5 militaires US tués dans une attaque terroriste

16 01 2019

**infos internationales diverses

**********************************

“L’intelligence artificielle n’existe pas” :

interview de Luc Julia, le cocréateur de Siri

5 militaires US tués dans une attaque terroriste 9782412043400-299x480

 “L’intelligence artificielle n’existe pas.” C’est le titre un brin provoc’ de l’excellent livre de Luc Julia qui sort aujourd’hui aux Editions First. Pas que le vice-président de l’innovation chez Samsung nie les importants progrès réalisés dans divers domaines notamment celui de la reconnaissance d’images. Mais selon lui, la manière dont l’intelligence artificielle est présentée est souvent erronée. Explications.

**interview

Journal du Geek : Votre livre s’intitule “L’intelligence artificielle n’existe pas”. Qu’entendez-vous par là exactement?

On entend dire tout et n’importe quoi sur l’IA. C’est l’IA telle qu’elle nous est présentée qui n’existe pas. Je pense que cela vient en partie du terme utilisé pour désigner ce domaine. On parle d’intelligence artificielle alors qu’il n’y a pas d’intelligence là-dedans. Le machine learning, le deep learning… tout cela existe bel et bien. Il y a d’ailleurs plein d’avancées dedans et nous n’en sommes qu’au début. Mais il ne faut pas gâcher cela en faisant croire des choses qui n’existent pas ou en faisant peur aux gens.

**JDG : Quelles erreurs fait-on fréquemment lorsqu’on parle d’IA ? Est-ce lié à une confusion autour des différents niveaux d’IA 

Ce qu’on appelle IA généralisée, ça n’existe pas et avec les techniques actuelles, cela n’existera jamais. Ce qu’on appelle IA faible, c’est l’IA d’aujourd’hui, c’est ce qu’on fait avec du machine learning, du deep learning et cela n’a rien à voir avec de l’intelligence. C’est là que se situe l’erreur. Prenons l’exemple de Kasparov qui se fait battre par Deep Blue en 1997. Est-ce une preuve de l’intelligence de la machine? Pas du tout. Car qu’a-t-on fait fait exactement ici ? On a modélisé toutes les possibilités aux échecs (1053). Pour un homme, c’est beaucoup. Mais en 1997, c’est possible de le faire sur Deep Blue. Partant de là, Kasparov a beau être brillant, il a perdu, forcément.

Avec le jeu de Go, c’est un peu différent car on ne peut pas modéliser toutes les possibilités. Une partie d’entre elles ont cependant été modélisées et des modèles statistiques aident à combler les trous. Ce n’est pas aussi propre qu’aux échecs mais globalement on a beaucoup plus de possibilités en mémoire qu’un joueur humain. Donc il n’y pas d’intelligence, c’est simplement une masse de données et un peu de statistiques.

Il suffit d’ailleurs de regarder les chiffres : DeepMind, c’est 1500 CPU, environ 300 GPU, quelques TPU et 440 kWh. L’humain en face, c’est 20 Wh. Et lui sait faire bien d’autres choses que de jouer au go ! Cela prouve qu’il s’agit d’approches complètement différentes et qu’il est ridicule de penser qu’on est proche de l’intelligence. C’est également flagrant si l’on regarde du côté de la vision. On a construit des systèmes capables de reconnaître des chats avec un taux de réussite de 95% en leur fournissant 100 000 images de chats. Alors qu’un enfant n’a besoin que de deux images de chat pour en reconnaître un toute sa vie, avec un taux de réussite de 100%.

JDG : Qu’est-ce qui rend l’intelligence artificielle si éloignée de l’intelligence humaine ?

L’intelligence artificielle n’est que de la reconnaissance. Nous apprenons des choses aux machines, on leur donne des exemples. Elles s’appuient sur la reconnaissance. L’humain utilise également cela mais il a quelque chose en plus : la connaissance. D’où cela vient, est-ce de l’inné, de l’acquis ? Je n’en sais rien. Mais l’humain a quelque chose en plus.

