les USA poursuivent leur guerre économique

6 11 2018

*Le peuple de France en colère

Le mouvement du 17 novembre en France, une révolte des gueux?

Le mouvement du 17 novembre, une révolte des gueux ?

**La colère est trop forte et générale»:

le mouvement du 17 novembre, prochain Mai 68?

Le mouvement dit des « gilets jaunes », protestant contre une nouvelle hausse de la fiscalité du carburant diésel prend une ampleur impressionnante, que ce soit sur les réseaux sociaux, ou sur le terrain. Ce mouvement a reçu le soutien de plusieurs personnalités politiques de la droite à la gauche, comme Jean-Luc Melenchon (1) ou François Ruffin (2). Bien entendu, le ministre supposé être en charge de l’écologie, le falot François de Rugy (3), s’est fendu d’une déclaration aussi tonitruante qu’inadaptée, déclarant qu’en la matière ce n’était pas à la rue de faire la loi. Cela reste à voir, et l’on se rappelle l’épisode des « bonnets rouges » sous François Hollande où le gouvernement avait effectivement reculé sous la pression de la rue…

En fait, ce mouvement illustre la profonde colère qui monte de la France, et en particulier de la « France périphérique », pour reprendre l’expression mise à l’honneur par le géographe Christophe Guilluy (4), depuis plusieurs semaines. Cette colère arrive à un moment où le pouvoir d’Emmanuel Macron est en déséquilibre. Affaibli depuis l’été par l’affaire Benalla, discrédité par sa malheureuse déclaration au sujet de Pétain, privé de politique étrangère par le refus de l’Allemagne de s’associer à son rêve dément d’une Europe fédérale et sa russophobie obsessionnelle, il se trouve dans une position de relative fragilité face à ce mouvement.

Qu’en sera-t-il le 17 novembre, il est trop tôt pour le dire. Mais, ce mouvement est une nouvelle preuve de la cassure qui s’est instauré entre le Président et le pays.

Faut-il augmenter le prix du carburant diesel?

La question de départ est celle de la fiscalité sur les carburants, mais aussi de « l’incitation » à la consommation que représente le prix de ces derniers. Dans la théorie « standard » économique, théorie sur laquelle il y aurait beaucoup à dire, le « prix » est une information sur un bien. Une hausse (ou une baisse) de ce « prix » constitue alors une incitation (négative ou positive) à la consommation de ce bien. Le raisonnement que le gouvernement nous présente est que si l’on accroît ce prix, on incite les consommateurs à baisser leur consommation, et à utiliser d’autres modes de transport considérés comme moins polluant.

Car, le gouvernement présente cette hausse du prix comme une mesure écologique devant aboutit à une baisse de l’utilisation du diesel. Et, il est parfaitement vrai que le carburant diesel contribue (sans en être l’unique ni la principale source, il convient de la rappeler) à la pollution dans les centres urbains des grandes métropoles. Une baisse de l’utilisation du carburant diesel contribuerait à faire baisser cette pollution (et non LA pollution comme on l’entend trop souvent). Personne ne conteste cela, même si il est clair que d’autres utilisations du carburant diesel (navires, et kérosène d’aviation) contribuent encore plus que la voiture particulière à cette pollution.

Mais, pour que la théorie des incitations (car c’est de cela qu’il s’agit) puisse s’appliquer dans la réalité, il faut qu’existent des choix alternatifs à l’usage du carburant diesel. Or, ces choix sont strictement limités. Dans les grandes villes, les réseaux de transports en commun sont déjà saturés. L’abandon dans lequel on a laissé les transports ferroviaires (trains, métro) de proximité a conduit à une situation qui est déjà à la limite du supportable. Ajoutons que les choix urbanistique et de schéma de transport ont été désastreux. Si le déplacement périphérie-centre est possible, le déplacement de périphérie à périphérie l’est bien moins. Les autres modes de transport (vélo, engins électriques) sont marginaux et ne concernent que les centres urbains, sans compter qu’ils entrent en conflit direct (voir l’accroissement des accidents) avec les piétons. Hors des agglomérations, la situation est encore pire. L’abandon progressif des lignes secondaires de train (merci la privatisation rampante du train….) rend impératif aux habitants des zones dites « rurbanisées », c’est à dire habitant à la campagne mais travaillant en ville, l’usage de la voiture. Or, une large part du parc automobile français est composée de voitures à moteurs diésels. Bien sûr, il est possible de changer de voiture, mais cela à un coût, et ce coût doit être étalé dans le temps. D’ici là, les automobilistes seront contraints de supporter la hausse du coût du carburant. Enfin, pour de nombreux professionnels, le passage au moteur diesel (qui est d’ailleurs PLUS efficient que le moteur à essence comme le montre la plus faible consommation spécifique de ce type de moteur) a été général. Il est illusoire qu’ils puissent basculer vers d’autres modes de propulsion en quelques mois, voire en quelques années.

Les prérequis pour que le prix du carburant puisse jouer son rôle théorique d’incitation ne sont clairement pas requis. L’élasticité, autrement dit l’évolution de la consommation en fonction du prix, apparaît comme quasi-nulle.

Une taxe sur les pauvres?

C’est là où se révèle la dimension perverse de cette mesure. Faute des prérequis, la hausse du prix se transforme en une simple taxe, frappant prioritairement ceux qui n’ont pas les moyens financiers de changer de moyens transport et qui sont dépendant de ces moyens de transports pour aller…travailler. Cette hausse prend donc la forme d’une taxe touchant prioritairement les classes populaires et moyennes, et épargnant au maximum la population boboïsée des centres villes. Non seulement cette taxe est injuste en ce qu’elle ne distingue pas le riche du pauvre, mais elle est d’autant plus injuste qu’elle touche plus le pauvre que le riche!

On comprend pourquoi le mouvement du 17 novembre suscite une telle indignation dans les réseaux sociaux et pourrait fédérer une partie de l’opposition au Président Macron, dont la popularité aujourd’hui est au plus bas. Que ce mouvement ait une dimension antifiscale est clair. Mais tout mouvement antifiscal n’est pas forcément réactionnaire. De démarrage de la « Fronde du peuple » sous la régence d’Anne d’Autriche jusque et y compris le mouvement dits des « bonnets rouges » sous la présidence de François Hollande (automne 2013-printemps 2014) (5), nombre de ces mouvements ont exprimé une légitime colère de la population. La révolte de l’automne 2013 disait aussi le désespoir de territoires ruraux laissés à l’abandon, expliquant — sans les justifier — les violences du mouvement.. L’enjeu donc du 17 novembre est de savoir quelle sera l’ampleur du mouvement et si les blocages annoncés seront spectaculaires et conduiront à une paralysie du pays.

Plus généralement, il nous invite à réfléchir sur le comportement de « caste » qui est celui du pouvoir actuel. Car, ce comportement appelle en réaction une montée de la violence sociale, comme l’histoire de notre pays sur plusieurs siècles nous le rappelle. Faut-il donc que nos dirigeants soient à ce point ignorants de l’histoire de notre pays, ou confits dans l’idéologie au point de ne plus voir la réalité, pour ne pas s’en rendre compte?*Sputnik / samedi 10 novembre 2018

Une pompe à essence

*La colère est trop forte et générale»: le mouvement du 17 novembre, prochain Mai 68?

Sur les réseaux sociaux, les pages appelant à «bloquer la France» le 17 novembre se multiplient. Lancé à la base pour protester contre la hausse des prix du carburant, le mouvement cristallise la colère des Français. Sputnik France a contacté plusieurs organisateurs de cet élan populaire, qualifié d’«inédit» par un syndicat de police. Enquête.

«On voit les infos, on gueule devant notre télé, on est toujours en train de se plaindre, au bout d’un moment, on arrive à saturation vis-à-vis des augmentations, des taxes, des lois qu’ils pondent. J’ai 26 ans, je me considère encore comme jeune, je pense à mon avenir et surtout à celui de mes enfants, et l’avenir me fait très peur quand je vois ce qui se passe aujourd’hui.»

Cindy Bozier est en colère. Comme cette jeune maman résidant dans la Marne, ils sont des milliers à avoir rejoint l’appel à bloquer les routes de France le 17 novembre prochain. Co-lancée par le chauffeur routier Éric Drouet le 10 octobre, la page «Blocage national contre la hausse du carburant» a depuis fait des petits. L’évènement, qui invite les participants à bloquer le périphérique parisien, a inspiré des dizaines d’organisateurs à travers le pays. Nice, Orléans, Montargis, Mulhouse, Troyes, Sens, Clermont-Ferrand, Fréjus, Bordeaux, Guingamp… Tout le territoire est quadrillé par ces citoyens en colère. Ces évènements, qui comptent pour certains plusieurs milliers de participants annoncés, ont toute l’attention des autorités. Même si l’heure est à l’observation.

