L’Occident cherche à déstabiliser le Venezuela

3 02 2019

**L’Occident cherche à déstabiliser le Venezuela

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*Le président élu, Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avaient essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela

*L’opposant Juan Guaido s’est autoproclamé Président vénézuélien à Caracas et Donald Trump l’a reconnu comme Président par intérim. Nicolas Maduro a estimé que Washington avait essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec Washington, donnant 72 heures à ses diplomates pour quitter le territoire vénézuélien. M.Maduro a qualifié M.Guaido de Président non-constitutionnel. Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a déclaré que l’armée défendrait la Constitution et non pas un Président imposé.

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**Le porte-parole du Kremlin qualifie la situation au Venezuela de tentative d’usurpation du pouvoir

*Comme en Turquie, «l’Occident a tenté d’appliquer le modèle d’un coup d’État au Venezuela 

L’opposant Juan Guaido, a été renvoyé le 22 janvier 2018 du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême. Selon une déclaration publiée mercredi par la Maison-Blanche, le Président Trump a reconnu M.Guaido en tant que «Président par intérim» Après les déclarations faites par des responsables états-uniens, Nicolas Maduro a estimé que Washington avait essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela.

*Pour Mexico, Nicolas Maduro reste chef de l’État vénézuélien, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère mexicain des Affaires étrangères Roberto Velasco. «Le gouvernement mexicain considère toujours Nicolas Maduro comme Président du Vénézuela. L’administration fédérale n’envisage pas de changements dans sa politique de non-ingérence dans la situation dans ce pays sud-américain», a indiqué M.Velasco cité par le journal Financiero. Le porte-parole du Kremlin qualifie la situation au Venezuela de tentative d’usurpation du pouvoir. Selon la diplomatie russe, les événements en cours du Venezuela montrent l’attitude de l’Occident à l’égard de la souveraineté d’autres pays

*La Chine s’oppose à toute ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela et soutient le gouvernement légal du pays dans la résolution de la crise, a annoncé jeudi le ministère chinois des Affaires étrangères. «Nous suivons de près la situation au Venezuela et invitons toutes les parties à faire preuve de retenue. La Chine soutient le gouvernement vénézuélien dans ses efforts pour maintenir la stabilité, préserver la souveraineté et l’indépendance. Nous adhérons toujours au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays et nous nous opposons à toute ingérence dans les affaires intérieures du Venezuela», a déclaré la porte-parole du ministère, Hua Chunying, lors d’un point de presse.

*Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a exprimé son soutien à M.Maduro par téléphone, d’après les médias.

*Mercredi, plusieurs marches des opposants et des partisans du Président Nicolas Maduro se sont déroulées dans plusieurs villes vénézuéliennes. Les émeutes, en cours dans le pays depuis lundi, ont déjà fait au moins quatre morts, d’après le journal Comercio qui cite la police.

*Le ministère russe des Affaires étrangères condamne l’ingérence étrangère dans les affaires internes du Venezuela

*«Cette création intentionnelle et, évidemment, bien pensée qu’est le « double pouvoir » au Venezuela, la formation d’un centre de décision alternatif, cela est une voie directe vers le chaos, la destruction des fondements de l’État vénézuélien. Les premières victimes humaines sont apparues. Nous condamnons fortement ceux qui poussent la société vénézuélienne vers l’arbitraire et le bain de sang», a souligné la diplomatie russe. 

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Ryabkov a annoncé que la partie russe défendra avec le Venezuela les principes de souveraineté ainsi que de non-ingérence dans les affaires intérieures. la Russie met en garde les États-Unis contre toute intervention militaire dans les affaires du Venezuela en affirmant que ce serait un scénario catastrophique, a ajouté le diplomate. «Nous mettons en garde contre cela. Nous pensons que ce serait un scénario catastrophique qui ébranlerait les fondements du modèle de développement auquel nous assistons en Amérique latine», a-t-il dit. 

*Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié les événements au Venezuela de résultat de l’ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du pays. La diplomatie iranienne a exprimé l’espoir que les différends seraient réglés pacifiquement Nous nous tiendrons, si vous voulez, sur un pied d’égalité avec ce pays pour veiller à la souveraineté, à l’inadmissibilité des atteintes au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures», a déclaré le vice-ministre. 

