Mais les investisseurs se rendent bien compte que tout ceci est le résultat des planches à billets des Banques centrales qui tiennent les marchés sous perfusion. Les PER [pricing earning ratio ou ratio cours sur bénéfices, ndlr] sont très élevés et les actions valent très cher. La récession va faire souffrir les entreprises et les bénéfices vont baisser. Certains investisseurs se disent que ne n’est pas le moment d’investir dans les actions», analyse Philippe Herlin.

C’est là que le métal jaune entre en jeu, comme le souligne l’auteur de «L’or, un placement d’avenir» (Éd. Eyrolles):

«Quand on regarde les actifs restants qui sont assez importants en volume pour investir, l’or apparaît comme un choix évident. Ce n’est pas un actif qui est dans une situation de bulle. Beaucoup d’investisseurs commencent à comprendre que l’or peut être un très bon placement dans la situation actuelle et pour les années qui viennent.»

Reste qu’il est un actif limité. D’après USGS (United States Geological Survey), la production mondiale d’or est estimée à 3.260 tonnes en 2018. Cela ne représente qu’une croissance d’un pour cent par rapport à l’année précédente (3.230 tonnes). Pour Philippe Herlin, ce n’est pas un problème:

«C’est l’un des facteurs qui font que le prix de l’or monte. Il est impossible d’imprimer du métal jaune, au contraire de la monnaie. On en trouve environ 3.000 tonnes par an. C’est un actif à offre limitée, à l’instar du Bitcoin. Ceci étant dit, je pense que nous sommes loin d’une situation de bulle sur le marché de l’or, d’autant plus que tout le reste de l’économie est assez malade.»

D’après le Docteur en économie, le contexte actuel est parfaitement propice à une explosion des cours. C’est aussi l’avis des analystes de Bank of America Merrill Lynch, qui prévoient que le cours de l’or passera les 3.000 dollars l’once dans les prochains mois. Quant à l’investisseur milliardaire Mike Novogratz, il a récemment déclaré lors d’une interview à CNBC que le cours de l’or continuerait de grimper tant que la «pompe à liquidités» du gouvernement américain resterait en route.

«Les grandes bulles se terminent généralement par des mesures politiques», a-t-il lancé, avant d’ajouter: «Il ne semble pas que la Fed va augmenter les taux… La liquidité ne va pas disparaître. Nous allons avoir un gros stimulant.»

Philippe Herlin note quant à lui que, contrairement à 2011 et au précédent record de l’once d’or en dollar, les moyens de rassurer les investisseurs sont moindres.

**ne situation semblable au début des années 2000?

«En 2011 les craintes d’explosion de la zone euro par rapport à la crise grecque avaient créé des incertitudes qui avaient fait monter le cours de l’or jusqu’à un record, qui vient d’être battu. À l’époque, la Banque centrale européenne, l’Union européenne et le FMI avaient sorti un plan d’aide qui avait rassuré les investisseurs et fait disparaître les craintes d’explosion de la zone euro. L’or avait donc baissé par la suite», explique l’expert.

«Nous sommes dans une situation totalement différente aujourd’hui. Les investisseurs se rendent compte qu’il y a trop de planches à billets et que l’on plonge dans la récession. La question est la suivante: que va valoir la monnaie si les dettes explosent dans un contexte de récession?», ajoute-t-il.

D’après lui, le contexte actuel ressemble plus à celui du début des années 2000, quand la FED avait commencé à faire tourner la planche à billets après le krach du Nasdaq, suite à l’explosion de la bulle Internet. Une période de baisse des taux d’intérêt avait alors été enclenchée. L’or était passé de moins de 300 dollars l’once en janvier 2000 à plus de 1.900 dollars en 2011.

Philippe Herlin conclut: «Pour moi, la question n’est pas de savoir si le cours de l’or va gagner 20, 30 ou 40%, mais plutôt s’il va doubler, tripler ou quadrupler.»–sputniknews / 29 juillet 2020

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*Guerre sino-américaine

L’escalade entre Washington et Pékin continue.

Donald Trump et Xi Jinping lors du sommet du G20 à Osaka, archives

Donald Trump a engagé un nouveau train de sanctions contre la Chine et Hong Kong, mettant fin au traitement économique préférentiel de la cité. Une stratégie qui semble peu efficace envers la Chine, selon Mary Françoise Renard, spécialiste de la Chine, et des sources locales, interrogées par Sputnik.

Le Président américain a en effet accentué la pression sur la Chine. Le 14 juillet, il a annoncé qu’il mettait fin au régime économique préférentiel accordé par les États-Unis à Hong Kong. Pékin a déjà promis de répliquer. Mais que ces sanctions changent-elles concrètement pour les habitants de Hong Kong? Tout d’abord, la fin de «la préférence accordée aux détenteurs de passeports de Hong Kong par rapport aux détenteurs de passeports de la Chine continentale.»

De plus, «des personnes ou entités déterminées par le secrétaire d’État américain seront empêchées d’investir, de transférer, d’exporter, de retirer ou de traiter tout bien ou intérêt dans un bien situé aux États-Unis.» Ce à quoi il faut ajouter que les droits de douane punitifs que les États-Unis ont imposés à la Chine continentale seront appliqués aux exportations de Hong Kong.

*Sanctions inefficaces?

Mary-Françoise Renard, économiste, professeur à l’Université d’Auvergne et responsable de l’Institut de recherche sur l’économie de la Chine, estime au micro de Sputnik que ces sanctions ont un caractère logique et prévisible:

«Il y a une forme de légitimité des sanctions mises en place par Washington. Hong Kong avait un régime politique spécial et bénéficiait donc de conditions économiques avantageuses. Dès lors qu’il perd ce régime politique spécial, il n’y a pas de raison qu’ils bénéficient de ces avantages.»

Hong Kong ayant un poids beaucoup plus faible dans l’économie chinoise qu’à l’époque de la rétrocession, l’économie chinoise n’en sera pas très gravement affectée, souligne la chercheuse. Un facteur intégré par Washington, qui mise plus sur le fait que ce nouveau régime de sanctions, comme ceux imposés à d’autres pays, pousse la population de Hong Kong, qui va être affectée économiquement, à se soulever:

«Du fait de la fin des avantages économiques, un certain nombre d’entreprises, notamment étrangères, vont essayer de voir si elles peuvent s’implanter dans d’autres pays d’Asie», précise Mary Françoise Renard.

Pourtant, selon la responsable de l’Institut de recherche sur l’économie de la Chine, pas sûr cela ne fasse bouger les lignes d’un point de vue idéologique: «la mise en place de ces sanctions conforte les pro-démocrates comme les pro-Pékin dans leurs certitudes, mais je ne crois pas que ça change l’opinion ni des uns ni des autres».

*Cibles des restrictions US

Au contraire, certains observateurs y voient plus une pénalisation de la population de Hong Kong, qu’une accentuation de la pression sur Pékin. Pour Julia Friedlander, du groupe de réflexion américain Atlantic Council, citée par l’AFP, ces sanctions vont «instantanément ériger des barrières commerciales» et auront «un impact dévastateur sur Hong Kong en tant que porte d’entrée financière vers les marchés occidentaux».

Au final, «Hong Kong va souffrir et la Chine va probablement y gagner», ajoute-t-elle. Sur place, une source anonyme dans le monde des médias, contactée par Sputnik, partage ce constat

«Le gouvernement chinois n’a pas peur des sanctions directes contre la Chine et Hong Kong. Les sanctions américaines envisagées à l’égard d’influents hommes d’affaires en Chine et à Hong Kong pourraient leur faire perdre de l’argent, mais ne sont pas assez lourdes pour faire changer la politique de Pékin à l’égard de Hong Kong», indique cette source, qui partage sa vie entre Shanghai et Hong Kong.  

Selon celle-ci, elles ne vont même pas convaincre plus de personnes sur place de choisir la voix de la démocratie. En effet, la majorité des Hongkongais ne s’intéressent pas nécessairement aux mouvements sociaux qui secouent la ville, explique-t-elle.

D’autant que, selon lui, certaines pratiques employées par les manifestants «pro-démocratie» durant les pics de violences ont refroidi de nombreux Hongkongais à prendre cette voie.

«Auparavant, il y avait des gens qui ont subi des pressions par des manifestants afin que ceux qui sont mécontents des manifestations ne puissent pas le dire. Des manifestants ont menacé certains Hongkongais favorables au gouvernement chinois de casser leurs commerces s’ils affichaient publiquement leur soutien à Pékin.»

La mise en place de la loi de sécurité si virulemment contestée découle d’ailleurs en partie de ces agissements. Elle a donné des armes juridiques pour empêcher de telles pratiques d’intimidation, souligne la source de Sputnik:

«Depuis la nouvelle loi de sécurité mise en place par Pékin, beaucoup de leaders de l’opposition au gouvernement central se sont arrêtés de faire ce genre de racket. Certains d’entre eux ont d’ailleurs quitté la Chine.

C’est essentiellement parce que ces personnes, selon la nouvelle loi de sécurité mise en place par Pékin, seront jugées de manière beaucoup plus sévère que ça n’a été le cas par le passé.» - .sputniknews / 15 juillet 2020

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*La Chine, bientôt première puissance économique mondiale

       «plus vite que prévu»

Les investisseurs étrangers se ruent de plus en plus sur les obligations chinoises. Alors que la pandémie de coronavirus a mis l’économie mondiale à genou, la dette chinoise fait office de valeur refuge. De quoi mener à un véritable changement économique? Pierre Picquart, géopolitologue et spécialiste de la Chine, livre son analyse à Sputnik.

