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20 11 2015

*La Turquie a abattu un avion de combat russe près de la frontière syrienne.

La Turquie a abattu un avion de combat russe

Ce matin du mardi 24 novembre 2015, la Turquie a abattu un avion de combat russe (un Su-24) près de sa frontière syrienne. Il n’a jamais quitté l’espace aérien syrien alors que la Turquie affirme que l’appareil a violé son espace aérien. 

** Un des deux pilotes de l’avion russe abattu par la Turquie a été tué par des rebelles syriens alors qu’il atterrissait après s’être éjecté de l’appareil. Les deux pilotes de l’avion se sont éjectés. Si le second pilote est toujours porté disparu, le premier a été tué par des rebelles syriens. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrent des images présentées comme celles du pilote mort entouré de rebelles de différentes factions syriennes. Selon les sources, l’avion (Su-24) se trouvait « exclusivement au-dessus du territoire de la Syrie ». En revanche, CNN Turk a rapporté que l’avion russe a été abattu par deux chasseurs F-16, après avoir violé l’espace aérien turc. 

**Poutine: « Un coup de poignard dans le dos »

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Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé mardi « un coup de poignard dans le dos » d’Ankara. Au passage, il a qualifié les autorités turques de « complices des terroristes ». « Les événements tragiques d’aujourd’hui vont avoir des conséquences sérieuses sur les relations russo-turques« , a-t-il assuré. »La perte d’un avion aujourd’hui est un coup de poignard dans le dos qui nous a été porté par les complices des terroristes », a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse en présence du roi de Jordanie Abdallah  »Je ne peux qualifier autrement ce qu’il s’est passé aujourd’hui. (…) Nous ne tolérerons jamais que des crimes comme celui d’aujourd’hui soient commis », a poursuivi le président russe. Selon le président russe, l’avion a été touché en Syrie à un kilomètre de la frontière turque et s’est écrasé à quatre kilomètres, en territoire syrien. Ankara affirme que l’avion avait pénétré dans son espace aérien. 

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« Bien sûr, nous allons analyser tout ce qu’il s’est passé. Et les événements tragiques d’aujourd’hui vont avoir des conséquences sérieuses sur les relations russo-turques », a indiqué le président russe à Sotchi (sud de la Russie).

« Nous avons toujours eu avec la Turquie des bonnes relations de voisinage mais plus encore des relations amicales avec le gouvernement. Je ne sais pas qui avait besoin de ce qu’il s’est passé aujourd’hui. Sûrement pas nous », a asséné M. Poutine. 

Le président russe a en outre regretté qu’Ankara ait demandé une réunion extraordinaire de l’Otan, dont elle est membre, au lieu de discuter de ce problème directement avec Moscou. Selon des sources rebelles et des militants de l’opposition syrienne, un pilote russe de l’avion abattu a été tué tandis que le deuxième est porté disparu.

Moscou déconseille aux Russes tout voyage en Turquie
Les autorités russes déconseillent à leurs concitoyens tout voyage en Turquie en raison de la menace terroriste, a annoncé mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov après qu’un bombardier russe a été abattu par l’aviation turque.

« Le nombre de manifestations de terrorisme sur le territoire turc n’est pas moindre, selon nos estimations, qu’en Egypte. Nous déconseillons donc à nos concitoyens de se rendre en Turquie à des fins touristiques ou autres », a déclaré M. Lavrov à la télévision.

La Turquie constitue la principale destination touristique des Russes avec l’Egypte. Plus de trois millions de touristes russes se sont rendus en Turquie en 2014. Le tour-opérateur Natali Tours, l’un des plus importants de Russie, a déjà prévenu qu’il comptait suspendre la vente de séjours en Turquie, selon son directeur Vladimir Vorobiev cité par l’agence TASS.

« Nous allons demander à tous les voyagistes fonctionnant avec la Turquie combien de touristes russes s’y trouvent », a indiqué le directeur de l’agence fédérale du Tourisme, Oleg Safonov.

Un « devoir » de protéger les frontières
De son côté, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a justifié la décision de ses forces armées d’abattre l’avion, qui avait selon Ankara violé son espace aérien, en affirmant qu’il était de son « devoir » de tout faire pour protéger ses frontières. Les autorités turques ont convoqué mardi le chargé d’affaires russe à Ankara. L’attaché militaire turc à Moscou a lui été convoqué par le ministère russe de la Défense.*mardi 24/11/15 -Source: Belga

***Vladimir Poutine : les Turcs « vont regretter ce qu’ils ont fait »

 jeudi 3 décembre 2015 | Par Walid Hamada | tsa
Vladimir Poutine, président de la Russie (© Reuters)

VLADIMIR POUTINE, PRÉSIDENT DE LA RUSSIE 

La guerre des mots se poursuit entre la Russie et la Turquie depuis l’incident du Soukhoï-24 russe abattu par l’aviation turque le 24 novembre. Le président russe Vladimir Poutine durcit le ton. « La Turquie regrettera d’avoir abattu un bombardier SU-24 russe près de la frontière syrienne le 24 novembre », a-t-il déclaré, ce jeudi 3 décembre, à Moscou lors de son adresse annuelle devant les parlementaires, le gouvernement et les gouverneurs des régions de Russie.