«Les autorités prennent toujours ce type de mouvement au sérieux. Quelles formes vont prendre ces rassemblements? Des opérations escargot seront-elles organisées? Bien évidemment que tout ceci est surveillé de près. Pour le moment, aucune consigne spécifique ne nous a été donnée.
J’imagine que les services de renseignement sont à pied d’œuvre pour collecter des informations afin de savoir quelles formes de contestation vont avoir lieu sur le territoire national. Et ainsi prévoir quelles mesures de sécurité seront les plus adaptées», explique à Sputnik France Axel Ronde, secrétaire général du syndicat VIGI de la Police nationale d’Île-de-France.

Paris

La décision du gouvernement d’augmenter les taxes à hauteur de 7 centimes d’euros par litre de diesel et de 4 centimes d’euros par litre d’essence d’ici 2020, conjuguée à des prix du baril de pétrole en hausse font flamber les tarifs. L’Association nationale de défense des consommateurs et usagers affirme que le gasoil et l’essence ont augmenté de 15 à 20 centimes en un an. Les prix à la pompe flirtent actuellement avec les 1,50 euro du litre.

«C’est principalement à cause de la hausse des taxes sur le carburant et c’est ce qui a motivé l’organisation des blocages du 17. Mais c’est un ras-le-bol général. On est à 1,50 euro le litre. Mon mari et moi faisons 150 km aller-retour pour aller au travail chaque jour. On dépense plus dans le carburant pour aller travailler qu’autre chose. Le budget essence a pris une importance démesurée, on est tout le temps obligé de compter», se désole Cindy.

Mais c’est loin d’être le seul grief des contestataires. Ils jugent leur pouvoir d’achat en baisse et désirent crier leur ras-le-bol contre ce qu’ils considèrent comme un matraquage de l’État. «Il y a une colère générale. Le Français de classe moyenne, mais pas que, n’en peut plus de l’augmentation des taxes. Le temps à rester se plaindre assis dans son canapé est révolu. Place à l’action», s’insurge Baptiste Bonhomme, plombier-chauffagiste niçois de 28 ans qui manifestera dans sa ville le 17 novembre. Ce qui frappe, c’est l’hétérogénéité du mouvement. Jeunes actifs, chômeurs, mères de famille, cadres, ouvriers, retraités et bien d’autres profils composent ce tissu explosif pour l’Élysée et Matignon. Quand on demande à Emmanuelle, agent hospitalier de 37 ans et maman célibataire d’un petit garçon de 8 ans, pourquoi elle a décidé d’organiser le blocage de Montargis, sa réponse est sans équivoque:

«Et pourquoi pas? Les gens subissent depuis des années. Nous sommes aujourd’hui dans une situation où ne vivons plus, nous travaillons pour tenter de survivre. Nos salaires n’augmentent pas, bien au contraire, et à l’inverse les taxes ne font que s’accumuler. Nous sommes tous dans la même situation. Combien doivent cumuler des emplois, vendre leur maison, leur commerce ou leur entreprise? Il est temps de dire stop!»

Face à la colère, le gouvernement ne veut rien lâcher et justifie sa décision par la nécessité d’alourdir la fiscalité écologique. Il blâme également le marché de l’énergie. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a récemment insisté, dans les colonnes du Parisien, sur le fait que la hausse des prix du baril était largement responsable de l’augmentation des prix à la pompe. 16 centimes sur 20 depuis un an, pour être précis. Il a avancé l’idée d’une prime à la conversion plus «efficace» afin de compenser l’augmentation du prix du carburant. Mesure qu’il décrit comme une possibilité donnée aux Français «d’acheter des véhicules propres, qui consomment moins».

«C’est très bien, mais croyez-vous réellement que la moitié des Français ont les moyens à l’heure actuelle d’acheter un nouveau véhicule? Certes, il faut réagir pour notre planète, mais avant d’attaquer les automobilistes, il faudrait peut-être revoir la pollution aérienne, maritime? Et puis sincèrement, une prime de 2.000, voire 4.000 € ne suffira pas! Il faudrait déjà augmenter le pouvoir d’achat des Français!», tempête Emmanuelle.

Sam, ouvrier en colère âgé de 30 ans, s’occupe d’organiser le mouvement en Alsace. Il juge la décision du gouvernement incohérente: «Il nous a fait acheter des voitures qui roule au gazole et maintenant que 80% du parc français en est équipé, on nous dit que ce dernier est plus polluant…. Nous n’y comprenons plus rien. Il faut qu’ils se rendent compte que nous ne pouvons plus supporter financièrement ces diverses taxes, et pour la plupart d’entre nous, une prime de 2.000 € pour remplacer notre voiture gazole n’est pas suffisante quand on voit le prix d’une voiture « propre ». Personnellement, je n’ai pas 25.000 euros à mettre dans une nouvelle voiture alors que la mienne fonctionne toujours très bien!»

Il ne reste plus beaucoup de temps à l’exécutif pour calmer la colère des manifestants du 17 novembre. Et à en croire les organisateurs contactés par Sputnik France, il pourrait faire face à un mouvement d’ampleur.

«Nous avons été agréablement surpris de voir le nombre de participants augmenter assez vite. Nous sommes passés de 200 participants à presque 2.200 personnes en moins de 72 h. Des groupes se forment au fur et à mesure sur l’ensemble du département», se réjouit Emmanuelle.

Vers une convergence des luttes?

La plupart des évènements créés sur Facebook affichent des milliers de participants. Celui de Paris réunit aujourd’hui plus de 200.000 personnes «intéressées». Sam, au contraire de certains de ses homologues, n’est pas surpris par le succès du mouvement: «Évidemment que nous savions l’ampleur que cela prendrait. Imaginez 38 millions d’automobilistes en colère? Des gens qui n’en peuvent plus d’être surtaxés! Pour reprendre un poste sur Facebook: « Nous roulons tous hybride: 38% de gazole et 62% de taxes! » Que ce soit pour les classes populaires ou moyennes, le budget carburant a explosé! Cela nous empêche, pour la plupart, d’avoir encore des loisirs. Il n’est pas question que mes journées se limitent à « métro, boulot, dodo », nous ne sommes plus dans les années 1960! Nos aïeux se sont battus pour nos droits sociaux, on entend bien les conserver!»

Reste qu’ils sont conscients que l’effet de groupe peut s’estomper. Combien seront réellement présents le 17 novembre à travers le pays? C’est la question qui demeure. Mais l’heure est à l’optimisme. Le ras-le-bol serait trop grand. «La colère est trop forte et vraiment générale. Il suffit de jeter un œil sur les commentaires sur les réseaux sociaux. Et si malgré tout cela ne fonctionne pas, on pourra se dire que l’on a essayé», relativise Cindy. Sam est convaincu du succès de l’opération:

«Tout le monde sait qu’entre le virtuel et le réel se trouve un monde. Mais malgré tout, je reste confiant. Les Français en ont marre. Nous savons qu’en fixant une date aussi lointaine que le 17 novembre, il est possible que le mouvement s’essouffle. Mais globalement, les gens sont à bout, ils veulent du changement.
La politique menée par le gouvernement Macron ne satisfait pas et le peuple français souhaite reprendre le pouvoir et dire « stop ». Nous ne souhaitons plus être taxés toujours plus et voir notre pouvoir d’achat se réduire au fil des semaines. Nous travaillons, nous gagnons notre vie, nous souhaitons pouvoir consommer, mais les choses doivent changer en profondeur et les Français l’ont compris. Cela va marcher, j’en suis convaincu.»

L’ampleur promise force à s’organiser. Sur ce point, tous les coordinateurs n’en sont pas au même stade. Du côté de Cindy, il reste «à se réunir avec les autres responsables», mais ces derniers se sont déjà mis en quête de bénévoles pour faire des tracts et les distribuer dans la région. À Montargis, Emmanuelle a déjà tout planifié: «Nous avons prévu quatre points de blocage filtrants autour de Montargis. Le but étant de bloquer l’agglomération. Des voitures paralyseront les grands axes en permettant tout de même aux pompiers, ambulances et infirmiers de passer. Nous ne sommes pas là pour mettre des vies en danger.»

Le respect des automobilistes est une priorité pour Baptiste: «On ne souhaite pas bloquer entièrement la circulation, mais la ralentir. Nous sommes conscients que des gens travaillent le week-end et nous ne voulons pas les pénaliser. Notre objectif est donc de réduire la circulation sur deux voies au niveau des péages.»

Du côté des forces de l’ordre, c’est un peu l’inconnu qui se profile comme l’explique Axel Ronde: «La spontanéité du mouvement et l’absence d’un organisateur identifié à sa tête fait que nous ne sommes pas dans le cadre d’une manifestation classique. C’est une forme inédite que nous ne connaissons pas ou que nous avons peut-être connue il y a quelques années.
Nous ne savons pas ce que va donner ce mouvement, mais si des milliers de personnes descendent dans la rue, cela relèvera de leur liberté et il sera compliqué de verbaliser.
Tout dépendra du nombre de personnes et de véhicules qui seront présents sur la route. On sait que sur les réseaux sociaux, cela va très vite. Des révoltes ont éclaté dans certains pays par ce biais, je pense notamment aux Printemps arabes. Mais c’est difficile d’anticiper, entre les gens qui se disent présents et ceux qui, finalement, resteront chez eux. Encore une fois, c’est quelque chose d’assez nouveau.»

