L’Afrique seule face à ses problèmes

2 12 2017

**5e Sommet Union africaine-Union européenne

**un autre sommet pour du cinéma sans grande importance

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Les travaux du 5e sommet Union africaine-Union européenne ont pris fin jeudi 30 novembre 2017 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sans grandes résolutions. Aucun des grands thèmes abordés n’a fait l’objet de décisions satisfaisantes.

C’est le cas notamment du drame des migrants, sujet phare à propos duquel les dirigeants africains et européens s’étaient pourtant promis de trouver des solutions. Si tout le monde, comme a eu à le faire mercredi le président ivoirien, Alassane Ouattara, était d’accord pour supplier les jeunes Africains de ne plus risquer leur vie en mer, personne n’a en revanche préconisé une démarche concrète pour convaincre justement ces futures élites africaines de croire en leur continent et donc de rester chez elles. Les dirigeants européens ont fait aussi de grands et jolis discours (surtout sur la nécessité de stabiliser la Libye) mais ne se sont engagés sur rien.

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C’est vrai, il y a bien eu cet «engagement fort» des participants à ce 5e sommet de lutter contre l’immigration clandestine et la proposition du président français, Emmanuel Macron, faite en comité restreint, de mettre sur pied une task force policière et de renseignement pour renforcer la coopération entre pays africains et de lancer une campagne de communication pour dissuader les jeunes Africains de tenter l’exode.

Est-ce bien suffisant pour tarir les filières de l’immigration clandestine ? Est-ce d’abord la bonne solution ? N’était-il pas plus judicieux de renforcer les structures de coopération existantes plutôt que d’en créer d’autres ? Des propositions comme celles faites à Abidjan, il y en a eu beaucoup par le passé et elles n’ont pas nécessairement débouché sur des résultats tangibles. Même l’appel lancé par le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, pour rapatrier «en urgence» près de 4000 migrants subsahariens «coincés» en Libye paraît difficilement réalisable. C’est, du moins, ce qu’avancent les spécialistes.

Les ONG scandalisées

En revanche, tout le monde aura retenu que les participants à ce 5e sommet UA-UE n’ont préconisé que des «solutions militaires» à la question des migrants. C’est le cas notamment de certains responsables européens dont la seule préoccupation était clairement de rentrer chez eux avec la certitude que leurs homologues africains entreprendront tout ce qui est en leur pouvoir pour fermer au plus vite les routes de l’immigration clandestine. Près de 700 millions d’Africains ont moins de 25 ans, soit 60% de la population du continent. Des centaines de milliers de jeunes désespérés par le chômage, la pauvreté et l’absence de perspectives dans leurs pays tentent d’émigrer vers l’Europe chaque année.

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Et cela donne des cauchemars à Bruxelles. Mais en même temps la tentation était grande chez les leaders européens de laisser l’Afrique se débrouiller seule. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. C’est le constat fait par Amnesty International dont le directeur pour l’Europe, John Dalhuisen, pense que « (…) le but de l’Europe est de maintenir fermée la route méditerranéenne» d’immigration. Pour la porte-parole de l’ONG ONE, Friederike Röder, le sommet d’Abidjan s’est également contenté de faire «le minimum syndical (…)». La même source a soutenu que les dirigeants «réitèrent des engagements déjà pris, énumèrent des initiatives qui existent déjà», alors qu’ils auraient dû définir une vraie stratégie commune à long terme pour faire face à l’explosion démographique de l’Afrique. La porte-parole de l’ONG ONE n’a pas tout à fait tort.

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Personne, du côté européen, n’a visiblement entendu (ou a fait mine de ne pas l’avoir entendue) la partie du discours du président Ouattara dans laquelle il était question de donner un avenir à la jeunesse africaine, d’intensifier les efforts pour lui offrir une éducation de qualité, avec «un effort particulier sur l’éducation des filles, les technologies et le numérique». L’assistance a apparemment raté aussi le passage au cours duquel le chef de l’Etat ivoirien a appelé «à accroître les investissements pour accélérer la croissance économique afin d’offrir des emplois aux jeunes». Concernant ce dernier point, il n’y a eu d’ailleurs aussi dans le communiqué final de ce sommet de deux entre l’Afrique et l’Europe que des déclarations de bonne intention… comme c’est souvent le cas.
 *Zine Cherfaoui / el watan / samedi 02 décembre 2017

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L’Afrique face aux défis des conflits armés, du terrorisme et du trafic des migrants

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le 10.12.17 | 

Plus d’une cinquantaine de responsables africains des services de sécurité et d’experts internationaux prendront part, aujourd’hui et demain à  Oran, à une conférence de haut niveau organisée par l’Union africaine et consacrée à la lutte contre le terrorisme dans le continent.

Pour les participants, dont l’Algérie, qui aura à partager son expérience dans le domaine, il est question de trouver des réponses effectives et durables pour lutter contre le phénomène du terrorisme auquel sont confrontés de nombreux pays africains, déjà lourdement affectés par les phénomènes de prolifération de trafic d’armes, de drogue et même de la traite des humains, notamment avec l’apparition de nombreux cas d’esclavage auxquels ont été soumis des migrants africains en Libye.

Au cours des travaux, il est question pour les Etats membres de l’Union africaine de s’entendre sur  une «vision commune sur les défis réels en matière de lutte contre le terrorisme et sur les moyens à même de permettre une lutte efficace et durable contre le terrorisme et la radicalisation».

Tous les spécialistes s’accordent à dire que la lutte antiterroriste ne peut être exclusivement militaire; elle doit prendre en charge plusieurs aspects liés aux sources qui génèrent le phénomène de l’extrémisme, à savoir les volets idéologique, économique, social et culturel.

Si le commissaire de l’Union africaine pour la sécurité et la paix, Smail Chergui, met l’accent sur les menaces terroristes sur la stabilité des pays africains et  insiste sur le volet de la coopération sécuritaire et l’échange d’expériences, notamment celle de l’Algérie, pour faire face à ce fléau, le directeur du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (Caert) aborde la question liée aux sources qui génèrent l’extrémisme et la violence, particulièrement, l’idéologie  et plaide pour un travail de proximité en direction de la communauté des religieux, des imams et des prédicateurs africains.**Salima Tlemçani  / el watan / dimanche 10 décembre 2017

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Larry Gbevlo-Lartey. Directeur du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme

«Les conditions socioéconomiques favorisent la propagation de l’extrémisme»

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le 10.12.17 |

Directeur du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme (Caert), Larry Gbevlo-Lartey évoque, dans l’entretien qu’il nous a accordé, les nouvelles approches qui consistent à aider et accompagner les religieux dans les pays du Sahel, pour qu’ils prennent en charge les communautés, et préserver les jeunes des discours extrémistes et radicaux. Il parle  de la difficulté à contrôler cet immense espace qu’est le Sahara, où évoluent aussi  bien les terroristes que les contrebandiers et les trafiquants de drogue en utilisant la technologie…

- Le Caert a organisé, mercredi et jeudi derniers, un atelier consacré aux manuels de l’éducation religieuse dans les écoles des pays du processus de Nouakchott, et auquel ont pris part les membres de la Ligue des oulémas,  des prêcheurs et des imams des pays du Sahel. Qu’en est-il au juste ?

La Ligue des oulémas est un groupe d’hommes de religion de la région du Sahel qui existe depuis un certain temps. Nous travaillons avec elle pour voir quelle formation donner aux jeunes et quel contenu ou quel programme doit-on avoir pour préserver la jeunesse de l’extrémisme. Il faut qu’on sache qui enseigne et qu’est-ce qu’il enseigne à nos enfants pour pouvoir s’assurer qu’ils ne sont pas entre de mauvaises mains. C’est important de savoir qui est en train d’enseigner à votre enfant et ce qu’il est en train de lui apprendre. L’atelier permet un échange d’expériences entre les différents participants qui viennent de l’ensemble de la région  du Sahel.

- Comment une région comme le Sahel, où la pratique religieuse a toujours été loin de toute violence et proche du soufisme, puisse aujourd’hui devenir le réceptacle de groupes terroristes qui prônent la violence ?

Il faut reconnaître qu’il y a eu des conditions  qui ont conduit à cette situation. Dans le premier pilier du fonctionnement de l’Onu, on met l’accent sur les conditions qui favorisent le développement de ce fléau. Le problème ne vient pas de l’Etat-nation, mais plutôt de la communauté.

Raison pour laquelle le Caert met l’accent sur le travail en direction des communautés afin de juguler la problématique des vulnérabilités capables de favoriser l’invasion de l’extrémisme. Lorsqu’on travaille avec les Oulémas et les imams, inévitablement on touche de près les communautés qui constituent la base de la société.

- Pensez-vous que la propagation de  l’idéologie extrémiste et radicale est due surtout à la manière d’enseigner la religion, ou est-elle également liée à la dégradation de la situation socioéconomique ?

Souvent, ce sont les conditions socioéconomiques qui aident à la propagation de l’extrémisme. Mais c’est dans la communauté qu’on peut aider un jeune à mieux vivre. Si vous le laissez entre les mains de l’oisiveté, n’importe qui peut l’entraîner vers l’inconnu et réussira à le convaincre que c’est dans la voie de l’extrémisme qu’il vivra mieux.  Approcher les communautés et leur apprendre à mieux encadrer les jeunes est très productif.