Pékin a la cote, du moins chez les investisseurs du marché obligataire. Comme le souligne le Wall Street Journal, la part des capitaux étrangers servant à acquérir de la dette chinoise augmente à son rythme le plus rapide depuis 2018. Et le marché est colossal. Deuxième économie mondiale, la Chine a besoin d’investissements étrangers afin de financer sa transition vers une économie moins dépendante des exportations.

​La part de ces derniers dans le marché de la dette chinoise reste cependant marginale: 4%. Mais le rythme auquel elle croît a de quoi impressionner. En mars, 2.260 milliards de yuans (282 milliards d’euros) d’obligations chinoises étaient détenus par des étrangers. Le montant avoisine désormais les 4.300 milliards de yuans (537 milliards d’euros).

Pour Pierre Picquart, géopolitologue et spécialiste de la Chine, ces chiffres n’ont «rien d’étonnant», comme il l’a confié au micro de Sputnik:

«La Chine est l’autre mastodonte économique mondial avec les États-Unis. Elle a un régime économique stable, un territoire gigantesque, une croissance qui devrait être au rendez-vous. Il est même surprenant que ces chiffres ne soient pas plus hauts. La Chine est une puissance économique et financière incontournable.»

Il faut dire que Pékin a agi pour attirer les investisseurs étrangers. Jusqu’à la mi-2017, il était difficile pour ces derniers d’accéder au marché obligataire chinois. C’est la mise en place du programme «Bond Connect» qui leur a permis d’investir dans la dette de l’Empire du Milieu via le marché de Hong Kong. Le fait de ne pas avoir à ouvrir un compte de trading séparé en Chine continentale a sérieusement simplifié le processus d’investissement.

De plus, en 2019, les obligations d’État ainsi que les titres de certaines banques d’État ont été inclus dans l’indice Bloomberg Barclays. Dorénavant, les obligations chinoises sont également incluses dans l’indice JPMorgan. Ces manœuvres financières ont eu pour effet une hausse à deux chiffres de la part des détenteurs étrangers de dette publique chinoise libellée en yuans.

**Pékin: une politique monétaire modérée

La situation économique pourrait être favorable à la Chine au moment où les investisseurs étrangers cherchent des valeurs refuges. L’économie mondiale est actuellement prise dans un tourbillon. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une chute du PIB mondial de l’ordre de 4,9% en 2020. Dans ce marasme, la Chine surnage. Pékin fait partie des rares pays à pouvoir espérer un peu de croissance cette année. Le FMI prévoit une hausse du PIB de l’ordre de 1% pour la Chine, quand les principales économies de la planète devraient faire face à des récessions record: -8% pour les États-Unis, -5,8% pour le Japon, -6,3% pour l’Allemagne ou encore -11% pour la France.

«Les autorités chinoises sont prudentes en matière de pronostics de croissance cette année. En avoir serait un petit miracle quand on voit les récessions terribles auxquelles vont devoir faire face les autres puissances économiques», explique Pierre Picquart.  

De plus, les États-Unis, l’Union européenne ou le Japon ont dégainé un arsenal colossal de mesures de soutien à l’économie. La Réserve fédérale américaine (FED) s’est dite prête à injecter 2.300 milliards de dollars pour faire face au désastre économique.

Les pays membres de l’Union européenne sont enfin parvenus à un compromis sur le plan de relance de 750 milliards d’euros et le budget la période 2021-2027, de 1.074 milliards d’euros. Tokyo fait également tourner la planche à billets à plein régime. Sans parler du fait que ces trois Banques centrales ont abaissé leurs taux directeurs à des niveaux d’une faiblesse inédite. Certains observateurs craignent qu’une telle orgie de liquidités ne conduise à la dépréciation des monnaies et à une inflation hors de contrôle.

Pékin, de son côté, a choisi de maintenir une politique monétaire modérée et a préféré faire le choix des mesures fiscales pour stimuler l’économie. Le tout alors que les Bons du Trésor chinois à 10 ans offrent un rendement aux alentours de 3%, quand l’équivalent américain a un rendement d’environ 0,6% et l’allemand autour de 0,45%. De quoi séduire les investisseurs.

«Les États-Unis souffrent particulièrement de cette crise. On peut imaginer que les investisseurs décident de se diriger davantage vers de la dette chinoise. Mais je ne pense pas qu’ils délaisseront la dette américaine. Les États-Unis restent la première puissance économique et militaire de la planète et ont toujours beaucoup de rayonnement», analyse Pierre Picquart.

Liu Dongmin, membre de l’Institut d’économie mondiale et de la finance de l’Académie des sciences sociales de la République populaire de Chine, pense que la manière dont son pays a géré l’épidémie de coronavirus joue en sa faveur: «Je pense que la raison principale est que la Chine gère bien les conséquences de l’épidémie. La puissance économique de la Chine s’est intensifiée. Par conséquent, les produits financiers correspondants deviennent plus stables.»

**Gestion du Covid-19, un atout pour l’économie chinoise

«Nous constatons que les rendements des obligations d’État chinoises sont beaucoup plus élevés que ceux des titres similaires dans les pays occidentaux, qui, d’une part, ont été les plus touchés par l’épidémie. D’autre part, les économies de ces pays se développent depuis de nombreuses années à un rythme beaucoup plus lent que la Chine. En conséquence, nous voyons des taux d’intérêt très bas, zéro, et même négatifs. Il en résulte une dette chinoise qui devient plus attrayante pour les investisseurs», ajoute-t-il.

«Une récente session parlementaire à Pékin a été dédiée à la période post-Covid et la priorité a été donnée à la relance économique et à la lutte contre le virus. Des objectifs sains et clairs ont été dessinés. C’est l’avantage d’être une nation unifiée quand des pays comme les États-Unis ou les nations européennes doivent composer avec des atermoiements politiques», souligne Pierre Picquart.

Si elle a été inégale, la reprise économique a clairement été une réalité en Chine. D’après les chiffres de Pékin, le pays a bénéficié d’une croissance de 3,2% au deuxième trimestre, après une chute de 6,8% lors des trois premiers mois de l’année.

*La Chine, bientôt première puissance économique mondiale?

Liu Dongmin souligne que l’augmentation des investissements étrangers dans la dette chinoise est bénéfique pour son pays et notamment pour la dette locale: «Je crois, en plus de la dette publique, que nous pouvons offrir aux investisseurs étrangers des obligations des gouvernements locaux. Nous nous félicitons de leurs achats par les investisseurs étrangers sur le marché interbancaire afin que la dette publique chinoise et la dette des autorités locales deviennent des actifs de plus en plus sûrs aux yeux des investisseurs internationaux.

Pour nous, il est sans aucun doute avantageux que la part des investisseurs étrangers parmi les détenteurs d’obligations chinoises augmente. Parce que, d’une part, cela joue un rôle positif dans l’internationalisation du yuan et, d’autre part, cela témoigne de la qualité de la gouvernance. Si nous pouvons augmenter la part des investisseurs étrangers parmi les détenteurs de nos titres de créance, nous aidons les autorités à améliorer la gestion de la dette. Après tout, ce n’est que lorsque nous apprendrons à bien gérer la dette que la demande pour ces produits augmentera – la dette publique et la dette des gouvernements locaux par les étrangers.»

​Les obligations émises par les autorités locales jouent un grand rôle dans la reprise économie chinoise. Au cours des cinq premiers mois de l’année, elles ont mis sur le marché 3.200 milliards de yuans (400,2 milliards d’euros). L’argent doit servir à la construction de «nouvelles infrastructures»: réseaux 5G, centres de données, industries intelligentes, etc. Selon le quota annuel approuvé par le gouvernement central, cette année, ces titres peuvent être émis pour 4.730 milliards de yuans (591,9 milliards d’euros).

«La Chine est technologiquement très en avance dans un certain nombre de domaines, dans la communication et l’innovation, notamment dans le développement de cette fameuse 5G qui fait tant débat», souligne Pierre Picquart.

D’après un rapport du cabinet d’étude américain Rhodium Group, les capitaux étrangers entrant en Chine de par des fusions et acquisitions se sont élevés à 8 milliards d’euros lors des cinq premiers mois de l’année. Ce montant dépasse en volume et en valeur les transactions chinoises faites à l’étranger. C’est une première en 10 ans.

D’après Pierre Picquart, la situation économique actuelle pourrait être favorable à Pékin:

«Lors de la crise financière de 2008, la Chine avait anticipé et très bien géré sa relance économique en lançant de plans d’investissement de grande importance, pragmatiques et innovants. De ce fait, la Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale en 2010 en dépassant le Japon. D’ailleurs, les États-Unis et l’Europe veulent faire de même aujourd’hui. Pékin a des moyens financiers très importants pour rebondir et le coronavirus pourrait faire de la Chine la première puissance économique mondiale plus vite que prévu.»–sputniknews / mardi 21 juillet 2020

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*Jeff Bezos gagne 13 milliards de dollars en une journée

Ce lundi 20 juillet 2020 Jeff Bezos s’est enrichi de 13 milliards de dollars. Oui, 13 milliards !!! Et nous les riens devons subir le discours du minus qui nous sert de président. Pour que Bezos gagne des milliards nous devons ruisseler avec notre sang. Je dis bien avec notre sang et celui de nos minots qui seront saignés sur l’autel du dieu profit.

Alors, j’ai massacré les paroles de « Comme d’habitude » chantée par Claude François reprise aussi par le copain de la mafia Franck Sinistra sous le nom de « my way »… pour coller mieux au triomphe du capitalisme sur le covid. Car je suis un lâche d’habitude, je me suis mis dans la peau du big Bezos.