**JDG : Sur quoi sont basées les méthodes d’apprentissage dans l’IA ?

Aujourd’hui, des recherches essayent d’aller vers des méthodes différentes, basées sur le small data mais, pour le moment, la plupart des méthodes sont basées sur le big data. Or, si on veut arriver à de la vraie intelligence artificielle, il faudra recourir à d’autres méthodes que celles utilisées aujourd’hui. S’agira-t-il de méthodes avec de la biologie, de la physique, du quantum… sans doute un mix de tout cela. Je pense en tout cas qu’il faudra une approche multidisciplinaire.

**JDG : quels sont les domaines dans lesquels l’IA a fait le plus de progrès ?

La vision. Nous avons fait des progrès extraordinaires dedans. Ne serait-ce qu’en médecine. Aujourd’hui, avec quelques dizaines de millions d’images du cancer du sein, on peut diagnostiquer quelque chose très en amont avec un taux de réussite de 99,9%. Un radiologue qui va voir quelques milliers de radios du sein au cours de sa carrière ne peut pas diagnostiquer avec un tel taux de réussite, à un stade aussi précoce. L’autre domaine dans lequel il y a eu beaucoup de progrès, c’est la reconnaissance vocale.

**Quels problèmes l’IA peut-elle poser ?

Aujourd’hui, les problèmes posés par l’IA sont ceux que les humains créent eux-mêmes. Le premier, c’est le bug. Le deuxième est lié aux sets de données biaisés. Si j’utilise volontairement ou involontairement des données orientées dans un certain sens -politiquement par exemple- pour entraîner mon IA, je créé une IA biaisée. Il faudra réguler tout cela. Pas trop tôt car cela peut freiner innovation mais à terme, il faudra des instances de régulation. L’autre problème est celui dont je parlais tout à l’heure avec les 440 kWh : certains systèmes utilisent énormément de ressources. Le danger écologique est réel. Il faudrait essayer de décentraliser tout cela. Et développer des systèmes qui ont besoin de sets de données plus petits.

**JDG : De quelle façon l’IA va évoluer selon vous ?

Nous en sommes au balbutiements du machine learning. Nous allons avoir des systèmes de plus en plus performants. Tout les domaines liées à la reconnaissance vont s’améliorer. J’espère aussi que nous allons aller vers une société de l’intelligence des objets, où les objets vont devenir nos assistants, où la smart home va réussir à émerger.

“L’intelligence artificielle n’existe pas” par Luc Julia (287 p) aux Editions First. 

*journaldugeek - Par Anne Cagan le 24 janvier 2019

*********************************************

*Ce peuple fait des ponts vivants

Image associée

**Au nord-est de l’Inde, isolée dans la forêt tropicale, une communauté autochtone d’une grande patience a appris à guider et tresser les racines vivantes d’arbres pour les transformer en ponts. Un travail de longue haleine exécuté pour les générations à venir. Une leçon de philosophie et d’humanité.*Press here: L’actualité par la vidéo

Tout comme les bâtisseurs et architectes de l’histoire qui n’ont jamais vu leur ouvrage achevé, la tribu khasi, dans la région du Cherrapunji, s’attèle à construire des ponts qu’elle n’empruntera probablement jamais. Et pour cause, il s’agit de « ponts vivants » qui nécessitent plusieurs décennies avant de pouvoir être traversés.

inde-tribu-khasi-ponts-vivants-arbres-racines-1-e1511798237887

Des mains de l’homme, ces prouesses végétales sont formées grâce à un savant tressage des racines des arbres figuiers caoutchouc, des arbres à la croissance rapide et aux racines particulièrement solides.