- Comment un religieux peut-il se faire entendre par les jeunes de sa communauté qui vivent dans le chômage, l’exclusion, la malvie, voire dans des conditions des plus inhumaines, comme c’est le cas dans une bonne partie des pays de la région du Sahel ?

Justement, nous pensons que si les religieux réussissent à capter l’intérêt ou l’attention des jeunes de manière à ne pas les laisser livrés à l’oisiveté, nous pouvons espérer que ces derniers ne puissent pas avoir le temps pour écouter ceux qui prêchent l’extrémisme. Le plus important est de faire en sorte que les jeunes soient occupés par des activités communautaires, que de rester toute la journée à ne rien faire

Si les terroristes veulent mobiliser, ils vont vers les communautés. C’est là où ils vont recruter. Raison pour laquelle nous insistons beaucoup sur elles. Nous les mobilisons contre l’extrémisme et le radicalisme. C’est là que se mène la bataille contre le terrorisme et nous avons beaucoup progressé…

- C’est quand même paradoxal de constater qu’au moment où des puissances extrarégionales se déploient sur le continent pour lutter contre le terrorisme, nous assistons à la prolifération des armes de guerre, la multiplication des réseaux de trafic de drogue et le renforcement des capacités des organisations terroristes et du crime transfrontalier. Comment expliquer cette situation ?

Pour nous, ce n’est pas un paradoxe. De tout temps, le Sahara et le Sahel ont été un espace traversé par des routes de commerce vers les pays arabes, l’Afrique Occidentale,  l’Orient, l’Europe, etc. Aujourd’hui, le même système fonctionne, mais avec des produits nouveaux  comme la drogue, les cigarettes, les armes, etc.  C’est très difficile comme intérêt. Il y a des routes partout, mais pas de place, ni de contrôle, ni de regroupement de personnes. C’est une place très favorable pour tous ces crimes. C’est difficile de faire des contre-actions. Ils sont en train de profiter de cette donne…

- Sauf qu’avant il n’y avait pas la technologie qui permet aujourd’hui d’avoir des informations en temps réel sur tout ce qui se passe dans ce grand désert…

La technologie profite aussi bien aux gouvernements qu’aux groupes de terroristes et aux contrebandiers. Avant, les caravanes mettaient des mois pour arriver à destination. Aujourd’hui, avec les moyens de transport, les terroristes mettent un temps record pour passer d’un pays à un autre. Il faut reconnaître que la technologie est à double tranchant. Elle est aussi utilisée par les criminels qui évoluent selon la situation.  Le Sahara est un terrain  très difficile à contrôler.

- Bon nombre de spécialistes craignent que les terroristes de Daech, vaincus en Irak et en Syrie, trouvent refuge dans cette région vulnérable qu’est le Sahel, ou dans d’autres espaces du continent, comme l’Afrique de l’Ouest. Qu’en pensez-vous ?

Ces gens qui prédisent ce genre de scénario, ont-ils des statistiques ? Qui sont venus au Sahel ? Vers où sont-ils partis ? Et surtout qui sont-ils ? Il faut avoir les réponses à ces questions pour pouvoir avancer de telles thèses. Le crime transfrontalier, oui il existe et il est fort. Il y a beaucoup de trafiquants de drogue, de cigarettes, etc. Les terroristes tirent profit de cette situation pour asseoir leur présence…**Salima Tlemçani  / el watan / dimanche 10 décembre 2017

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Smaïl Chergui. Commissaire de l‘Union africaine pour la paix et la sécurité

«La situation en Libye a aggravé les défis sécuritaires dans les pays voisins»

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le 10.12.17 |

- L’Algérie va abriter deux importantes conférences africaines sur la lutte contre le terrorisme, l’une à Oran, aujourd’hui et demain, l’autre à Constantine, les 13 et 14 décembre 2017. Qu’en est-il au juste ?

La réunion de haut niveau qui se tient à Oran a pour thème «Les réponses effectives et durables au phénomène du terrorisme : approche régionale». Cette rencontre prévoit d’examiner un large éventail de questions liées à la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, notamment l’évaluation de l’impact de ce phénomène sur la paix et la sécurité en Afrique, le partage des bonnes pratiques et des leçons tirées des expériences passées, y compris celle de l’Algérie, et pour identifier également les réponses les mieux coordonnées et les plus durables.

Je dois souligner que cette réunion se tient en Algérie à la suite à la désignation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, par ses homologues africains en qualité de Coordonnateur de l’Afrique pour la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent sur le continent.

La gravité des menaces du terrorisme pour la sécurité, la stabilité et le développement d’un nombre croissant de pays africains demeure une source de préoccupation majeure pour l’UA (Union africaine) et une priorité dans son programme de prévention et d’action contre ce fléau.

Au cours de la dernière décennie, cette menace a pris de l’ampleur et des régions qui n’avaient pas pleinement pris conscience de ses sérieuses répercussions, ou qui se considéraient à l’abri du terrorisme, sont devenues la cible des terroristes avec des niveaux de violence sans précédent. D’où la nécessité de revoir et d’adapter les mécanismes et instruments déjà mis en place par l’UA, à la fois sur les plans juridique et opérationnel.

Par-delà l’expérience algérienne, les participants sont appelés à identifier les avancées et gaps de cette architecture de l’UA de lutte contre le terrorisme de façon à consolider davantage la coordination entre les pays africains dans ce domaine, en intégrant l’ensemble des moyens disponibles, en étroite coopération avec les Nations unies et nos partenaires pour répondre aux défis sans cesse plus complexes et une résilience avérée des groupes terroristes et criminels. S’agissant de la réunion de haut niveau qui se tient à Constantine, elle portera sur le thème : «Faire taire les armes d’ici 2020 : le rôle des femmes dans la médiation et la promotion de la coopération transfrontalière».

Cette question s’inscrit dans la continuité des efforts de l’Union africaine visant à sensibiliser et accroître la compréhension au sujet de l’implication des femmes dans les efforts de médiation et de prévention des conflits en Afrique. Les efforts de l’UA dans ce cadre commencent à enregistrer des progrès considérables, notamment à travers l’initiative de FemWise-Africa, lancée à Constantine l’année dernière, et qui fournit une plateforme continentale pour le plaidoyer stratégique, le renforcement des capacités et la mise en place d’un réseau visant à renforcer l’application des engagements en faveur de l’inclusion des femmes dans le rétablissement de la paix et la stabilité en Afrique.

- Le Sommet Europe-Afrique vient de s’achever ; quels dividendes l’Afrique en  a-t-elle tirés ?

Les premiers dividendes restent sa consécration en Sommet UA/UE, permettant ainsi d’inscrire l’action collective des deux ensembles dans le cadre de la vision 2063 de l’UA et promouvoir une approche de ce partenariat tournée vers l’action et des résultats à atteindre d’ici le prochain sommet pour que ce processus reste pertinent et crédible.

Cela dit, la préoccupation majeure de ce 5e Sommet UA-UE a été axée sur le thème : «Investir dans la jeunesse pour un avenir durable» dont le but est d’identifier des stratégies et actions communes en vue de traduire l’atout de la jeunesse des populations africaines en opportunités de développement économique et sociale induisant une croissance soutenue et durable.

C’est à ce titre qu’ont été abordées les questions relatives respectivement à la nécessité d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes, la nécessité d’investir dans la transformation structurelle de l’Afrique, l’éducation et la formation pour s’assurer les compétences nécessaires à ce développement, les questions de mobilité et migration des jeunes, ainsi que les impératifs de paix, de sécurité et de gouvernance.

- Lors de ce sommet, il a été plus question de la limitation des flux des migrants que de la source de ce fléau lié principalement aux problèmes profonds que vivent de nombreux pays africains en raison des conflits armés qui les laminent et menacent leur existence. Peut-on connaître votre avis sur le sujet ?

Au cours de ces dernières années, le problème de la migration n’a cessé de s’aggraver au point de constituer une des questions prioritaires sur le plan international. Les amalgames et tentatives récurrentes, en particulier dans les médias européens, visant à établir un lien de cause à effet entre les migrants africains et l’augmentation du nombre d’attentats terroristes suscitent de profondes inquiétudes du côté des Africains.

Pour l’UA, c’est d’abord un phénomène naturel qui touche plus de 20 millions d’Africains par an dans le continent même. Une approche holistique et équilibrée de la migration s’impose.

Elle est basée sur les principes d’humanité, de solidarité, de partage des charges, de la migration légale, du respect du droit international, y compris les droits de l’homme et le droit humanitaire. Tout aussi importante est la nécessité d’intensifier nos efforts collectifs des deux côtés pour s’attaquer aux causes profondes de ce problème, renforcer notre engagement à prévenir et à résoudre les conflits, et enfin accroître les investissements et les programmes de développement devant donner de l’espoir et des emplois décents aux jeunes Africains dans leurs pays.

La déclaration finale du 5e Sommet UA-UE a été élaborée autour de ces éléments, et un grand travail nous attend à l’avenir pour renforcer le partenariat entre les deux organisations sur cette question cruciale afin de préserver en priorité la dignité de nos concitoyens.

- Depuis quelque temps, le monde se focalise sur le grave phénomène «d’esclavage» en Libye en occultant l’éclatement du pays avec des régions entières qui échappent au contrôle de l’Etat, ainsi que la prolifération de factions armées souvent aidées et financées par des puissances étrangères. Quelle analyse faites-vous de la situation dans ce pays frontalier à l’Algérie ?