*******blogs.mediapart.fr/ca–  lundi 20 juillet 2020

Je me lève et je me gratte le cul
Wall street te donne le la

Comme d’habitude

A toi j’impose ma loi
Tu le sais, je suis un chacal froid
Comme d’habitude
Je sais, je suis un jouisseur galeux
Presque malgré toi
Comme d’habitude
Mais toi tu me prends pour un héros
Comme d’habitude

Je prends quelques milliards très vite
Je t’ humilie et je te chambre
Comme d’habitude
Deux minutes et deux milliards sont tombés
Je suis en retard
Comme d’habitude
Sans bruit, je détruit la raison
Des petits, je fais de l’or
Comme d’habitude
Parfois, j’en ai ras le bol
De votre habituelle servitude

Comme d’habitude, je vais vous enfumer
Je vais jouer à faire semblant
Comme d’habitude, je vais sourire
Oui, comme d’habitude je vais même rire
Comme d’habitude, je vous dirais comment vivre
Oui, comme d’habitude

Et puis vous marcherez au pas
Moi je commanderais
Comme…

Carland (voleur des paroles de « Comme d’habitude ». « My way » en américain)

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Le patron d’Amazon, Jeff Bezos, a gagné 13 milliards de dollars dans la seule journée du lundi

Par Anne van Gelder - fl24.net/ 21/07/2020
Jeff Bezos / Photo: Flickr

Le PDG d’Amazon, Jeff Bezos, a augmenté sa fortune d’un montant record de 13 milliards de dollars dans la seule journée du lundi grâce à un boom alimenté par le confinement.

Un bond de 7,9% du cours de l’action d’Amazon a permis à l’homme le plus riche du monde de réaliser la plus forte augmentation en un jour de la fortune d’un individu dans l’histoire de l’indice des milliardaires de Bloomberg, qui suit la fortune des personnes les plus riches de la planète.

Jeff Bezos, âgé de 56 ans, pèse aujourd’hui 189,3 milliards de dollars ce qui le rend plus riche que les grandes entreprises telles que McDonald’s, Exxon Mobile et Nike.

Le magnat de la technologie a augmenté sa fortune de 74,4 milliards de dollars depuis le début de l’année, dans un contexte de hausse de 73% du prix de l’action Amazon. Le commerce sur Internet a bénéficié d’une demande accrue pour les achats en ligne, car les mesures de confinement ont enfermé les consommateurs dans leurs maisons.

Lundi, les actions Amazon ont affiché leur meilleure croissance journalière depuis décembre 2018. Les analystes s’attendent à ce que les revenus de la société de Seattle aient augmenté de 27% pour atteindre 80,7 milliards de dollars, bien que les bénéfices aient probablement chuté par rapport à l’année dernière en raison de la hausse des coûts.

La participation de 11 % de Bezos dans Amazon représente plus de 90% de sa valeur nette, tandis que le reste comprend sa société d’exploration spatiale Blue Origin, le journal Washington Post et 4,5 milliards de dollars en espèces et autres actifs, selon Bloomberg.

D’autres majors des nouvelles technologies ont également vu leur fortune exploser alors même que la pandémie a déclenché le pire ralentissement économique depuis la Grande Dépression. La fortune personnelle du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a grossi de 14,8 milliards de dollars, tandis que celle du patron de Tesla, Elon Musk, a augmenté de 46,9 milliards de dollars, dont un bond de 5,7 milliards de dollars lundi.*fl24.net/ 21/07/2020

Source: Bloomberg

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l’Union européenne ne peut plus compter sur la protection US en cas de conflit, selon la chancelière allemande. Angela Merkel.

Angela Merkel

30 ans après la fin de la guerre froide, il n’est pas si évident que ça que les États-Unis protégeront l’Europe en cas de conflit, estime Angela Merkel.

La défense de l’Europe par les États-Unis en cas de conflit n’est plus une «évidence» aujourd’hui, a déclaré ce mardi 14 juillet la chancelière allemande.

«Il faut reconnaître que 30 ans après la réunification de l’Allemagne, 30 ans après la fin de la guerre froide, le monde se voit d’une nouvelle manière. Ce que nous avons tenu pour acquis, comme par exemple que les États-Unis défendront l’Union européenne, n’est plus une évidence, cela a changé», a indiqué Mme Merkel lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre bavarois Markus Söder.

Selon elle, l’Allemagne et l’Europe «doivent y trouver une réponse adéquate, qui ne doit pas être réduite aux actions bilatérales des États».

«Pour nous, cette réponse doit être décidée au sein d’une alliance multilatérale, telle que l’Union européenne», a souligné la chancelière.

Depuis déjà longtemps, Angela Merkel appelle les pays européens à déployer plus d’efforts pour assurer leur sécurité sans compter sur l’aide américaine.*.sputniknews / lundi 14 juillet 2020

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*Iran-Chine: le deal du siècle à 400 milliards de dollars

**vidéo: «deal du siècle» entre l’Iran et la Chine.

L’Iran et la Chine chercheraient à concrétiser un nouveau «deal du siècle». En contrepartie de pétrole à faible coût, Pékin investirait 400 milliards de dollars sur 25 ans dans l’économie iranienne. Mais un tel accord est-il réalisable? Et a-t-il comme objectif non avoué de nuire aux États-Unis? Réponses dans ce Désalliances en bref.

Un deal à 400 milliards et un nouveau pied de nez à l’ennemi commun américain? Selon des informations qui ont fuité ces derniers jours, Téhéran et Pékin négocieraient un accord stratégique colossal. Sur une période de 25 ans, la Chine pourrait investir la somme vertigineuse de 400 milliards de dollars: 280 milliards à destination des industries pétrolières et gazières et 120 milliards pour les transports et la technologie. En contrepartie, l’Iran lui vendrait ses barils de pétrole à bas prix.

La signature de l’accord est prévue en 2021, mais les incertitudes s’amoncellent: un tel projet ne serait-il pas hors de portée, même pour la puissance chinoise? Les conservateurs iraniens accepteront-ils un tel accord? Le flou laisse de surcroît libre cours aux fantasmes: ainsi certains observateurs sont-ils allés jusqu’à imaginer qu’il ciblait les États-Unis…

Dans ce nouvel épisode de Désalliances en bref, Sputnik expose les doutes et détruit les intox autour de ce «deal du siècle» entre l’Iran et la Chine.–sputniknews / mercredi 16 juillet 2020

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*la pandémie de coronavirus a mis l’économie mondiale à genou

*L’économie mondiale au bord du krach? 

Les statistiques économiques sont cataclysmiques 

Trader à la bourse de New York, janvier 2020 (image d'illustration)

* l’économie européenne serait encore plus en danger
Des indicateurs économiques très inquiétants se multiplient à travers la planète. Des États unis à l’Europe en passant par l’Asie et l’Amérique du Sud, la pandémie de coronavirus a secoué l’économie à des niveaux inédits. Se relèvera-t-elle? La question se pose à l’heure où la crainte d’une deuxième vague de Covid-19 est dans toutes les têtes. 
«Derrière les données comptables, des drames humains, des territoires meurtris. Tout cela nous devons le prévoir, l’accompagner, le soulager.»
Jean Castex, le nouveau Premier ministre français, avait le ton grave au moment de s’adresser au Sénat, le 16 juillet. Frappée de plein fouet par la crise liée à la pandémie de coronavirus, la France devrait composer avec une récession de 11% en 2020, d’après le locataire de Matignon. «La plus sévère» depuis la création des comptes nationaux. Le 7 juillet, la Commission européenne publiait ses dernières projections concernant les économies de la zone euro. Elle prévoyait pour la France une chute du PIB de l’ordre de 10,6% en 2020. Quant à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle table sur un taux de chômage français à 12,3% fin 2020.
 *Un impact économique «plus fort» que prévu

Paris est loin d’être le seul concerné par cet effondrement économique. «Dans le scénario le plus optimiste d’évolution de la pandémie, le taux de chômage dans l’ensemble des pays de l’OCDE pourrait atteindre 9,4% au quatrième trimestre 2020, dépassant tous les pics enregistrés depuis la Grande Dépression», explique l’organisation dans son édition 2020 du rapport «perspectives de l’emploi», publiée le 7 juillet. Toutes les régions du monde sont touchées. Bruxelles anticipe une chute du PIB de 8,7% en 2020 sur l’ensemble de la zone euro: -6,3% pour l’Allemagne, -11,2% pour l’Italie ou encore -10,9% pour l’Espagne. «L’impact économique du confinement est plus fort que ce que nous avions initialement prévu. Nous sommes loin d’être tirés d’affaire et devons faire face à nombreux risques, y compris une nouvelle vague majeure d’infections», a alerté Valdis Dombrovskis, vice-président de la Commission. 