Le Président bolivien Evo Morales a apporté son soutien à son «frère» vénézuélien Nicolas Maduro

«Notre solidarité est avec le peuple vénézuélien et notre frère Nicolas Maduro, en ces heures décisives au cours desquelles les griffes de l’impérialisme cherchent à nouveau à porter atteinte à la démocratie et à l’autodétermination des peuples de l’Amérique du Sud. Nous ne serons plus jamais une arrière-cour des États-Unis», a indiqué le Président Morales sur Twitter.

Une déclaration publiée par le ministère canadien des Affaires étrangères indique:

«Les gouvernements d’Argentine, du Brésil, du Guatémala, du Honduras, du Canada, de la Colombie, du Costa Rica, de Panama, du Paraguay, du Pérou et du Chili déclarent qu’ils reconnaissent et soutiennent pleinement le président de l’Assemblée nationale Juan Guaido qui s’est proclamé Président intérimaire de la république du Venezuela»

Le 12e membre du Groupe de Lima, le Mexique avait précédemment annoncé qu’il soutenait le Président Maduro.

Cuba soutient pleinement Nicolas Maduro en tant que Président vénézuélien, a déclaré La Havane.

«Nous exprimons notre soutien et solidarité au Président légitime Nicolas Maduro face à une tentative de coup d’État. La volonté souveraine du peuple vénézuélien triomphera sur une intervention impérialiste. L’Histoire condamnera ceux qui encouragent et reconnaissent le comploteur», lit-on dans un message du chef de la diplomatie cubaine Bruno Rodriguez publié sur Twitter.

Jean-Luc Mélenchon dénonce une «tentative de coup d’Etat»

Tandis que l’Élysée a annoncé suivre la situation au Vénézuela, le dirigeant des Insoumis s’est exprimé sans embage sur Twitter, condamnant la tentative de coup d’État qui s’y était produite.
L’empressement de Trump à reconnaître celui qui s’est auto-proclamé président du Venezuela montre d’où vient le coup. Ce n’est pas seulement la question du régime Maduro qui est en cause mais la souveraineté d’un état sud américain face à l’ingérence des États-Unis - Le Maroc a exprimé mardi son «soutien» au chef de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, et à toutes les actions dans l’intérêt du peuple vénézuélien, selon un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères.  Juan Guaido a l’intention de «reconsidérer sa reconnaissance de la RASD.  * médias + sputniknews.

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Le Président Nicolas Maduro a proposé d’organiser des élections législatives anticipées au Venezuela et s’est dit prêt au dialogue avec ses adversaires politiques.

Le Président Nicolas Maduro a proposé de convoquer des élections législativesanticipées dans le pays qui traverse une crise politique, aggravée par la décision de l’opposant Juan Guaido de s’autoproclamer «Président en exercice» le 23 janvier, a annoncé le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

«L’Assemblée nationale constituante étudie l’appel à tenir des élections législatives anticipées en 2019. Pour légitimer le pouvoir législatif dans le pays et pour que le peuple le décide. Organisons des élections», a indiqué le Président lors d’une manifestation de ses partisans à Caracas.

M.Maduro a confirmé qu’il était prêt à dialoguer avec ses adversaires politiques.

Le 30 janvier, M.Maduro s’était dit favorable à l’idée de mener des élections anticipées à l’Assemblée nationale contrôlée par l’opposition dans une interview à Sputnik.

En décembre 2015, l’opposition vénézuélienne avait pour la première fois en 17 ans obtenu le contrôle du parlement à l’issue des législatives où elle détient deux tiers des sièges. En décembre 2016, l’Assemblée nationale a estimé que M.Maduro était coupable de la crise dans le pays. En janvier 2017, les députés d’opposition avaient voté pour «l’abandon de poste» de M.Maduro. Le Président a fait élire en juillet 2017 une Assemblée nationale constituante, à laquelle il a confié les fonctions du pouvoir législatif.

L’opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier 2019 du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice» du pays et a prêté serment pendant une manifestation à Caracas. Donald Trump l’a reconnu comme «Président par intérim». M.Maduro a pour sa part accusé les États-Unis de chercher à organiser un coup d’État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec Washington.