Ces véritables structures vivantes allient force de la nature et génie humain. Un héritage construit pour les futures générations, puisqu’il faut plusieurs dizaines d’années avant que ces ponts ne soient suffisamment solides pour pouvoir être quotidiennement empruntés. Les enfants qui les traversent ont ainsi conscience qu’ils ont été construits pour eux, dix générations plus tôt. Certains ponts auraient même 250 ans et pourraient tenir plus de 400 ans…Wiston Mawa, le chef du village de Nongriat, explique :

« Les ancêtres ont planté un arbre de chaque côté de la rivière. Les racines ont été patiemment guidées et tressées jusqu’à ce qu’elles atteignent l’autre rive et s’y ancrent.

inde-tribu-khasi-ponts-vivants-arbres-racines-2-e1511798303580

On a été autorisé à marcher dessus quand j’étais adolescent, il y a 50 ans. »

Un héritage des plus symboliques et une véritable prise de conscience quant à l’importance de préserver leur environnement. Comme les liens tissés entre ces communautés, les ponts de racines continuent de pousser et de se renforcer avec le temps.

Des passerelles vivantes pour que les nouvelles générations n’oublient pas d’où elles viennent.

*source: Rédaction, POSITIVR - Par Raphaëlle Dormieu - Mis à jour le 28 novembre 2017

****************************************

Vigilance accrue sur les médicaments contre l’hypertension à base de sartan

Vigilance accrue sur les médicaments contre l’hypertension à base de sartan

La présence de substances classées comme cancérigènes probables dans les principes actifs a déjà conduit à plusieurs rappels dans le monde.

Après le valsartan, puis l’irbésartan, d’autres médicaments contre l’hypertension artérielle à base de sartan pourraient être retirés du marché d’ici au 30 mars, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm), qui a indiqué jeudi avoir renforcé sa vigilance sur ces spécialités.

«Nous avons demandé aux laboratoires commercialisant en France cinq sartans (*) de contrôler la pureté des principes actifs entrant dans la composition de ces médicaments», a souligné le directeur de l’agence, Dominique Martin. La présence «à des taux supérieurs aux limites acceptables» de NDMA ou de NDEA, les deux substances classées comme cancérogène probable qui sont à l’origine des précédents retraits, conduirait à de nouveaux rappels de lots.

La présence de ces impuretés, probablement liée au procédé de fabrication du médicament, n’induit pas de risque à court terme pour la santé, a toutefois rappelé l’ANSM. «Il existe en revanche des risques immédiats en cas d’arrêt brutal du traitement (décompensation cardiaque ou AVC), liés à une pression artérielle non contrôlée», prévient le Dr Jean-Michel Race, responsable de la direction des médicaments en cardiologie.

Environ 4 millions de Français prennent des médicaments à base de sartan pour une hypertension artérielle, une insuffisance cardiaque ou à la suite d’un infarctus du myocarde. Alors que plusieurs vagues de rappels de valsartan ont depuis fin juillet entraîné des tensions d’approvisionnement et des ruptures de stocks, la priorité a été donnée aux patients les plus fragiles que sont les insuffisants cardiaques et les malades en multi-thérapies.

Un report sur d’autres spécialités est possible pour les autres. «Nous ne sommes pas dans une situation où il y a un danger d’accès aux médicaments pour les patients hypertendus en France», a insisté le Dr Race, reconnaissant toutefois des «difficultés objectives» pour les personnes concernées. Les informations sur la disponibilité de ces médicaments sont actualisées sur le site de l’ANSM. Un numéro vert, le 0800.97.14.03, a été mis en place afin de répondre aux questions des patients et de leur entourage.

«Après le 30 mars, il ne devrait plus y avoir de découverte fortuite d’un défaut de qualité dans des médicaments à base de sartan», a assuré jeudi Dominique Martin. Par ailleurs, depuis le 1er janvier, l’Agence européenne du médicament exige des fabricants qu’ils contrôlent la pureté des substances actives avant toute mise en production. Une mesure préventive dont les effets ne seront perceptibles que dans quelques mois.