Ce 17 juillet, les 27 se mettent autour de la table afin de débuter un marathon de négociations visant à trouver un accord sur le futur budget européen pour la période 2021-2027, qui devrait avoisiner les 1.100 milliards d’euros. Le plan de relance de 750 milliards d’euros afin de lutter contre la crise économique provoquée par le coronavirus sera également au menu des discussions. ​La Commission européenne met également en garde contre l’absence d’accord entre la Grande-Bretagne et l’UE après le Brexit, une situation qui mettrait, selon l’exécutif bruxellois, l’économie européenne encore plus en danger. 
Le Royaume-Uni a lui aussi été terriblement impacté par la pandémie. Avec plus de 45.000 morts, il s’agit de la troisième nation la plus touchée du globe derrière les États-Unis et le Brésil.
Entre mars et mai, le PIB a chuté de 19,1% comparé aux trois mois précédents et, selon les prévisions de l’Office de responsabilité budgétaire, Londres devra faire face à une récession de plus de 10%. Le pire score depuis 300 ans. 
Toujours sur le Vieux continent, mais cette fois du côté de la Russie, Vladimir Poutine a souhaité faire preuve d’optimisme: «On peut dire aujourd’hui que [nos] mesures ont eu un résultat, et qu’elles ont permis d’atténuer de façon significative la sévérité de la crise.» 
Reste que l’économie du pays des Tsars a beaucoup souffert. Le mois d’avril, ainsi qu’une partie du mois de mai totalement chômés, les mesures de confinement et la fermeture des frontières ont considérablement fait augmenter le chômage. Le locataire du Kremlin a récemment déclaré que «près de trois millions de Russes» étaient inscrits comme demandeurs d’emploi, un chiffre en hausse par rapport au mois de mai, où 2,1 millions de Russes étaient enregistrés comme chômeurs. Moscou dit s’attendre à une chute du PIB de l’ordre de 5% en 2020. 
**De nombreuses défaillances d’entreprises à prévoir
 De l’autre côté du détroit de Béring, la situation est extrêmement compliquée aux États-Unis, qui ne parviennent pas à juguler la pandémie. Le pays de l’Oncle Sam a enregistré un nouveau record de contaminations quotidiennes le 16 juillet, avec plus de 73.000 nouveaux cas. Le nombre de décès avoisine désormais les 140.000 et Anthony Fauci, principal expert du gouvernement concernant les maladies infectieuses, a récemment sonné l’alerte.
D’après lui, si les Étatsuniens ne prennent pas les mesures nécessaires, le pays pourrait être confronté à une augmentation de 100.000 cas par jour. Les États-Unis ont vu le nombre de demandeurs d’emploi littéralement exploser durant la pandémie avec des dizaines de millions d’Américains ayant perdu leur emploi. En avril, le taux de chômage avait atteint 14,7%, un plus haut depuis les années 30 et la Grande Dépression. Si la flexibilité du marché du travail américain a permis de rapidement résorber le nombre de demandeurs d’emploi (11,1% en juin), la fragile reprise est mise en danger par une épidémie qui elle, ne se résorbe absolument pas.
 De très nombreuses entreprises et particuliers éprouvent de graves difficultés à payer leur loyer. En mai dernier, Andy Graiser, coprésident de la société immobilière commerciale A&G Real Estate Partners, sonnait l’alerte: «Les lettres de défaut des propriétaires se multiplient de plus en plus».
En juin, c’est l’assureur-crédit Coface qui y allait de sa sombre prévision. Il avertissait que les défaillances d’entreprises allaient augmenter de 43% d’ici 2021 par rapport à 2019. Du côté du PIB, le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une récession de 8% contre un recul de 5,9% prudemment estimés en avril. Au sud du continent, la situation est loin d’être idyllique. La même Coface prévoit une augmentation des défaillances d’entreprises de 44% au Brésil d’ici 2021 par rapport à 2019. Le pays Auriverde est le deuxième plus touché au monde par le Covid-19, avec plus de deux millions de cas et plus de 76.000 morts. Entre mars et mai, le Brésil a perdu 7,8 millions d’emplois, ce qui constitue un record historique sur trois mois.
D’après le FMI, la plus vaste nation d’Amérique du Sud subira la pire récession de son histoire en 2020, avec un PIB en chute de 9,1%. La situation n’est pas meilleure chez le voisin argentin, déjà en récession depuis 2018 et en défaut de paiement depuis le 22 mai concernant le règlement d’intérêts de 500 millions de dollars sur trois émissions obligataires. 
L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient devront eux se battre contre la pire récession des 50 dernières années. D’après les calculs du FMI, le PIB y chutera de 5,7% en moyenne et dans les régions touchées par des conflits armés, la récession pourrait atteindre les 13%. Plusieurs économies de la zone doivent composer avec un cocktail difficile à base de Covid-19 et de faiblesse des cours du pétrole.
Le ralentissement économique mondial a fait chuter le prix de l’or noir des deux tiers, avant une légère reprise. Il oscille aujourd’hui autour des 40 dollars le baril. Un montant faible. «La région est confrontée à une crise sans précédent. Un double choc qui a affecté le fonctionnement normal de ses économies pendant le confinement», a expliqué à l’AFP Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI. Quid de l’Asie? Les pays ne sont pas tous logés à la même enseigne. Pendant que Singapour est entré en récession au deuxième trimestre, voyant son activité économique plonger de 41,2% par rapport au trimestre précédent, Pékin devrait faire partie des pays chanceux à pouvoir espérer de la croissance en 2020: le FMI en anticipe 1% cette année. C’est pourtant loin des 6,1% de 2019, qui étaient déjà la pire performance de l’économie chinoise en 30 ans. Mais c’est toujours mieux qu’au Japon, qui est en récession pour la première fois depuis 2015. **Une deuxième vague fatale? Reste que la région Asie-Pacifique s’en tire plutôt bien d’après l’agence de notation Standard & Poors, qui prévoit une récession de «seulement» 1,3% en 2020 avant un rebond à +6,9% en 2021.
Personne portant un masque devant un magasin fermé à Paris, juin 2020
*Le FMI est également optimiste quant à la capacité de l’économie mondiale à rebondir. D’après l’organisation dirigée par Kristalina Georgieva, le PIB mondial sera en croissance de 5,1% en 2021 après une contraction de 4,9% en 2020. La probabilité de ce scénario dépend pourtant fortement de celle d’une deuxième vague. Sans parler d’une propagation de l’épidémie qui ne freine pas aux États-Unis, plusieurs signaux inquiétants ont fait leur apparition dans plusieurs pays. Ce 17 juillet, le ministère catalan de la Santé a appelé les habitants de Barcelone à rester chez eux face à la recrudescence de cas de Covid-19 en Catalogne. Au Portugal, le gouvernement a procédé depuis le 23 juin au rétablissement de plusieurs mesures de confinement dans la région de Lisbonne. En Irlande, le Premier ministre, Michael Martin, a annoncé que la dernière phase du déconfinement serait reportée au 10 août face à des «inquiétudes sur l’augmentation du nombre de cas», qui «sont très réelles». Du côté de l’Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde, la hausse du nombre de cas dans le nord du pays a provoqué un reconfinement dans l’État du Bihar pour deux semaines à partir du 16 juillet. Plus de 120 millions de personnes sont concernées. 
En France, la Mayenne vient d’être classée en «vulnérabilité élevée» et la Bretagne inquiète à cause du taux de reproduction de la maladie, qui est en forte progression. Il est passé de 0,92 à 2,62 entre le 10 et le 14 juillet d’après le site data.gouv.fr. Rappelons qu’un taux au-dessus de 1 indique que le virus se propage. À titre de comparaison, le taux de reproduction de la grippe saisonnière, considérée comme très contagieuse, est d’environ 1,5. Malgré tout, les considérations économiques occupent dorénavant plus les esprits que les considérations sanitaires. Et pour cause: interviewé fin juin par La Dépêche, Éric Hayer, directeur des prévisions à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), prévenait des possibles conséquences catastrophiques d’un reconfinement: «Tout dépend du type de reconfinement dont on parle, mais si le pays devait retourner dans une phase de confinement comme celle qu’on vient de connaître, ce serait catastrophique pour l’économie du pays. On ne s’en relèverait pas, je pense. Mais je ne crois pas qu’on en arrive là. Je ne l’espère pas en tout cas.» - sputniknews / jeudi 17 juillet 2020

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*L’économie mondiale s’effondre, les grandes fortunes prospèrent: «Une politique débile qui favorise les riches»

des euros

La France s’enfonce dans la récession, mais le patrimoine des 500 plus grandes fortunes du pays a continué de s’accroître, malgré la crise du coronavirus. Un phénomène semblable s’observe aux États-Unis. Charles Gave, président de l’Institut des Libertés, analyse la situation pour Sputnik.

Alors que la Commission européenne prévoit désormais un plongeon historique du Produit intérieur brut français (PIB), qui devrait décroître de 10,6% en 2020, les citoyens les plus nantis de l’Hexagone ne connaissent pas la crise.

​Le dernier classement de Challenges des 500 plus grandes fortunes de France est là pour le démontrer. Le montant cumulé de ces dernières atteint le niveau record de 730 milliards d’euros. Un chiffre en progression de 3% en 2020. Un magot qui représente «l’équivalent du tiers du PIB attendu cette année», d’après Challenges, qui note que cette part a été multipliée par dix depuis 1996.

*Les politiques des Banques responsables?

Comment expliquer de telles performances dans un contexte économique aussi morose? Pour l’essayiste, financier et entrepreneur français Charles Gave, la réponse est très simple: «Les taux d’intérêt des Banques centrales sont extraordinairement bas, voire négatifs. Les riches possèdent des actifs. Ces derniers leur servent à emprunter auprès des banques en les mettant en garantie. L’argent emprunté servira donc à acheter d’autres actifs.»

La Banque centrale européenne (BCE) a en effet sorti la sulfateuse à liquidités pour lutter contre la crise économique. Avec un taux de refinancement à zéro, un taux de dépôt à -0,5% et un taux de prêt marginal à 0,25%, l’institut monétaire basé à Francfort a également mis en place un plan de rachat d’actifs pour un montant de 1.600 milliards d’euros.

«C’est une politique débile qui favorise les riches. Le prix des actifs monte. Personne ne fait d’investissements, car il est toujours plus facile d’acheter une maison ou un hôtel existant que d’en bâtir un nouveau. Le manque d’investissements fait baisser la productivité du travail et les pauvres deviennent plus pauvres», analyse Charles Gave. «Les taux bas sont une politique faite par les riches pour les riches et pour appauvrir les pauvres. Les Banques centrales sont au service des riches», poursuit-il.