Nous sommes indignés et choqués par la situation dramatique des migrants subsahariens en Libye mise en lumière par les derniers reportages des médias. Nous ne pensions pas que ces pratiques inhumaines d’un autre âge et que nous croyions à jamais révolues allaient resurgir et, pire encore, sur une terre africaine. L’Union africaine a fermement condamné cette situation et lancé un appel pour le démantèlement immédiat de ces camps, la destruction des réseaux criminels responsables et l’urgence de traduire devant la justice les personnes incriminées.

A présent, l’UA travaille d’arrache-pied avec les autorités libyennes et les Etats membres dont sont originaires ces migrants et ses partenaires, notamment l’ONU et l’UE, pour le rapatriement, dans les six prochaines semaines, des 20 000 migrants se trouvant actuellement dans les centres identifiés de détention contrôlés par le gouvernement qui ont exprimé le souhait de quitter la Libye. Un groupe de travail conjoint UA-ONU-UE a été mis en place à cet effet en marge du 5e Sommet UA-UE.

Cette situation dramatique souligne encore une fois l’urgence de résoudre la crise libyenne. Le conflit dans ce pays continue d’être pour le peuple libyen comme pour ceux de la région une source d’instabilité et de souffrances, de luttes d’influence auxquelles il est urgent de mettre un terme dans le cadre d’une solution libyenne négociée, durable et équitable qui permettra à l’ensemble des Libyens de retrouver la quiétude et la concorde.

- Dans ce conflit, pourquoi l’Union africaine semble effacée, pour ne pas dire exclue, de la résolution de la crise où s’affrontent, il faut le dire, des puissances extrarégionales comme la France, l’Italie, les Emirats arabes unis, le Qatar et même l’Arabie Saoudite ?

Je dois commencer par rappeler qu’à l’origine, le conflit a éclaté dans ce pays frère parce que l’Union africaine, initiatrice d’une médiation et d’un plan de règlement pacifique dont l’aboutissement aurait pu éviter la situation de chaos et de destruction actuelle, n’avait pas été écoutée. L’intervention militaire dans ce pays en 2011 constitue malheureusement un cas classique si l’on veut se renseigner sur les conséquences dramatiques de la marginalisation des efforts de l’UA.

Aujourd’hui, malgré toutes les entraves, l’Union africaine poursuit ses efforts en vue de promouvoir une solution politique durable à la crise en Libye à travers notamment son Comité de haut niveau conduit par le président de la République du Congo, S. E. Denis Sassou Nguesso. Malheureusement, la contrariété des agendas et des approches des intervenants extérieurs continue de nuire aux efforts de l’UA qui, faut-il le souligner encore une fois, n’a pas d’agenda caché. Je saisis cette occasion pour réaffirmer les principes qui guident notre action en Libye.

D’abord, je dois le rappeler, il ne peut y avoir de solution militaire à la crise en Libye. C’est aux Libyens eux-mêmes de trouver cette solution, basée sur un véritable dialogue inclusif. Enfin, l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays doivent être préservées. C’est à ces conditions que sera surmontée cette tragédie qui n’a que trop duré.

- Pourquoi, selon vous, les solutions politiques n’arrivent-elles pas à se faire entendre aussi bien en Libye qu’au Mali ?

Il est évident que la première responsabilité pour promouvoir une solution durable à toute crise repose naturellement sur les acteurs nationaux. Une des règles de base pour toute médiation est d’amener l’ensemble des intervenants à délivrer le même message aux protagonistes pour hâter une solution à la crise et assurer sa mise en œuvre. Cet objectif a été admirablement obtenu par le médiateur algérien au Mali, mais n’est pas encore atteint en Libye.

Même si nous déplorons les retards dans la concrétisation de toutes les dispositions de l’accord de paix issu du processus d’Alger, le défi majeur au Mali reste le terrorisme et les réseaux criminels qui retardent sa mise en œuvre. La situation en Libye qui a aggravé les défis sécuritaires au Sahel et dans les pays voisins doit connaître son épilogue en laissant aux Libyens eux-mêmes toute la latitude de promouvoir une solution nationale, conforme à leur culture, aux valeurs et la vision qu’ils souhaitent souverainement à leur pays.

De nombreux Africains nous interpellent à la Commission de l’Union africaine pour exiger que le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU soit enfin un Africain pour mieux conjuguer les efforts internationaux visant à assurer la solution politique durable tant attendue au conflit dans ce pays frère.

- Depuis que le monde est en guerre contre le terrorisme d’Al Qaîda et de Daech, partout dans le monde, et particulièrement au Mali, en Libye, au Niger, au Tchad, en Somalie, etc. la situation ne fait qu’empirer dans plusieurs pays africains, devenus des refuges pour les gros bonnets de la drogue, des trafiquants d’armes et des trafics en tous genres. N’est-ce pas paradoxal ?

Votre question illustre parfaitement la complexité de la menace terroriste à laquelle l’Afrique fait actuellement face. Les liens entre le terrorisme et la criminalité transnationale sous ses multiples formes (trafic de drogue, circulation illicite d’armes, traite des êtres humains, enlèvements en échange de paiement de rançons et blanchiment d’argent), sont devenus aujourd’hui des plus évidents. Le marché lucratif de la drogue soutient nombre de groupes terroristes, alimente le trafic des armes, génère la violence et la corruption et constitue, de ce fait, une grave menace pour la paix et la sécurité internationales.

Il suffit de noter que ces groupes terroristes et criminels sont actuellement les premiers employeurs dans certaines régions du continent pour se rendre à l’évidence du niveau du défi à relever, y compris l’assèchement de leurs réseaux de financement en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient notamment. L’Union africaine est pleinement consciente de cette complexité et poursuit ses efforts en vue d’adapter ses mécanismes aux réalités du terrain afin de mieux aider ses Etats membres à lutter plus efficacement contre le fléau du terrorisme.

«La lutte doit être enracinée dans l’architecture de paix»

La France est en train d’accélérer le déploiement d’une force militaire multinationale, G5-Sahel, (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso et Mauritanie). Une telle initiative pourra-t-elle résoudre la question du terrorisme dans la région, et  réussir sans l’accompagnement de l’Union africaine ?

L’initiative des pays du G5 Sahel, à travers la mise en place progressive de cette force conjointe, illustre la volonté des pays de la région et leur détermination à renforcer leurs efforts pour lutter efficacement contre le terrorisme.

Cet effort appelle le soutien et la solidarité à la fois africaine et internationale car, vous en conviendrez, le terrorisme est une menace planétaire, exigeant un engagement à tous les niveaux, ainsi qu’une collaboration internationale renforcée pour venir à bout de ce fléau.

C’est pourquoi, et dans la perspective de promouvoir et de soutenir davantage l’appropriation régionale, le déploiement de cette force, comme celle en cours pour combattre Boko Haram, doit être enracinée dans l’architecture de paix et de sécurité de l’Union africaine, y compris le Processus de Nouakchott.

Je dois rappeler ici que l’UA s’est dotée, au cours de la dernière décennie, d’une large gamme d’instruments juridiques et de moyens d’action – allant des mécanismes de coopération entre services de renseignement aux forces régionales d’intervention – élaborés pour contenir la menace terroriste sur le continent. S. T.*Salima Tlemçani  / el watan / dimanche 10 décembre 2017

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L’Afrique seule face à ses problèmes dans actualité Migrants-Libye

Scandale internationale / Des milices libyennes payées par l’Italie pour retenir les migrants clandestins captifs en Libye

**Des accords secrets ont été scellés entre le gouvernement italien et des milices libyennes pour mettre en pratique une politique des plus immorales. Dans les faits, les autorités italiennes offrent des centaines de millions d’euros ainsi que des armes à ces milices qui retiennent en Libye les migrants clandestins capturés sur leur territoire ou dans leurs eaux territoriales. Ces migrants sont ensuite torturés, réduits en esclavage et puis vendus.
Le scandale a éclaté après la diffusion d’un reportage sur la chaine d’information en continu France 24. La bande vidéo met au grand jour un “pacte” des plus immoraux : pour réduire le nombre de migrants qui tentent d’atteindre l’Italie, le gouvernement italien verse des centaines de millions d’euros en plus de fournir des armes à des milices libyennes chargées de retenir ces mignards venus en majorité, d’Afrique subsaharienne.
Ce deal secret a des conséquences désastreuses. Bloquées sur place, les populations de migrants « ne peuvent ni prendre la mer ni rentrer chez eux et se retrouvent emprisonnés, torturés ou vendus comme esclaves ».
Selon toute vraisemblance, le gouvernement italien ne se préoccupe guère des conséquences de cette politique somme toute informelles et totalement contraire aux principes fondamentaux des droits de l’homme. Le plus important pour lui, c’est de réduire les flux de migrants en provenance de Libye. Le pays a même réussi à diminuer leur nombre de 70% ces derniers mois.
L’artisan de cette politique n’est autre le ministre italien de l’Intérieur Marco Minitti, le responsable italien coopère de façon officielle avec la marine libyenne, mais il scelle aussi des accords secrets avec des groupes armés. Cette façon d’agir a d’ailleurs suscité l’ire du Haut commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, dont le Haut commissaire M. Zeid Ra’ad a bien exprimé son indignation en novembre dernier, lorsqu’il a qualifié la politique migratoire de l’Union européenne (UE) en Libye d’ « outrage à la conscience humaine ».
Horrifié par ce qu’il a pu constater, M. Ra’ad Al Hussein a qualifié la coopération de l’Union européenne avec la Libye pour stopper l’arrivée de migrants d’«inhumaine». Selon lui, «la politique de l’UE consistant à aider les gardes-côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants sur le territoire libyen est inacceptable. C’est même un «outrage à la conscience de l’humanité, a-t-il écrit tout en signalant que la situation était catastrophique.*algerie-focus.