*valsartan, candésartan, irbésartan, losartan, olmesartan

*Par  Delphine Chayet - Mis à jour le 24/01/2019 - sante.lefigaro

*******************************************

La pollution, mauvaise pour le moral

En analysant les messages postés sur l’équivalent chinois de Twitter, des chercheurs observent que l’humeur se dégrade les jours de pic de pollution.

La pollution atmosphérique n’altère pas seulement la santé physique. Selon des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, de l’Académie chinoise des Sciences ainsi que des universités de Pékin et Shangaï, elle serait aussi mauvaise pour le moral. Dans de grandes villes chinoises, ils ont observé que l’humeur des habitants varie au diapason des pics d’exposition aux particules fines.

«Les variations sont particulièrement marquées chez les femmes et les personnes disposant de revenus élevés – ainsi que durant les week-ends et les vacances», précisent les auteurs de l’étude publiée lundi 21 novembre dans la revue Nature Human Behaviour. Cet impact psychique de la pollution contribuerait, selon eux, à expliquer que le niveau de satisfaction progresse peu dans les centres urbains en dépit d’une croissance économique annuelle de 8%.

Pour sonder l’humeur de la majorité silencieuse, qui subit la pollution au quotidien sans pour autant développer de problèmes de santé aigus, les scientifiques ont utilisé une méthode plus fine que les traditionnels sondages d’opinion: l’analyse de quelque 210 millions de messages publiés en 2014 par les habitants de 144 grandes villes sur la plateforme chinoise de microblogging Sina Weibo.

Pour mener ce travail colossal, ils ont développé un programme capable de percevoir l’humeur exprimée dans chaque post et d’assigner aux villes un score allant de 0 à 100. «L’analyse sémantique, appliquée à l’émergence des réseaux sociaux, offre un nouvel outil pour mesurer le bien-être sur la base des sentiments exprimés en temps réel, détaille Siqi Zheng, chercheuse en économie urbaine et environnementale au MIT. Notre travail a consisté à croiser ces données avec l’évolution des indicateurs de pollution pour tenter d’étudier la façon dont ceux-ci retentissent sur l’humeur des habitants». Résultat: chaque hausse du taux de particules fines dans l’air fut associée à une baisse de moral sur le réseau social.

«L’utilisation des réseaux sociaux est une approche nouvelle et innovante visant à quantifier une réalité impalpable qui ne passe pas par l’indicateur des prix, commente Claudia Senik, économiste, qui n’a pas participé à l’étude. Il serait intéressant de mesurer l’impact du bruit de cette manière».

*la pollution associée à des épisodes anxieux

La pollution n’est certes pas le seul motif de contrariété invoqué par les habitants des grandes villes chinoises. Le coût du logement, les carences des services publics et les scandales alimentaires plombent leur moral. Mais les effets de la pollution, causée par la combustion de charbon et par l’explosion du trafic automobile, occupent une place de choix dans les conversations, comme sur les réseaux sociaux, depuis plusieurs années. Comme le rappelle Sylvie Démurger, chercheuse au CNRS, «la question environnementale s’est installée en tête des préoccupations des Chinois, qui la subissent très fortement dans leur vie quotidienne». Les pouvoirs publics, rappellent les auteurs de l’étude, surveillent d’ailleurs de près les plaintes des habitants sur Internet. La sensibilisation croissante du public aux problèmes d’environnement les a conduits à renforcer l’application des normes sur la qualité de l’air.

Plusieurs recherches ont mis en évidence l’impact de la pollution sur les performances cognitives et la productivité au travail. D’autres montrent qu’une partie de la population quitte les grandes villes, évite de sortir durant les pics d’exposition ou s’équipe de masques filtrants. La dégradation de la qualité de l’air serait en outre associée à des épisodes anxieux ou dépressifs. «L’impact de la pollution sur les troubles psychiques fait partie d’un éventail d’effets sanitaires ayant récemment émergé dans la recherche, relève Sabine Host, chargée d’études à l’Observatoire régional de la santé Ile-de-France. Cependant il faut encore attendre des études concordantes, mais aussi une compréhension des mécanismes à l’œuvre, avant de conclure à un lien de cause à effet avec certitude».* sante.lefigaro - Par  Delphine Chayet -  le 21/01/2019

***********************************************

Au Brésil, une coulée de boue de déchets miniers a recouvert toute la zone autour du barrage minier, dans l’Etat de Minais Gerais, le 25 janvier 2019.

