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La colère monte partout contre les pouvoirs en place

5102019

*violents affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.

 Une station de métro incendiée en marge des émeutes.

*Le Chili plongé dans l’état d’urgence à cause du prix du ticket de métro

Les quelque 164 stations de Santiago du Chili ont été attaquées après l’annonce de l’augmentation du prix du titre de transport.

*Par Le Parisien avec AFP

- Le 19 octobre 2019 
Le président chilien Sebastian Piñera a décrété vendredi soir l’état d’urgence à Santiago et a confié à un militaire la responsabilité d’assurer la sécurité après une journée de violences et d’affrontements nés de protestations contre l’augmentation des prix des transports.
« J’ai décrété l’état d’urgence et, à cette fin, j’ai nommé le général de division Javier Iturriaga del Campo à la tête de la défense nationale, conformément aux dispositions de notre législation concernant l’état d’urgence », a déclaré Sebastián Piñera dans un message au palais gouvernemental.

Santiago du Chili a été le théâtre de violents affrontements une bonne partie de la journée entre les forces de l’ordre et des manifestants, qui ont obligé les autorités à boucler toutes les stations de métro.
A l’origine de cette colère dévastatrice : l’augmentation des prix des tickets de métro, passés de 800 à 830 pesos (1,04 euro) aux heures de pointe, après déjà une première augmentation de 20 pesos en janvier dernier. Les transports en commun sont très utilisés à Santiago, une ville très polluée et congestionnée.
Les affrontements se sont multipliés à la tombée de la nuit et le bâtiment de la compagnie d’électricité Enel ainsi qu’une succursale de Banco Chile, tous deux dans le centre-ville, ont été incendiés.
L’incendie du bâtiment d’Enel, allumé par « un groupe d’inconnus » selon la compagnie, a commencé par les escaliers de sécurité avant de se propager dans plusieurs étages. Les pompiers ont cependant indiqué après environ une heure d’efforts que le sinistre était en phase de contrôle, et aucun employé n’a été blessé. Un supermarché tout proche a aussi été pillé et plusieurs stations de métro ont été attaquées à coups de cocktails Molotov.Avant que les stations de métro ne soient bouclées, des appels à monter dans les trains sans billet avaient circulé.* Le Parisien avec AFP - 19 octobre 2019 

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«Les peuples ne se laissent plus faire»

*L’Algérie leur a ouvert la voie

*Protestations au Chili, au Liban, en Catalogne, en Algérie, … notre monde est en ébullition

Du Chili au Liban, de la Catalogne à l’Algérie, les feux de la contestation s’allument un peu partout sur notre planète, plus instable et dangereuse que jamais. Faut-il s’inquiéter ?

 Liban, (ci-dessus), Espagne, Chili… ces derniers jours ont été marqués par des manifestations aux quatre coins de la planète.

** Le Parisien -Par Henri Vernet et Charles de Saint Sauveur

–Le 22 octobre 2019
2019-1989 : un petit air de déjà-vu… ou presque. Il y a trente ans, l’histoire s’emballait, les tyrannies vacillaient, les peuples opprimés prenaient la rue. De l’Europe de l’Est à la Chine, un vent de liberté soufflait. S’il s’est vite mué en larmes de sang dans la Chine maoïste de Tian’anmen, il a réussi à faire tomber le mur à Berlin, et déchirer le rideau de fer édifié par l’URSS de Staline et de ses sombres successeurs. Qui se souvient, à quelques jours des célébrations berlinoises, qu’on croyait alors, naïvement, à la « fin de l’histoire », au triomphe de la démocratie et du libéralisme économique ?
Aujourd’hui, devant les images, partout, d’une planète en ébullition, tourneboulée, en proie aux explosions sociales, aux révoltes populaires, aux errements de dirigeants plus autocrates les uns que les autres, quel sens trouver à cette folle marche du monde ? « Il y a trente ans, on avait le sentiment que les dominos tombaient dans la bonne direction, analyse le géopolitologue Dominique Moïsi, conseiller de l’institut Montaigne. Désormais, cela semble hélas être l’inverse : le chaos, la complexité, l’instabilité, gagnent chaque jour du terrain. J’ai eu 73 ans aujourd’hui. Je n’ai pas le souvenir d’un monde aussi complexe. »**Vieux démons
Il suffit de presque rien pour allumer le feu des contestations. Une taxe sur la messagerie WhatsApp au Liban, une poignée de pesos de plus pour s’acheter un ticket de métro au Chili, et tout s’embrase. Plus (à Beyrouth) ou moins (à Santiago) pacifiquement. A Alger, la rue avide enfin de changement et de liberté ne lâche rien face au blocage d’un régime militaire qui a cru s’en tirer en débarquant le vieux président Bouteflika. En Egypte, la colère est de retour place Tahrir. Au Venezuela et chez bien de ses voisins latino-américains, les vieux démons dictatoriaux rôdent tels des fantômes.
Même la vieille Europe n’est pas épargnée par ce climat de chamboule-tout. Qui sait ce qui ressortira de l’ubuesque feuilleton du Brexit, et de ses possibles contagions sur un continent miné par le doute…
Protestations au Chili, au Liban, en Catalogne… notre monde est en ébullition
A Barcelone, au cœur de la si prospère Union européenne, les manifestations des indépendantistes catalans et la riposte de Madrid font songer que l’Espagne était encore entre les mains franquistes il y a moins de quarante ans. « Aujourd’hui, avertit François Hollande, ce sont les démocraties qui sont les plus vulnérables, pas les régimes autoritaires. »
Dans le tourbillon de l’histoire, à l’heure des menaces tous azimuts (terrorisme, cybersécurité, crise économique…), difficile de retrouver raison et sérénité. « Il n’y a pas forcément plus de conflit qu’avant, conclut Dominique Moïsi, mais les gens ne comprennent plus ce qui se passe, et s’effraient d’une situation hors de tout contrôle. »-  Le Parisien /-Le 22 octobre 2019

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«Les peuples ne se laissent plus faire»

 Des centaines de milliers de manifestants se mobilisent depuis cinq jours dans toutes les régions du Liban contre le régime en place.

**Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), constate qu’aucun continent n’échappe aux mouvements de contestation.

Hongkong, Liban, Chili, Catalogne… Autant de zones de tension où des citoyens manifestent, que ce soit pour lutter contre la vie chère ou pour une raison purement politique, comme vouloir plus de démocratie.
Le spécialiste de géopolitique Didier Billion, directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), estime notamment que les peuples ont appris à se révolter dans un contexte de désorganisation mondiale de plus en plus affirmé.**Qu’ont de commun ces conflits ?
DIDIER BILLION. Il y a incontestablement une accélération et une multiplication des conflits sociaux, ne serait-ce qu’au Moyen-Orient. Au Soudan, en Irak, en Égypte, resurgissent des mouvements de contestation qu’avait déjà connue la région en 2011-2012 (NDLR : durant les « Printemps arabes »). Les déclencheurs sont cette fois très différents entre eux, mais on peut les classer en deux catégories : purement social, et politique. Ces deux motifs finissent parfois par se rejoindre. Mais on ne peut pas parler de traînée de poudre, comme en 2011-2012 justement, car les raisons à l’origine des révoltes sont assez différentes.
**Quelles leçons en tirez-vous ?
D’abord, que les peuples sont devenus majeurs, qu’ils veulent faire respecter leurs droits, et qu’ils ne se laissent plus faire face à des pouvoirs dont ils se méfient de plus en plus. On s’aperçoit ensuite que souvent, personne – ni partis ni figures – ne parvient à incarner et prendre la tête des mouvements. Où sont ainsi les leaders qui émergent de la contestation née à la fin de l’hiver en Algérie ?
**Comment imaginez-vous l’avenir dans ces zones de tension ?
Dans certains cas, les partis constitués vont probablement finir par récupérer la mise. Mais rien ne dit que les manifestants obtiendront des victoires éclatantes partout, car la répression reste brutale dans certains pays. Mais la colère pourrait resurgir plus tard dans la rue, comme cela se produit aujourd’hui dans le monde arabe. Certains expliquaient qu’après les « Printemps arabes », il y avait eu un « hiver islamiste » (NDLR : l’arrivée au pouvoir de dirigeants islamistes). En réalité, la séquence ouverte lors des « Printemps arabes » en 2011 ne s’est jamais refermée.
**Peut-on tout de même parler d’une « contagion » de la révolte ?
Aucun continent n’échappe à ces mouvements de contestation. Déjà, en 1968, il y avait eu des conflits en Europe occidentale, en Europe centrale, et au Viêt Nam. Je suis persuadé que la révolte en Tchécoslovaquie d’août 1968 a été attentive à ce qui s’était passé en France en mai, trois mois plus tôt. Mais aujourd’hui, avec la vitesse de circulation de l’information, avec la diffusion de photos iconiques, ça donne des idées. Tout va beaucoup plus vite et on assiste à une mondialisation de la révolte.

**A-t-on, aujourd’hui, une vision différente de ces conflits ?
Oui, car ce qui structurait la planète, notamment l’hyperpuissance américaine, n’existe plus. Depuis une quinzaine ou une vingtaine d’années, il y a un sentiment croissant de chaos et de désorganisation à l’échelle mondiale. Les Occidentaux ne sont plus en mesure de faire la pluie et le beau temps et d’imposer leur ordre. En plus, avec ses déclarations intempestives et ses tweets, Trump ajoute à l’incohérence.

*Par Nicolas Berrod -  Le Parisien /-Le 22 octobre 2019

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Mouvement de contestation au Liban :

«On n’attend plus rien de cette classe politique»

 A Beyrouth (Liban), ce dimanche 20 octobre, des centaines de milliers de manifestants ont réclamé la démission de leurs dirigeants.

Confronté à une mobilisation populaire sans précédent, le gouvernement a adopté ce lundi une série de réformes. Sans parvenir apaiser la colère de la rue.

* Le Parisien - Par Sybille Noisette, correspondante à Beyrouth (Liban)