*mercredi 13 décembre 2017

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La situation économique alarmante

 la Tunisie danse sur un volcan

Le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed, patron du groupe Jeune Afrique, se montre très pessimiste sur l’évolution de la situation en Tunisie dans un article mis en ligne le 23 novembre 2017 sur le site de l’hebdomadaire. A son avis, deux pays africains sont «au bord de l’explosion» : la Tunisie et l’Afrique du Sud. Motif: les chiffres économiques «affolants» de ces deux pays, «annonciateurs d’une crise grave».

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On ne s’occupera ici que de la Tunisie. D’autant, explique l’éditorialiste, que les chiffres de ce pays «sont les plus alarmants».

«Le commerce extérieur va plus mal que jamais, le montant des exportations ne représentant plus que 62,7% de celui des importations, contre 75,1% en 2011. Le déficit du commerce extérieur pour 2017 s’élèvera à 15 milliards de dinars (plus de 5 milliards d’euros)», écrit Béchir Ben Yahmed. De fait, la balance commerciale tunisienne est «structurellement déficitaire», selon une note du gouvernement français. Et le déficit s’aggrave : en octobre 2017, il atteignait 12,21 milliards de dinars (4,11 milliards d’euros), contre 10,07 (3,36 milliards d’euros) en août.

Même si le tourisme est reparti (les visiteurs étrangers reviennent), les recettes n’auraient guère augmenté. La hausse des prix est importante. L’éditorialiste écrit qu’elle «s’établira à 12 % en taux annuel». Notons cependant que l’indice des prix à la consommation familiale, fourni par l’Institut national des statistiques (INS) de la Tunisie, fait état, lui, d’un chiffre moins inquiétant : 5,8%.

Côté monétaire, le dinar continue sa descente aux enfers. En 2017, la devise tunisienne aura perdu «plus de 25% de sa valeur par rapport à l’euro», poursuit l’éditorialiste. Conséquence : «les produits importés et les matières premières sont plus chers», observe Radio France Internationale. «La Tunisie a de moins en moins de ressources, de moins en moins de réserves en devises», constate l’économiste Mahmoud Ben Romdhane interviewé par RFI. Et d’ajouter «Si la Banque centrale ne laissait pas la monnaie se déprécier, elle serait face à un assèchement de ses réserves en devises et ne pourrait plus payer sa dette ni les importations que le pays effectue».

La Tunisie «dans un cercle vicieux»
Autre talon d’Achille de la Tunisie, relève Béchir Ben Yahmed : la dette extérieure. Laquelle «devient de plus en plus lourde à porter». Son service «absorbera, à lui seul, en 2017, plus de 6% du PIB et 20% des exportations de marchandises», écrit le responsable de Jeune Afrique. De fait, cité par La Tribune, le ministre tunisien du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkafi, rapportait en juillet que le taux d’endettement du pays dépassait la barre des 75%.

«Une situation alarmante qui accentue la dépendance de l’Etat tunisien aux emprunts sur le marché international», commente le site économique français. Notamment vis-à-vis de l’UE qui peut ainsi «imposer au gouvernement tunisien un programme de réformes économiques en accord avec le Fonds monétaire international (FMI) qui a apporté en 2016 un soutien financier de 640 millions d’euros à la Tunisie.»

L’éditorialiste de Jeune Afrique note aussi que «les investissements nationaux et étrangers brillent par leur absence et que la productivité régresse». N’en jetez plus !

Bref, la situation est tout sauf rose. «La Tunisie est prise dans un cercle vicieux dont son gouvernement se révèle incapable de l’en sortir», estime Béchir Ben Yahmed. Rapportant, non sans une certaine cruauté, les propos (tirés d’une interview au journal suisse La Tribune de Genève) du confondateur du parti islamiste Ennahda, Abdelfattah Mourou : «Un pays qui est dirigé par un président qui a 91 ans, allié à Rached Ghannouchi, qui en a 76, est-il vraiment stable ?».

On pourrait lui rétorquer que la Tunisie danse sur un volcan depuis la révolution de janvier 2011, avec de graves éruptions de temps à autre, entre crises gouvernementales, assassinats politiques, attentats terroristes… Une situation qui perdure donc depuis presque sept ans! Dans son interview à La Tribune de Genève, Abdelfattah Mourou ajoute : «Si l’on compare la situation de notre pays à celle de la Libye, de l’Egypte, du Yémen ou de la Syrie, nous nous en sortons plutôt bien. Mais je crois que nous aurons encore besoin de dix années pour avoir des institutions solides.» Autrement dit, l’inéluctable n’est pas forcément à venir…*blog.francetvinfo.fr / Publié le 1 décembre 2017

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en 2016, les Européens ont acheté pour 130 milliards d’euros d’alcool 

L’Office statistique de l’Union européenne, Eurostat, indique dans une étude publiée ce lundi que les dépenses en boissons alcoolisées des Européens représentent l’équivalent de 250 euros par habitant et par an, consommations dans les restaurants et les hôtels non comprises.

Les Européens ont acheté pour 130 milliards d'euros d'alcool en 2016

Ces produits-là ne connaissent pas la crise. En 2016, les Européens ont dépensé près de 130 milliards d’euros en produits alcoolisés, souligne Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne. Un chiffre qui exclut les consommations dans les restaurants et les hôtels. 130 milliards d’euros, cela équivaut à près de 0,9% du produit intérieur brut européen, ou à 250 euros par habitant et par an. Chose plus surprenante, toujours selon Eurostat: «La consommation des ménages en produits alcoolisés est presque similaire à celle en produits médicaux [...] ou en équipements, mais légèrement supérieure à ce qu’ils dépensent (NDLR: les ménages européens) pour leur protection sociale ou en matière d’éducation.»

Les pays baltes en tête

Parmi les pays européens, les habitants des pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) sont ceux qui consacrent, par rapport à leurs dépenses annuelles de consommation, la plus grande part aux produits alcoolisés. L’Estonie arrive en tête avec 5,6% des dépenses, devant la Lettonie à 4,8% et la Lituanie avec 4,2%. Derrière ce trio, la France est loin derrière. En effet, les Français dépensent environ 1,7% de leur budget annuel en produits alcoolisés. Ce qui place le pays un peu au-dessus de la moyenne européenne (1,6%).

De manière assez inattendue, ce sont trois pays méditerranéens qui ferment la marche. Les Italiens, les Grecs et les Espagnols sont les seuls à consacrer moins de 1% de leur budget annuel aux produits alcoolisés. L’Italie et la Grèce sont à 0,9%, alors que l’Espagne pointe à 0,8%.

Le prix des boissons alcoolisées très variable selon les États

Pour expliquer ces différences de proportions dans les dépenses, le prix de l’alcool est un des critères pertinents. Comme le rappelle Eurostat, on trouve «un écart de plus de un à trois entre États membres» sur les boissons alcoolisées. Ainsi, l’Office statistique note qu’en 2016, c’est en Bulgarie que les prix les plus bas ont été enregistrés (44 points en dessous de la moyenne), devant la Hongrie (33), la Pologne (32) et la Roumanie (31). Des prix bas à l’opposé de prix très élevés constatés en Irlande (75 points au-dessus de la moyenne), au Royaume-Uni (62) et en Finlande (35).

«Il convient de signaler que ces écarts conséquents de prix sont principalement le fait de différences dans la fiscalité appliquée par les États membres sur ces produits», appuie Eurostat. En Europe, les boissons alcoolisées sont soumises à une taxe appelée droit d’accise, régie par une directive européenne de 1992. Mais «la législation de l’UE ne fixe que des taux minimaux harmonisés. Les États membres sont libres d’appliquer des taux d’accise au-dessus de ces minima, conformément à leurs besoins nationaux», explique la Commission européenne. C’est pourquoi le prix d’une même boisson alcoolisée peut varier fortement d’un pays européen à un autre. *lefigaro- 04 décembre 2017

*******************************Un rapport de l’Office des Nations unies pour la lutte contre la drogue et la toxicomanie affirme que le Maroc est le plus grand producteur et exportateur de cannabis au monde.

*le tourisme du cannabis au Maroc

Les guides de voyage et les promoteurs du tourisme au Maroc n’en parlent jamais. Et pourtant, le tourisme du cannabis attire chaque année dans ce pays des milliers de visiteurs amateurs de « kif ».

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« Le climat ici est très spécial. Rien ne pousse à part le kif! », plaisante Hassan, un quadragénaire rencontré dans un hôtel de la région de Ketama (nord), considérée comme « la Mecque de la production de haschich ».