« Nous n’oublierons jamais (…) ceux qui ont tiré dans le dos de nos pilotes. Je ne comprends pas pourquoi ils ont fait ça. Seul Allah le sait. (…) Ils vont regretter ce qu’ils ont fait. Ceux qui croient que la réplique de la Russie se limitera à des sanctions commerciales se trompent », a-t-il ajouté.

Ces déclarations de Poutine interviennent après les accusations de Moscou contre le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille, fils et gendre. Ces derniers sont accusés de commercer avec Daech.

Le Président turc a réfuté ces accusations en allant jusqu’à dire qu’il quitterait ses fonctions si les relations commerciales de son pays avec l’État islamique sont prouvées : « Nous ne sommes pas malhonnêtes au point de procéder à ce genre de commerce avec des groupes terroristes. Tout le monde doit le savoir », a-t-il estimé.*jeudi 3 décembre 2015 | Par Walid Hamada | tsa

*Ankara coopère étroitement avec le groupe terroriste Daech.

*Le faux pas d’Erdogan et ses suites

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Au lendemain du grave incident turco-russe, le président Recep Erdogan, comme s’il prenait conscience des dangers de l’escalade qu’il avait impulsée, avait tenté d’apaiser les tensions entre les deux pays. Il avait dû être également alerté par le soutien très minimal de ses alliés de l’Otan qui n’ont pas dissimulé leur agacement.

Le chef de l’État turc, profitant de sa présence aux cérémonies d’ouverture de la COP 21 à Paris, a fait la proposition d’un face-à-face à Vladimir Poutine. Mais ce dernier a refusé, accusant Ankara de soutenir Daech.

La fin de non-recevoir de Vladimir Poutine a piqué au vif Recep Erdogan. Ce dernier a non seulement confirmé que la Turquie ne présenterait pas d’excuses mais il a vivement rejeté les accusations de coalition avec Daesh, contraire « au code de l’honneur de notre culture », selon lui.

Le mode de défense du « sultan d’Ankara » relève quelque peu de la rodomontade. Jeudi dernier, l’Exécutif turc a fait arrêter, pour « terrorisme », « espionnage » et « divulgation de secrets d’État », deux journalistes turcs du journal Cumhuriyet qui avait fait état de livraison d’armes par la Turquie aux rebelles islamistes syriens. En mai, Cumhuriyet avait diffusé des photos et une vidéo de l’interception par des gendarmes, en janvier 2014 à la frontière syrienne, de camions appartenant aux Services secrets turcs (MIT) et transportant des armes destinées à des rebelles islamistes syriens.

D’autres éléments ont confirmé la coopération des services turcs avec Daesh. Le Guardiana ainsi fait état de documents saisis par les forces spéciales américaines en marge du raid mené contre un responsable de Daesh au mois de mai. Surnommé « l’émir du pétrole et du gaz » de l’État islamique, le terroriste avait dans son disque dur des éléments révélant sa relation avec des officiels turcs.

Les mauvais calculs d’Erdogan

En fait, vis-à-vis de la Syrie, ancienne colonie ottomane et pays frontaliers (822 km de frontière terrestre commune), la Turquie ne pouvait rester indifférente à la décomposition du régime el-Assad. Le baasisme est une idéologie guère goûtée par le parti islamo-conservateur de Recep Erdogan. Pire : Damas conteste toujours depuis l’effondrement de l’empire turc, la souveraineté d’Ankara sur la région du Hatay, au nord-ouest de la Syrie, qui fut indépendante jusqu’en 1938, puis rattachée à la Turquie.

À l’inverse, il existe en Syrie une population turkmène turcophone, elle-même inquiète de l’éclatement de l’État syrien.

L’Exécutif turc a suivi avec attention l’effondrement progressif de l’Irak et de la Syrie pour les conséquences de cette situation sur sa propre sécurité. Mais il y a également vu une occasion pour développer son leadership régional.

Comme le note le Hufftington Post, « si Recep Erdogan a donc vu d’un bon œil l’émergence de l’État islamique, c’est parce que ce groupe menace dans le même temps Bachar el-Assad et les combattants kurdes ».