Rupture d’un barrage minier au Brésil : environ 200 disparus

Plus de trois ans après la catastrophe de Mariana, un nouvel accident s’est produit au Brésil dans l’Etat de Minais Gerais, où un barrage du géant minier Vale a rompu.

Le Monde avec AFP – vendredi 25 janvier 2019

Environ 200 personnes étaient portées disparues, vendredi 25 janvier, après la rupture d’un barrage du géant minier Vale au Brésil, selon les pompiers. Cet accident a eu lieu dans l’Etat de Minais Gerais (sud-est) – région où un drame similaire avait provoqué, en 2015, la pire tragédie environnementale du pays, faisant dix-neuf victimes et dévastant toute une région.

« D’après les témoignages que nous avons reçus, il y a plusieurs morts », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) un responsable des pompiers, sans donner de bilan précis, soulignant qu’une coulée de boue de déchets miniers avait recouvert « toute la zone autour du barrage ».

L’incident a eu lieu à Brumadinho, commune de 39 000 habitants située à soixante kilomètres de Belo Horizonte, la capitale de Minas Gerais. Des images aériennes impressionnantes diffusées par les pompiers montrent une véritable marée de boue de couleur marron aux reflets grisâtres recouvrant d’immenses surfaces de végétation.

« Il ne reste plus rien »

« Le barrage s’est rompu et a tout détruit, il ne reste plus rien », rapporte un témoin dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, désignant une zone entièrement dévastée. Sur une autre vidéo, on peut voir la boue s’écouler avec un fort débit au travers d’une route.

La télévision Globonews a également montré des images prises par hélicoptère, montrant des habitations partiellement détruites, certaines à moitié englouties par la boue. Cinq hélicoptères ont été mobilisés pour les secours et l’un d’eux apparaît dans une vidéo s’approchant de deux personnes enlisées dans la boue jusqu’à la taille.

Le géant minier Vale, l’un des plus importants au monde, qui a confirmé l’incident dans un communiqué, a souligné que « la priorité totale est de protéger la vie des employés et des habitants »« Il y avait des employés dans des locaux administratifs touchés par les déchets miniers, ce qui indique la possibilité, encore non confirmée, de victimes », a précisé la compagnie.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé lors d’un point-presse à Brasilia que le président Jair Bolsonaro allait se rendre sur place samedi matin et que les autorités fédérales suivaient la situation. Le chef de l’Etat avait déclaré quelques minutes plus tôt sur Twitterque « toutes les mesures possibles » avaient été prises et que plusieurs ministres avaient été dépêchés dès vendredi dans la région. « Notre priorité du moment est de secourir des éventuelles victimes de cette grave tragédie », a-t-il ajouté.

La municipalité de Brumadinho a diffusé un communiqué demandant à la population de s’éloigner du lit de la rivière Paraopeba. Selon un photographe de l’AFP, la police a bouclé tous les accès menant à Brumadinho et de nombreuses zones de la région ont été évacuées le temps d’évaluer jusqu’où la coulée de boue pourrait s’étendre.

Le site d’Inhotim, plus grand musée à ciel ouvert du monde avec sa collection d’art contemporain, a été évacué « par précaution », a précisé son administration sur Twitter.

Tsunami de boue

En 2015, la rupture du barrage de Samarco, une copropriété de Vale et du groupe anglo-australien BHP, avait provoqué un drame écologique sans précédent au Brésil, près de Mariana, à environ 150 kilomètres de Belo Horizonte.