Six pays européens, à savoir l’Espagne, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Portugal et les Pays-Bas, ont donné au Président Maduro jusqu’au 3 février pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtront Juan Guaido comme Président.*sputniknews.- samedi 02 février 2019

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*Comme en Turquie, «l’Occident a tenté d’appliquer le modèle d’un coup d’État au Venezuela 

«L’Occident tente de renverser le Président vénézuélien légalement élu [...] en violant toutes les normes juridiques», comme il a déjà tenté «d’appliquer le modèle d’un coup d’État» en Turquie, a déclaré dans une interview à Sputnik Erdogan Gündüzpolat, président de l’Association turque du développement des affaires en Amérique latine.

Cela fait une semaine que l’opposant vénézuélien Juan Guaido a prêté serment dans la rue et s’est proclamé «Président» du pays, tandis que Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avaient essayé d’organiser un coup d’État et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays. Erdogan Gündüzpolat, président de l’Association turque du développement des affaires en Amérique latine, a parlé dans une interview à Sputnik des objectifs que se pose l’Occident et de la nouvelle tentative de ce dernier d’organiser une révolution de couleur.

En outre, il a précisé l’évaluation de cette situation donnée par la Turquie qui, il y a deux ans et demi, a vécu une tentative de coup d’État avec le soutien de l’Occident.

«L’Occident tente de renverser le Président vénézuélien légalement élu par le biais d’élections en violant toutes les normes juridiques. Ce que fait l’Occident est absolument illégal. Mais les forces occidentales échoueront au Venezuela», a-t-il affirmé.

Analysant la formation des relations de l’Occident avec les pays du Proche-Orient, d’Afrique et d’Amérique latine au fil de l’Histoire, il a constaté que la réputation de l’Europe était loin d’être irréprochable en ce qui concerne le respect du droit international et des droits de l’Homme.

«Cela étant, les tentatives de l’Occident pour accuser l’actuelle direction d’un pays aussi indépendant dans sa politique que le Venezuela de violation des droits de l’Homme sont pour le moins peu convaincantes. L’Occident ne pense qu’à ses propres intérêts et ne se tourne vers la défense des droits de l’Homme que lorsqu’il peut en tirer profit», a expliqué Erdogan Gündüzpolat. Selon lui, au Venezuela l’Occident s’en tient à son scénario habituel, le même qu’il avait tenté de réaliser en Turquie en 2016.

«L’Occident a déjà tenté, avec la Turquie, d’appliquer le modèle d’un coup d’État. Mais notre peuple et notre Président, s’appuyant sur l’expérience du passé, ont réussi à l’en empêcher. Au fond, ce qu’il a tenté de faire au Venezuela ne diffère en rien de la tentative de coup d’État entreprise en Turquie le 15 juillet 2016, quand les putschistes avaient cherché à appliquer pratiquement le même scénario», a-t-il encore fait remarquer.

Erdogan Gündüzpolat a mis en relief l’unité des positions de Moscou et Ankara sur la situation au Venezuela et a évoqué les perspectives de développement de la coopération russo-turque en Amérique latine, comme c’est le cas au Proche-Orient.

«Les relations de la Russie avec les pays d’Amérique latine ont de profondes racines historiques. La Turquie n’a pour sa part commencé à intensifier l’axe latino-américain de sa politique qu’au cours de ces dernières années. Aujourd’hui, Ankara a élaboré une stratégie claire et nette à l’égard de l’Amérique latine. À mon avis, Moscou et Ankara estiment tous les deux nécessaire d’intensifier leur coopération avec l’Amérique latine. Nous devons élaborer des modèles communs d’interaction dans les domaines économique et stratégique en jetant dans la région des fondations de collaboration aussi solides qu’au Proche-Orient», a-t-il indiqué pour conclure.

L’opposant Juan Guaido, renvoyé le 22 janvier du poste de président de l’Assemblée nationale vénézuélienne sur décision de la Cour suprême, s’est autoproclamé le lendemain «Président en exercice» du pays.

Le 27 janvier, la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique ont annoncé qu’ils seraient prêts à reconnaître Juan Guaido comme Président du Venezuela, si aucune élection n’était annoncée dans un délai de huit jours.