« C’est notre principale richesse », explique Hassan, qui porte au poignet une ostensible montre en or et reste discret sur la raison de ses fréquents allers-retours vers Casablanca.

Attablée dans le bar de l’hôtel, Beatrix, une Allemande de 57 ans au look baba cool, roule un joint au vu de tout le monde. Celle qui se dit « habituée des lieux » explique être « tombée amoureuse » de la région pour « la qualité de son haschich et la gentillesse de ses habitants ».

Au Maroc où la culture du cannabis faisait vivre 90.000 ménages en 2013, selon les derniers chiffres officiels disponibles, vendre ou consommer de la drogue est interdit par la loi.

Mais à Ketama, où d’abondantes plantations de kif accueillent le visiteur, le haschich fait partie du patrimoine local et sa consommation est largement tolérée.

‘Bombola Ganja’

Avec des amis, Beatrix a organisé à la mi-septembre un « festival » à Ketama, le « Bombola Ganja » – en fait, une soirée entre copains fumeurs devant la piscine de l’hôtel. Sur l’affiche diffusée sur la page Facebook de l’évènement, les plants de cannabis relèguent au second plan les DJ venus mixer de la « trance psychédélique ». Les organisateurs ont aussi glissé un message appelant à légaliser le cannabis à des fins médicinales.

Pourquoi ont-ils choisi Ketama? « Difficile de répondre », élude avec prudence Abdelhamid, le directeur de l’hôtel. « Certains sont attirés par les montagnes, les randonnées, le climat », affirme-t-il, sans évoquer l’attrait de la culture locale du haschich.

Quelques milliers de touristes viennent chaque année à Ketama, principalement d’Europe, mais aussi des grandes villes marocaines. Mais « la région n’est pas bien exploitée et il y a des dysfonctionnements (…), les routes sont désastreuses, l’eau manque », regrette l’hôtelier.

Et l’image de la ville a décliné avec le temps. Dans les années 1960 et 1970, Ketama était très prisée des hippies. Mais peu à peu, la destination a commencé à traîner une réputation de « zone de non-droit » – le guide du Routard appelait même à la fin des années 1990 les touristes à « bannir absolument » cette région de leur programme.

« Le tourisme a connu un net recul », confirme Mohamed Aabbout, un militant associatif local.

Il explique aussi cette désaffection par « l’extension de la culture du kif à d’autres villes du nord Maroc ».

Ville bleue à la main verte

A une centaine de kilomètres à vol d’oiseau, la ville de Chefchaouen, avec sa médina bleue accrochée à flanc de montagne, a progressivement ravi à Ketama sa position de destination phare.

Avec ses maisons pittoresques, ses ruelles entrelacées, ses venelles pavées, celle que l’on surnomme « Chaouen » est le chef-lieu d’une autre région réputée pour sa production de kif.

Ici, petits trafiquants et faux guides accostent immanquablement les touristes pour proposer du haschich ou une visite dans des fermes à la rencontre des « kifficulteurs ».

Certaines maisons d’hôtes offrent également ce « service » pour une quinzaine d’euros. Sans le mentionner dans leur catalogue.

A la terrasse d’un café stratégiquement situé, un homme s’approche de potentiels acheteurs: « Celle-ci c’est la meilleure, frère! », lance Mohamed, qui expose au nouveau venu sa grosse boulette de hachisch.

N’est-ce pas interdit? « Ici tu peux fumer où tu veux, mais pas devant le commissariat! », plaisante-t-il, avant de suggérer de se rendre sur « le terrain » voir comment est « travaillé » le kif.

Mexicaine, afghane et beldia

Mohamed accompagne un groupe de touristes à quelques kilomètres dans un village pauvre où le vert des champs s’étend à perte de vue.

« Ici tu as la plante mexicaine, l’afghane, la beldia (locale en arabe) », énumère le guide. Selon lui, la plupart des fermiers importent des graines permettant d’obtenir de plus grandes quantités.

A quelques mètres de là, de jeunes Français sillonnent les plantations avec un « guide », étape préalable à la « démonstration ».

Les deux groupes se retrouvent devant une modeste ferme où un agriculteur, après avoir tapoté sur un seau, récupère la poudre qui se forme au fond, entre dans son atelier. Il revient quelques minutes après avec le produit fini.

Des femmes du village assistent à la scène, l’air amusé, tandis que des poules picorent autour de la maisonnette.

« Ça, ça va direct à la cité. Direct à Saint-Ouen! » dans la région parisienne, lance un badaud, en claquettes et maillot de foot du Paris-Saint-Germain, qui vient d’acheter 200 euros de cannabis.

Comme ces jeunes, nombreux sont ceux qui viennent à Chaouen pour son kif.

La ville est toutefois parvenue en quelques années à élargir la palette de ses visiteurs.

« Il y a 20 ans, les touristes étaient essentiellement de jeunes Espagnols qui venaient fumer. Maintenant, les non-fumeurs viennent aussi pour le bleu de la ville, très apprécié par les touristes chinois », explique le patron d’une agence de voyage. *.ladepeche.fr / 03 décembre 2017

****Selon le rapport 2017 de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, la majorité du cannabis importé dans l’Union européenne provient du Maroc. le cannabis est aussi consommé sur place. Des milliers de touristes viennent pour cela dans le royaume. Si sa vente et sa consommation sont officiellement interdites, dans la vie courante, c’est autre chose: presque tout le monde en consomme sans être inquiété. et sa production importante se fait au su et au vu des hautes autorités du Maroc!

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Tournée du président français Emmanuel Macron en Afrique

Heurts entre les forces de l’ordre et les étudiants à Ouagadougou

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Au-delà du passé colonial, entre la France et le Burkina Faso, beaucoup de sujets qui fâchent, entre autres : l’assassinat du président Thomas Sankara et du journaliste Norbert Zongo et «le pillage des ressources» par les entreprises françaises.

Le président français, Emmanuel Macron, est arrivé lundi au Burkina Faso. Première étape de sa tournée en Afrique, qui le mènera en Côte d’Ivoire où il prendra part au sommet Europe-Afrique, et au Ghana. Un peu plus tôt avant son arrivée, des individus à moto ont lancé une grenade contre un véhicule de soldats français dans le nord de la capitale, Ouagadougou, selon l’AFP.

L’attaque, qui n’a pas fait de victime, n’est pas revendiquée. Hier, pour protester contre la visite du président Macron, des dizaines de manifestants ont dressé des barricades sur l’avenue menant à l’université de Ouagadougou, où le président français est attendu pour son discours.

Scandant des slogans tels que «A bas l’exploitation de l’Afrique par l’Occident», ils ont bloqué des véhicules se rendant à l’intervention du Président, qui a pu accéder au campus. Les jeunes Burkinabè réclament la fin de tout ce qui illustre pour eux le passé colonial : le «pillage des ressources» par des entreprises françaises, le franc CFA arrimé à l’euro et la présence militaire française.

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Lors de son discours devant les étudiants de l’université de Ouagadougou, M. Macron s’est présenté comme le représentant d’une génération pour laquelle «les crimes de la colonisation européenne sont incontestables», tout en relevant qu’il y a eu aussi «de grandes choses et des histoires heureuses» dans ce passé. Il a en outre indiqué qu’il allait «proposer une initiative euro-africaine» pour «frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs» qui exploitent les migrants subsahariens en Libye.

Comme il a annoncé «un soutien massif à l’évacuation des personnes en danger» en Libye, qualifiant de «crime contre l’humanité» la vente de migrants comme esclaves. Le président Macron doit se rendre ces prochains jours au sommet Europe-Afrique à Abidjan, puis au Ghana.

La question de l’immigration africaine vers l’Europe et la sécurité seront abordées lors du cinquième sommet Union européenne (UE)-Union africaine (UA), qui se tiendra aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Sommet dont les priorités consistent à obtenir le soutien financier des Européens pour la force antiterroriste des pays du G5 Sahel et coordonner la lutte contre les passeurs, y compris en Libye où certains migrants sont vendus comme esclaves.

Le président français a aussi pris des engagements sur un dossier très sensible au Burkina. En effet, à l’issue d’un entretien avec le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, il a promis que tous les documents français concernant l’assassinat de l’ancien président burkinabè, Thomas Sankara, en 1987 seraient «déclassifiés».

Trop de cadavres qui vrillent la mémoire

La mort de Thomas Sankara, une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l’ex-président Blaise Compaoré, son successeur. Ce dernier vit en exil en Côte d’Ivoire depuis 2014. Il est soupçonné d’avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè, qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Le président Macron a évoqué un autre sujet non moins épineux, celui de François Compaoré, le frère de Blaise, arrêté en France fin octobre dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo, et dont le Burkina réclame l’extradition. «Il appartient à la justice française de prendre sa décision, je ferai tout pour faciliter celle-ci», a-t-il déclaré.

La période Compaoré est jonchée de cadavres. En 1990, il est fait état de la mort suspecte de deux opposants. Il s’agit de Guillaume Sessouma, professeur d’université, enlevé à son domicile à 2h du matin, et l’étudiant Dabo Boukary kidnappé dans la rue. En décembre 1998, sont découverts sur la route Leo-Sapouy-Ouagadougou quatre corps calcinés. L’un d’eux est celui du journaliste Norbert Zongo.