- Le 21 octobre 2019 
« Le peuple veut la chute du régime ! » Sur la place Riad-el-Solh, à Beyrouth, des haut-parleurs perchés sur des vans crachent des slogans révolutionnaires. L’ambiance est bon enfant. Des vendeurs de galettes au sésame ambulants restaurent les protestataires.
Femmes, hommes, enfants, jeunes et vieux, ils sont des centaines de milliers à manifester depuis cinq jours dans les rues du pays pour réclamer la démission de leurs dirigeants. Les réformes annoncées ce lundi par le Premier ministre Saad Hariri ne semblent pas avoir apaisé la colère de la foule.
Le chef du gouvernement a listé une vingtaine de mesures fortes. Baisse de 50 % des salaires des actuels et anciens présidents, ministres et députés, nouveau régime de retraite et de protection sociale, création d’une autorité de lutte contre la corruption… Des mesures qui semblent arriver trop tard. « C’est de la poudre aux yeux. S’ils voulaient réformer, ils l’auraient fait il y a longtemps, on ne peut plus leur faire confiance », tempête, Ziad, un trentenaire au chômage, enroulé dans un drapeau rouge et blanc estampillé d’un cèdre, le symbole du Liban.**Crise économique lancinante
Beaucoup de protestataires appellent à la tenue d’élections anticipées. « On ne peut plus rien attendre de cette classe politique », lance Tatiana, étudiante aux longs cheveux noirs bouclés. La mobilisation a commencé jeudi quand le gouvernement a annoncé l’instauration d’un impôt sur les appels WhatsApp. Ce dernier a eu beau retirer la mesure entre-temps, cette énième taxe a été la goutte d’eau.
Confrontés à une crise économique lancinante, les Libanais sont à bout. Un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Plus de 30 % des jeunes sont au chômage. « Le gouvernement n’a juste pas les compétences pour gouverner, conclut Linda, 40 ans, graphiste. Mes parents disent que même durant la guerre, les choses étaient plus faciles. » - Le Parisien /-Le 21 octobre 2019
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*champ de bataille et scènes de guérilla urbaine à Bagdad 

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Des scènes de guérilla urbaine et des pans entiers du centre de Bagdad transformés en champ de bataille… Ce samedi encore, les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont fait des victimes : un mort au moins et des dizaines de blessés. En réplique aux jets de pierre et de cocktails Molotov ; des grenades lacrymogènes très puissantes, de type militaire. Le sud de l’Irak est aussi en proie aux violences. Depuis l’amorce du mouvement début octobre, au moins 330 personnes ont été tuées et les promesses de réforme électorale sont loin de répondre à la fureur de la rue. Le port stratégique d’Umm Qasr, au sud du pays, a, lui, retrouvé un semblant de normalité. Il a repris son activité après plusieurs jours de blocage. C’est là qu’arrivent en grande majorité les produits alimentaires importés dont dépend le pays et de là que part une bonne partie du brut exporté par l’Irak.

*vidéo: scènes de guérilla urbaine à Bagdad 

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*Kaïs Saïed nouveau président de la Tunisie

*un vrai président élu par son peuple d’une manière transparente et démocratique

* une exception dans le monde arabe

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**Tunis en liesse après la victoire de Kaïs Saied

*Youyous, fumigènes, klaxons… une foule en liesse a envahi dimanche soir l’avenue Bourguiba, au coeur de Tunis, quelques instants à peine après la publication de sondages annonçant la victoire triomphale de l’outsider Kais Saied à la présidentielle tunisienne.

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Les Tunisiens ont voté pour départager Nabil Karoui et Kaïs Saïed lors du second tour de la présidentielle, ce dimanche 13 octobre 2019.  les résultats et les premières estimations des instituts de sondages donnent une large avance au candidat Kaïs Saïed avec plus de 70% des voix.

Kaïs Saïed, professeur constitutionnaliste très populaire, est le président qu’auront choisi les Tunisiens écœurés par l’establishment politique incapable d’apporter des solutions rapides aux nombreux problèmes du pays..

Les premières estimations sont sans appel. Le regain de mobilisation a profité à Kaïs Saied, le juriste indépendant qui s’impose ce soir. Selon les premières tendances des instituts de sondage basées sur les enquêtes sorties des urnes, il recueillerait plus de 70% des voix. 

**L’anti-système à Carthage

Le professeur Kaïs Saïed va donc rejoindre le palais présidentiel de Carthage où il va devrait charger Ennahdha de former le prochain gouvernement tunisien. Lui qui incarne l’antisystème, l’anti-élite, affirme vouloir rendre le pouvoir au peuple dans l’esprit de la révolution de 2011. Notamment, à travers une décentralisation radicale et l’émergence d’assemblées locales.

Le premier enseignement de ce scrutin est donc le prolongement de la claque sévère administrée au premier tour aux politiques en place et aux élites qui gouvernement. *médias- dimanche 13 octobre 2019

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*Tunis en liesse après la victoire de Kaïs Saied

*Youyous, fumigènes, klaxons… une foule en liesse a envahi dimanche soir l’avenue Bourguiba, au coeur de Tunis, quelques instants à peine après la publication de sondages annonçant la victoire triomphale de l’outsider Kais Saied à la présidentielle tunisienne.

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La rumeur circulait depuis un petit moment, mais quand le score supérieur à 70 % s’est affiché sur les écrans des télévisions, le brouhaha de la fête s’est emparé de la ville. Des Tunisiens ont convergé par milliers sur la célèbre avenue Bourguiba, laissant éclater leur joie à coups de klaxons, hymne national et youyous.

« Vive la Tunisie », s’époumonait un badaud. « Le peuple veut Kais Saied », chantait un groupe de jeunes munis de fumigènes et de tambours, huant « le système ».

Sur l’avenue bordée de ficus soigneusement taillés, illuminée de guirlandes et de lampadaires rétros, les Tunisiens de tous âges agitaient inlassablement les drapeaux, rivalisant de chants et de selfies.

« C’est la première fois qu’on sent que nous avons des élections transparentes », se félicite Warda, une quadragénaire vêtue d’une élégante robe noire. « C’est un président propre », se réjouit son ami, Bilal.

Sur les marches du Théâtre municipal, des jeunes assis en rangs serrés chantent et jouent des percussions sous la façade Art-déco de ce lieu symbolique des rassemblements populaires.