L’Hexagone n’est pas seul à être concerné par une évolution à la hausse de la richesse de ses grandes fortunes. Un phénomène semblable s’observe aux États-Unis. En juin dernier, Business Insider, en se basant sur les travaux de l’Institute for Policy Studies, un think tank basé à Washington, notait que les milliardaires américains étaient 20% plus riches qu’avant le début de la pandémie.

Leur fortune cumulée avait grimpé de 565 milliards de dollars. Jeff Bezos, patron d’Amazon et homme le plus riche de la planète, Elon Musk, le fantasque boss de Tesla ou encore Eric Yuan, fondateur de l’application Zoom, ont tous vu leur fortune s’accroître malgré une économie américaine ravagée par une pandémie qui ne faiblit pas et qui a déjà fait perdre leur emploi à des dizaines de millions d’Américains.

**Aux États-Unis, + 20% pour les milliardaires

Cette dichotomie entre de grandes fortunes qui continuent de progresser et un environnement économique hostile se retrouve dans le comportement des marchés financiers. Lors du mois de mars dernier, quand la gravité de la crise sanitaire ne faisait plus de doute, les places boursières de la planète ont vécu des semaines très difficiles. Les grands indices de référence avaient perdu 30 à 40% de leur valeur. Et cette tempête sur les marchés avait fait –potentiellement– perdre des milliards de dollars en quelques jours aux individus les plus riches de la planète.

Depuis, les marchés financiers ont repris du poil de la bête. Et avec eux la santé des fortunes des nantis. Il faut dire que la Réserve fédérale américaine n’a pas hésité à mettre les moyens pour contrer les effets économiques néfastes de la pandémie de coronavirus. Elle s’est dite prête à injecter 2.300 milliards de dollars afin de soutenir l’économie et a ramené son taux directeur proche de zéro. «Si vous injectez des milliards dans les marchés, ils serviront à acheter des actions. Et tout cela avec des taux extrêmement bas. Encore une fois, tout cela est organisé de manière à rendre les riches encore plus riches», insiste Charles Gave.

D’après lui, la corrélation entre reprise des marchés actions et augmentation de la fortune des plus riches est évidente: «Le contexte actuel permet aux individus d’acheter des produits qui offrent plusieurs pour cent de rentabilité tout en ayant emprunté à presque zéro. Les investisseurs se dirigent donc vers les actifs existants et plus personne ne cherche à créer de nouveaux actifs. Cela fait monter le prix des actifs et rend plus riches les riches.»

Point intéressant noté par Challenges: alors que la valeur cumulée des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté pendant cette crise du coronavirus, elle avait chuté de 27% en 2009 en pleine crise des «subprimes».

**Un risque sur les monnaies?

Une fois encore, Charles Gave pense avoir trouvé l’explication: «Lors de la crise des “subprimes”, ce sont les banques commerciales qui avaient prêté l’argent. Quand elles “sautent”, elles rappellent leurs prêts et il est nécessaire que les investisseurs vendent leurs titres. Dans la crise actuelle, ce sont les Banques centrales qui prêtent avec de l’argent qui n’existe pas. Une bulle peut soit être financée par des banques commerciales et dans ce cas-là quand elle explose, elles “sautent”. Ou elle peut être financée par les Banques centrales et en cas de problème, ce sera la monnaie qui baissera.»

D’après le président de l’Institut des Libertés, c’est là que se situe le vrai danger des politiques actuelles des Banques centrales: «Le risque est sur la dévaluation des monnaies et il existe une grande probabilité de voir plonger leur valeur par rapport à celle d’autres devises», conclut-il.*.sputniknews /  11 juillet 2020

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*Le déficit budgétaire des États-Unis multiplié par 100 sur fond du Covid-19

Le déficit budgétaire américain en juin 2020 s’élève à 863 milliards de dollars, une somme 100 fois plus importante qu’en juin 2019, indique le rapport du Bureau du budget du Congrès américain publié le 8 juillet. Une situation qui s’explique par des dépenses accrues et des recettes réduites à cause de la crise du Covid-19.

Dans le contexte de la crise du Covid-19, la dette américaine ne cesse de s’alourdir. Ainsi, au cours des neuf premiers mois de l’année fiscale 2020 qui a débuté en octobre dernier, le déficit budgétaire américain, soit la différence entre les recettes et les dépenses de l’État, a augmenté de deux trillions de dollars (1,76 trillions d’euros) par rapport à la même période l’année dernière, informe le rapport du Bureau du budget du Congrès américain qui précise qu’il a atteint 2,7 trillions de dollars (2,1 trillions d’euros).

En juin, le déficit du budget des États-Unis a été multiplié par 100, passant de huit milliards de dollars (7,05 milliards d’euros) à 863 milliards (761 milliards d’euros) entre juin 2019 et juin 2020, détaille le document. Le déficit budgétaire de juin 2020 est comparable à celui de toute l’année 2019.

 ***Dégringolade des recettes

Le mois de juin a été coûteux pour le Trésor américain dont les dépenses ont augmenté de 763 milliards de dollars (672 milliards d’euros) par rapport à juin 2019, dépassant ainsi la barre de 1.000 milliards. Trois milliards ont été dépensés dans le cadre du Coronavirus Relief Fund chargé de payer les subventions aux gouvernements locaux, tribaux, territoriaux et celles des États afin de compenser les dépenses liées à la pandémie, poursuit le rapport.

Dans le même temps, les recettes du pays ont dégringolé de 28% par rapport à l’année dernière. Ainsi, en juin 2020, les recettes s’élevaient à 242 milliards de dollars (213 milliards d’euros), soit 92 milliards (81 milliards d’euros) de moins qu’en juin 2019.

«Les recettes ont chuté pour plusieurs raisons: baisse des salaires et de l’activité économique en général, législation récemment adoptée et mesures prises par l’administration», explique le rapport.*.sputniknews /  09 juillet 2020

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*Plongeon historique du PIB de 13,8% en France

Selon une première estimation publiée ce 31 juillet par l’Insee, l’économie française a connu un trou d’air au cours d’un deuxième trimestre marqué par un mois et demi de quasi-paralysie de l’activité sous l’effet du confinement, affichant une contraction de 13,8%.

La France a enregistré un plongeon historique de 13,8% de son produit intérieur brut au deuxième trimestre à cause de l’épidémie de coronavirus, a annoncé vendredi l’Insee.

Depuis qu’il mesure l’activité économique française de façon trimestrielle, jamais l’Institut national des statistiques n’avait enregistré pareil effondrement. Il a aussi révisé sa mesure de l’activité au premier trimestre, qui a chuté de 5,9%, au lieu de 5,3% rapporté précédemment

La chute de l’activité au deuxième trimestre est toutefois moindre que ce qu’anticipaient la plupart des analystes et l’Insee lui-même, qui l’estimait encore à 17% au mois de juin.

Dans le détail, la consommation des ménages, principale composante de la croissance, a reculé de 11%, les investissements de 17,8%, les exportations de 25,5%.

«L’évolution négative du PIB au premier semestre 2020 est liée à l’arrêt des activités “non essentielles” dans le contexte du confinement mis en place entre mi-mars et début mai», explique l’institut dans un communiqué.

«La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril», poursuit l’Insee.

La plus forte baisse trimestrielle du PIB avant la crise du coronavirus avait été enregistrée au deuxième trimestre 1968, affecté par la grève générale en mai, mais qui avait été suivi par un rebond de +8% à l’été, indique l’AFP.

La remontée devrait cette fois être d’autant plus vigoureuse que la dégringolade fut abyssale: l’Insee a prévu +19% pour le troisième trimestre, Natixis +16% et la Banque de France +14%.–sputniknews / vendredi 31 juillet 2020

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*La justice française enquête sur le prince héritier d’Abou Dhabi soupçonné de complicité d’actes de torture

Le prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al-Nahyane est visé par une enquête ouverte par la justice française qui le soupçonne d’être impliqué dans des actes de tortures commis lors de la guerre au Yémen, écrit l’AFP.

Un juge d’instruction français est chargé d’une enquête visant Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, prince héritier d’Abou Dhabi, sur une éventuelle «complicité d’actes de torture» sur fond de guerre au Yémen, a appris ce vendredi 17 juillet l’AFP auprès de plusieurs sources proches du dossier.

Une information judiciaire a été ouverte en octobre 2019 à Paris à l’encontre de celui surnommé «MBZ» 

contre lequel deux plaintes, dont une avec constitution de partie civile, ont été déposées lorsqu’il effectuait une visite officielle à Paris en novembre 2018.

Comme le rappelle l’AFP, les plaintes avec constitution de partie civile permettent quasi-automatiquement d’obtenir l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge d’instruction pour mener les investigations.

En vertu de sa «compétence universelle» pour les crimes les plus graves, la justice française a la possibilité de poursuivre et condamner les auteurs et complices de ces crimes lorsqu’ils se trouvent sur le territoire français.

«Mes clients se réjouissent de cette ouverture d’information et fondent de grands espoirs sur la justice française», réagit auprès de l’AFP Me Joseph Breham qui défend six Yéménites qui ont déposé la plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction du pôle crimes contre l’Humanité du tribunal de Paris.

Ils y dénoncent des actes de torture commis dans des centres de détention contrôlés par les forces armées des Émirats arabes unis.

Lors de sa visite en France le 21 novembre 2018, Mohammed ben Zayed s’est entretenu avec Emmanuel Macron sur la situation au Moyen-Orient, notamment sur le conflit au Yémen où Abou Dhabi est engagé dans une coalition au côté de l’Arabie saoudite contre les rebelles Houthis qui occupent la capitale Sanaa depuis 2014.