Une telle poussée populaire n’a évidemment pas tardé à intéresser le monde politique. Les soutiens d’Emmanuel Macron ont lancé un hashtag «Sans moi le 17». À l’inverse, Nicolas Dupont-Aignan, patron de Debout la France, a apporté son soutien au mouvement au micro de RMC: «Il faut bloquer toute la France le 17 novembre, il faut que la population française dise à ce gouvernement: « maintenant ça suffit ».» «L’ensemble de nos élus et délégués départementaux, de nos fédérations, rejoindront la contestation qui est en train d’émerger», a pour sa part indiqué Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, sur Europe 1.

Du côté des manifestants, on assure que ce grand mouvement populaire ne soutient aucune formation politique. «Je tiens à préciser, comme je le fais régulièrement sur la page de notre évènement, que c’est un mouvement citoyen apolitique», rappelle Emmanuelle. Même son de cloche chez Sam: «Cela restera apolitique, il n’est pas question que certains partis s’attribuent ce mouvement, qui est populaire.»

Le but des manifestants est en effet d’aller bien au-delà des clivages politiques. Plusieurs organisateurs sont déjà entrés en contact avec des associations représentatives de corps de métier en colère. Brice, organisateur du blocage d’Orléans, se veut discret. Mais quand on lui demande si de tels contacts ont déjà eu lieu, sa réponse ne laisse guère de place au doute: «On en a peut-être déjà parlé dans nos locaux. Sûrement même.» Pour le moment, il préfère rester concentré sur son objectif: «Nous avons approché d’autres groupes dans la région, qui gèrent d’autres manifestations que celles contre la hausse des taxes sur le carburant. On verra comment cela évolue, mais tout commence le 17 novembre.» Même chose du côté de Nice avec Baptiste:

«D’autres organisateurs avec qui je travaille sont entrés en contact avec des ambulanciers et des chauffeurs de taxi. La Fédération française des motards en colère a pris l’initiative de nous approcher. On doit les rencontrer et il est possible qu’ils se joignent au mouvement. Si c’est un succès, il est envisageable que je m’engage aux côtés d’autres organisateurs sur le territoire. Et de ce fait continuer à propager la lutte. Mais pour le moment, ce n’est pas le débat, nos regards sont fixés sur le 17 novembre.»

Un terreau contestataire où pourrait pousser les graines d’un nouveau Mai 68? Les réponses se ressemblent chez les organisateurs interrogés: «On n’en est pas là. Mais si cela fonctionne, c’est effectivement envisageable», souligne Cindy. C’est en substance l’avis d’Emmanuelle et de Sam.

Pour le moment, ils ne pourront pas compter sur le soutien des policiers, d’après les dires d’Axel Ronde. Même si ce dernier avoue que ses collègues sont aussi touchés par la hausse du coût de la vie:

«Nous n’appelons évidemment pas à rejoindre le mouvement. La police est garante du respect de la loi républicaine. Mais il est vrai que l’augmentation des prix du carburant nous touche particulièrement. En tant que fonctionnaire de police, nous habitons souvent en dehors des métropoles et sommes obligés d’utiliser nos véhicules. De plus, nous avons des horaires atypiques. Quand nous commençons à 2 h 00 du matin, prendre les transports en commun n’est pas une option.» Sans sortir de son rôle de gardien de la paix, il demande à l’État de tendre l’oreille à la colère populaire et rappelle quelques pans bien connus de l’histoire de France:

«Pour beaucoup d’observateurs, un nouveau Mai 68 est une possibilité. Le peuple est souverain et il peut très bien se révolter quand cela va mal. Il suffit de regarder l’histoire de notre pays. Nous avons fait des révolutions. C’est une possibilité. J’espère que les politiques prendront en compte cette dimension, choisiront une autre orientation et écouteront le peuple.» Et dans le cas contraire, il faudra compter sur les énervés du 17 novembre. Emmanuelle se charge de le rappeler: «Si cela fonctionne et que le gouvernement ne cède pas, nous continuerons en allant encore plus loin. Plusieurs projets sont déjà en réflexion.» - *Sputnik 31 octobre 2018

************************Les francs-maçons

             Un Etat dans l’Etat

**Vidéos: 

Ils ont Vendu leur Âme aux Francs-Maçons [Part. 1]

*L’influence des francs-maçons au sein de l’Etat en France, est toujours aussi forte

L'influence des francs-maçons au sein de l'Etat est toujours aussi forte, comme le montre le livre de la journaliste Sophie Coignard, "Un Etat dans l'Etat". Il serait temps que les frères sortent de l'ombre. Directeur de la rédaction de L'Express, Christophe Barbier répond à vos questions jusqu'à 16 heures.

**La Franc-maçonnerie fascine ou effraie ceux qui n’en sont pas; Qui sont-ils, comment évoluent-ils » quel est leur pouvoir réel » Le dossier de L’Express.

L’influence des francs-maçons au sein de l’Etat est toujours aussi forte, comme le montre le livre de la journaliste Sophie Coignard, « Un Etat dans l’Etat ». Il serait temps que les frères sortent de l’ombre. Directeur de la rédaction de L’Express, Christophe Barbier répond à vos questions *Reuters

**Le dossier de L’Express.

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*une 3ème guerre mondiale se profile à l’horizon !! 

*La Chine met en garde contre «un désastre pour tous» en cas de conflit avec les États-Unis

Taiwan

La Chine se dit prête à défendre l’intégrité de son territoire à «n’importe quel prix», a déclaré le chef de la diplomatie chinoise devant son homologue américaine. Il a également estimé que Washington et Pékin étaient tous les deux intéressés à empêcher un conflit.

Une éventuelle confrontation militaire entre la Chine et les États-Unis pourrait entraîner un «désastre pour tous», et non seulement pour les deux pays, a déclaré le ministre chinois de la Défense, Wei Fenghe.

Les Forces armée chinoises s’opposent de façon décisive à tous les agissements destinés à diviser le pays, elles agiront à n’importe quel prix pour protéger la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du pays», a affirmé Wei Fenghe, dont le discours est diffusé sur le site du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, et le secrétaire à la Défense, Jim Mattis, ont reçu leurs homologues chinois Yang Jiechi et Wei Fenghe. Leur entrevue avait apparemment pour but d’ouvrir la voie à une rencontre entre Donald Trump et son homologue Xi Jinping, lors du sommet du G20 qui aura lieu les 30 novembre et 1er décembre en Argentine.

Wei Fenghe a également affirmé que la Chine était prête à poursuivre avec les États-Unis un dialogue en se fondant sur le respect des intérêts mutuels et la confiance, afin d’estomper les désaccords.

Les deux parties ont évoqué la plupart de leurs différends, notamment leur conflit commercial, la liberté de navigation dans la région Asie-Pacifique, ainsi que la souveraineté de Taïwan et les droits de la minorité musulmane de Chine.

Alors que les mises en garde se multiplient quant aux risques que fait planer la guerre commerciale sur l’économie mondiale, Donald Trump s’est montré optimiste ces derniers jours à propos de la possibilité d’un accord sur ce point avec la Chine, tandis que Xi Jinping s’est de nouveau engagé à ouvrir davantage son marché aux importations.**Sputnik / samedi 10 novembre 2018

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1914-1918: la Première Guerre mondiale

**cent photos sur le déroulement de la Grande guerre.  

*  Images interdites de la Grande Guerre

*  Centenaire de la Grande Guerre  14 -18

* La grande guerre 1914-1918 (5) : L’enlisement du conflit

Apocalypse: 1ère Guerre Mondiale – Épisode 1 

* Que reste t-il de la bataille de Verdun ?

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Photo prise en 1916 de soldats français passant à l'attaque depuis leur tranchée lors de la bataille de Verdun durant la Première Guerre Mondiale

La Première guerre mondiale en dix moments clefs

Par AFP , dimanche 11 novembre 2018
De l’attentat de Sarajevo, le 28 juin 1914 à l’armistice du 11 novembre 1918, la Première guerre mondiale en dix moments clefs.

Ce conflit a fait dix millions de morts parmi les combattants, des millions d’autres victimes parmi les civils, bouleversé la carte de l’Europe, fait chuter trois empires, provoqué la révolution soviétique, et a porté en lui les germes de la seconde guerre mondiale. 