Cet assassinat provoque des manifestations dans la capitale. Le journaliste en question menait une enquête depuis 1996 sur une affaire, entre autres, d’escroquerie à la suite de la création de la Compagnie d’exploitation des mines d’or burkinabé (Cemob) avec l’aide de la Caisse française de développement. Opposant au régime, il avait écrit sur le pouvoir en février 1997 : «Comment fera le Président pour s’imposer aux intellectuels qui appréhendent les dimensions de sa dictature et le drame qu’elle représente pour notre peuple ? (…) Une seule solution s’impose à lui : emprisonner, tuer, faire disparaître. Il n’y a pas d’autre alternative.»

Ancienne puissance coloniale, la France entretient une coopération militaire avec les autorités du Burkina depuis l’accession à l’indépendance du territoire de l’ex-Haute Volta en 1960. Depuis 2010, des éléments des forces spéciales françaises, basés à Ouagadougou, apportent leur soutien aux forces de défense. Celles-ci sont notamment intervenues lors de l’attentat de janvier 2016 (30 morts), lorsque des djihadistes ont ouvert le feu sur des terrasses du centre-ville. La capitale a également subi, en août, un attentat qui a fait 19 morts.**Amnay idir / el watan / 29 novembre 2017

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**Le désordre mondial

*Mercenaires: vers la privatisation de la guerre

la problématique des mercenaires dans les conflits armés 

La chroniqueuse Rachel Marsden s’intéresse à la problématique des mercenaires dans les conflits armés en compagnie de ses invités Laurent Henninger, historien, spécialiste des questions de défense, et Alexandre Vautravers, chercheur associé à l’IPSE et au Geneva Centre for Security Policy.

Bob Denard, Blackwater, ces noms vous disent-ils quelque chose? Le premier était un mercenaire français impliqué dans de nombreux coups d’État en Afrique, le second est une très importante firme américaine, une SMP (Société Militaire Privée) tristement connue pour ses bavures en Irak et en Afghanistan. Dans un contexte de mondialisation, les États ont ainsi de plus en plus la tentation d’externaliser, voire de privatiser une de leurs fonctions régaliennes, l’armée.

Laurent Henninger, historien, spécialiste des questions de défense, souligne l’évolution du mercenariat à la fin du XXe siècle: «sous l’influence du monde anglo-américain, en y ajoutant l’Afrique du Sud et Israël, deux autres pays moteurs dans ce processus, depuis les années fin 80 et puis 90 surtout, ça explose. C’est vraiment des sociétés militaires privées, de très grandes entreprises, quelquefois qui ont des immeubles de bureaux à New York ou à Londres, qui sont cotées en bourse».
L’historien considère que ces nouveaux mercenaires sont le «produit de délires idéologiques des économistes ultralibéraux», issus de l’école de Chicago. Une évolution qui pose toutefois problème dans la société libérale occidentale, car «on contourne le droit, on contourne la politique».

Les armées régulières se spécialisent dans le cœur de leur métier, c’est-à-dire le combat et externalisent certaines pratiques, selon Alexandre Vautravers, chercheur associé à l’IPSE et au Geneva Centre for Security Policy: «la principale activité de ces entreprises de sécurité privée aujourd’hui est plutôt dans le domaine de la logistique que dans le domaine de l’action directe genre forces spéciales, genre barbouzes».
Donc il ne s’agit pas de combat direct, ces activités sont limitées à «l’autodéfense, la protection de personnalités, de convois ou d’objets, d’infrastructures critiques ou de bâtiments». Le chercheur rappelle ainsi que les SMP sont encadrées par le «processus de Montreux, un processus qui a été initié en 2008, à l’initiative […] des entreprises militaires privées américaines, qui ont demandé une charte de manière à pouvoir faire la distinction entre les bonnes entreprises de sécurité privée qui respectent le droit et qui s’engagent à le respecter… »-  01.12.2017 -  sputniknews

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Yémen: l’ex-président Saleh a été tué, selon les Houthis

Yémen: l'ex-président Saleh a été tué, selon les Houthis

***L’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh a été tué, ont déclaré lundi les rebelles Houthis, quelques jours après la rupture de l’alliance entre ces deux camps rebelles ayant entraîné des affrontements meurtriers dans la capitale Sanaa. La mort de l’ex-président yéménite, 75 ans, pourrait constituer un tournant majeur dans le conflit qui ensanglante le pays depuis son départ du pouvoir en 2012.

L'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh. 

« Le ministère de l’Intérieur (contrôlé par les Houthis) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d’un certain nombre de ses éléments criminels », a affirmé la chaîne de télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué. Dans un développement spectaculaire, Ali Abdallah Saleh avait même tendu la main à l’Arabie saoudite samedi, proposant à Ryad de « tourner la page » en échange d’une levée du blocus qui étrangle la population. Les Houthis avaient dénoncé une « grande trahison ».*médias – lundi 04 décembre 2017

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Les États-Unis se retirent d’un pacte mondial sur les réfugiés

Après l’accord de Paris sur le réchauffement climatique et l’Unesco, ce retrait est un signe supplémentaire du désengagement des États-Unis de la communauté internationale.

Les États-Unis ont ajouté un nouveau domaine, celui des migrants et réfugiés, à une longue liste de projets ou d’accords internationaux dont Donald Trump a décidé de retirer son pays, au grand dam des partisans du multilatéralisme. «La mission américaine auprès de l’ONU a informé son secrétaire général que les États-Unis mettaient fin à leur participation au Pacte mondial sur la migration», a annoncé samedi soir dans un communiqué l’administration Trump.

En septembre 2016, les 193 membres de l’Assemblée générale de l’ONU avaient adopté à l’unanimité un texte appelé Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, visant à améliorer leur gestion internationale (accueil, aide aux retours…). Sur la base de cette Déclaration, le Haut commissaire aux Réfugiés a été mandaté pour proposer un Pacte mondial sur les migrants et réfugiés dans son rapport annuel à l’Assemblée générale en 2018. Ce Pacte doit notamment proposer un programme d’actions concrètes.

«La Déclaration de New York comprend plusieurs dispositions qui sont incompatibles avec les politiques américaines d’immigration et de réfugiés et les principes édictés par l’Administration Trump en matière d’immigration», a expliqué dans un communiqué la mission des États-Unis auprès de l’ONU, sans préciser lesquelles. «En conséquence, le président Trump a décidé l’arrêt de la participation des États-Unis à la préparation du Pacte qui vise à obtenir un consensus à l’ONU en 2018», a-t-elle ajouté.

«L’Amérique est fière de son héritage en matière d’immigration et de son leadership dans le soutien aux populations migrantes et réfugiées à travers le monde», a souligné dans le communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. Mais «l’approche mondiale de la Déclaration de New York est juste incompatible avec la souveraineté américaine», a-t-elle expliqué. «Nos décisions sur les politiques d’immigration doivent toujours être prises par les Américains et les seuls Américains», a insisté Nikki Haley.

«Les migrations sont un problème mondial qui réclame une réponse mondiale», a rétorqué dans un communiqué le président en exercice de l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de la diplomatie slovaque Miroslav Lajcak, en déplorant la décision américaine. «Et le multilatéralisme reste le meilleur moyen pour faire face à des défis mondiaux», a-t-il ajouté. «Nous regrettons la décision mais il y a encore plein de temps pour un réengagement américain», a déclaré dimanche Fahran Aziz Haq, un porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en évoquant le début des négociations formelles attendu en février. Pour Amnesty International, le retrait américain équivaut à «une abdication dévastatrice de responsabilité dans les plus grandes crises de réfugiés au monde».

«America First»

Fidèle à un slogan de campagne qui s’articule en deux mots, «America First» (L’Amérique D’abord), le républicain Donald Trump n’a eu de cesse, depuis son entrée en fonctions en janvier, de se défaire des engagements de son prédécesseur démocrate Barack Obama. Sa première année de présidence a déjà été marquée par plusieurs retraits d’accords ou projets d’accord internationaux. Plusieurs mesures ont déjà visé le secteur de l’immigration aux États-Unis. Au risque de l’isolement, les États-Unis, première puissance mondiale, sont devenus le seul pays à ne plus vouloir faire partie de l’Accord de Paris (2015) visant à limiter le réchauffement climatique de la planète. Washington a aussi décidé récemment de se retirer de l’Unesco, l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture, que Donald Trump juge peu favorable à Israël. Dans un autre domaine, la lutte contre la prolifération nucléaire, le président américain ne reconnaît plus que l’Iran respecte un accord international de 2015 visant à garantir le caractère pacifique de son programme atomique. Cette position est un premier pas vers une possible fin pour cet accord.

Le retrait américain du projet de Pacte mondial sur les migrations intervient alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a multiplié en novembre les réunions sur la question migratoire. Après la crise des migrants et réfugiés cherchant à gagner l’Europe, le sujet a repris de l’acuité avec l’exode massive depuis août de Rohingyas de Birmanie vers le Bangladesh et des informations sur l’existence de marchés d’esclaves en Libye.*lefigaro- 03 décembre 2017

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*Le Président vénézuélien Nicolas Maduro annonce la création d’une monnaie virtuelle basée sur les réserves de pétrole et du gaz, pour lutter contre le «blocus financier» des États-Unis.

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Le Président Maduro espère surmonter le blocus américain et favoriser le développement économique et social du pays grâce au lancement d’une nouvelle monnaie virtuelle, le «Petro».