Mohammed ben Zayed étant le commandant suprême des forces armées des Émirats arabes unis, il est «susceptible d’avoir fourni les moyens et les instructions pour la réalisation de ces infractions», souligne la plainte.

La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils. En juillet 2019, les Émirats arabes unis, principal allié de l’Arabie saoudite, ont décidé d’y réduire leur présence militaire.-* sputniknews /  17 juillet 2020

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*Quelle est cette «épidémie occultée» que le Maroc ne veut pas reconnaître?

Des cas de suicide se sont succédé dernièrement au Maroc, provoquant émotion et inquiétude. Même si un silence de cimetière entoure ce phénomène, toujours tabou dans le pays, des Marocains exhortent les pouvoirs publics à assumer leurs responsabilités.

Déçue par ses résultats scolaires, une bachelière de 18 ans dans la région de Fès a mis fin à ses jours mercredi 15 juillet, ravivant le débat sur le suicide au Maroc. Sa mort tragique s’ajoute à celles de cinq enseignants et quatre loueurs de voitures –en désarroi à cause de la crise pandémique– qui ont beaucoup ému les Marocains. Comme à chaque fois dans un cas similaire, l’émotion cède vite la place à la consternation face à un phénomène dont on parle peu dans le pays, car il est toujours considéré comme «hchouma» (déshonorant).

Sans se décourager devant le vide laissé par l’État, des professionnels s’organisent pour que ce fléau ne soit pas banalisé. Interrogée par Sputnik, la présidente de la Société marocaine des psychologues cliniciens (SMPC), Raja El Mouatarif, se dit «sidérée» par la non-reconnaissance par les autorités marocaines de ce phénomène comme problème grave de santé publique.

«En tant que professionnels de la santé mentale, nous avons tous remarqué, cliniquement, qu’il y a une hausse inquiétante du passage à l’acte ces dernières années. Nous ne cessons de le répéter, la situation est grave. Malgré tout, il n’y a ni actions concrètes de la part des autorités publiques pour prévenir ce fléau, ni même un observatoire ou des recensements officiels pour le quantifier», regrette-t-elle.

Faute de chiffres confirmés, les internautes s’alarment sur les réseaux sociaux en découvrant les cas de suicide qui se succèdent dans les médias. Effrayés, certains parlent d’explosion du phénomène.

Nombreux sont les internautes qui s’inquiètent de la recrudescence des cas de suicide en se basant sur les signalements médiatiques ou même oraux qui leur parviennent

**Des morts invisibles

Les seuls chiffres nationaux disponibles sur les suicides dans le royaume sont ceux donnés par le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM), et qui ne concernent que les cas de suicide (et tentatives de suicide) par intoxication. Dans sa revue du quatrième trimestre 2019, le Centre, qui relève du ministère de la Santé marocain, indique que 1.758 cas de suicide et de tentatives de suicide ont été déclarés l’année dernière dans le royaume.

La ville de Tanger, vue de la mer

Un autre indicateur chiffré a été donné par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en septembre 2019. Dans son dernier rapport recensant les suicides dans le monde, l’organisation fait état de 1.013 cas enregistrés en 2016 au Maroc. Un bilan anachronique, que conteste le Dr El Mouatarif en le qualifiant de flagrante sous-estimation. «En l’absence de registre national des suicides, ce phénomène reste un mystère. Comment l’OMS a-t-elle pu sortir ce chiffre qui ne reflète pas du tout la réalité?», s’étonne-t-elle. Surtout que le même rapport révèle que 800.000 personnes se donnent la mort chaque année dans le monde, soit un cas toutes les quarante secondes.Pour la psychologue, qui exerce depuis plus de sept ans dans la capitale du royaume, l’absence de statistiques sur ce fléau au Maroc alimente «le déni ambiant». «Sans chiffres officiels, on pourrait penser que tout va bien dans le meilleur des mondes, ironise-t-elle, amère. Lorsque l’on n’a pas de baromètre qui mesure l’ampleur d’un phénomène, il n’y a tout naturellement pas de prise de conscience au sein de la société.»

**L’État réfléchit trop sans agir

C’est pour la prise de conscience par toutes et par tous du danger du suicide que l’association «Sourire de Reda» milite depuis plus d’une décennie. C’est la seule ONG au Maroc œuvrant spécifiquement pour la prévention au niveau national. Depuis 2011, «Sourire de Reda» a même mis en place une helpline d’écoute par chat spécialisé –Stop Silence– pour venir en aide aux personnes en souffrance.

«En 2019, Stop Silence a pu répondre à 348 jeunes marocains, dont 35% ont fait une tentative de suicide et 65% exprimaient des idées suicidaires. Notre helpline reçoit plus d’appels qu’elle ne peut en absorber. À chaque ouverture d’un nouveau créneau horaire, nous voyons affluer les demandes», détaille Meryeme Bouzidi Laraki, en réponse aux questions de Sputnik.

Elle est la présidente de «Sourire de Reda», ONG qu’elle a fondée en 2009 à la suite du suicide de son propre fils. Reda, c’est son prénom, était âgé d’à peine 13 ans quand il s’est donné la mort.

Les files d'attente s’allongent devant l'agence Royal Air Maroc de Casablanca
«Les premiers ateliers pour la mise en œuvre de cette stratégie ont débuté en 2018, pilotés par une consultante internationale OMS. « Sourire de Reda » a participé à des ateliers au même titre que l’ensemble des instances ministérielles, les entités hospitalières… Nous trouvons néanmoins que la mise en œuvre de ce plan tarde», confie à Sputnik la présidente de l’association.

Dans le dernier bilan d’étape du plan de santé 2025 du ministère de la Santé marocain, le suicide n’est mentionné que deux fois. Notamment pour annoncer que la stratégie de prévention tant espérée était «validée». Sauf que, jusqu’à présent, elle n’a pas été mise en application. Or, le mandat de l’actuel gouvernement s’achève l’année prochaine.    

**Le linceul de la honte

«Le suicide est interdit en islam et celui qui attente à sa vie est menacé d’aller en enfer. Cela n’empêche pas le passage à l’acte des personnes en grande souffrance psychique… Étant donné cette dimension du péché et le tabou entourant cet acte, les familles le cachent fréquemment à leur entourage, par honte et par culpabilité», souligne Jalil Bennani. Ce psychiatre et psychanalyste exerçant Maroc est l’auteur de l’ouvrage Psychanalyse en terre d’Islam (Éd. Erès, 2008).

Pour le président du cercle psychanalytique marocain, «la santé mentale reste le parent pauvre du système de santé marocain». Pourtant, dans la plupart des cas, l’idée du suicide part d’un état de détresse qui serait remédiable avec notamment de l’écoute, de l’attention, du soutien psychologique, voire une bonne thérapie. Là encore, l’autre «hchouma» du recours à la psychothérapie complique la situation au Maroc. En plus, le royaume ne compte en tout que 400 psychiatres et environ 350 psychologues pour ses 35 millions d’habitants.*.sputniknews / mercredi 22 juillet 2020

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*Alors que le Maroc est frappé de plein fouet par la crise, «le gouvernement a décidé de ne rien faire», selon un expert marocain

Dans une déclaration à Sputnik, le Pr Najib Akesbi, enseignant-chercheur en économie, a estimé que le gouvernement marocain n’avait pas apporté les bonnes réponses à la crise économique et financière qui frappe le pays depuis le début de l’année, se contentant «d’un programme d’austérité classique, soit la solution facile».
La crise économique et financière engendrée entre autres par l’épidémie de Covid-19 a contraint le gouvernement marocain à proposer un projet de loi de finances rectificative de celle de 2020 pour faire face à la situation.
 
Rabat
 

Or, dans un entretien accordé à Sputnik, Najib Akesbi, professeur d’économie et enseignant-chercheur à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV), à Rabat, a affirmé que par son contenu, la loi de finances rectificative «a déçu tout le monde», n’apportant pas les solutions escomptées à la crise. Il a par ailleurs fait un topo général sur la situation financière et économique du pays qui, selon lui, «est mauvaise» à cause notamment de la sécheresse qui a aggravé la récession au Maroc, à un niveau «jamais atteint depuis 40 ans». 

**État des lieux 
«Sur le plan économique et financier, en se basant sur les statistiques publiées par les institutions publiques, on peut affirmer que globalement la situation est mauvaise», a déclaré l’expert. «L’impact de la crise est assez fort, mais pas uniquement en raison de la crise sanitaire du Covid-19», a-t-il précisé. Et d’expliquer que «du fait du confinement, les gens ont dû arrêter de travailler et la production nationale s’est effondrée provoquant une crise de l’offre». Parallèlement à cette situation, la grande vulnérabilité de la population marocaine s’est révélée en raison de la crise. «En effet, quand le gouvernement a été contraint de distribuer des aides [1.000 dirhams (90 euros) par ménage, ndlr], pas moins des deux tiers de la population, soit plus de 24 millions de Marocains sur un total de 36 millions, se sont inscrits sur les listes des demandeurs», a souligné M.Akesbi. Et d’ajouter que «l’arrêt des revenus, qui a frappé des pans entiers de la population à cause du confinement et la baisse de la consommation qui s’en est suivie, a dégénéré également en crise de la demande, causant ainsi un raidissement de toute la machine économique».