Le président turc tentait via l’EI de précipiter le départ de Bachar el-Assad afin de permettre l’instauration d’un régime sunnite de l’autre côté de sa frontière. Sûr de lui, il expliquait au mois d’août que Poutine allait « lâcher Assad ». Mais le soutien militaire russe au régime de Bachar est venu troubler les schémas théoriques du gouvernement turc. D’où la tentation d’une provocation. Mais la décision d’aller défier Moscou en abattant l’un de ses avions apparaît toutefois comme un faux pas d’Erdogan.

Tout d’abord, parce que Poutine a un sacré mauvais caractère et que l’Exécutif russe cherche également des explications à fournir à sa propre population sur le fait que l’offensive militaire déclenchée en septembre ne serait pas aussi victorieusement rapide que promis.

La Russie est aussi plus puissante, sur un plan régional et international, que la Turquie. Si Moscou n’envisage pas, à ce jour, de rentrer dans une escalade militaire, l’État russe peut davantage renforcer son assistance à Bachar el-Assad et surtout l’aide militaire qu’il peut apporter aux combattants kurdes. La Russie peut enfin mener des représailles sur le plan économique. C’est ce qu’elle a commencé à faire.

Représailles économiques russes

« Les embargos russes vont nous coûter très cher », confiait en privé un membre de la délégation turque, en marge de la Cop 21. Les échanges commerciaux entre les deux pays avaient pourtant beaucoup progressé ces dernières années. La Russie est le premier fournisseur de la Turquie, surtout par ses livraisons de gaz, et son troisième client. Il y a un an Recep Erdogan et Vladimir Poutine s’étaient promis de tripler le volume de leurs échanges pour les faire passer de 32 milliards de dollars en 2013 à 100 milliards à l’horizon 2023.

L’embargo russe va dorénavant toucher de nombreux secteurs mais à cette heure, il reste plus symbolique que réellement agressif.

Moscou a également annoncé le gel des visas touristiques. La Russie fournit le deuxième contingent de visiteurs annuel de la Turquie, derrière l’Allemagne. Les pertes du secteur, en cas de gel absolu du tourisme russe, pourraient tourner autour de 3 milliards de dollars, soit 0,4% du PIB turc.

Autre mesure plus symbolique que réelle, le vice-Premier ministre russe, Arkadi Dvorkovitch, a annoncé lundi que son embargo viserait d’abord les fruits et légumes turcs. Une perte autant pour les commerçants turcs que pour les consommateurs russes déjà privés des exportations européennes. Les exportations de produits alimentaires turcs avaient largement bénéficié de l’embargo décrété par Moscou contre les agriculteurs européens, en représailles aux sanctions financières de Bruxelles pour cause de crise ukrainienne.

En revanche, La Russie est le principal fournisseur d’énergie de la Turquie (55% de ses besoins en gaz et 30% de ceux en pétrole) mais elle n’envisage pas pour l’instant de frapper le gouvernement turc dans ce secteur.*mercredi 2 décembre 2015 | Par Pierre Morville, à Paris | tsa

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*La Russie accuse Washington de « couvrir » le trafic de pétrole de l’organisation terroriste Daech vers la Turquie

L’armée russe a accusé samedi les Etats-Unis de « couvrir » le trafic de pétrole vers la Turquie depuis les zones contrôlées par l’organisation Etat islamique en Syrie, après que Washington eut jugé « insignifiantes » les quantités concernées.

« Quand des responsables américains déclarent ne pas voir comment le pétrole des terroristes est transporté en Turquie en contrebande, ce n’est même pas de la sournoiserie, cela sent la volonté de couvrir ces actes », a écrit le ministère de la Défense sur sa page Facebook. « Ces derniers temps, les déclarations du Pentagone et du département d’Etat s’apparentent à un théâtre de l’absurde », a-t-il ajouté, conseillant à Washington de « consulter les vidéos prises par ses drones qui sont d’ailleurs ces derniers temps trois fois plus nombreux qu’avant à la frontière turco-syrienne et au-dessus des zones pétrolières ». Depuis la destruction d’un bombardier russe le 24 novembre par l’aviation turque à la frontière syrienne, la Russie accuse la Turquie de tirer profit de la contrebande d’or noir en provenance des jihadistes. Photos satellites et vidéos à l’appui, l’armée russe a présenté mercredi ce qu’elle considère comme des preuves de ce trafic et mis en cause personnellement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille. Certes de petites quantités de pétrole passent la frontière turco-syrienne dans des camions-citernes, ont reconnu des responsables américains vendredi, mais pas dans des proportions qui peuvent intéresser aux plus hauts niveaux de l’Etat.« La quantité de pétrole introduite en contrebande est extrêmement faible, a décru avec le temps et est insignifiante en terme de volume, à la fois en volume de pétrole et en volume de revenus », a indiqué vendredi Amos Hochstein, coordinateur sur les questions d’énergie à l’international au sein du département d’Etat américain. Des responsables américains ont expliqué que la campagne de bombardements aériens a considérablement endommagé les infrastructures pétrolières des jihadistes qui contrôlent de larges pans de territoires en Syrie et en Irak. Le pétrole extrait par l’EI, ajoutent-ils, est de toutes façons largement utilisé en Syrie. La contrebande pétrolière représente l’une des principales sources de financement de l’organisation ultra-radicale, qui en tire, selon des estimations, 1,5 million de dollars de revenus par jour.*samedi 5/12/15 -Source: AFP