- L’attentat de Sarajevo –  

Le 28 juin 2014, le prince héritier de l’empire d’Autriche-Hongrie, l’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg, et son épouse Sophie, sont en visite à Sarajevo, capitale de la Bosnie. Cette ancienne province de l’empire ottoman a été annexée en 1908 par l’Autriche-Hongrie, dont la principale rivale dans les Balkans est la Serbie, elle même proche de la Russie. 

L’étudiant nationaliste serbe de Bosnie Gavrilo Princip tue de deux coups de feu l’archiduc et sa femme Sophie. L’Autriche rend la Serbie responsable de l’assassinat. S’enclenche alors la mécanique qui conduira à la guerre un mois plus tard. 

- La déclaration de guerre –  

Le 28 juillet, l’Autriche déclare la guerre à la Serbie et bombarde Belgrade, après lui avoir adressé un ultimatum le 23 juillet. Le 30 juillet, la Russie, protectrice de la Serbie, décide la mobilisation générale pour intimider l’Autriche. Le 1er août, l’Allemagne, alliée de l’Autriche, et la France, alliée de la Russie, proclament la mobilisation générale. Berlin déclare le même jour la guerre à la Russie.  

Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France, et les troupes allemandes envahissent la Belgique. Le lendemain, la Grande-Bretagne, alliée de la France et de la Russie, déclare la guerre à l’Allemagne pour violation de la neutralité belge. 

- La bataille de la Marne –  

Aux premiers jours de septembre 1914, après un mois d’une offensive éclair en Belgique et dans le nord-est de la France, les troupes allemandes sont parvenues à quelques dizaines de kilomètres de Paris. Le gouvernement français se replie à Bordeaux. 

Le 6 septembre, les forces françaises, commandées par le général Joffre, et britanniques lancent une contre-attaque: la bataille de la Marne. 

Comme le réseau ferroviaire autour de Paris est désorganisé, le général Joseph Gallieni, gouverneur militaire de Paris, a l’idée de réquisitionner quelque 700 taxis pour amener 5.000 à 6.000 combattants en urgence sur le front. Il s’agit de la première opération de transport de troupes motorisé de l’Histoire, mais elle ne joue qu’un rôle marginal. 

La bataille principale, très violente, a lieu du 6 au 9 septembre. Les forces allemandes se replient. Les pertes sont énormes dans chaque camp: près de 100.000 morts ou disparus de chaque côté, et deux fois plus de blessés. 

Le 17 novembre, le front ouest se stabilise de la Mer du Nord à la Suisse, et le conflit, qu’on prévoyait bref des deux côtés, s’enlise. 

- Les Dardanelles - 

Le 25 avril 1915, des forces britanniques et françaises débarquent à Gallipoli, dans le détroit turc des Dardanelles, contrôlant l’accès à Constantinople (maintenant Istanbul) et à la mer Noire, fermé par la Turquie au début de la guerre. 

L’opération, défendue en particulier par Winston Churchill, alors à la tête de la marine britannique, vise à prendre l’Allemagne et l’Autriche à revers et établir la jonction avec la Russie. 

Elle se solde par un échec meurtrier : 180.000 morts chez les Alliés, qui évacuent leurs forces en janvier 1916. 

Mais la bataille de Gallipoli est aujourd’hui commémorée comme un événement fondateur par les Australiens et les Néo-zélandais, qui s’y sont battus pour la première fois sous leur drapeau national. 

- Verdun - 

Le 25 février 1916, les Allemands, qui veulent « saigner à blanc » l’armée française et amener Paris à demander la paix, lancent une grande offensive au nord de Verdun.  

Dès juin, l’avancée allemande est contenue. Les forts emblématiques de Douaumont seront repris en octobre et décembre, tout comme la majeure partie du terrain perdu au début de la bataille. 

En décembre 1916, quand la bataille se termine, les lignes n’auront presque pas bougé de leur point de départ, illustrant l’absurdité de ce combat. 

Les pertes humaines sont énormes, réparties assez également entre les deux camps: 770.000, dont plus de 300.000 morts. 

- La bataille de la Somme - 

La bataille de la Somme est la plus sanglante de la guerre avec 1,2 million de soldats hors de combat, dont plus de 400.000 morts ou disparus. Elle oppose Allemands et Alliés –en majorité britanniques– dans le nord de la France entre juillet et novembre 1916.  

L’offensive est lancée par les Alliés, le 1er juillet, qui reste comme le plus sanglant de l’histoire britannique avec 20.000 morts ou disparus – la plupart lors de la première heure – et 40.000 blessés. 

Après cinq mois de combats, les gains territoriaux des alliés sont infimes.  

- Les Etats-Unis en guerre - 

En janvier 1917, pour rompre le blocus maritime britannique qui l’asphyxie, l’Allemagne se lance dans une guerre sous-marine à outrance. Elle espère hâter la fin du conflit en étouffant à son tour économiquement la Grande-Bretagne. 

Cette stratégie à risque s’avère contre-productive: le 6 avril, les Etats-Unis jusqu’alors attachés à leur neutralité dans le conflit malgré les torpillages de plusieurs de leurs navires –dont en 1915 le « Lusitania » transportant des civils américains– déclarent la guerre à l’Allemagne. 

Le 26 juin, le premier convoi américain arrive en France, à Saint-Nazaire. Le corps expéditionnaire atteint 1 million d’hommes à l’été 1918, puis 2 millions à la fin du conflit. 

Au total, près de 117.000 soldats américains trouveront la mort pendant la guerre. 

- Le chemin des Dames - 

Le 16 avril 1917, l’armée française, sous les ordres du général Robert Nivelle, lance en Picardie l’offensive d’un million d’hommes sur le Chemin des Dames, une petite route empruntée jadis par les « Dames de France » (les filles du roi Louis XV). 

Mais l’offensive se heurte à la résistance allemande. Jusqu’à début mai, les gains se comptent en quelques centaines de mètres et le nombre de morts français à environ 100.000 en quelques semaines. 

Le 15 mai, le général Philippe Pétain remplace Nivelle, limogé. Il décide l’arrêt des grandes offensives. Mais il doit d’abord gérer les mutineries. 

Entre 30.000 et 40.000 hommes participent à des mouvements de révolte qui surviennent souvent à l’arrière, au sein de troupes au repos venant de risquer leur vie pour des avancées quasi-nulles et contraintes pourtant de vite remonter au front. 

La répression des mutineries, qui tient une place importante dans la mémoire collective des Français, a été illustrée par le film de Stanley Kubrick « Les sentiers de la gloire » (sorti en 1957 mais diffusé en France en 1975). 554 mutins du Chemin des Dames sont condamnés à mort, dont 49 exécutés, les autres ayant été graciés. 

- La révolution russe - 

Entre 1914 et 1917, la Russie perd au combat plus de 2 millions de soldats et d’officiers, en raison notamment d’un armement insuffisant. 

En mars 1917, une première révolution provoque l’abdication de Nicolas II et la formation d’un gouvernement provisoire, mais ce dernier ne contrôle presque rien et n’envisage pas de se retirer du conflit, devenu très impopulaire dans le pays. 

En novembre (octobre selon le calendrier orthodoxe alors en vigueur), les bolcheviks prennent le pouvoir et leur première décision est de proposer aux pays en guerre avec la Russie de mettre fin aux hostilités. 

Lénine conclut avec les Allemands à Brest-Litovsk (Bielorussie) le 15 décembre un armistice, qui met fin aux combats, puis le 3 mars 1918, un traité qui fait perdre à la Russie une grande partie de ses territoires occidentaux au profit de l’Allemagne (Pologne, Pays baltes, Finlande notamment) et plus de 30% de sa population. 

L’Allemagne peut alors redéployer une partie de ses forces vers le front occidental. 

- Rethondes - 

Après avoir été bousculés au printemps par quatre grandes offensives des Allemands qui ont enfin réussi à percer le front, les Alliés renforcés par les premiers contingents américains lancent à l’été, depuis la Marne, une contre-offensive générale, en employant pour la première fois massivement des chars.  

Préparée par le général Ferdinand Foch, commandant en chef des forces alliées, elle renverse définitivement le cours de la guerre, déclenchant une retraite allemande sur tous les fronts. 

Les alliés de l’Allemagne s’effondrent les uns après les autres: la Bulgarie qui signe un armistice dès le 29 septembre, l’Autriche vaincue par les Italiens à Vittorio Veneto (24-27 octobre) et la Turquie contrainte de signer l’armistice de Moudros le 30 octobre. 

En Allemagne, un mouvement révolutionnaire entraîne l’abdication de l’empereur Guillaume II le 9 novembre et la proclamation de la République. 

Le 11 novembre, à 05h20, dans la clairière de Rethondes (près de Compiègne, au nord de Paris), dans le wagon du général Foch, une délégation allemande, avec l’accord du nouveau gouvernement à Berlin, signe l’armistice. 

Les Allemands acceptent des livraisons considérables de matériel de guerre, de wagons, de locomotives. Ils libèrent sans réciprocité les prisonniers alliés et doivent évacuer sous quinze jours les territoires envahis à l’ouest ainsi que l’Alsace-Lorraine. 