Maroc. Image d'illustration
 
Le Maroc frappé de plein fouet par la crise économique, tous les indicateurs sont au rouge
 

Par ailleurs, Najib Akesbi a indiqué que la crise du Covid-19 s’était greffée à deux autres facteurs qui ont aggravé la situation au Maroc.«Le premier est la sécheresse. En février, bien avant la crise du Covid-19, on savait déjà que 2020 allait être une année de sécheresse. Au Maroc, ce phénomène naturel ne veut pas dire seulement une situation dramatique dans le milieu rural où vivent encore entre 13 à 14 millions de Marocains. Mais un fort impact sur l’ensemble de l’économie, en raison de l’importante part de l’agriculture dans le PIB du pays. La sécheresse a toujours engendré une croissance faible dans le pays», a-t-il expliqué. L’autre facteur aggravant est le fait que l’économie marocaine est fortement liée à celle de l’Union européenne. En effet, des pays de l’Europe du Sud comme l’Espagne, la France et l’Italie avec qui le Maroc réalise l’essentiel de ses échanges économiques ont été fortement ébranlés par la crise du coronavirus. Ceci a engendré «une baisse des exportations marocaines, une chute du nombre de touristes et des investissements étrangers en plus d’un asséchement des transferts en devise de la communauté marocaine établie dans ces pays, à cause de la baisse de leurs revenus suscitée par le confinement», a affirmé M.Akesbi, soulignant que «la croissance sera de l’ordre de -5 à moins -6% en 2020, un niveau de récession jamais atteint depuis 40 ans». –«Les mesures prises par le gouvernement ne sont pas à la hauteur»

 
Maroc
 
Crise économique au Maroc: la centrale syndicale accuse le gouvernement de prendre un virage d’austérité
 

Commentant les mesures prises par le gouvernement à fin de faire face à la crise, tant sur le plan social que sur celui des entreprises, le Pr Akesbi a jugée qu’elles «n’étaient pas à la hauteur de l’impact de la crise, malgré la création d’un comité de veille et d’un fond de solidarité Covid-19».Pour étayer son argument, Najib Akesbi a fait savoir que «sur le plan économique, le gouvernement s’est contenté de confier aux banques la gestion des problèmes financiers des entreprises». «La banque centrale, Bank Al-Maghrib, s’est contentée uniquement de baisser le taux directeur, alors, qu’on sait qu’au Maroc, il n’y a pas de relation de cause à effet directe entre ce dernier et les taux d’intérêts pratiqués par les banques qui prêtent aux entreprises». 

«Malheureusement le constat montre qu’en réalité le secteur bancaire, qui est largement oligopolistique dirigé par un lobby puissant qui administre lui-même la politique monétaire et financière du pays, n’a pas joué le jeu», a déploré l’économiste, précisant que «les conditions des crédits sont restées inappropriées au contexte».
«En réalité les mesures prises ont juste permis aux entreprises de faire face aux problèmes de leurs fonds de roulement tout comme les décisions de différer les échéances et le paiement des taxes et des impôts», a-t-il expliqué. **«La loi de finances rectificative a été une immense déception» Alors que les opérateurs économiques tout comme la population attendaient du gouvernement un vrai plan de relance, comme cela se fait partout dans le monde, «cette loi [de finances rectificative, ndlr] a été une immense déception», a déploré l’expert.
 
Rabat
 
Un ex-ministre marocain du Commerce assure que le gouvernement ferme les yeux sur la fraude fiscale
 

En effet, selon lui, alors que la crise du Covid-19 a mis en évidence un besoin d’intervention de l’État dans l’économie, revendiqué y compris par ceux qui le décriaient auparavant, «tout le monde s’attendait à ce que le gouvernement augmente son budget, donc ses dépenses, pour faire face aux besoins de la population notamment en matière de santé, et mette en place un plan de relance par l’investissement public». «Ça a été la douche froide», a-t-il affirmé, soulignant qu’«en réalité le gouvernement a décidé de ne rien faire».Et d’expliquer que «non seulement les dépenses publiques n’ont pas augmenté, mais [que] les investissements de l’État ont baissé de -8%, ceci en plus des coupes dans les budgets des ministères de l’Éducation nationale, des Affaires sociales et de l’Aménagement du territoire et de l’urbanisme».

«La loi prévoit également la suspension des recrutements en 2021, le blocage de l’avancement des fonctionnaires en 2020», a ajouté le Pr Akesbi, affirmant que «le gouvernement a finalement opté pour un programme d’austérité classique, soit la solution facile». Enfin, Najib Akesbi a dénoncé le fait que même «pour faire face au problème de la baisse des recettes fiscales de 40 milliards de dirhams (3,66 milliards d’euros), l’État a également fait le choix facile de l’endettement, dont les trois quarts proviendront de l’étranger».*.sputniknews / mercredi 22 juillet 2020

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* le volume des exportations de pétrole au niveau mondial au plus bas depuis ces 9 dernières années

Un puits de pétrole (image d'illustraiton)

Dans le contexte de la crise du Covid-19 et de l’accord de l’Opep+, le volume des exportations de pétrole au niveau mondial sont en juin 2020 au plus bas depuis ces neuf dernières années, d’après le rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) consacré à la situation sur le marché du but récemment publié.

Selon le récent rapport de l’Agence internationale de l’énergie consacré à la situation sur le marché pétrolier mondial, les exportations d’or noir au niveau mondial ont chuté de 2,4 millions de barils par jour (Mb/j) en juin pour atteindre 86,9 Mb/j, soit le niveau le plus bas de ces neuf dernières années.

«Le respect rigoureux de l’accord de production de l’OPEP+ et les fortes baisses entreprises par d’autres producteurs, menés par les États-Unis et le Canada, ont réduit la production mondiale de pétrole de près de 14 Mb/j depuis avril», indique la note qui précise que l’accord de l’OPEP+ a été réalisé à 108%.

Si les engagements pris au sein de l’OPEP+ restent en place, l’offre mondiale de l’or noir pourrait chuter de 7,1 Mb/j en 2020 pour augmenter de 1,7 Mb/j l’année prochaine, poursuit le rapport.

Compte tenu des mesures de confinement instaurées un peu partout dans le monde afin d’endiguer la pandémie de Covid-19, la demande mondiale de pétrole a chuté de 16,4 Mb/j au cours du deuxième trimestre 2020. Une baisse de 7,9 Mb/j des demandes est prévue pour 2020, quand une augmentation de 5,3 Mb/j est pronostiquée pour 2021.

Le rapport fait savoir que les prévisions fournies sont d’autant plus incertaines que certains pays reprennent des mesures de confinement partiel sur fond de l’augmentation du nombre de nouveaux cas de contamination par le Covid-19. 

Bien que le marché mondial du pétrole soit depuis reparti à la hausse après un avril noir, la situation générale reste toujours préoccupante, peut-on déduire du rapport.

Pour rappel, en avril, le prix des contrats à terme pour mai du pétrole WTI est passé pour la première fois de l’Histoire en dessous de zéro. *.sputniknews / vendredi 10 juillet 2020

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*Le prix du pétrole pourra grimper jusqu’à 150 dollars, selon des analystes

Après plusieurs mois d’oscillations sur le marché pétrolier, les prévisions à long terme des analystes concernant le cours de l’or noir sont incertaines. Selon quelques-uns le prix pourrait facilement franchir la barre des 100 dollars le baril, alors que d’autres supposent que le cours se maintiendra à un niveau bas, indique le Wall Street Journal.

Le prix du pétrole a une forte chance de bondir prochainement jusqu’à 100 dollars le baril et d’atteindre le seuil des 150 dollars, indiquent des analystes cités par le Wall Street Journal en expliquant cette éventuelle croissance par l’impact de la pandémie.

En cause notamment, la diminution des investissements dans l’extraction du pétrole et du gaz qui commence à se manifester après la chute de la demande.  

Comme une telle pression financière est considérable, certains auront du mal à produire, estime Trevor Woods, directeur des investissements chez Northern Trace Capital. C’est la raison pour laquelle le prix peut facilement atteindre les 150 dollars en 2025, souligne-t-il.

 **Incertitude dans les prévisions

D’autres experts estiment que la demande de pétrole, qui a fortement chuté lors de la pandémie, prendra beaucoup de temps pour rebondir au niveau d’avant la crise, ce qui maintiendra les prix bas, poursuit le quotidien.

La plupart des analystes ont tendance à supposer qu’à long terme le prix atteindra le niveau nécessaire aux producteurs pour faire des profits.

En outre, il est devenu difficile d’évaluer la demande après la pandémie. Personne ne sait encore si le changement des habitudes de consommation restera permanent, si le basculement se fera vers le développement de l’énergie écologique et si le secteur des transports changera, écrit le Wall Street Journal. **.sputniknews / vendredi 10 juillet 2020

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*Le géant américain du schiste en faillite dépose le bilan

Une vingtaine de producteurs américains de pétrole et de gaz se sont déclarés en faillite depuis début de 2020 à cause de la pandémie. Chesapeake Energy, l’un des leaders, a rejoint le 28 juin la liste. Avec une dette d’environ sept milliards de dollars, la société demande à être placée sous la protection du chapitre 11 de la loi.

Chesapeake Energy, l’un des leaders américains du marché du pétrole et du gaz de schiste, a déposé le bilan le 28 juin suite à une lourde dette et à l’impact du coronavirus sur le secteur de l’énergie, indique le site internet de la société.

«La société a déposé une demande volontaire de protection au titre du chapitre 11 auprès du tribunal des faillites des États-Unis pour le district sud du Texas afin de faciliter une restructuration complète du bilan», indique le communiqué.

La dette de la société s’élève à environ sept milliards de dollars. En vertu d’un accord avec les créanciers, Chesapeake Energy recevra un prêt de 925 millions de dollars. En outre, les prêteurs et les détenteurs de factures garanties lui accorderont 600 millions de dollars.