« La Tunisie a changé de trajectoire. C’est aujourd’hui une démocratie où le peuple choisit seul son président », s’enthousiasme Abdelkrim Natchaoui, un technicien de 27 ans.

« Le peuple veut »

Déjouant toutes les prédictions en s’imposant au premier tour, Kais Saied a finalement remporté entre 72 et 76 % des voix, selon deux sondages.  les résultats attendus lundi devraient confirmer ces estimations, il devrait être le deuxième président élu au suffrage universel en Tunisie.

En fin d’après midi, des proches du futur président s’étaient réunis dans le salon d’un hôtel du centre-ville de Tunis pour attendre les résultats, la chaîne nationale de télévision en fond d’écran. Parmi eux son frère Naoufel, qui a activement participé à sa campagne, ainsi que des soeurs et son épouse, assises discrètement au dernier rang. AFP et plus- 14 octobre 2019

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*La colère monte partout contre les pouvoirs corrompus en place

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*Le Maroc sur un chaudron

CHÔMAGE, PAUVRETÉ ET CORRUPTION

Le seuil de patience semble être atteint par les populations marocaines qui vivent douloureusement la marginalisation sociale et économique dans plusieurs régions du Maroc.

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La colère monte petit à petit au Maroc, où des appels à manifester le 26 octobre à Paris se multiplient, en faveur de la cause des détenus du Hirak rifains, mais aussi pour dénoncer la situation politique et socioéconomique intenable, ainsi que la corruption qui gangrène le pays jusqu’au sommet de l’État. Jeudi, une vidéo montrant des supporters de football en train de chanter à Tanger “C’est un pays de la hogra (injustice)” a fait le buzz sur les réseaux sociaux et suscité de nombreuses réactions au Maroc et à l’étranger. Des jeunes, désespérés par la mal-vie, le chômage et l’absence de perspectives, ont dénoncé les promesses non tenues des autorités, qu’ils accusent de dépenser des sommes faramineuses pour inviter des chanteurs étrangers qu’ils payent gracieusement, au lieu d’investir dans l’avenir des Marocains.  La diffusion de cette vidéo intervient au moment où le pays vit sous le règne d’un roi malade et quasiment absent de la scène, alors que le nombre de migrants marocains et les tentatives de migrations clandestines augmentent de mois en mois. “En 2018, les Marocains représentaient un peu moins de 22% des plus de 57 000 migrants sans papiers arrivant sur la côte espagnole. Au premier semestre 2019, alors que le nombre total de migrants sans papiers a diminué, la proportion de Marocains est passée à près de 30%. En mai, ils atteignaient un record de 48%”, lit-on sur le journal Maghreb Online. Mercredi, la presse marocaine a fait état de la mort de 16 jeunes Marocains, candidats à l’émigration clandestine, après le naufrage de leur barque samedi dernier près de Casablanca. Ce phénomène s’est accentué ces dernières semaines, mais il semble échapper à l’attention des experts, comme l’explique Mohamed Benaïssa, président de l’Observatoire du Nord pour les droits de l’homme (ONDH).

Cet expert affirme que “l’augmentation des chiffres des migrants marocains encore peu connue des acteurs concernés par la question migratoire, car on entend encore peu parler des victimes”, lit-on sur le portail d’information Yabiladi. Mais à Rabat, les autorités demeurent sourdes à ces cris de détresse qui fusent de nombreuses régions du pays. L’on se rappelle la série de victimes des mines de charbon fermées à Jerada, qui avait été accompagnée par une vague de manifestations, en 2017 et 2018. Les autorités ont tenté de calmer la colère populaire à coups de promesses qui n’ont jamais été tenues, ce qui augmente le ressentiment des Marocains envers la classe dirigeante. Dans un pays où la pauvreté multidimensionnelle touche presque 3 millions de personnes en milieu urbain et plus de 2,4 millions en milieu rural, la situation actuelle n’augure rien de rassurant, alors que le vent de la contestation souffle sur plusieurs pays de la région d’Afrique du Nord et dans le monde arabe. *Liberté/  05 octobre 2019 

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*Le bilan des manifestations en Irak s’alourdit à plus de 90 morts

Manifestations in Irak. Archive

Les manifestations qui se poursuivent en Irak depuis le 1er octobre ont déjà fait près de 100 morts. Dans le même temps, près de 3.000 personnes ont été blessées et près de 500 manifestants interpellés.

93 personnes ont trouvé la mort depuis le début des manifestations contre la corruption, le chômage et la déliquescence des services publics en Irak, selon un récent bilan de la commission gouvernementale des droits de l’Homme.

Depuis le 1er octobre, des milliers d’Irakiens descendent dans la rue pour réclamer le départ du gouvernement d’Adel Abdel-Mehdi, en place depuis environ un an. Selon le militant des droits de l’Homme Moustafa Saadoun contacté par Sputnik, le vendredi 4 octobre a été la journée «la plus meurtrière» de la contestation populaire née d’appels sur les réseaux sociaux.

Dans le même temps, la chaîne Al-Arabiya parle d’une centaine de morts et de 540 interpellations en Irak. Des journalistes de l’agence Reuters ont pour leur part affirmé que plusieurs protestataires avaient été abattus par des tireurs d’élite de la police. Or, les forces de sécurité ont accusé vendredi des «snipers non identifiés» d’avoir tiré sur les manifestants et sur leurs membres à Bagdad.