Nicolas Maduro a estimé que les États-Unis avaient essayé d’organiser un coup d’État au Venezuela et a rompu les relations diplomatiques avec ce pays.*sputniknews.- 31 janvier 2019

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La Banque d’Angleterre refuse de rendre de l’or au Venezuela

Bloomberg avait annoncé que la Banque d’Angleterre avait refusé au Président du Venezuela, Nicolas Maduro, sa demande de livraison de lingots d’or pour une valeur de 1,2 milliard de dollars (1,05 milliard d’euros). Selon une source anonyme qui l’a fait savoir à l’agence, la décision de ne pas livrer l’or a été prise après que de hauts fonctionnaires américains, parmi lesquels le secrétaire d’État américain Mike Pompeo et le conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, ont fait pression sur leurs interlocuteurs britanniques pour qu’ils interdisent l’accès à M.Maduro à ses actifs à l’étranger.**sputniknews.- 31 janvier 2019

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* Donald Trump s’oppose à l’Europe et la terrorise.

«Les États-Unis veulent voir une Europe faible et divisée»

AFP 2018 Thierry Charlier

Intervenant à la Conférence sur la sécurité de Munich, Angela Merkel a dénoncé avec fermeté l’unilatéralisme des États-Unis, notamment leur retrait du Traité FNI et de l’accord nucléaire avec l’Iran, et constaté que le monde devenait de plus en plus fragmenté. Sputnik a discuté du discours de la chancelière allemande avec un politologue iranien.

Le discours ferme sur l’unilatéralisme des États-Unis et le monde de plus en plus fragmenté que la chancelière allemande a prononcé à la Conférence sur la sécurité de Munich fait sans doute partie d’un tableau beaucoup plus large, a estimé dans un entretien accordé à Sputnik Seyed Mohammad Marandi, enseignant à l’Université de Téhéran.

«Sous la direction de Trump, les États-Unis s’isolent à plusieurs niveaux. Les États-Unis sont en conflit avec la Chine parce qu’ils considèrent sans doute ce pays comme la plus sérieuse menace à long terme pour eux. Ils sont en conflit avec la Russie, mais l’ironie du sort veut que Trump n’y soit pour rien. C’est à cause de ses opposants désireux de le destituer. C’est pour cela qu’ils diabolisent la Russie», a poursuivi l’interlocuteur de l’agence.

Selon ce dernier, Donald Trump s’oppose à l’Europe et la terrorise.

«À mon avis, les Américains ne manqueront pas d’essayer de diviser l’Europe. Les États-Unis veulent voir une Europe faible et divisée. […] La raison pour laquelle ils s’opposent à l’augmentation des exportations de pétrole et de gaz russes est que les États-Unis veulent contraindre les Européens à acheter leur gaz beaucoup plus cher. Autrement dit, ils veulent que l’Europe finance l’Amérique, ce qui démontre l’égoïsme croissant de Washington et ce, même quand il s’agit de ses propres alliés ou de ses soi-disant alliés», a expliqué l’expert.

Et d’ajouter que l’avenir même de l’Union européenne était remis en cause.

«Je vois que la tension ne cesse de monter et que Trump pousse pratiquement l’UE vers une fragmentation de plus en plus grande. […] Les Européens n’ont toujours pas réussi à protéger ni leurs citoyens ni leurs entreprises contre les sanctions américaines. Bien que les Européens aient signé l’accord nucléaire avec l’Iran, ils le violent parce qu’ils exécutent les ordres des Américains», a résumé l’interlocuteur de Sputnik.* Sputnik.- 19 février 2019

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Narendra Modi et Xi Jinping

*L’Inde porte un coup inattendu à l’économie américaine

L’Inde appliquera une taxe de 30% sur les produits agricoles US à compter du 31 janvier 2019. La mesure portera sur 857 millions de dollars de produits, soit plus d’un tiers des importations agricoles en provenance des USA. Pourquoi les autorités indiennes ont-elles pris une telle décision et pourquoi les experts y perçoivent-ils une «trace chinoise»?

L’année des cheveux gris

Bien que la Chine reste le front principal de la guerre commerciale menée par Washington, Donald Trump a déjà réussi à irriter sérieusement le Premier ministre indien Narendra Modi.