A 11h00 pile, le cessez le feu entre en vigueur. La première guerre mondiale est terminée. 

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*La fortune des 2000 milliardaires a augmenté de 20% en un an, du jamais vu!

 ***3 novembre 2018 -
les USA poursuivent leur guerre économique dans actualité eurosss-300x148

Année record pour les milliardaires. En 2017, leur nombre a explosé, tout comme leur fortune, selon une étude publiée ce vendredi 26 octobre par UBS. Pour la cinquième année consécutive, la plus importante banque de Suisse a ainsi comptabilisé les plus grosses fortunes de ce monde.

Et pour la première fois, il y a plus de 2000 milliardaires sur la planète. Alors qu’ils n’étaient encore que 1979 l’an dernier, ils sont désormais 2158. Une hausse qui s’accompagne de l’augmentation de leur fortune, qui a crû de 19 % dans le monde en 2017. La plus forte croissance jamais observée selon UBS, que la banque explique notamment par un haut niveau d’entreprenariat à travers le secteur des nouvelles technologies.

Lorsqu’on pense aux fortunes à dix chiffres, on pense forcément aux représentants du numérique : Bill Gates, fondateur de Microsoft et homme le plus riche au monde, ou encore Jeff Bezos, PDG d’Amazon mais aussi Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, qui a intégré le cercle très prisé des cinq fortunes mondiales cette année.

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Trois figures du XXIème siècle et trois américains. Car, comme chaque année, les États-Unis restent le fleuron des ultra-riches, avec un total de 585 milliardaires. Mais la Chine n’est pas loin derrière. Car dans le pays de la Sillicon Valley, seuls 22 nouvelles fortunes ont dépassé la barre du milliard cette année. Alors qu’en Chine, l’explosion du nombre de milliardaires se poursuit avec 55 nouveaux entrants, portant à 373 leur total. Fait d’autant plus surprenant qu’en 2006, ce pays n’en comptait que 16.  Cette croissance ultra-rapide s’est surtout concentrée dans le domaine des nouvelles technologies.  L’Europe, en revanche, n’a connu « que » 19 milliardaires en plus au cours de l’année. Et pour cause, plus de la moitié des ultra-riches  ont hérité de leur fortune. En Chine, c’est tout le contraire : 91% des milliardaires sont des « self-made men » (sic).

.L’article ci-haut est rapport direct avec l’article ci-bas.  L’un vous renseigne sur les milliardaires qui accumulent le capital alors que l’article ci-bas vous vous informe sur une tactique usuelle qui permet cette accumulation … et ce n’est pas la seule tactique.  Mais ce qu’il faut absolument comprendre c’est que sous ce mode de production il en a toujours été ainsi et qu’il en sera  toujours ainsi et nul marionnette gouvernementale – Étatique – manipulée  par leurs maitres du capital ne pourra rien y changé… les enquêtes et poursuites ne sont que poudre aux yeux pour sauver l’image de la bourgeoisie qui s’effondrera avec son système qui ne peut être réformé.  Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

Le scandale aux dividendes n’a guère attiré l’attention, mais ces opérations frauduleuses à grande échelle (une de plus !) n’ont pas échappé à certains observateurs perspicaces et obstinés. Le Monde, entre autres, qui n’est pas spécialement un journal de gauche, a découvert le pot aux roses.

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Un casse fiscal majeur du siècle sans doute, aussi simple qu’inventif.  Un manque à gagner important pour les finances publiques, c’est à dire pour nous, nos écoles, nos hôpitaux, nos routes,etc..
Des profits juteux pour certains particuliers et, pour les banques, des affaires en or. Les banquiers fraudeurs, et pas n’importe lesquels, ont joué le jeu à fond. L’enquête se poursuit au sein d’établissements honorables qui ont pignon sur rue et déontologie en berne.

...Les éléments que Le Monde a pu consulter suffisent à prendre la mesure de l’implication des deux géants bancaires français dans ce que le patron du fisc allemand a qualifié de « crime organisé ». A elles seules, BNP et la Société générale apparaissent dans au moins une dizaine de schémas mis en place dans le seul objectif de générer des profits à partir d’artifices fiscaux. Le Crédit agricole n’a pas été visé par les perquisitions, bien que sa branche Caceis soit aussi intervenue dans de nombreux montages….

Un tour de passe-passe qui coûtait quand même plus de cinquante milliards au fisc, dont Kerviel avait déjà dénoncé les mécanismes.   Certains diront que c’est peu par rapport à la somme estimée de l’évasion fiscale totale, aux formes variées, qui grève le budget de l’Etat, qui met moins de moyens pour faire la chasse aux fraudeurs, qui ont souvent une longueur d’avance. Comme l’usage de la drogue dans le sport.

Mais ce sport fiscal nous coûte cher, à l’heure où l’on racle les fonds de tiroir du côté de Bercy, où manque dans la cagnotte nationale un certain nombre de milliards, selon l’enquête partielle mais sérieuse de Antoine Peillon pour La Croix.  La BNP se fait de nouveau remarquer. Mais il paraît qu’on ne touche pas à la quatrième banque mondiale. To big too fail. Elle aura peut-être à payer quelques millions dérisoires, une goutte d’eau…
Et on dira que l’Etat manque de moyens !  Selon La tribune : C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour le collectif des « citoyens en bande organisée ». Ce dernier a déposé plainte contre X pour escroquerie et blanchiment de fraude fiscale aggravées auprès du parquet national financier, après la révélation de manipulations frauduleuses dans le cadre du scandale « Cum Ex« , a annoncé, ce mardi le député socialiste Boris Vallaud, l’un de ses instigateurs« C’est une plainte contre X déposée lundi pour établir la réalité des faits, leur ampleur, et quelles sont les responsabilités », a déclaré M. Vallaud, fondateur du collectif des « citoyens en bande organisée » qui rassemble 250 personnes.. « Cet argent manque à nos services publics, à nos écoles, à notre protection sociale et au pouvoir d’achat des Français, a souligné Boris Vallaud. En Allemagne il y a eu des poursuites judiciaires sur ces faits, mais pas en France. »

  Cette plainte s’appuie sur le travail d’enquête de 19 médias, dont Le Monde, a mis à jour des manipulations sur les dividendes impliquant des banques et des fonds financiers. Ces derniers ont ainsi lésé une dizaine de pays européens de près de 55 milliards d’euros d’impôts depuis 2001. En se basant sur des documents judiciaires en provenance d’Allemagne où ces manoeuvres, qui concernent à la fois des cas de fraude et d’optimisation fiscale, ont été découvertes en 2012, les médias ont découverts que le gros de la facture, soit quelque 46 milliards d’euros, est lié à une pratique d’optimisation baptisée « Cum cum« . Cette technique, située selon ce groupe de médias « à la limite de la légalité », joue sur la fiscalité différenciée entre investisseurs nationaux et étrangers.

 Cum cum : il fallait l’inventer. Les manoeuvres en cause, qui durent depuis des années, demandaient bien des complicités.

    En France, « jusqu’à trois milliards d’euros par an » auraient été perdus pour les finances publiques à cause de ces manœuvres, selon Le Monde, qui assure que les trois principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale) y ont eu recours. A ce propos, le 18 octobre dernier, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a assuré que les grands établissements bancaires français ayant eu recours à des manipulations frauduleuses dénoncées dans le cadre du scandale « CumEx » allaient devoir rendre des comptes devant la justice….     On attend de voir...et on verra Bercy au tournant.    Dans le monde merveilleux de l’évasion fiscale, on n’a sans doute pas tout vu.   On vous explique tout pour ne pas payer d’impôts sur les dividendes, au cas où…Les Allemands ne décolèrent pas, comme s’ils découvraient la lune.__Une bonne partie de l‘Europe est touchée. Mais on n’entend pas Mr Juncker…**3 novembre 2018 - Robert Bibeau - les7duquebec.

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* la Russie tente de nouer un dialogue pour résoudre l’un des conflits les plus emblématiques du XXIe siècle

*Des Talibans à Moscou pour discuter de la paix en Afghanistan… sans l’Europe«

**C’est positif […] Les pays limitrophes disent tous qu’ils sont disposés à trouver une solution pour l’Afghanistan, qu’ils ne veulent pas interférer».

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Quel sera l’avenir politique de l’Afghanistan? Difficile à dire, mais les Talibans* et le Haut conseil afghan pour la paix se sont réunis le 9 novembre dernier dans un hôtel 4* de Moscou pour discuter d’un éventuel processus de réconciliation. Et les Occidentaux, Europe en tête, n’étaient pas les bienvenus.

L’avenir politique de l’Afghanistan pourrait se décider dans les couloirs feutrés de l’hôtel President, l’un des plus luxueux de Moscou. Le gouvernement russe y a en effet organisé le 9 novembre une rencontre entre les Talibans* et le pouvoir afghan —du moins ses représentants officieux- en vue d’entamer des négociations de paix entre les autorités et le mouvement considéré comme terroriste par la plupart des pays.