Selon le rapport de la société au premier trimestre 2020, la perte nette de Chesapeake Energy est de 8,3 milliards et sa liquidité de 82 millions de dollars.

Une situation aggravée par la pandémie

Le géant américain du schiste obligé d'emprunter pour ne pas couler

CNN indique que des informations sur une faillite éventuelle de la société sont apparues dans le contexte de la chute des prix du pétrole et du gaz et des allégations sur une dette importante de Chesapeake Energy. Les problèmes ont été aggravés par la crise causée par la pandémie de Covid-19.

Depuis janvier 2020, les actions de Chesapeake ont chuté de plus de 93%, passant de 172 dollars à 11,85 dollars à la clôture des négociations vendredi 26 juin.

Le New York Times note que depuis début 2020, une vingtaine de producteurs américains de pétrole et de gaz, dont Ultra Petroleum et Whiting Petroleum, ont déclaré faillite. *.sputniknews /  29 juin 2020

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Un médecin dans une chambre d'hôpital du Centre Setchenov convertie pour le Covid-19 (archive photo)

*Des chercheurs russes annoncent la fin des essais d’un vaccin contre le Covid-19 avec succès

En Russie, les études sur le premier vaccin au monde contre le Covid-19 se sont achevées à l’université Setchenov avec succès. Le premier groupe de volontaires quittera l’hôpital dès mercredi prochain et le deuxième le 20 juillet, selon le directeur de l’Institut de pharmacie et de médecine translationnelle de l’université Vadim Tarassov.

Les essais du vaccin contre le coronavirus développé par le Centre d’épidémiologie et de microbiologie russe Gamaleïa, entamés le 18 juin à l’université Setchenov, se sont achevés, a annoncé à Sputnik le directeur de l’Institut de pharmacie et de médecine translationnelle de l’université Vadim Tarassov.

«L’université Setchenov a achevé avec succès les essais sur des volontaires du premier vaccin contre le coronavirus au monde», a-t-il fait savoir.

Alexandre Loukachov, directeur de l’Institut de parasitologie médicale et de maladies tropicales et transmissibles de l’université Setchenov, a signalé à Sputnik que l’objectif, à cette étape, consistait à prouver que le vaccin ne présentait pas de danger pour la santé humaine. Ce qui a été fait.

Les volontaires ont été divisés en deux groupes. Le premier a reçu une dose de vaccin, l’autre deux doses.

Vadim Tarassov a précisé que les volontaires étaient restés isolés pendant longtemps et que leurs contacts avec le monde extérieur avaient été limités avant le début des essais pour exclure la contamination.

Il a indiqué que ce long isolement avait eu un impact sur leur état psychologique. Des tensions entre eux ont donné lieu à des situations conflictuelles et il a fallu recourir à l’aide de psychologues.

Bientôt ils pourront reprendre une vie normale, faire du sport, suivre des études et aller au travail. Le premier groupe de volontaires quittera l’hôpital le 15 juillet et le deuxième le 20 juillet. Cependant, les médecins continueront de suivre l’état de leur immunité.*sputniknews / dimanche 12 juillet 2020

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*La France franchit le cap des 30.000 morts du Covid-19

Personne portant un masque devant un magasin fermé à Paris, juin 2020

Avec 25 nouveaux décès liés au Covid-19, le bilan de la maladie a atteint 30.004 morts depuis le début de l’épidémie en France, fait savoir la Direction générale de la santé.

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19 en France, le pays a enregistré 30.004 décès liés au coronavirus qui a tué 25 personnes en 24 heures, rapporte ce vendredi 10 juillet la Direction générale de la Santé.

StopCovid

Dans le même temps, le nombre de patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 continue à baisser pour s’établir à 7.062, tout comme le nombre de cas graves en réanimation qui est de 496.

Cette annonce intervient alors que l’agence sanitaire Santé publique France a relevé une «nouvelle tendance à l’augmentation de la circulation du virus SARS-CoV-2» en France métropolitaine et que les autorités ont appelé ce vendredi à «la vigilance» face au risque d’une deuxième vague de l’épidémie, rappelle l’AFP.

**Le Covid-19 dans le monde

D’après le bilan établi par l’agence, depuis le début de la pandémie, au moins 555.036 personnes sont mortes à cause du coronavirus dans le monde, et plus de 12,2 millions ont été contaminées.

L’Europe reste pour le moment le continent le plus durement touché par la maladie avec plus de 200.000 morts, dont plus des deux tiers au Royaume-Uni, en Italie, en France et en Espagne.*.sputniknews / vendredi 10 juillet 2020

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*Un convoi militaire américain attaqué en Irak

**des véhicules en feu

Image

Une colonne de ravitaillement en route vers une base militaire américaine a été attaquée sur la route reliant les villes de Samawah et de Diwaniya dans le sud de l’Irak, a indiqué une source des services de sécurité irakiens à Sputnik. Plusieurs images des véhicules en feu sont apparues en ligne.

Un convoi d’approvisionnement logistique de quatre camions a été attaqué par des assaillants inconnus samedi soir sur la route Samawah-Diwaniya dans le sud de l’Irak, a annoncé à Sputnik une source dans les services de sécurité irakiens.

«Quatre fourgons ont été attaqués dans la région de Najme entre Diwaniya et Samawah», a-t-elle indiqué.

Selon cette source, les fourgons, dont les conducteurs sont des citoyens irakiens, transportaient depuis Bosra du ravitaillement pour une base américaine.

Les radicaux ont attaqué le convoi sur des camionnettes et l’ont forcé à s’arrêter. Ils ont ensuite fait sortir les chauffeurs et incendié les véhicules, puis ont disparu dans une direction inconnue.

**Véhicules en feu

Des vidéos et des photos sont apparues en ligne montrant des flammes engloutissant trois véhicules du convoi.

**sputniknews / dimanche 12 juillet 2020

Des soldats américains en Irak (photo d'archive)

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* incendie à bord d’un navire d’assaut amphibie US sur la base navale de San Diego

**57 personnes, dont 23 civils, ont été blessées pendant l’incendie

*vidéo:   U.S. Navy Ship On Fire • USS

Incendie à bord du navire USS Bonhomme Richard à la base navale de San Diego

L’US Navy a publié une vidéo montrant des hélicoptères engagés dans la lutte contre l’incendie à bord du navire d’assaut amphibie USS Bonhomme Richard qui a éclaté dimanche 12 juillet sur la base navale de San Diego.

Une vidéo des hélicoptères participant à la lutte contre l’incendie à bord de l’USS Bonhomme Richard à San Diego a été publiée par la Marine des États-Unis.

Les séquences montrent le navire dégageant un panache de fumée et des hélicoptères qui le survolent en larguant des charges d’eau.

L’incendie à bord du Bonhomme Richard

L’incendie à bord de l’USS Bonhomme Richard, qui subissait des travaux de maintenance à la base navale de San Diego, a éclaté dans la soirée du 12 juillet 2020

Selon les services d’urgence, l’incendie a été suivi d’une puissante explosion. 160 marins se trouvaient à bord du navire à ce moment.

Selon les dernières informations du commandement des forces de surface de la Flotte du Pacifique, 57 personnes, dont 23 civils, ont été blessées pendant l’incendie.

Deux bâtiments amarrés à proximité, l’USS Fitzgerald et l’USS Russell, ont été éloignés, a expliqué le porte-parole du commandement Mark Raney.

Le chef des pompiers de San Diego Colin Stowell a déclaré que l’incendie pourrait durer des jours jusqu’à «atteindre la ligne de flottaison».*.sputniknews / lundi 14 juillet 2020

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*Projectiles, gaz: des heurts éclatent lors de la mobilisation du 14 juillet à Paris

Ayant débuté dans le calme, la manifestation parisienne de Gilets jaunes et de personnel soignant a été émaillée ensuite par des échauffourées place de la Bastille, point d’arrivée du cortège.

Des manifestations de soignants et de Gilets jaunes se tiennent à Paris le jour de la Fête nationale du 14 juillet

*vidéo: Des manifestations de soignants et de Gilets jaunes se tiennent à Paris le jour de la Fête nationale

Le cortège des Gilets jaunes et celui du personnel soignant ont convergé dans les rues de Paris en ce jour de Fête nationale. Près de deux heures après le début de l’action, dans une ambiance bon enfant, les forces de l’ordre ont eu recours à du gaz lacrymogène en réponse à des jets de projectiles et de bouteilles. La tension est montée d’un cran au point d’arrivée, place de la Bastille.

La place s’est ainsi retrouvée plongée dans d’épais nuages de gaz lacrymogène. Face à la foule qui avançait toujours, les forces de l’ordre ont reculé, selon les images prises par un correspondant de Sputnik.

Un membre des forces de l’ordre tombe en pleine course à cause d’un croche-pied.

Après une brève accalmie, les forces de l’ordre ont de nouveau fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule.

Le cortège, composé de plusieurs milliers de personnes et parti vers 14h00 de la place de la République, est arrivé aux abords de la place de la Bastille peu après 15h00. Les soignants sont venus réclamer plus de moyens pour l’hôpital et dénoncer les résultats des négociations du «Ségur de la santé» à l’appel de plusieurs organisations syndicales, dont la CGT et Solidaires ainsi que du Collectif Inter-Hôpitaux.

Parmi les manifestants, certains venaient d’un rassemblement organisé par des Gilets jaunes devant l’Inspection générale de la police (IGPN) afin de dénoncer les violences policières, en présence de certaines figures du mouvements blessées lors de manifestations. Étaient également présents le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, le chanteur Francis Lalanne et le député (LFI) Éric Coquerel.*.sputniknews / lundi 14 juillet 2020

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