*Les forces américaines n’ont plus de bombes pour bombarder Daech!?

*Une autre trouvaille pour masquer leur incapacité ou leur manque de volonté

Les forces armées américaines épuisent leurs stocks de munitions pour bombarder Daech plus vite qu’elles ne peuvent les reconstituer », a déclaré le chef de l’armée de l’air américaine. Les « adversaires potentiels des États-Unis, la Russie et la Chine », suivent avec attention les difficultés de Washington face aux djihadistes « mal armés ».

Bien que le nombre de sorties soit bien en-dessous de celui du rythme opérationnel des deux guerres du Golfe ou du Kosovo, Mark Welsh, chef d’état-major de l’armée de l’air américaine, a affirmé que les munitions s’épuisaient trop rapidement.

« Nous dépensons nos munitions plus vite que nous ne pouvons les réapprovisionner », a déclaré Mark Welsh, cité par le Washington Times. « Nous avons besoin d’être financés pour assurer notre préparation à un long combat ».

Le journal américain précise que l’aviation américaine a utilisé plus de 20.000 bombes et missiles pour lutter contre Daech (Etat islamique).

Au départ, personne n’avait invité la Russie et l’Iran, mais désormais les États-Unis appellent activement Moscou à se joindre à cette coalition quand la Russie, au contraire, invite les USA à rejoindre sa propre formation pour combattre l’EI.

Et si la configuration comme la composition de ce groupe d’alliés initié par Moscou sont parfaitement transparentes et claires (en fait, tous ces pays sont les voisins de la Syrie), on ne peut pas dire de même de la version américaine.

Une coalition officielle pour lutter contre l’EI a été réunie par les USA en août 2014, regroupant aussi bien des pays en particulier que des groupes entiers de représentants de l’Otan, de la Ligue arabe et de l’UE, cela devait montrer la cohésion d’organisations très différentes et l’union des efforts contre le terrorisme.

L’aviation des Etats-Unis et de leurs alliés bombardent les positions de l’EI en Syrie depuis près d’un an, et ce, sans avoir reçu l’aval du Conseil de sécurité de l’Onu ni du gouvernement syrien.

La Russie mène une opération contre le groupe djihadiste Etat islamique en Syrie depuis le 30 septembre, à la demande du président syrien Bachar el-Assad.

Le groupe aérien russe déployé en Syrie comprend plus de 50 avions et hélicoptères dont des chasseurs Su-30SM, des bombardiers Su-24M et Su-34 et des avions d’attaque au sol Su-25.(Agence)-dimanche 06 décembre 2015

**La Chine soutient la Russie

La Chine se prononce en faveur de l’opération aérienne russe en Syrie et contre les doubles standards dans le domaine de la lutte anti-terrorisme.

La Chine soutient l’opération aérienne russe contre les terroristes en Syrie et a appelé la communauté internationale à créer une force antiterroriste conjointe, a communiqué la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying sur la chaîne de télévision Press TV.

Hua Chunying a notamment déclaré: « Nous avons toujours soutenu les actions antiterroristes conformes aux normes du droit international et menées avec le consentement ou l’approbation des pays concernés. Nous appelons également la communauté internationale à former une force antiterroriste unie et à étendre la coordination des efforts et les échanges d’informations ».

La diplomate a ajouté que Pékin s’opposait au terrorisme sous toutes ses formes et aux doubles standards dans les questions relatives à la lutte contre le terrorisme. Elle a appelé la communauté mondiale à mener les opérations antiterroristes conformément aux principes de l’Onu.

Entre-temps, le ministère russe de la Défense a annoncé qu’au cours de la semaine dernière les avions russes avaient frappé près de 1.500 cibles en Syrie.