Des centaines de kilomètres carrés avaient été submergées par le tsunami de boue, qui avait traversé deux Etats brésiliens et s’était répandu sur 650 kilomètres jusqu’à l’océan Atlantique à travers le lit du fleuve Rio Doce, l’un des plus importants du Brésil, selon l’Institut brésilien pour l’environnement (Ibama).

Une tragédie aux conséquences désastreuses pour la vie quotidienne de milliers d’habitants. Bento Rodrigues, première localité frappée par les 40 millions de mètres cubes de déchets miniers provenant du barrage qui venait de se rompre, a été rayé de la carte.*Le Monde avec AFP – vendredi 25 janvier 2019

************************************************

Tensions sociales, rivalités politiques et récession économique

La Tunisie à la croisée des chemins

Des manifestants rassemblés à Tunis pour réclamer une hausse des salaires dans la Fonction publique

La réussite de la grève des fonctionnaires de l’Etat, le 17 janvier, a surtout montré que la nouvelle Tunisie peut gérer ses tensions sociales. Le pays a vécu, ce jour-là, au rythme de manifestations syndicales qui s’étaient déroulées dans le calme, sans le moindre incident.

Toutefois, le différend opposant l’UGTT au gouvernement n’a pas été résolu. Loin de là ! La réunion de la commission administrative de l’UGTT, tenue le 19 janvier, a appelé à une autre grève, les 20 et 21 février. En plus, les syndicats des enseignants du secondaire maintiennent depuis lundi soir des sit-in permanents au ministère de l’Education et aux délégations régionales.

Une rencontre a réuni avant-hier le gouvernement et l’UGTT concernant la révision des salaires de la Fonction publique, objet de la grève du 17 janvier. Les deux parties ont maintenu leurs positions respectives. Le gouvernement propose des augmentations étalées sur deux ans, de 120 à 180 dinars (35 à 55 euros).

La 1re tranche, égale au tiers, est comptabilisée à partir de décembre 2018. La 2e tranche, présentée sous forme de réduction d’impôts (épargne fiscale), entrera en application le 1er janvier 2020. L’UGTT a accepté les montants. Mais le syndicat propose octobre 2018 pour la 1re tranche et mai 2019 pour la 2e. L’UGTT refuse, par ailleurs, l’épargne fiscale qui prive les retraités de cette augmentation.

Concernant le dossier des enseignants des collèges et des lycées, le différend porte sur le rabaissement de 60 à 57 ans de l’âge de la retraite, ainsi qu’une indemnité spéciale pour ces professeurs de l’enseignement préparatoire et secondaire.

Le gouvernement refuse la révision de l’âge de la retraite parce que les caisses sociales traversent déjà une grave crise, en raison de la disproportion entre les actifs et les retraités. «Une réforme de la retraite est envisagée, englobant un recul de l’admission à la retraite.

On ne peut donc pas accorder cet avantage qui va toucher le tiers de la Fonction publique», assure-t-on du côté du gouvernement. La Fédération de l’enseignement insiste, par contre, sur le fait qu’enseigner «c’est un métier dur».

Enjeux

Il n’échappe à personne que cette tension est une projection de la crise politique, traversée par la Tunisie, qui entame une année électorale majeure. Chaque composante politique veut peser sur l’échiquier pour renforcer son poids électoral, surtout que l’UGTT a déjà laissé entendre qu’elle ne serait pas indifférente par rapport aux élections.

Par ailleurs, les syndicats des enseignants sont noyautés par les composantes du Front populaire, qui sont des formations d’extrême gauche, constituant avec 15 députés le principal groupe de l’opposition parlementaire.

Le Front a donc intérêt à coincer le gouvernement dans cette année électorale. Le gouvernement Chahed est adossé à une coalition d’Ennahdha (68 députés), avec l’Alliance nationaliste (44 députés) proche de Youssef Chahed, ainsi que le groupe parlementaire de Machrouaa Tounes (16 députés), dirigé par Mohsen Marzouk.