C’est donc au cœur de la capitale russe que les deux délégations afghanes ont été rassemblées par le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov. Le gouvernement russe avait également invité les représentants des puissances régionales —Chine, Iran, Inde et Pakistan- ainsi que ceux des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale: Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan.

Une initiative saluée par Hajji Din Mohammed, le chef de la délégation du Haut conseil afghan pour la paix, qui représente en sous-main le gouvernement afghan. Ce dernier a déclaré à Sputnik: «C’est positif […] Les pays limitrophes disent tous qu’ils sont disposés à trouver une solution pour l’Afghanistan, qu’ils ne veulent pas interférer».

Ce qui étonne, c’est l’absence de représentants occidentaux dans le processus de réconciliation et de reconstruction d’un pays dans lequel ils sont massivement intervenus au nom de la guerre contre le terrorisme. Les États-Unis, pourtant invités, n’ont dépêché à Moscou qu’un observateur, tandis qu’aucun représentant de l’Union européenne ou de ses membres n’a été convié à l’événement.

Dès 2001, une grande coalition regroupant 49 pays, dont 26 pays de l’Union européenne, a été mise sur pied par les États-Unis dans le cadre de l’Otan. Si elle a rapidement chassé les Talibans* du pouvoir en Afghanistan, elle n’a pas permis de trouver une solution politique au conflit en plus de 13 ans sur place.

Un communiqué publié par le ministère russe des Affaires étrangères annonce d’ailleurs que les Européens ne seront pas davantage conviés à participer aux prochaines réunions entre les représentants des Talibans* et la délégation du Haut conseil afghan pour la paix, puisque les deux parties se disent satisfaites du format actuel. «Les participants à la réunion ont noté la pertinence du format de Moscou et sont convenus de poursuivre les consultations dans le cadre de ce mécanisme», informe le communiqué auquel a eu accès Sputnik.

Fidèle à sa doctrine multilatéraliste, c’est donc entre puissances régionales que la Russie tente de nouer un dialogue pour résoudre l’un des conflits les plus emblématiques du XXIe siècle.**Sputnik / vendredi 09 novembre 2018

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**Le maire d’une ville américaine tué en Afghanistan

Le maire d’une petite ville dans l’Utah a été tué en Afghanistan par un membre des forces de sécurité locales, deuxième incident du genre survenu ces derniers jours.

Brent Taylor, maire de la ville de North Ogden dans l’Utah, a trouvé la mort dans une attaque à Kaboul, relatent les médias américains citant le lieutenant-gouverneur de l’État Spencer J. Cox.

Élu au poste de maire en 2013, M.Taylor est parti combattre en Afghanistan en janvier 2018 en tant qu’officier de renseignement de la Garde nationale des États-Unis. Selon la porte-parole de l’Otan Debra Richardson, il a été tué par un membre des forces de sécurité afghanes, qui a, à son tour, été abattu par d’autres militaires afghans présents sur place.

Il s’agit de la deuxième attaque de ce genre survenue récemment en Afghanistan: le 22 octobre, un commando afghan avait tiré sur des soldats de l’Otan dans la province de Hérât (ouest), tuant une personne et en blessant deux autres.

Selon les médias, Brent Taylor avait 39 ans et était père de sept enfants. Lui et ses cinq frères ont décidé de rejoindre les rangs de l’armée suite aux attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Le candidat à la présidentielle américaine de 2012 Mitt Romney, qui se présente aujourd’hui au siège de sénateur de l’Utah, a exprimé ses condoléances suite à la mort du maire, se déclarant «dévasté» par la nouvelle.**Sputnik / 04 novembre 2018

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*Un homme s’est inséré dans le convoi des Premiers ministres belge et britannique Charles Michel et Theresa May, percutant deux motards. Deux policiers ont été blessés

Premiers ministres belge et britannique Charles Michel et Theresa May

Un véhicule s’est inséré vendredi matin dans le convoi où se trouvaient des voitures des Premiers ministres belge et britannique Charles Michel et Theresa May sur l’autoroute E42 lorsqu’ils se rendaient vers le Shape, dans la ville belge Mons, après une cérémonie de commémoration des soldats britanniques dans le cadre du centenaire de l’Armisticede 1918. Deux policiers ont été blessés, selon Sud Info.

Le véhicule a percuté deux motards de la police et les a projetés au sol. Le Premier ministre belge a immédiatement fait arrêter le convoi. Les deux agents des forces de l’ordre blessés ont été hospitalisés.

Après, le convoi a pu reprendre sa route.

Revenant d’une cérémonie de commémoration au cimetière militaire de Saint-Symphorien (Mons), les Premiers ministres se dirigeaient vers le Shape, dans la ville belge de Mons. Ensuite, Theresa May doit rencontrer Emmanuel Macron dans le nord de la France, sur un autre champ de bataille, à l’occasion d’une autre cérémonie dans le cadre des célébrations de l’Armistice. 

*Sputnik / vendredi 09 novembre 2018

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*Au moins 25 soldats blessés dans une explosion sur une base militaire turque

La Défense turque a communiqué sur une explosion dans une base militaire dans le sud-est de la Turquie qui a fait au moins 25 blessés parmi les militaires.

Au moins 25 militaires ont été blessés dans une explosion qui a eu lieu sur une base militaire turque située dans la province de Hakkari, dans le sud-est du pays, selon la déclaration diffusée vendredi par le ministère turc de la Défense nationale. D’après la Défense turque, des munitions d’armements lourds ont explosé. «On apporte actuellement des soins médicaux aux soldats blessés. Les recherches d’encore six militaires sont en cours. Une enquête en lien avec les événements a été lancée», indique le communiqué. Le ministère turc n’a pas fourni d’autres détails.Comme l’a indiqué l’agence Anadolu, la justice a interdit aux médias turcs de couvrir l’événement.*Sputnik / vendredi 09 novembre 2018

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*les USA poursuivent leur guerre économique contre l’Iran,

      l’UE se couche, les autres profitent

Donald Trump

Les nouvelles sanctions US contre l’Iran sont donc officielles. Washington, qui souhaite plus que tout détruire le pouvoir iranien actuel, a tout de même concédé que certains pays pourraient continuer d’acheter du pétrole à Téhéran. Mais cette annonce n’est pas un signe de faiblesse pour l’avocat franco-iranien, Ardavan Amir-Aslani. Interview.

En ce 39e anniversaire de la crise des otages américains à Téhéran (1979), les États-Unis ont instauré ce 4 novembre la deuxième salve des sanctions contre l’Iran. Après la mise en place de mesures pénalisant les importations de matières premières, l’automobile et l’aviation, Washington a annoncé l’application de sanctions contre les secteurs financier et pétrolier.

Le but est de réduire rapidement à zéro tout échange, notamment la vente de pétrole en provenance de l’Iran. Cette seconde étape d’embargo vise à faire tomber la puissance iranienne en s’attaquant à l’or noir, dont les ventes représentaient il y a peu, 80 % du budget de l’État. 
Si l’administration Trump a annoncé avec surprise que huit pays avaient obtenu des dérogations pour continuer, sur une période de six mois, d’acheter du pétrole à Téhéran, son « allié » européen, exclu de ce groupe, subi une nouvelle humiliation.

Me Ardavan Amir-Aslani, avocat franco-iranien, nous livre son analyse. Il est le cofondateur du cabinet d’avocats d’affaires Cohen Amir-Aslani, qui possède un bureau d’activité à Téhéran.

Téhéran

Sputnik France: Avant de rentrer dans le vif du sujet, quel constat faites-vous depuis le 8 mai jusqu’à aujourd’hui

Ardavan Amir-Aslani: Le constat économique inévitable est le retrait quasi-total de l’ensemble des entreprises étrangères de l’Iran. La totalité des grands intervenants étrangers dans le domaine des projets d’infrastructures s’est retirés. Les exportations pétrolières iraniennes, à compter du mois de mai dernier, ont baissé, et ont perdu deux tiers de leurs importances: de 3 millions de barils en avril 2018, on est passé à 2 millions au mois d’août dernier et aujourd’hui à 1,2 million. Et il est fort possible que cette baisse augmente avec le temps.
D’ailleurs, les exemptions prononcées par l’administration Trump ne concernent qu’un certain nombre de pays, dont l’Inde, la Chine, la Corée du Sud, qui sont acheteurs de pétrole iranien et qui vont être autorisés pour les six prochains mois à continuer de la sorte, mais ne pourront pas payer directement les Iraniens, puisqu’ils devront consigner le fruit de cet achat sur un compte séquestre dans leur pays où l’Iran pourra avoir accès uniquement dès lors qu’il s’agirait d’utiliser cet argent-là pour l’achat de produits alimentaires ou de produits médicaux.