Selon une ONG, les réseaux Facebook et Twitter ainsi que le service de messagerie électronique WhatsApp sont indisponibles dans le pays.

**Mouvement de contestation inédit

Les protestations actuelles sont présentées par les manifestants comme «non partisanes», par opposition aux précédentes mobilisations tribales ou confessionnelles.

Selon le spécialiste de l’Irak Fanar Haddad joint par l’AFP, il s’agit «de la première fois qu’on entend des gens réclamer la chute du régime» basé sur une répartition confessionnelle et ethnique des postes.

Sur fond de protestations irakiennes, le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres a lancé un appel à la retenue policière lors des manifestations de rue dans le monde, sans toutefois citer de pays.* sputniknews/  samedi 05 octobre 2019

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CONTESTATIONS SOCIALES ET CONTRE LA CORRUPTION EN IRAK

Parti mardi de Bagdad, le mouvement réclamant des emplois pour la jeunesse et le départ des dirigeants “corrompus” a gagné la quasi-totalité du sud du pays.

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Au moins 44 personnes ont été tuées et plus de 2 433 autres blessées depuis le début, mardi, de manifestations réclamant emplois et services publics en Irak, indiquaient hier des sources médicales. Sur le nombre total des Irakiens tués, 18 ont trouvé la mort lors de manifestations à Nassiriya, à 300 km au sud de Bagdad, et 16 autres ont perdu la vie dans la capitale, précisent ces sources. 

Les forces de sécurité irakiennes ont ouvert le feu, hier, sur des dizaines de manifestants dans le centre de Bagdad, au 4e jour du mouvement de contestation qui a gagné la quasi-totalité du sud du pays. Hier, les autorités ont de nouveau coupé internet pour emêcher les manifestants de relayer les vidéos et les images des violences policières qui tirent à balles réelles à Bagdad. Mais cela n’a pas dissuadé des centaines d’Irakiens à redescendre dans la rue pour réclamer leurs droits à un emploi stable et à une vie descente, dans un pays ravagé par des années d’embargo, sous l’ère Saddam Hussein, avant d’être complètement détruit par dix ans d’occupation américaine, suivi par cinq ans de terrorisme de l’autoproclamé État islamique (Daech). Réagissant à cette tuerie, la plus haute autorité chiite d’Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a apporté hier matin son soutien au mouvement de contestation dans le pays, appelant les autorités à satisfaire ses revendications, dans un prêche prononcé par son représentant. “Le gouvernement doit changer sa façon de gérer les problèmes du pays”, a déclaré Ahmed al-Safi, parlant au nom de l’ayatollah Sistani, dans une mosquée de la ville sainte de Kerbala, au sud de Bagdad. “Il doit faire son devoir et améliorer les services publics, trouver des emplois aux chômeurs, éviter le clientélisme dans le service public et en finir avec les dossiers de corruption en remettant les responsables à la justice”, a-t-il ajouté. Le grand ayatollah a également dénoncé “des attaques inacceptables (…) à l’égard de manifestants pacifiques et des forces de sécurité”.

Pour sa part, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a demandé aussi hier à l’Irak une enquête “rapide” et “transparente” sur les morts dans la dispersion des manifestations contre le chômage et la corruption qui sont des demandes “légitimes”. “Nous appelons le gouvernement irakien à permettre à la population d’exercer librement ses droits à la liberté d’expression et de réunion pacifique”, a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat, Marta Hurtado, lors d’un point de presse à Genève. “Nous sommes préoccupés par les informations indiquant que les forces de sécurité ont utilisé des balles réelles et des balles en caoutchouc dans certaines zones, et ont également tiré des grenades lacrymogènes directement sur les manifestants”, a-t-elle ajouté. *Liberté avec agences/  samedi 05 octobre 2019 

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Equateur : la rue veut renverser le pouvoir de Lenin Moreno

**Plusieurs milliers d’indigènes et de paysans équatoriens ont commencé à défiler mercredi dans les rues de Quito, capitale quadrillée par les forces de l’ordre, lors d’une grande manifestation contre la hausse du prix de l’essence décidée par le gouvernement.

Les manifestants, qui se rassemblent dans la capitale depuis lundi, se dirigeaient vers le centre historique, à deux kilomètres de là, théâtre de violents affrontements les jours précédents. Mardi, le Parlement avait brièvement été envahi.

Depuis plusieurs jours, les indigènes, acteurs-clé de ce conflit, affluent vers la capitale depuis les différentes province du pays, à pied ou à bord de pick-up, poncho en laine sur les épaules, chapeau traditionnel en feutre sur la tête et bâton en main.

Les syndicats et les organisations étudiantes devaient se joindre à cette marche dans une capitale où les cours ont été suspendus depuis plusieurs jours et où les transports publics se faisaient rares.

En janvier 2000, de violentes manifestations indigènes auxquelles avaient participé les organisations indigènes dans un contexte de crise économique, avaient fait chuter le président Jamil Mahuad. Dans un passé récent, l’Equateur a connu une période d’instabilité, trois présidents ayant été renversés entre 1997 et 2005 à la suite de mouvements populaires.

Les incidents ont mis sous pression le gouvernement du président Lenin Moreno, un libéral de 66 ans arrivé au pouvoir sous la bannière socialiste. Il a ordonné mardi un couvre-feu nocturne autour des lieux de pouvoir.