Ce blocage s’installe alors que le parti Nidaa Tounes, vainqueur des élections de 2014, traverse une grave crise, qu’il essaie de dépasser en préparant son premier congrès électoral, prévu début mars. Nidaa Tounes est désormais dans l’opposition.

Son groupe parlementaire est réduit à 42 députés, alors qu’il était de 86 députés à la sortie des urnes, en octobre 2014. Son président fondateur, Béji Caïd Essibsi, essaie de sauver les meubles. L’actuelle direction appelle les fondateurs à revenir au parti sous le même étendard.

Mais le directeur exécutif et homme fort du parti, Hafedh Caïd Essebsi, ne fédère pas. Une bonne partie des Nidaaistes partants ne veulent pas de sa manière de gérer le parti. La Tunisie est à la croisée des chemins.*MOURAD SELLAMI – elwatan- jeudi 24 janvier 2018

*****************************************

*5 militaires US tués dans une attaque terroriste en Syrie

20 personnes dont des militaires américains ont été tués mercredi 16 janvier 2019, dans un attentat suicide revendiqué par Daesh à Minbej, dans le nord de la Syrie, l’attaque la plus meurtrière contre les forces américaines de la coalition internationale depuis 2014 dans ce pays.

Des soldats américains patrouillent à Minbej, en Syrie, le 16 janvier 2019, après un attentat revendiqué par Daesh.

***20 personnes, dont cinq membres de l’armée américaine, ont trouvé la mort dans l’explosion survenue mercredi lors du passage d’une patrouille de la coalition internationale à Manbij en Syrie, a déclaré Recep Tayyip Erdogan cité par la chaîne locale NTV. «Selon les rapports dont je dispose, cinq militaires US ont été tués dans l’attentat (…). Cette attaque a été menée par le groupe Daech. Il est possible qu’ils veulent que cet incident produise une influence sur la décision de Trump de retirer les troupes de Syrie», a indiqué le dirigeant turc devant les journalistes à Ankara. 

Pour le président Erdogan, si l’attaque finit par se répercuter sur le modalités du retrait des forces américaines, «ce serait une victoire pour Daech».

Une explosion s’est produite mercredi lors du passage d’une patrouille de la coalition anti-Daech à Manbij dans le nord de la Syrie. Un porte-parole de la coalition a confirmé sur Twitter la mort de soldats américains dans l’explosion sans préciser le nombre des victimes. Les djihadistes de Daech ont revendiqué l’attentat. Le 19 décembre 2018, Donald Trump a annoncé le départ le plus rapidement possible des militaires américains de Syrie, martelant que les États-Unis ne joueraient plus le rôle de «gendarme du Moyen-Orient». Par la suite, la porte-parole de la Maison-Blanche Sarah Sanders a annoncé que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie, tout en soulignant que la victoire sur Daech ne signifiait pas la fin de la coalition antiterroriste dirigée par Washington.*sputniknews - mercredi 16 janvier 2019

Militares US à Manbij en Syrie

****«Une délégation des forces de sécurité franco-américaine est arrivé sur les lieux de la déflagration pour mener une enquête et recueillir des matériaux. Le quartier où s’est produite l’explosion a été encerclé, plusieurs avions et hélicoptères militaires patrouillent dans la région», a déclaré l’interlocuteur de l’agence. Une explosion s’est produite mercredi lors du passage d’une patrouille de la coalition internationale anti-Daech à Manbij dans le nord de la Syrie. Un porte-parole de la coalition a confirmé sur Twitter la mort de soldats américains dans l’explosion. Les djihadistes de Daech ont revendiqué l’attentat.**.sputniknews - mercredi 16 janvier 2019

****************************************


Actions

Informations



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>




humain, trop humain! |
ACTUBUZZ BY GBA |
Quoi de neuf Cerise? |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ActuBlog etc...
| Badro
| ENTV, une Pose Café