Tout a commencé en mars 2018 quand Donald Trump a annoncé des taxes de 10% sur l’aluminium et de 25% sur l’acier, ce qui a affecté le secteur métallurgique de la Russie, de la Chine, de l’UE, du Japon et d’autres pays tels que l’Inde.

Cette dernière a également souffert à cause de sa coopération militaro-technique avec Moscou. En avril, la Maison-Blanche a inscrit l’agence russe Rosoboronexport sur la liste des sanctions dans le cadre de la loi «sur la lutte contre les adversaires de l’Amérique par les sanctions» (CAATSA), et les banques indiennes ont été contraintes de geler une tranche de 2 milliards de dollars prévue pour payer les réparations du sous-marin nucléaire Chakra (projet 971 Chtchouka-B) loué à la Russie. Dans le cas contraire, elles risquaient d’être privées de la possibilité d’effectuer des opérations en dollars.

Début mai, le chef de l’État américain a annoncé le retrait de l’accord nucléaire avec l’Iran et a promis de rétablir les sanctions contre Téhéran et tous ceux qui coopéreraient avec les autorités iraniennes. Cela s’adressait notamment à la Chine et à l’Inde — les deux principaux acheteurs de pétrole iranien.

Toutefois, le locataire de la Maison-Blanche a accordé à Pékin et à New Delhi un délai de 180 jours pour trouver de nouveaux fournisseurs. Selon le département d’État américain, les paiements devaient transiter par un compte fiduciaire spécial ouvert par le pays acheteur, et les fonds transférés ne pouvaient être utilisés par l’Iran que pour se procurer des produits humanitaires dont l’achat était autorisé par Washington.

Donald Trump n’a pas accepté d’accorder ce délai par bonté de cœur, mais après des négociations qui avaient duré six mois. C’est ce qu’a déclaré début novembre une source du ministère des Affaires étrangères de l’Inde.

La vengeance est un plat qui se mange froid

De par l’ampleur de son économie, l’Inde ne peut pas répondre symétriquement aux taxes américaines et entrer en confrontation ouverte avec Washington comme le fait la Chine (selon la Banque mondiale, le PIB de l’Inde s’élevait en 2017 à 2.600 milliards de dollars, et celui de la Chine à 12.200 milliards de dollars).

Mais face à l’agressivité de Washington, pour la première fois depuis longtemps, Pékin et New Delhi sont passés d’une confrontation économique aux mesures coordonnées contre la pression américaine — même si au fond l’Inde et la Chine sont des rivaux stratégiques en Asie-Pacifique.

 

Donald Trump

Pendant ce temps, New Delhi et Téhéran sont convenus de renoncer au dollar dans les achats de pétrole pour passer aux roupies à partir de janvier. C’est ce qu’a annoncé à l’agence Reuters le directeur exécutif de la banque publique indienne UCO Charan Singh.

Plus tôt, un accord similaire avait été conclu avec la Russie. Début novembre, le vice-premier ministre russe Iouri Borissov avait annoncé que l’Inde paierait les systèmes antimissiles russes S-400 en roubles. A terme, il est prévu d’élargir les échanges en monnaies nationales aux produits civils.

En pratique, cela signifie que l’Inde ne dépend plus de la monnaie américaine pour échanger les principaux produits de son commerce extérieur.

Le 21 décembre, les chefs de diplomatie de l’Inde et de la Chine Sushma Swaraj et Wang Yi se sont rencontrés à New Delhi. Les médias en ont peu parlé, mais ce n’est certainement pas une coïncidence si deux semaines plus tard l’Inde a annoncé de nouvelles taxes sur les pommes, les amandes, les noix, les lentilles et les pois chiches américains. Sachant que New Delhi a averti qu’à terme les restrictions pourraient s’étendre à plusieurs produits d’acier et de fer, l’acide borique, ainsi que les pièces pour les tuyaux et les motos.

L’automne dernier, Pékin avait également décrété des taxes de 25% sur des produits agricoles américains. Cela avait sérieusement affecté les fermiers fournissant du blé, du maïs, des produits laitiers et du porc à la Chine. Le plus touché a été le marché du soja, dont les exportations en Chine ont chuté de 98%, ce qui a provoqué une crise de surproduction (le soja représentait près de 60% de toutes les fournitures agricoles américaines en Chine).