Sputnik France: Malgré tout, l’annonce de huit pays sont exemptés de ces sanctions peut-elle être considérée comme une défaite pour Washington, qui n’aurait pas les moyens de contraindre les principaux partenaires de l’Iran à stopper leurs achats de pétrole?

Ardavan Amir-Aslani: Non, je ne pense pas du tout que cela soit une question d’incapacité de forcer les partenaires d’acheter du pétrole iranien ou pas. Je pense que c’est un constat économique réel que les États-Unis ont effectué: la capacité mondiale de production de pétrole aujourd’hui ne peut pas, du jour au lendemain, absorber le 1,2 million de barils que l’Iran continue d’exporter. Et les Américains n’ont pas envie que le pétrole, qui a connu une baisse de 15 %, explose avec des taux pharaoniques de 100 dollars le baril, ce qui risquerait d’arriver si les dérogations n’étaient pas octroyées.

Ardavan Amir-Aslani: Les entreprises américaines et les alliés des États-Unis. D’ailleurs, les Américains ont essayé d’envisager la chose. En marge du Sommet de Saint-Pétersbourg, la Russie, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite se sont répartis entre-deux le 1,2 million de barils/jour que l’Iran exporte en moins aujourd’hui.
Mais les Saoudiens ne peuvent pas aller au-delà de 10,7 millions de barils/jour, les Émiratis sont au taquet, les Russes aussi, donc aujourd’hui, globalement, il n’y a pas de solution alternative au pétrole iranien.
Là où les États-Unis ont de la chance, c’est qu’on peut facilement, dans les 6 à 8 mois à venir, remplacer le 1,2 million, parce qu’il y a une baisse de la conjoncture économique internationale: la crise turque, la crise argentine et également une baisse de la demande chinoise pour l’énergie.

Sputnik France: On affirme souvent que l’Iran a peu d’alliés. Il peut au moins compter sur ces huit pays, dont certains sont des puissances économiques et stratégiques de premier ordre (Chine, Inde, Turquie)?

Ardavan Amir-Aslani: Non, je ne le pense pas du tout. Le Général de Gaulle disait qu’un pays comme la France n’a pas d’amis, a juste des alliés de circonstance. C’est pareil pour les Iraniens. Lorsque vous regardez la liste des principaux acheteurs du pétrole iranien, le cas chinois par exemple: les Chinois aujourd’hui détiennent 1.000 milliards de dollars de Bons du Trésor américain. Ils sont collés avec ces bons-là. Ils ont besoin des États-Unis. Leur plus grand marché d’exportation est le marché américain. La Chine exporte plus de 400 milliards de dollars de produit par an. Et la Chine a besoin de ce marché américain pour maintenir son taux de croissance entre 6 et 8 % par an.
Faute de ce taux de croissance, l’économie chinoise ne connaîtra pas la stabilité, qui est la principale considération à Pékin. Les Russes, qui n’achètent pas de pétrole iranien certes, mais apportent leur concours aux Iraniens, eux-mêmes sont coincés avec des sanctions américaines qui ont été prononcées à leur encontre pour d’autres raisons. Leurs entreprises championnes comme Rusal ont perdu presque la moitié de leur capitalisation boursière du fait de ces sanctions et la monnaie russe a perdu de sa valeur. Donc globalement, aucun des pays en question, de par l’importance économique du marché américain et la puissance des États-Unis n’est réellement un contrepoids, aucun de ces pays.

Sputnik France: Est-ce un nouveau pied de nez pour les Européens? Pour rappel, la plupart des grands groupes européens ont déjà quitté l’Iran (Total, PSA, Daimler, Airbus, ENI, etc.)

Ardavan Amir-Aslani: L’Europe sur la question iranienne, n’est que rhétorique, n’est que parole. Alors effectivement, la rhétorique est belle, elle est puissante. L’Europe veut imposer le respect des normes internationales, le respect du multilatéralisme face au souverainisme incarné par le Président actuel aux États-Unis. Mais dans la pratique, l’Europe, à part des propos bien-pensants, n’a pas été capable de livrer quoi que ce soit.
Prenez l’exemple des cas pratiques que l’Europe a proposé de transposer. Cette histoire d’OFAC européen [organisme permettant d'imposer des sanctions aux entreprises américaines], que l’Europe se proposait de créer, n’a pas été créée. Les demandes de dérogations adressées aux Américains pour les champions européens, cela n’a pas été accepté par les Américains. La création d’un fonds pour le financement de projet pour l’Iran n’a pas non plus été créée. 
Les lois de blocage, qui interdisent en fait aux sanctions américaines de s’exécuter sur le territoire de l’UE, n’ont pas dissuadé les entreprises européennes de quitter quand même l’Iran. Parce que des entreprises comme Total ou PSA, leurs principaux centres d’activités sont à l’étranger hors de l’UE. La dernière initiative européenne de création d’une chambre de compensation en Europe [qui permettrait des achats à l'Iran, ndlr] n’a même pas vu le jour aujourd’hui, puisqu’aucun pays européen n’a accepté de la recevoir sur son territoire. En plus, quand bien même il y aurait un pays qui accepterait de l’héberger et qui l’immatriculerait sur son territoire, il n’y a pas d’acheteurs européens pour renflouer la caisse. Puisque les grandes entreprises françaises, espagnoles, italiennes et allemandes, ont déclaré qu’elles n’achèteraient plus de pétrole iranien au-delà du 4 novembre.
L’Europe, à part un discours rhétorique, n’a rien pu concrètement livrer à l’Iran.

Sputnik France: Au-delà des discours donc, le problème n’est-il pas aussi politique?

Ardavan Amir-Aslani: Lorsque vous observez les relations bilatérales comme entre la France et l’Iran, vous vous apercevez que cela fait six mois que les deux pays ne sont pas échangés d’ambassadeurs. Dernièrement, à l’issue d’un attentat que l’on attribue à Téhéran, le Danemark a rappelé son ambassadeur. On n’est pas dans un monde très uni.
Et puis quand on parle des Européens, on parle de deux Europe. L’Europe de l’Ouest (la France et l’Allemagne) qui effectivement est, dans une volonté du moins de protéger l’accord nucléaire de 2015 [et parfois avec ambiguïté, ndlr] et il y a l’Europe de l’Est, qui ne partage pas du tout les mêmes valeurs. Je vous rappelle que le Président de la Pologne a demandé aux Américains d’installer une base militaire Fort Trump. Et il y a aussi des pays comme la Roumanie qui hébergent des bases américaines ou comme l’Estonie, la Lettonie, etc. qui ont besoin du soutien américain face au géant russe qui est à côté. Donc il n’y a pas d’unité au sein de l’Europe.

Sputnik France: En quoi ces sanctions touchent-elles votre activité en Iran?

Ardavan Amir-Aslani: Nous avons créé le premier cabinet à vocation internationale en Iran dès le lendemain de la signature de l’accord nucléaire en juillet 2015. Et nous sommes le seul aujourd’hui qui continue d’y demeurer. Nous y représentions les plus grands projets industriels internationaux en Iran. Et dès la déclaration du Président américain en mai dernier, tous nos clients ont quitté le pays, puisqu’aucun grand groupe international n’est disposé à accepter le risque de continuer à faire du business avec l’Iran pour son image et aussi pour éviter les risques juridiques par rapport aux États-Unis.
Donc aujourd’hui, on n’a plus de clients internationaux. En réalité, les derniers dossiers consistent à clôturer les investissements effectués et liquider les sociétés créées. Notre clientèle aujourd’hui est une clientèle composée quasi-exclusivement d’ambassades étrangères basées à Téhéran et d’organisations internationales.*Sputnik / mardi 06 novembre 2018

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*La politique des ultimatums est inacceptable: Moscou condamne l’action US contre l’Iran

Sergueï Lavrov

La Russie condamne les actions des Etats-Unis vis-à-vis de l’Iran et souligne que la politique des ultimatums est inacceptable, a indiqué le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Les actions entreprises par les États-Unis à l’encontre de l’Iran suscitent une profonde déception, a déclaré ce mardi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, estimant qu’il était inacceptable d’utiliser le langage des ultimatums.

«Nous partons du fait que personne n’a supprimé les normes du droit international ni de la communication internationale et qu’il n’est probablement pas acceptable aujourd’hui de pratiquer une politique fondée sur des ultimatums et des exigences unilatérales», a-t-il indiqué.

Les sanctions que les États-Unis ont décrétées contre l’Iran sont absolument illégitimes et enfreignent une des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies, a-t-il constaté à l’issue de négociations avec le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell.

«Pour ce qui est des mesures américaines à l’encontre de l’Iran, elles sont absolument illégitimes et sont appliquées en complète violation d’une des résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Quant aux formes dans lesquelles ces mesures sont annoncées et réalisées, elles ne peuvent susciter qu’une profonde déception», a poursuivi Sergueï Lavrov.