M. Moreno, qui avait déplacé lundi le siège du gouvernement vers la capitale économique du pays, Guayaquil (sud-ouest), avait déjà proclamé l’état d’urgence pendant 60 jours afin que les forces armées puissent rétablir l’ordre. Le couvre-feu aura la même durée.

Dans une tentative de désamorcer la situation, le chef de l’Etat a ouvert mardi la porte à une médiation des Nations unies et de l’Eglise catholique.

  « Rapprochements »

« Il y a eu des rapprochements et nous avons parlé avec certains dirigeants » des manifestants, a déclaré mardi Lenin Moreno.

En face, la Confédération des nationalités indigènes de l’Equateur (Conaie), principal organe représentatif des peuples autochtones du pays, a « décidé de poursuivre la mobilisation nationale contre les mesures économiques », selon son communiqué qui ne mentionne pas de contacts avec le gouvernement.

Le petit pays andin est secoué depuis début octobre par un mouvement social inédit depuis 2007, marqué par des blocages de routes et de puits pétroliers en Amazonie, des manifestations parfois violentes et des grèves.

Les pertes de production de l’entreprise d’Etat Petroamazonas s’élevaient mardi à 165.000 barils par jour, soit 31 % des chiffres habituels, selon le ministère de l’Energie.

L’Equateur, qui a annoncé la semaine dernière son retrait de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a extrait quelque 531.000 barils par jour de pétrole brut entre janvier et juillet cette année.

Lenin Moreno a accusé son prédécesseur Rafael Correa (2007-2017), ex-allié devenu son adversaire politique, d’avoir « activé » un « plan de déstabilisation » avec l’aide du président vénézuélien Nicolas Maduro.

« S’il est nécessaire que je sois candidat, je le serai », a déclaré M. Correa à la presse à Bruxelles, où il vit depuis qu’il a quitté le pouvoir en 2017 à l’issue de son troisième mandat.

L’ex-dirigeant socialiste ne pouvant se présenter à un quatrième mandat présidentiel depuis une récente réforme, il a dit envisager une candidature de vice-président.

L’ancien président équatorien, réclamé par la justice de son pays, a estimé que le gouvernement de Lenin Moreno tenterait « d’empêcher (s)a participation ». « Que vont-ils inventer ? Que je dois aller en prison ».

La décision du président Moreno de supprimer des subventions des carburants d’un montant total de 1,3 milliard de dollars (l’économie équatorienne est dollarisée) est entrée en vigueur jeudi. En échange, l’Equateur peut accéder à des crédits d’un montant de 4,2 milliards de dollars du FMI.

Cela a entraîné des hausses des prix des carburants allant jusqu’à 123 %. Le litre est ainsi passé en moyenne de 0,48 à 0,63 dollar, selon le site globlapetrolprices.com. AFP

**dzvid.com  - mercredi 09 octobre 2019

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*Les pouvoirs illégitimes et impopulaires, recourent toujours aux mêmes procédés de traficotage et à la fraude massive

Des dizaines de vidéos de bourrages d’urnes publiées en ligne après l’élection en Afghanistan

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Alors que les Afghans attendent les résultats de l’élection présidentielle du 28 septembre, de nombreux internautes visionnent sur Internet des vidéos qui montreraient des cas de fraude massive. Nos Observateurs redoutent une fraude si importante qu’elle pourrait déterminer le nom du vainqueur.

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Les Afghans se sont déplacés dans 4 095 bureaux de vote pour départager 13 candidats. Le comptage des votes doit durer trois semaines, compte tenu de menaces d’attaques des Taliban. Les deux favoris, l’actuel président Ashraf Ghani et son rival Abdullah Abdullah, le chef de l’exécutif du pays, clament tous les deux victoire.

Des dizaines de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux semblent montrer des groupes de personnes en train de remplir des bulletins de vote et les introduire dans des urnes électorales. Certaines montrent une personne cochant le nom d’un candidat sur de nombreux bulletins. D’autres montrent un groupe de personnes qui en font de même, dans ce qu’un internaute a qualifié « d’usine à fabriquer un gouvernement ».

Dans de nombreuses vidéos, dont l’authenticité n’a pas pu être vérifiée de façon indépendante, il n’est pas possible d’identifier quel candidat serait favorisé par ces supposées fraudes. Dans les quelques vidéos où le nom est visible, on distingue les noms des deux favoris.

La Commission électorale indépendante afghane a annoncé le 29 septembre qu’elle avait reçu 2 275 plaintes pour fraude électorale de différents partis et qu’elle allait enquêter.

Pour Shah Hossein Mortazavi, un conseiller et ancien porte-parole adjoint du président Ghani, certaines de ces vidéos semblent en effet montrer des cas de fraude électorale. « J’ai vu les vidéos sur les réseaux sociaux », a-t-il confié à la rédaction des Observateurs de France 24. « Alors que certaines semblent authentiques et montrent de possibles infractions, nous ne devons pas nous livrer à des conclusions hâtives. Pour quelle raison un groupe de personnes qui enfreint la loi voudrait être filmé ? Si quoi que ce soit s’avère être une infraction, les urnes suspectes seront disqualifiées ou éliminées par la Commission électorale. »

Dans cette vidéo publiée le 29 septembre 2019, un homme coche le nom du président Ashraf Ghani sur plusieurs bulletins. Des médias locaux avancent que cette vidéo aurait été filmée dans la province orientale de Paktia.Mais tous ne partagent pas le même avis. De nombreux internautes, journalistes et activistes afghans redoutent qu’un bourrage d’urnes à grande échelle pourrait modifier le nom du véritable vainqueur. 