Des sources appartenant à l’opposition syrienne rapportent qu’un chef militaire d’Al-Qaïda a été blessé lors d’un bombardement russe dans la province de Lattaquié.

Depuis le 30 septembre dernier, la Russie effectue des frappes aériennes sur les positions de Daech et d’autres groupes terroristes en Syrie.

La décision russe, accueillie avec liesse en Iran et en Irak, s’est attiré les critiques des gouvernements occidentaux et de certaines de leurs alliés régionaux.(Agence)–dimanche 06 décembre 2015

* quatre navires russes saisis par la Turquie dans la mer Noire

La Turquie a saisi samedi quatre navires russes près du port de Samsun, dans le nord de la mer Noire, a rapporté dimanche l’agence de presse turque Ihlas, citant les autorités locales.

« Les autorités turques ont saisi les quatre navires battant pavillon russe en raison de l’absence de documents, dont trois ont quitté la Turquie après avoir complété les papiers nécessaires, tandis que le quatrième est encore saisi au port », ont déclaré des responsables du port, cités par l’agence, précisant que « la semaine dernière, la Russie a interdit à cinq navires turcs de naviguer vers son port, Novorossisk ».

Les relations entre Moscou et Ankara, autrefois partenaires privilégiés, sont au plus bas depuis le crash d’un bombardier Su-24, abattu par l’aviation turque près de la frontière syrienne.

L’accident a causé la mort de deux soldats, premières pertes de l’armée russe en Syrie depuis le début de son intervention le 30 septembre.(Aps)*dimanche 06 décembre 2015

**L’Irak a donné dimanche 48 heures à la Turquie pour retirer des troupes qui ont pénétré sur son territoire illégalement, prévenant qu’Ankara devrait sinon faire face à « toutes les options disponibles » y compris un recours au Conseil de sécurité de l’ONU. Bagdad, qui peine à affirmer sa souveraineté au moment où l’envoi de soldats étrangers pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) fait débat en Irak, a fait état d’un déploiement sur le sol irakien de troupes turques avec des chars et de l’artillerie, sans permission.

« Dans le cas d’un non retrait de ces forces dans les 48H, l’Irak va user de son droit au recours à toutes les options disponibles », y compris en faisant appel au Conseil de sécurité, a déclaré le cabinet du Premier ministre, Haider al-Abadi, dans un communiqué. Dans la pratique, les options de l’Irak sont principalement diplomatiques, ses forces étant prises par la lutte contre l’EI alors qu’Ankara dispose d’une armée de loin plus puissante.

La Turquie dispose de troupes dans une base de la province de Ninive pour entraîner des volontaires irakiens sunnites en vue d’une reconquête de Mossoul, deuxième ville d’Irak tombée aux mains de l’EI en juin 2014. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a minimisé samedi ce nouveau déploiement évoquant une « rotation normale » et de « renfort pour faire face à des risques de sécurité ». « Ce n’est pas un nouveau camp », a-t-il poursuivi, ajoutant que « le camp de Bashika, à 30 km au nord de Mossoul, est un camp d’entraînement établi en soutien des volontaires qui combattent le terrorisme ».

« Nous avons déjà formé et nous allons continuer à former nos frères irakiens qui combattent Daech (l’acronyme arabe du de l’EI) à Bashika et ailleurs », a poursuivi M. Davutoglu. Mais les autorités du Kurdistan irakien ont de leur côté indiqué que « le gouvernement turc avait envoyé ces derniers jours les experts et l’équipement nécessaires dans le but d’agrandir le camp ».

Le ministre irakien de la Défense, Khaled al-Obeidi, a lui aussi demandé le retrait des forces turques. Les relations entre Bagdad et Ankara ont évolué récemment mais restent tendues en raison des liens de la Turquie avec la région autonome du Kurdistan irakien et des divergences sur le conflit en Syrie. Le déploiement turc représente un nouveau défi pour le Premier ministre irakien qui a durci le ton cette semaine en proclamant que tout envoi de troupes étrangères sur le sol irakien serait considéré comme un « acte hostile ».(Afp)*dimanche 06 décembre 2015

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*Réunion extraordinaire de l’Otan

L’Otan devait tenir une « réunion extraordinaire » mardi après-midi à Bruxelles « à la demande de la Turquie » afin que celle-ci « informe les alliés » au sujet de l’avion russe abattu mardi, a indiqué une porte-parole de l’Alliance atlantique. Par ailleurs, un responsable de la défense américaine a déclaré que l’armée américaine n’était « pas impliquée » dans cet incident.