Il n’y avait tout simplement pas de place pour le stocker. Même quand le prix de location des entrepôts a grimpé de 40% par rapport à l’année précédente, ils se sont tous remplis de soja dont personne n’avait besoin. Il ne restait plus aux fermiers qu’à détruire les récoltes en les enterrant.

A présent, la même perspective peu réjouissante se profile à cause des taxes indiennes, alors même que les États agricoles constituaient l’appui électoral principal de Donald Trump lors de la présidentielle de 2016. En 2020, il ne pourra manifestement plus compter sur leur soutien.

Afin de remédier à la situation, la Maison-Blanche a mis en place un programme d’aide aux fermiers à hauteur de 15 milliards de dollars. Mais suite aux litiges avec le président au sujet de la construction du mur à la frontière mexicaine, les sénateurs ont refusé de valider le budget 2019 et à présent toutes les dépenses publiques sont gelées pour une durée indéterminée. Y compris le programme de soutien aux fermiers.

Il est évident que ce n’est pas par hasard que l’Inde et la Chine se sont rapprochées l’an dernier en organisant plusieurs réunions (hormis celle du 21 décembre à New Delhi) après de nombreuses années d’hostilité et de litiges territoriaux.

Désormais, les deux plus grandes puissances économiques de l’Asie-Pacifique, qui représentent près de 20% des importations et 12% des exportations des USA, affrontent Washington en tandem. Cette année, il ne sera donc certainement pas plus facile pour Donald Trump d’améliorer la balance du commerce extérieur.* Sputnik.- 11 janvier 2019

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Dassault Rafale

*un Rafale français s’est crashé en Égypte lors de la visite de Macron

Le Caire et Paris gardent le silence sur le crash d’un Rafale survenu lors de la visite d’Emmanuel Macron en Égypte en janvier dernier, relate Mediapart. Cet incident intervient en pleine négociations sur l’achat de 12 rafales par Le Caire.

Un Rafale s’est écrasé en Égypte pendant le voyage d’Emmanuel Macron dans ce pays africain fin janvier, affirme Mediapart. Le crash est survenu en pleines négociations entre Paris et Le Caire pour la commande de 12 appareils du même type, souligne le portail. Paris et Le Caire ont gardé le silence sur cet incident.

Selon Mediapart, le Rafale EM02-9352, livré à l’Égypte le 4 avril 2017, s’est écrasé sur la base aérienne militaire de Gebel el-Basur, à une centaine de kilomètres du Caire. L’accident s’est produit sous les yeux d’une équipe de formateurs et d’experts de Dassault Aviation.

Contacté à plusieurs reprises, le ministère français des Armées a refusé de «confirmer ou démentir» ces rapports assurant qu’«il [revenait] aux Égyptiens de s’exprimer». Or, la partie égyptienne n’a pas elle non plus souhaité commenter l’événement, constate Mediapart.

Les autorités françaises et égyptiennes mènent actuellement des discussions pour la signature d’une option sur 12 Rafale supplémentaires. Lors de son séjour en Égypte, le chef de la République française a fait savoir que 23 des 24 appareils commandés par Le Caire lui avaient déjà été livrés.

Mediapart rappelle que le Rafale a connu au moins cinq accidents, dont deux mortels, depuis sa mise en service en 2002. En décembre 2007, un appareil s’est écrasé lors d’un vol d’entraînement près de la commune de Neuvic, provoquant la mort du pilote. En septembre 2009, deux Rafale se sont percutés alors qu’ils s’apprêtaient à regagner le porte-avions Charles de Gaulle après un vol d’essai en mer dans le golfe du Lion. L’un des pilotes impliqué dans le crash a trouvé la mort. **sputniknews / jeudi 07 février 2019

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*Pour remplacer ses F-16, la Belgique préférerait le F-35 américain au Rafale français

À en croire la presse belge, dont les informations sont confirmées par certains élus, le gouvernement belge a arrêté son choix sur les avions de chasse F-35 du groupe américain Lockheed Martin et a écarté ceux du groupe français Dassault.