« Les personnes qui remplissent les bulletins le font souvent pour de l’argent »

Haseeb Motaref est un activiste des droits de l’Homme afghan et régulièrement observateur électoral pour des ONG. Il doute que la Commission électorale puisse changer les choses.

Beaucoup de vidéos sont sorties sur les réseaux sociaux après l’élection. J’en ai compté près de 100. Elles sont révélatrices de graves irrégularités lors de l’élection du 28 septembre. Dans certaines vidéos, il est possible de reconnaître le lieu où elles ont été filmées.

Mais ce n’est pas le cas pour toutes les vidéos qui circulent en ligne et cela rend très difficile le travail d’enquête. Dans la plupart des images que j’ai vues, les gens ajoutent des bulletins pour le président Ashraf Ghani, mais il y en a aussi du côté des votes pour Abdullah Abdullah

Le bourrage des urnes est le premier problème. Le deuxième, c’est la Commission électorale indépendante elle-même. De nombreux membres de cette commission ne sont pas indépendants. Certains d’entre eux ont ainsi publiquement soutenu le président Ashraf Ghani. Et même si la Commission voulait vraiment faire son travail, elle n’a en fait pas assez de pouvoir pour agir.

Des observateurs électoraux ont constaté des problèmes logistiques et un manque de bulletins de vote dans les régions qui sont traditionnellement acquises à Abdullah Abdullah. En plus, le jour des élections, les connexions téléphoniques étaient interrompues dans tout le pays. Il y a également eu des pannes de courant par endroits. Il était donc compliqué de signaler les irrégularités potentielles.

 Il y a aussi des urnes qui ont été laissées sans surveillance dans les zones rurales. Selon certaines informations, des membres du personnel de la Commission électorale auraient installé les machines à voter et les bulletins de vote dans les bureaux le matin de l’élection et seraient venus les chercher le soir, laissant alors les habitants superviser le scrutin. Des chefs de guerre ont ainsi très facilement pu organiser le remplissage de bulletins de vote pour leur candidat favori.

De nombreuses personnes s’interrogent sur ces images de bourrage d’urnes. Il y a une réponse simple : l’argent. Les personnes qui remplissent des bulletins le font souvent en échange d’argent. Ils filment leurs actes pour montrer à leurs « employeurs » qu’ils ont une preuve que le travail a bien été fait. Mais certaines vidéos ont finalement atterri sur les réseaux sociaux.

D’autres font ce genre de vidéo pour discréditer les candidats : ils organisent un bourrage d’urne en faveur du candidat X, puis vendent la vidéo à l’équipe de campagne du candidat Y, qui peut alors accuser son rival de fraude électorale.

Et puis, bien entendu, certaines vidéos sont filmées par des gens qui veulent dénoncer la corruption au sein du processus électoral. 

Des signatures biométriques comme solution ?

La fraude électorale à grande échelle existe depuis de nombreuses années en Afghanistan. Lors de la course à la présidentielle de 2014, Abdullah Abdullah avait déjà mis en garde contre une « fraude industrielle » et des vidéos montrant des bourrages d’urnes en faveur d’Ashraf Ghani étaient apparues en ligne.

Pour réduire les cas de fraude lors de l’élection de 2019, la Commission électorale a mis en place des « signatures biométriques ». Les empreintes digitales des électeurs sont numérisées au bureau de vote, puis associées à un code-barre qui est collé derrière le bulletin de vote.

Pour notre Observateur Haseeb Motaref, il y aurait donc une solution simple contre ces bourrages d’urnes :
 

Évidemment, les faux votes n’ont pas de signature biométrique. Si nous voulons un résultat électoral clair et transparent, la Commission électorale doit exclure tous les votes sans signature biométrique.

L’équipe de campagne d’Abdullah a déjà demandé que les votes sans signature biométrique soient écartés. De leur côté, les équipes d’Ashraf Ghani avancent cependant que de nombreux Afghans ont voté sans signer, en raison du manque de personnel qualifié. Elles souhaitent donc que ces votes puissent être comptabilisés.

**Article écrit par Ershad Alijani (@ErshadAlijani) - observers.france24-** 02 octobre 2019

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Fusillade à New York : Au moins 4 personnes tuées

Les médias américains rapportent qu’une fusillade a eu lieu samedi matin, heure locale, dans le quartier de Brooklyn, à New York ( Etats-Unis). Quatre personnes sont mortes, trois autres ont été blessées, d’après de premières informations. La fusillade aurait eu lieu à proximité d’un club privé, détaillent NBC New York et ABC 7. Selon CBS New York, qui cite les pompiers, quatre personnes sont mortes et cinq ont été grièvement blessées.

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La police ne peut établir pour l’heure de motif à ce drame ni le nombre de tireurs impliqués. Aucun suspect n’a par ailleurs été appréhendé. Selon le responsable de la police new-yorkaise, les blessés, au nombre de trois, sont deux hommes et une femme, et leurs vies ne sont pas en danger. Certains médias locaux américains évoquaient cinq blessés, CBS New York parlant de blessures graves.*Le Monde- 12 octobre 2019

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Fusillades et racisme, le cauchemar américain

Deux tueries, à El Paso et à Dayton, ont fait 29 morts et plus de 50 blessés en moins de vingt-quatre heures ce week-end. Les motivations du tireur au Texas semblent faire écho aux diatribes intolérantes de Donald Trump.