« A la demande de la Turquie, le Conseil de l’Atlantique nord » (CAN, principal forum de consultation politique de l’Otan), « tiendra une réunion extraordinaire à 17h00 (locales) », a indiqué cette porte-parole, Carmen Romero.  Ce conseil est composé des ambassadeurs des 28 pays membres de l’Alliance atlantique, dont la Turquie fait partie. « L’Otan suit la situation de près. Nous sommes en contact étroit avec les autorités turques », a ajouté la porte-parole à propos de l’incident le plus grave depuis le début de l’intervention de Moscou aux côtés du régime de Damas.Le 5 octobre, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, avait appelé « la Russie à pleinement respecter l’espace aérien de l’Otan et à éviter une escalade des tensions avec l’Alliance ».« En Syrie, nous avons observé une escalade inquiétante des activités militaires russes », avait-il déclaré, trois jours plus tard, le 8 octobre, au cours d’une réunion des 28 ministres de la Défense de l’Alliance à Bruxelles.« Ceci est particulièrement pertinent au regard des violations récentes de l’espace aérien de l’Otan par des avions russes », avait-il estimé après qu’Ankara eut vivement dénoncé des incursions aériennes russes à la frontière turco-syrienne.L’avion de combat Su-24 « Fencer » dans la terminologie de l’Otan) abattu mardi par l’aviation turque appartient à l’armée russe mais n’a jamais quitté l’espace aérien syrien, a assuré mardi le ministère russe de la Défense alors que la Turquie affirme que l’appareil a violé son espace aérien.L’armée américaine « pas impliquée »
L’armée américaine n’est « pas impliquée » dans l’incident au cours duquel l’armée turque a abattu mardi un avion militaire russe qui avait, selon elle, violé l’espace aérien turc à la frontière avec la Syrie, a déclaré un responsable de la défense américaine.« Nos alliés turcs nous ont informé que leurs avions militaires avaient abattu un avion de combat russe près de la frontière syrienne après que celui-ci a violé l’espace aérien turc mardi », a rapporté ce responsable s’exprimant sous couvert d’anonymat. « Nous pouvons confirmer que les Etats-Unis n’étaient pas impliqués dans cet incident », a-t-il ajouté.Les Etats-Unis ont une forte présence militaire en Turquie, d’où ils font décoller des avions depuis la base aérienne d’Incirlik, dans le cadre de la coalition antidjihadistes qu’ils conduisent en Irak et en Syrie.*mardi 24/11/15 -Source: Belga

**La Russie va déployer sur sa base aérienne de Hmeimim en Syrie des systèmes de défense antiaérienne S-400, après que la Turquie ait abattu un avion russe à la frontière syrienne. Le déploiement de ces batteries antimissiles de dernière génération va compléter les mesures annoncées mardi soir par l’état-major de l’armée russe : envoi près de la province de Lattaquié (nord-ouest de la Syrie) du croiseur lance-missiles Moskva de la flotte russe, équipé de systèmes antiaériens, et le fait que les bombardiers russes voleront désormais sous la protection de chasseurs*médias-mercredi 25 novembre 2015

**La Russie ne va pas faire la guerre à la Turquie

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé mercredi que la destruction d’un avion russe par la chasse turque, la veille à la frontière entre la Syrie et la Turquie, était un acte prémédité qui aurait des conséquences sur les négociations de Vienne consacrées au conflit syrien. Il a ajouté que la Russie n’avait pas l’intention de se lancer dans une guerre contre la Turquie mais allait revoir « sérieusement » ses relations avec ce pays à la lumière de ce grave incident. Pour Sergueï Lavrov, ce n’est un secret pour personne que les terroristes utilisent le territoire turc dans le cadre de leurs opérations. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a dit mercredi, souhaiter éviter l’escalade de la tension entre les deux pays. À Moscou, le président Vladimir Poutine a accusé les dirigeants turcs d’avoir encouragé l’islamisation de leur société. « Ce que nous observons depuis un certain nombre d’années, c’est un régime turc qui mène une politique délibérée de soutien à l’islamisation de son pays », a-t-il déclaré. *médias-mercredi 25 novembre 2015

**Avion russe abattu : le second pilote « récupéré par l’armée syrienne »

L’un des deux pilotes de l’avion de chasse russe abattu par l’armée de l’air turque mardi aurait été récupéré par l’armée syrienne et devrait regagner la base aérienne russe, a déclaré mercredi l’ambassadeur russe en France, Alexandre Orlov. « Quand l’avion a été abattu, les deux pilotes se sont éjectés de l’appareil, l’un a d’abord été blessé quand il est descendu avec son parachute, puis il a été achevé d’une façon tout à fait sauvage sur le sol, par terre, par les djihadistes qui étaient dans la région », a expliqué Alexandre Orlov ce mercredi. « Et l’autre a pu s’échapper et d’après les dernières informations, il a été récupéré par l’armée syrienne et doit regagner la base aérienne russe », a-t-il ajouté.*médias-mercredi 25 novembre 2015

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**Les frappes britanniques en Syrie, sont « illégales » et constituent un « soutien au terrorisme » 

*Vous ne pouvez pas battre les groupes terroristes sans coopérer avec des troupes au sol. 