Le Président vénézuélien socialiste Nicolas Maduro a annoncé dimanche la création d’une monnaie virtuelle basée sur les réserves de pétrole du pays, pour lutter contre le «blocus financier» des États-Unis.

«Le Venezuela va créer une crypto-monnaie, le Petro, pour progresser en matière de souveraineté monétaire, pour procéder à ses transactions financières malgré le blocus financier», a déclaré M.Maduro, cité par l’AFP, lors de son émission télévisée hebdomadaire.

Outre le pétrole — dont le Venezuela détient les réserves les plus importantes de la planète — la nouvelle monnaie virtuelle sera basée sur le gaz, les stocks d’or et de diamants, a indiqué le Président.

«Cela nous permettra d’avancer vers de nouvelles formes de financement international pour le développement économique et social du pays», a-t-il déclaré.

Mis en difficulté par la chute des cours du pétrole, dont il tire 96% de ses devises et sanctionné par les agences de notation, le pays est contraint de restructurer une dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars par certains experts, alors que sa population souffre déjà de graves pénuries d’aliments et de médicaments, faute d’argent pour les importer.

Le Venezuela et la compagnie pétrolière d’État PDVSA sont déjà considérés comme étant en défaut de paiement partiel par plusieurs agences de notation, rappelle l’AFP.

Dans ce contexte, Caracas accuse Washington de «persécution financière», le Présidentaméricain Donald Trump ayant imposé fin août des sanctions économiques au Venezuela.* sputniknews- lundi 04 décembre 2017

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Jérusalem : vendredi de colère après l'annonce de Trump

**La reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël par les États-Unis provoque de vives tensions dans le monde arabe, et dans la communauté musulmane à travers le monde. des Palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence.*médias/ vendredi 08 décembre 2017

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Californie : plusieurs incendies hors de contrôle ravagent la région

Des incendies dévastateurs ont entraîné l’évacuation de plus de 230 000 habitants de Californie, placée en situation d’urgence

SOURCE AFP

Publié le 08/12/2017 
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Les pompiers de Californie tentaient vendredi de contenir les incendies qui ravagent la région de Los Angeles tandis que de nouveaux foyers se sont déclarés à San Diego et à Santa Barbara, entraînant des évacuations en masse. Selon le service météo de Los Angeles, les vents se sont un peu essoufflés (entre 50 et 80 km/h) par rapport à jeudi où ils ont atteint des vitesses dignes d’un ouragan de catégorie 1. Les conditions dans le sud de l’État restent « extrêmement dangereuses » avec un sol sec et des températures anormalement élevées, a prévenu l’agence de lutte contre les incendies Calfire. Le président Donald Trump a publié vendredi une déclaration d’urgence pour la Californie, permettant le déblocage de l’aide fédérale. Il a chargé le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) et l’Agence de gestion des situations d’urgences (Fema) de coordonner les opérations de secours. Peu avant midi, Calfire a indiqué que 212 000 habitants étaient toujours évacués. Plus de 230 000 habitants avaient dû quitter jeudi leur domicile depuis le départ des premiers feux lundi à Los Angeles et dans sa région, sur la côte ouest américaine. Environ 600 personnes ont été accueillies dans la nuit de jeudi à vendredi dans les centres d’hébergement de la Croix-Rouge.

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Quelque 8 700 pompiers étaient mobilisés vendredi, enchaînant les nuits blanches sur plusieurs fronts entre le Pacifique, les collines boisées d’Ojai, et en direction de San Diego. Dans le comté de San Diego, à environ une heure et demie au sud de Los Angeles, deux incendies cernaient la ville de Murrieta. Au sud, le foyer « Lilac » a consumé plus de 1 600 hectares en moins de 24 heures et les autorités ont ordonné l’évacuation des zones les plus menacées. Le feu « grandit à une vitesse d’expansion dangereuse » et a déjà détruit 65 bâtiments, selon les pompiers. Au nord, celui de « Liberty » a brûlé 120 hectares de végétation et n’était contenu qu’à 10 %. Dans cette zone, les services de secours ont fait état d’au moins quatre blessés, victimes de brûlures ou d’inhalation de fumée. Dans cette région rurale enfoncée dans les terres du désert californien, beaucoup de chevaux ont aussi dû être évacués à la hâte, mais certains n’ont pas survécu. Dans le centre équestre de San Luis Rey, au moins 25 chevaux sont morts brûlés, selon la presse locale.

Cliff Sise, un entraîneur, a dit sur la chaîne locale de télévision CBS8 avoir tenté en vain de secourir sa jument prisonnière d’une étable en feu : « Il faisait sombre, tout était chaud et elle ne sortait pas. (…) Elle a brûlé rapidement. » Dans le comté de Ventura, au nord-ouest de Los Angeles, plus de 2 500 soldats du feu luttaient contre le brasier le plus dévastateur. « Thomas » a détruit plus de 53 000 hectares et n’était contenu qu’à 10 %, selon le dernier bilan vendredi matin. Il a entraîné un décès, réduit en cendres plus de 400 structures depuis lundi et en a abîmé 85 autres. 15 000 bâtiments sont encore menacés par les flammes. Les appels aux dons en faveur des sinistrés se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Un lycée de Ventura a notamment demandé sur Twitter des produits de première nécessité et des produits sanitaires. « Thomas » se dirige vers le nord-ouest et menace la ville de Santa Barbara, que le gouverneur de Californie Jerry Brown a placé en situation d’urgence. Les opérations d’évacuation ont débuté jeudi. Plus près de Los Angeles, l’incendie « Skirball » a réduit en cendres plusieurs demeures du quartier de Bel-Air prisé des milliardaires. Plus de 700 résidences ont été évacuées.

Des flammes de plus de dix mètres de hauteur ont calciné la luxuriante végétation des collines où se dressent des maisons dignes de châteaux toscans ou de palais minimalistes. Le feu a frôlé la propriété et le vignoble du magnat des médias Rupert Murdoch, estimés à 30 millions de dollars. Il était maîtrisé à 30 %, selon un bilan jeudi soir. Partout dans les comtés de Los Angeles et de Ventura, les automobilistes traversaient des tronçons entourés de brasiers, tandis que des routes partiellement fermées aggravaient le trafic traditionnellement dantesque de la région. Selon le dernier bilan vendredi midi de Calfire, plus de 500 bâtiments ont été détruits par six incendies faisant rage dans l’État et 25 660 maisons sont menacées. Ils ont réduit en cendres 57 000 hectares. L’année 2017 a été la plus meurtrière en Californie à cause d’incendies. Plus de 40 personnes sont mortes en octobre dans plus d’une dizaine de feux qui ont ravagé une partie du nord viticole, ont rasé plus de 10 000 bâtiments et brûlé plus de 73 000 hectares.*.lepoint.fr / vendredi 08 décembre 2017

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«Lilac fire», «Liberty fire», «Thomas fire»…

Les incendies se multiplient en Californie

Attisés par des vents parfois de la force d’un ouragan, six incendies brûlent à travers tout le sud de la Californie. De plus en plus d’habitants doivent quitter leur domicile. À ce stade, 230.000 personnes ont été évacuées.

Ils s’appellent «Lilac Fire», «Liberty» ou encore «Thomas fire». Six incendies continuent de brûler à travers tout le sud de la Californie, de nouveaux foyers ayant surgi ce jeudi en direction de San Diego et de Santa Barbara. Depuis le début de la semaine, plusieurs milliers d’hectares ont été détruits, des dizaines de milliers d’habitants ont dû être évacués, une personne est décédée et deux autres ont été blessées.Le Figaro fait le point sur la situation.

• Six incendies attisés par des vents violents

L’agence de lutte contre les incendies Calfire a mis en ligne une carte pour situer tous les incendies qui ravagent les alentours de Los Angeles. Six sont encore actifs et sont représentés en rouge sur la carte: il y a le «Thomas fire», le «Rye fire», «Creek fire», «Skirball fire», le «Liberty fire» et le«Lilac fire». Trois autres, désignés en noir, ont pu être contenus: le «Meyers fire», le «Little Mountain Fire» et le «Riverdale Fire».

Les feux sont alimentés par des vents très violents. L’organisme Calfire a averti qu’ils allaient rester dignes d’un ouragan de catégorie 1 avec des rafales à 120 km/h ou plus jusqu’à samedi. Avec des températures anormalement élevées et une humidité nulle, ces trois éléments combinés vont créer des conditions «extrêmement dangereuses».

• De plus en plus d’habitants évacués

Depuis le départ des premiers feux lundi, plus de 230.000 personnes ont dû quitter leur domicile. Des milliers de pompiers épuisés ont enchaîné les nuits blanches sur plusieurs fronts entre le Pacifique, les collines boisées d’Ojai, et en direction de San Diego.

• Deux nouveaux incendies

Parmi les six incendies recensés par l’organisme Calfire, deux sont nouveaux: «le Lilac fire», qui a déjà consumé plus de 900 hectares et celui dit de «Liberty» qui menace des centaines d’habitations. Au moins deux personnes ont été blessées et une vingtaine d’habitations rasées en quelques heures. «On entend des tanks de propane exploser. Ça veut dire à chaque fois qu’une maison brûle. C’est très triste», a dit à la chaîne de télévision ABC une résidente près de la clôture d’un ranch.