Les chaînes d’info américaines ont dû recourir au split-screen pour couvrir les carnages du week-end. Samedi matin, un jeune homme a ouvert le feu aux abords d’un hypermarché Walmart de la ville frontalière d’El Paso (Texas), tuant 20 personnes et blessant 26 autres. Le tireur présumé, un homme blanc de 21 ans armé d’un fusil d’assaut de type AK-47, selon des témoins et la vidéosurveillance, a été placé en garde à vue. Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure du matin, 9 personnes ont été tuées et 27 blessées au cours d’une autre fusillade près d’un bar du centre de Dayton (Ohio). La sœur de l’assaillant, Connor Betts, un homme blanc de 24 ans, fait partie des victimes. Le tireur est mort des blessures par balles reçues lors des tirs de riposte des policiers, selon Matt Carper, responsable de la police locale. Le suspect a ouvert le feu dans la rue «avec une arme à canon long et de nombreuses munitions», a-t-il ajouté, précisant que la présence de plusieurs policiers dans le quartier avait permis de mettre fin très rapidement à cet «épisode de violence» - la fusillade a duré moins d’une minute. Si la police n’était pas intervenue si vite, «des centaines de personnes auraient pu mourir aujourd’hui» , s’est émue la maire de Dayton, Nan Whaley, lors d’une conférence de presse dimanche.

Selon la base de données de la Northeastern University, il s’agit des 21e et 22e tueries de masse (quatre morts ou plus, selon la définition choisie dans ce cas) de 2019 aux Etats-Unis. Totalisant 125 morts dans ce type d’événements depuis le début de l’année. Si le FBI et les policiers de Dayton tentent, à cette heure, de «déterminer les motivations» du tireur, selon Matt Carper, une piste semblait se dessiner dans le cas d’El Paso. Trois Mexicains font partie des victimes venues faire leurs courses à Walmart, une grande surface prisée de la communauté hispanique, à quelques jours de la rentrée des classes. La police soupçonne un crime à caractère raciste, et enquête sur un possible motif «haineux» (qui concerne aux Etats-Unis les attaques motivées par l’origine, la religion, ou l’orientation sexuelle des victimes) du jeune homme placé en garde à vue.

**Manifeste suprémaciste

Originaire de la banlieue de Dallas, identifié par la police comme se nommant Patrick Crusius, il a conduit près de dix heures pour se rendre à El Paso, ville frontalière de 680 000 habitants face à la métropole mexicaine de Ciudad Juárez, et dont la population est à 83% hispanique. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si le tireur est l’auteur d’un manifeste de quatre pages circulant sur internet, posté sur le forum 8Chan quelques minutes avant l’attaque. Le texte, non signé et intitulé The Inconvenient Truth (une vérité qui dérange), annonce une attaque imminente «en réponse à l’invasion hispanique du Texas», et détaille un projet de séparation des territoires américains selon des critères raciaux. «Si on peut se débarrasser d’assez de gens, alors nos modes de vie pourront être plus durables», affirme le texte. Il fait également référence à la tuerie perpétrée mi-mars par un suprémaciste blanc dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande (51 morts). Le tireur avait lui-même publié en ligne un manifeste en faveur de la suprématie blanche et citant la théorie complotiste et xénophobe du «grand remplacement», selon laquelle il existerait une substitution délibérée et organisée dans le monde occidental des populations blanches par des immigrés de couleur. «Je soutiens le tireur de Christchurch et son manifeste», est-il écrit dans le texte publié samedi. Le document accuse également les politiques des partis démocrates et républicains de «laisser pourrir le pays de l’intérieur». Selon lui, «l’importante population hispanique au Texas va faire de l’Etat un bastion démocrate».

**Rhétorique antimigrants

Il fulmine également contre l’automatisation du travail et affirme que les immigrés prennent des emplois aux «natifs» des Etats-Unis. «Mes opinions sur l’automatisation, l’immigration, et tout le reste précèdent Trump et sa campagne présidentielle», insiste le document. Cette attaque d’El Paso intervient alors que la question de l’immigration et la crise à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique divisent profondément la société américaine depuis des mois. Un clivage savamment entretenu par le président Donald Trump, qui a fait de la rhétorique antimigrants le refrain de sa campagne 2016, celle pour les midterms de novembre dernier et pour sa réélection en 2020.

«Le Président et d’autres leaders ont dit [au tireur] que les Mexicains étaient des violeurs et des criminels violents. Qu’ils prennent nos emplois. Qu’ils sont nos ennemis. Puis ils lui ont donné un accès facile à un fusil d’assaut et à des munitions», résume sur Twitter Shannon Watts, la fondatrice de Moms Demand Action, une organisation de lutte pour un plus ferme contrôle des armes à feu aux Etats-Unis. «Le discours de ce manifeste est plein de haine, de racisme, de sectarisme et de division», a affirmé Veronica Escobar, députée démocrate qui représente la circonscription d’El Paso au Congrès. Si le document n’a pas encore été identifié et attribué à Crusius, les autorités fédérales ont déclaré, dimanche midi, qu’elles traitaient l’attaque de samedi comme un acte de «terrorisme domestique» et comme un possible «crime de haine».

Lors de son audition au Sénat le 23 juillet, le patron du FBI Christopher Wray a indiqué que depuis octobre, «la majorité des affaires de terrorisme domestique» aux Etats-Unis étaient «motivées» par différentes versions de l’idéologie suprémaciste blanche.*Par Isabelle Hanne, correspondante à New York — 4 août 2019 - .liberation.fr







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