Les frappes aériennes menées depuis jeudi par le Royaume-Uni contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie sont « illégales » et vont être « un soutien au terrorisme », a affirmé le président syrien Bachar el-Assad dans une interview au Sunday Times.

"La Syrie n'est pas le terreau de l'EI"

« Cela va être préjudiciable et illégal et cela va être un soutien au terrorisme », a affirmé le président syrien dans cette interview publiée dans le quotidien dominical, en évoquant ces frappes autorisées mercredi soir par le parlement britannique.

« Vous ne pouvez pas les (le groupe EI: NDLR) battre avec seulement des frappes aériennes. Vous ne pouvez pas les battre sans coopérer avec des troupes au sol. Vous ne pouvez pas les battre si vous n’avez pas l’approbation du peuple et du gouvernement », a-t-il martelé.

Le président syrien a également ironisé sur les « 70.000 combattants syriens modérés » évoqués par le Premier ministre britannique David Cameron sur lesquels la coalition pourrait s’appuyer au sol. « Où sont-ils? Où sont les 70.000 modérés dont il parle? Il n’y en a pas 70.000. Il n’y en a pas 7.000″, a-t-il affirmé.

Bachar el-Assad a au contraire fait l’éloge de l’intervention russe dans son pays, qu’il a qualifiée de « légale » car répondant à « une demande » de sa part.

« Combien y a-t-il de cellules extrémistes maintenant en Europe? Combien d’extrémistes avez-vous exportés de l’Europe à la Syrie? Le danger c’est l’incubateur.

Les Russes l’ont bien compris. Ils veulent protéger la Syrie, l’Irak, la région et même l’Europe. Je n’exagère pas en disant qu’ils protègent aujourd’hui l’Europe », a-t-il fait valoir.

Interrogé sur une possible intervention au sol de soldats russes, Bachar el-Assad a répondu que le sujet « n’avait pas encore été discuté », ajoutant: « je ne pense pas que nous en ayons besoin maintenant parce que les choses évoluent dans le bon sens ».

Bachar al-Assad a également maintenu la porte ouverte à une coopération avec les pays occidentaux, s’ils sont « vraiment prêts à nous aider à combattre le terrorisme ».

« S’ils sont prêts, nous les accueillerons », a-t-il dit. « Nous sommes pragmatiques. Au final, nous voulons régler la situation en Syrie et éviter davantage d’effusion de sang », a-t-il encore affirmé.

Interrogé pour savoir s’il se présenterait à la présidence de son pays, en cas d’organisation d’élections, il a répondu: « si un accord est trouvé sur un tel processus, je suis, comme tout autre Syrien, en droit de me présenter ». « Ma décision sera alors basée sur ma capacité à agir et (dépendra du fait de savoir) si j’ai le soutien du peuple syrien », a-t-il dit.(Afp)-dimanche  06/12/2015 |

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*Manifestations à Londres contre les frappes britanniques en Syrie

La Grande-Bretagne a conduit ses premières frappes aériennes en Syrie contre les positions du groupe Etat islamique jeudi matin, quelques heures seulement après le feu vert du Parlement, a annoncé le ministère de la Défense.

Des Tornado de la Royal Air Force ont « effectué la première opération offensive au-dessus de la Syrie lors de laquelle ils ont conduit des frappes », a souligné un porte-parole du ministère. Le ministère de la Défense a pour l’instant refusé de détailler les cibles visées par les quatre Tornado ayant décollé dans la nuit de la base de la RAF à Chypre.
Ces frappes interviennent quelques heures seulement après que le Parlement a approuvé massivement l’extension à la Syrie des raids aériens que la Grande-Bretagne effectuait déjà en Irak contre l’EI. Le Parlement a voté par 397 voix pour, 223 voix contre, en faveur des frappes.

Obama apprécie
Le président américain Barack Obama, qui dirige la coalition alliée en Syrie, a également salué le vote, soulignant que les Etats-Unis attendaient avec impatience que les forces aériennes britanniques se joignent aux opérations en Syrie.