Les moyens de contourner les sanctions américaines contre l’Iran seront finalement trouvés, a-t-il encore indiqué.

«Le groupe des membres du Plan global d’action commun[sur le programme nucléaire iranien, ndlr] étudie actuellement les mécanismes qui permettront l’application de cette résolution, avant tout en ce qui concerne les relations économiques avec l’Iran, sans la participation des États-Unis», a fait remarquer Sergueï Lavrov.

Les actions unilatérales américaines enfreignent la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée en soutien à l’accord sur le nucléaire iranien, mais aussi «obligent insolemment d’autres pays à violer ce document qui doit être appliqué, conformément à l’article 25 de la Charte de l’Onu», avait précédemment souligné l’ambassadeur d’Iran auprès de l’Onu, Gholamali Khoshroo, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres.*Sputnik / mardi 06 novembre 2018

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Téhéran

*Téhéran réagit aux sanctions des USA

C’est « une conduite irresponsable»

Dans une lettre au secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, l’Iran a appelé à une réponse collective de la communauté internationale aux sanctions imposées par les États-Unis dont le comportement est «irresponsable».

Les Nations unies devraient tenir les États-Unis pour responsables de la remise en vigueur des sanctions contre Téhéran, mesures qui violent une résolution de l’Onu, a écrit lundi l’ambassadeur d’Iran auprès de l’Onu, Gholamali Khoshroo, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres.

«Constatant la conduite irresponsable des États-Unis, la communauté internationale devrait donner une réponse collective afin de défendre la primauté du droit, de protéger le multilatéralisme et de ne pas permettre d’ébranler la diplomatie», a affirmé M.Khoshroo.

Concrètement, les actions unilatérales américaines enfreignent la résolution 2231 du Conseil de sécurité, adoptée en soutien à l’accord sur le nucléaire iranien, mais aussi «obligent insolemment d’autres pays à violer ce document qui doit être appliqué, conformément à l’article 25 de la Charte de l’Onu», a souligné l’ambassadeur.

Les États-Unis ont ciblé plus de 700 personnes et organisations, dont des banques, des avions et des navires, dans la nouvelle liste de sanctions adoptées contre l’Iran, a annoncé lundi le département du Trésor dans un communiqué. Le document ajoute d’ailleurs que les sanctions imposeront «une pression financière sans précédent au régime iranien», ce qui permettra «de convenir d’un accord global qui empêchera de manière permanente l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et mettra fin au développement de missiles balistiques par l’Iran».**Sputnik / 05 novembre 2018

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*Mauvais temps, pluies orageuses et inondations à la Mecque, Djeddah et autres régions d’Arabie Saoudite

La bonne gouvernance

***L‘Arabie saoudite met en garde contre d’éventuelles inondations à La Mecque

L’Agence météorologique saoudienne a annoncé dimanche une possibilité d’inondations à La Mecque en raison d’orages moyens à forts, a rapporté la chaîne locale Al Akhbariya.

*voir vidéos, impressionnant!

Pluies torentielles et inondations spectaculaires , arabie saoudite 9 nov 2018

* Orage et inondations à La Mecque

*inondation du barrage Ahmer à Médine 1 nov 2018

*une brutale inondation frappe le désert saoudien

*Arabie saoudite Pluies orageuses et inondations soudaines

* Inondations exceptionnelles à Jazan, en Arabie saoudite

* Les dromadaires forcés de nager à cause des inondations

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Arabie Saoudite – Faites preuve d’une grande prudence

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A Paradise, en Californie, le 9 novembre 2018

**Incendies en Californie: Destruction « incroyable »

250 000 personnes évacuées

23 morts, Malibu menacée

Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le 11/11/2018 
Les pompiers continuent de lutter contre les incendies qui ont détruit des milliers de maisons.

Décombres fumants, voitures réduites à des carcasses : les pompiers continuent de lutter contre les incendies qui ont fait 23 morts et détruit des milliers de maisons en Californie, sans grand espoir de maîtriser prochainement les divers sinistres. 

Des sauveteurs ont découvert samedi les corps de 14 personnes tuées dans l’incendie le plus destructeur jamais enregistré en Californie, a déclaré le shérif du comté de Butte. Les flammes ont notamment emporté Paradise, une ville de 27 000 habitants, située au nord de Sacramento, la capitale de la Californie. « Aujourd’hui, 14 corps supplémentaires ont été découverts, ce qui porte le nombre total [des morts] à 23″, a dit le shérif Kory Honea lors d’une conférence de presse. 

 **250 000 évacués

Sur les 23 morts, 19 ont été découverts à Paradise et quatre dans la région de Concow, toujours dans le comté de Butte, a précisé le shérif. Depuis jeudi, plus de 6700 bâtiments de Paradise, en majorité des maisons d’habitation, ont été consumés par l’incendie baptisé « Camp Fire ».  

Plus de 250 000 personnes ont reçu l’ordre d’évacuer leurs domiciles dans une vaste région près de Sacramento et dans la célèbre station balnéaire de Malibu, dans le sud de la Californie. À des dizaines de kilomètres autour de Paradise, le ciel était obscurci par une fumée âcre, et le soleil était difficilement visible. Des images impressionnantes ont été saisies par la division aérienne des pompiers californiens. 

Les habitants ont fui le danger, tandis que sur la route qui mène vers le centre-ville gisaient des carcasses de voitures. Les poteaux électriques étaient rongés par le feu. « Seuls quelques fermiers sont revenus pour voir dans quel état est leur bétail », a expliqué une policière. L’incendie a pour le moment consumé plus de 40 000 hectares et n’est maîtrisé qu’à 20%, selon CalFire, l’agence des pompiers de Californie. Trois des plus de 3200 pompiers déployés ont été blessés. 

**Destruction « incroyable »

« Toute la partie basse de Paradise est la proie des flammes en ce moment. Pas une seule maison ne restera debout. Je suis effondré », a témoigné sur KIEM TV, Kevin Winstead, un habitant de la ville voisine de Magalia. Les autorités estiment qu’il faudra trois semaines pour maîtriser les flammes dans cette zone des contreforts de la Sierra Nevada. 

Le président Donald Trump, en voyage en France pour les cérémonies du centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale, s’est montré sévère envers la Californie, qui vient d’élire un gouverneur démocrate. « Il n’y a aucune raison pour ces énormes incendies en Californie, meurtriers et coûteux, si ce n’est que la gestion des forêts est tellement mauvaise », a tweeté samedi Donald Trump. 

« Des milliards de dollars sont donnés chaque année, tant de vies sont perdues, tout cela à cause d’une mauvaise gestion des forêts. Remédiez-y maintenant, sinon il n’y aura plus de versements fédéraux ! », a-t-il ajouté. 

En Californie du Sud, où d’autres incendies font rage, 200 000 personnes, dont tous les habitants de Malibu, près de Los Angeles, où vivent de nombreuses célébrités, ont reçu l’ordre d’évacuer à cause de l’incendie baptisé « Woolsey », qui a dévoré près de 28 000 hectares et détruit au moins 150 maisons depuis jeudi après-midi. 

**Sites de tournage détruits

« J’habite à Malibu depuis 23 ans, depuis que je suis née, et j’ai vu les flammes arriver des montagnes au-dessus de la maison » a témoigné Heili Hoffmann. « J’ai senti les arbres brûler, et je savais qu’il fallait que je parte ». 

Plusieurs personnalités comme Kim Kardashian ou Alyssa Milano ont aussi dû quitter leur domicile. L’acteur Martin Sheen (Apocalypse Now), brièvement porté disparu selon son fils Charlie, était en train d’évacuer. « Nous allons bien, nous sommes à Zuma Beach, nous allons probablement dormir dans la voiture cette nuit », déclaré Martin Sheen à Fox News 11. 

L’incendie a également détruit des lieux de tournage utilisés pour des centaines de productions, dont celle de la série de HBO Westworld

Un autre foyer fait rage dans le comté de Ventura, près de Thousand Oaks, là même où un ancien militaire a ouvert le feu mercredi soir dans un bar de la ville, tuant douze personnes avant de se suicider.  *Par LEXPRESS.fr avec AFP ,publié le dimanche 11/11/2018 

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*Allemagne : une partie de Chemnitz bouclée à cause du risque d’explosion d’une bombe

La police a mis en place un périmètre de sécurité dans une partie de la ville allemande de Chemnitz à cause du risque de l’explosion d’une bombe, annoncent des médias locaux.

À cause d’une menace d’attentat, la police de Chemnitz, dans le land allemand de Saxe, a établi un périmètre de sécurité dans une partie de la ville, indiquent des médias locaux.

Ils précisent qu’à 16h23, heure locale, un inconnu a appelé d’une cabine téléphonique et affirmé qu’une bombe devait exploser quelque part dans la ville.

Les forces de l’ordre ont également évacué les occupants de plusieurs immeubles.**Sputnik / mardi 06 novembre 2018

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