Le gouvernement belge s’apprête à écarter officiellement le Rafale de l’avionneur français Dassault du vaste marché public lancé en 2017 pour le remplacement de ses avions de chasse F-16, écrit l’AFP se référant à plusieurs députés belges.

Selon la presse belge, «le choix est fait» en faveur du F-35 du groupe américain Lockheed Martin, autre concurrent en lice avec le Typhoon d’Eurofighter, et l’annonce officielle du gouvernement est imminente. Des informations non confirmées par l’exécutif mais sur lesquelles le Premier ministre Charles Michel a dû s’expliquer mardi devant des députés réunis en commission au Parlement.

elon l’un des participants au débat, joint par l’AFP, le député Benoît Hellings (parti Ecolo), Charles Michel a annoncé que la décision finale devait être prise en conseil des ministres d’ici au 29 octobre et affirmé que le candidat français était écarté.

«Il a confirmé la lecture du ministre de la Défense [le nationaliste flamand Steven Vandeput, ndlr] qui dit que la réponse de la France n’a pas été faite conformément au cahier des charges», a assuré M. Hellings.

D’autres députés ont dit «regretter» que le choix ait été arrêté, selon eux, en faveur du F-35, sans que la Chambre n’en soit préalablement informée.

«Le Premier ministre nous a fait croire depuis de très longs mois que toutes les offres étaient examinées, il semble qu’il n’en est rien», a déclaré la députée PS Gwenaëlle Grovonius à la chaîne francophone RTBF.

«Le choix du gouvernement est clairement le choix américain, c’est un manque de cohérence flagrant par rapport à la volonté de développer notre défense européenne», a ajouté cette élue.

La Belgique avait lancé en mars 2017 une procédure d’achat de 34 avions de combat pour remplacer sa flotte vieillissante d’une cinquantaine de F-16, un achat estimé à 3,6 milliards d’euros.

Lockheed Martin pour son F-35 et le consortium européen Eurofighter pour son Typhoon ont répondu en bonne et due forme à l’appel d’offres formulé d’Etat à Etat.

Mais les Français se sont distingués en proposant «une coopération approfondie» avec l’armée de l’air belge, dépassant la simple fourniture des Rafale, ce qui a irrité M. Vandeput et plus largement les nationalistes flamands de la N-VA qui dominent le gouvernement.

Pour contrer les critiques sur un supposé choix «atlantiste » faisant fi de l’Europe de la défense chère à Paris et Berlin, Charles Michel pourrait annoncer, parallèlement au choix du F-35, que la Belgique confirme son intention d’acheter des blindés français, a rapporté la presse. «Une manière de ménager la chèvre et le chou», a commenté M. Hellings.

En juin 2017, la Belgique avait annoncé qu’elle comptait acheter près de 500 véhicules de combat légers ou moyens en France à l’horizon 2025/2030, pour 1,1 milliard d’euros.* 23.10.2018 - sputniknews 

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*Invasion d’ours polaires dans le sud de la Nouvelle-Zemble 

Sur l’archipel russe de Nouvelle-Zemble, des mesures exceptionnelles sont actuellement appliquées sans grand succès pour lutter contre la présence en milieu urbain d’ours polaires, représentants d’une espèce inscrite sur la liste rouge mondiale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Les autorités du district urbain de Nouvelle-Zemble ont pris des mesures d’urgence pour lutter contre la présence d’ours polaires dans les rues des localités du sud de cet archipel russe. Par exemple, 52 plantigrades ont été repérés dans la commune de Belushya Guba depuis le mois de décembre 2018. Entre six et dix y errent encore.

«Les animaux sauvages se comportent de manière brutale, notamment, ils agressent les habitants, pénètrent dans les habitations et autres lieux fermés», lit-on dans un message du service de presse du gouvernement de la région d’Arkhangelsk.

Les gens sont apeurés et essaient de ne pas sortir de chez eux. Les autorités veillent à la sécurité des habitants en installant des barrières supplémentaires dans les espaces de promenade. Des patrouilles essaient de chasser les ours hors de la commune mais ils ne réagissent plus aux signaux sonores et lumineux. Les spécialistes espèrent qu’il sera possible de repousser ces animaux, qui appartiennent à une espèce protégée, loin de la ville sans recourir à des armes. **sputniknews / samedi 09 février 2019

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