Un pompier travaille au sommet d'une colline alors que le «Lilac fire» brûle à travers la zone de Bonsall, en Californie.

Dans cette région rurale enfoncée dans les terres du désert californien, beaucoup de chevaux ont aussi dû être évacués à la hâte. Certains n’ont pas survécu. Un entraîneur, Cliff Sise, a dit à la télé locale CBS8 qu’il a tenté en vain de secourir sa jument prisonnière d’une étable en feu: «il faisait sombre, tout était chaud et elle ne sortait pas. (…) Elle a brûlé rapidement».

Face au «Lilac fire», les chevaux sont évacués dans la précipitation dans le Bonsall en Californie.

Aux alentours de Los Angeles, l’incendie de Skirball, qui a réduit en cendres quatre demeures luxueuses du quartier de Bel-Air prisé des milliardaires, continue de brûler même s’il était maîtrisé jeudi à 20%.

• Des milliers d’hectares dévastés par le «Thomas fire»

C’est le brasier le plus dévastateur. Il a détruit à lui seul plus de 46.000 hectares et n’était contenu qu’à 5%, selon le dernier bilan communiqué. Il a entraîné un décès, réduit en cendres plus de 400 structures depuis lundi et en a abîmé 85 autres. 15.000 bâtiments sont encore menacés par les flammes. Kat Merrick a raconté sur ABC sur les ruines de sa maison de Ventura qu’elle avait vu en évacuant «des boules de feu» mais s’était sentie impuissante. «C’est notre maison, mais qu’est-ce qu’on peut faire?», a-t-elle confié les yeux rougis. «C’est une incroyable tragédie», a déploré Rick Macklin, porte-parole des pompiers du comté de Ventura.

Le feu ravage une maison dans le comté du Ventura, en Californie le 5 décembre 2017.

Toujours dans ce comté, des résidents tentaient désespérément de protéger leur maison, jetant des seaux d’eau sur les broussailles rougeoyantes au bord de la route. L’air du comté restait difficilement respirable et de nombreux habitants se déplaçaient avec un masque respiratoire sur le visage.

Un pompier regardant les flammes du «Lilac fire» dans la zone de Bonsall, en Californie le 7 décembre 2017

• De luxueux quartiers atteints par les flammes

Mercredi, les flammes de plus de dix mètres de l’incendie de Skirball ont calciné la luxuriante végétation des collines de Bel-Air où se dressent des demeures dignes de châteaux toscans ou de palais minimalistes. Le feu a frôlé la propriété et le vignoble du magnat des médias Rupert Murdoch, estimés à 30 millions de dollars. Onze autres demeures ont été abîmées dans cette zone où des milliers de personnes ont dû évacuer à la hâte mercredi, dont la mannequin Chrissy Teigen, épouse du chanteur John Legend. Par ailleurs, la prestigieuse université UCLA est restée fermée jeudi à cause des feux tout comme plusieurs autres facultés et près de 300 écoles.

• Une année meurtrière

L’année 2017 a été la plus meurtrière en Californie à cause d’incendies. Plus de 40 personnes sont mortes en octobre dans plus d’une dizaine de feux qui ont ravagé une partie du nord viticole et ont rasé plus de 10.000 bâtiments.

• Un jeune homme sauve un lapin des flammes du «Thomas Fire»

Dans ce désastre, une belle histoire reste à raconter. Un jeune garçon a fait preuve d’un immense courage pour secourir un lapin, coincé entre les flammes. Dans cette vidéo, on peut voir le jeune homme en short qui fuyait l’incendie s’arrêter brutalement pour sauver l’animal sauvage. Les médias américains ont salué «ce geste héroïque».*lefigaro. / vendredi 08 décembre 2017

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Russie, 10 ans de camp requis contre l’ex-ministre de l’Economie accusé de corruption

Le parquet russe a requis lundi dix ans de camp à régime sévère contre l’ex-ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, accusé d’avoir tenté d’extorquer un pot-de-vin à un influent homme d’affaires proche du président Vladimir Poutine.

En Russie, 10 ans de camp requis contre l'ex-ministre de l'Economie accusé de corruption

Il s’agit du responsable gouvernemental le plus haut placé arrêté et traduit devant la justice en Russie depuis l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine il y a 17 ans.

« Je demande de reconnaître coupable Alexeï Oulioukaïev et de le condamner à dix ans de camp à régime sévère », ainsi qu’à une amende de 500 millions de roubles (environ 7 millions d’euros), a déclaré le procureur, Boris Neporojny, lors de l’audience au tribunal Zamoskvoretski de Moscou.

Ministre de l’Economie entre 2013 et 2016, Alexeï Oulioukaïev, 61 ans, est accusé d’avoir exigé deux millions de dollars au puissant patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine, proche de M. Poutine, en échange d’une autorisation pour la vente à Rosneft de la part de l’Etat dans le producteur pétrolier Bachneft.

« La culpabilité du prévenu en ce qui concerne l’obtention d’un pot-de-vin est entièrement prouvée », a affirmé le procureur.

Arrêté en novembre 2016, M. Oulioukaïev a été pris en flagrant délit en train de recevoir un pot-de-vin, selon les enquêteurs.

Assigné à résidence depuis son arrestation, Alexeï Oulioukaïev nie ces accusations et affirme avoir cru que le sac qui lui a été remis alors, qui pesait 22 kilos, contenait du vin haut de gamme.

« Bien sûr, le prévenu savait que le sac contenait de l’argent (…) et il a personnellement pris ce sac avec le pot-de-vin de deux millions de dollars qui lui était destiné », assure pour sa part le procureur Boris Neporojny, en qualifiant d’ »absurdes » les explications de M. Oulioukaïev.

Arrestation choc

« Le prévenu a abusé de son pouvoir pour extorquer un pot-de-vin, et il a ainsi déshonoré les autorités russes et miné la confiance qu’on a en elles », a souligné M. Neporojny, en estimant qu’Alexeï Oulioukaïev « non seulement n’éprouvait pas de difficultés financières, mais vivait comme un coq en pâte ».

De son côté, Timofeï Gridnev, l’avocat de M. Oulioukaïev, a demandé au tribunal d’acquitter l’ancien ministre.

« M. Oulioukaïev ne pouvait pas extorquer un pot-de-vin de M. Setchine pour son feu vert à la privatisation de Bachneft », a-t-il assuré, en soulignant que son client n’avait pas le pouvoir de prendre une décision concernant cette privatisation et ne pouvait donc influencer l’affaire d’aucune façon.

Visiblement amaigri et pâle, Alexeï Oulioukaïev a réaffirmé lundi avoir été « provoqué » par Igor Setchine. « Je demande à être acquitté », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Selon la militante des droits de l’Homme Eva Merkatcheva, « dix ans dans un camp à régime sévère sont égaux à vingt ans dans un camp ordinaire ». Donc, pour Alexeï Oulioukaïev, « cela veut dire pratiquement une condamnation à mort », a-t-elle assuré à l’AFP.

L’arrestation surprise fin 2016 de l’ex-ministre dans les locaux de Rosneft avait provoqué une onde de choc en Russie.

Si de hauts fonctionnaires tombent régulièrement pour des affaires de corruption médiatisées, il s’agissait de la première interpellation d’un ministre en exercice depuis la fin de l’URSS.

M. Oulioukaïev s’était longtemps opposé à la vente de la part de Bachneft à Rosneft, mais celle-ci avait fini par aboutir après avoir reçu le soutien de Vladimir Poutine.

Cette opération avait constitué la plus grosse cession d’actifs réalisée en 2016 par l’Etat russe, qui souhaitait ainsi renflouer son budget plombé par l’effondrement des cours du pétrole.

Tout en clamant son innocence, Alexeï Oulioukaïev ne cesse d’accuser Igor Setchine de l’avoir piégé. Convoqué à plusieurs reprises en tant que témoin, M. Setchine ne s’est jamais présenté à l’audience.

Ancien chef de l’administration présidentielle, Igor Setchine côtoie Vladimir Poutine depuis les années 1990. Il est considéré comme l’artisan de la transformation de Rosneft de modeste société publique à une multinationale géante par des coups boursiers mais aussi grâce à des décisions judiciaires controversées.* afp + lepoint  lundi 04 décembre 2017

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**France:

Le credo de Blanquer sur les neurosciences inquiète des chercheurs

Le credo de Blanquer sur les neurosciences inquiète des chercheurs

**Alors que le ministre souhaite s’en inspirer pour revoir les méthodes d’apprentissage, cinquante-six spécialistes, dont le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, craignent leur «prédominance» dans l’approche gouvernementale de l’école. Ce pourrait être un avant-goût des «bonnes méthodes pédagogiques» voulues par Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale. Parmi les contenus pédagogiques mis récemment en place sur le site du ministère, l’un d’eux fait débat. On y voit le modèle – très détaillé – d’une journée de classe de cours préparatoire: de 9 h 10 à 9 h 20, calcul mental, de 9 h 20 à 10 h 10, conscience phonémique, principe alphabétique et lecture de syllabes à voix haute, de 10 h 10 à 10 h 30, vocabulaire, etc. Si ce modèle est donné à titre «indicatif», certains enseignants ont vu rouge, le jugeant normatif et trop axé sur la méthode d’apprentissage …*lefigaro- 04 décembre 2017

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