Décision controversée
La décision ne fait pas cependant l’unanimité au Royaume-Uni, et même le quotidien conservateur The Times publiait jeudi un éditorial de Matthew Parris relevant amèrement que la seule justification donnée était « que la Grande-Bretagne ne doit pas rester de côté », sans tirer les leçons de l’Irak et la Libye, où une victoire militaire a été suivie du chaos par manque de préparation sur l’après intervention.*3/12/15 -Source: Belga

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12.000 réfugiés syriens bloqués à la frontière avec la Jordanie

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a prié mardi la Jordanie d’ouvrir le passage aux près de 12.000 réfugiés syriens bloqués à ses frontières et dont la situation humanitaire se détériore.

Des centaines de migrants et de réfugiés syriens bloqués à la frontière entre la Turquie et la Grèce le 18 septembre dernier.  AFP

« Les vies de ces réfugiés seront menacées dans les mois à venir », a déclaré Melissa Fleming, porte-parole du HCR, lors d’un point presse organisé à Genève. « C’est pourquoi le HCR demande aujourd’hui au gouvernement jordanien de laisser passer les réfugiés bloqués aux frontières du pays. »
Le HCR demande notamment à Amman de laisser passer les plus vulnérables et les enfants.(Reuters)–mardi 8 décembre 2015

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Tunisie : au moins 14 morts dans un attentat contre la garde présidentielle 

binajd18h20 : Au moins 14 personnes sont mortes et 11 autres ont été blessées dans l’explosion à bord d’un bus de la garde présidentielle, mardi dans le centre de Tunis, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui, affirmant qu’il s’agissait d’un « attentat ».

18h04 : Un attentat a visé mardi un bus de la sécurité présidentielle dans le centre-ville de Tunis, faisant au moins 11 morts, selon un premier bilan fourni par des sources locales.

Alors que le porte-parole de la présidence Moez Sinaoui a déclaré qu’il s’agissait d’ « un attentat » et que l’explosion ciblant un bus de la garde présidentielle sur l’avenue Mohamed-V a fait des morts et des blessés parmi les agents.

Selon des sources locales, le véhicule était stationné devant l’ancien siège du parti Rassemblement constitutionnel démocratique, au niveau de l’avenue Mohamed V. *Par Lila Ghali | mardi 24/11/2015 | .algerie1.com/

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*Prise d’otages à Bamako:

sept algériens libérés sains et saufs

*de hauts responsables, cadres de l’Etat d’une délégation officielle algérienne

Une délégation officielle algérienne, hébergée à l’hôtel  Radison à Bamako (Mali), prise en otage vendredi matin par un groupe d’assaillants, a été libérée et ses six cadres de l’Etat sont sains et saufs, a déclaré à l’APS  M.Ramtane Lamamra, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la  coopération internationale.         

La libération de cette délégation, composée notamment de diplomates, est intervenue grâce à l’action des forces combinées de la Mission des Nations-Unies  au Mali (Minusma) et des forces armées maliennes, a-t-il précisé, ajoutant qu’un  septième ressortissant algérien, cadre dans une entreprise française, a été  également exfiltré lors de cet assaut.         
 M. Lamamra a indiqué que, dès l’annonce de la prise d’otage, il  était en « contact permanent » avec son homologue malien, Abdoulaye Diop ainsi  qu’avec le Chef de la Minusma, le Tunisien Mongi Hamdi, pour s’enquérir de la  situation de la délégation algérienne et réaffirmer le « soutien et la solidarité  totale » de l’Algérie au Mali.         
 Il a également réitéré à ses interlocuteur la « ferme condamnation » de  l’Algérie de « tout acte terroriste en tout lieu et en toutes circonstances ».         
L’Hotel Radison de Bamako, un établissements huppé qui héberge  les délégations étrangères, a été attaqué vendredi matin par des assaillants  lourdement armés retenant au départ 170 personnes.*APS-vendredi 20 novembre 2015***L’un des patrons des services secrets algériens figure parmi les otages libérés de l’hôtel Radisson Blu à Bamako, affirme le journal suisse La Tribune de Genève. Le journal, qui cite des sources au Palais des nations à Genève, ne mentionne pas le nom du haut responsable du renseignement algérien.Seize otages musulmans ont été relâchés après avoir récité des versets du Coran. Parmi eux, a-t-on appris à Genève, figurent des officiels algériens, dont un haut responsable du DRS (services de renseignements algériens), des diplomates et des officiers militaires chargés de l’application de l’accord d’Alger entre la Coordination des mouvements de l’Azawad et le gouvernement malien, ainsi que des militaires de la Mission multidimensionnelle de l’ONU (Minusma) sont parmi les otages », affirme La Tribunede Genève.

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- 27 corps auraient été retrouvés
- Les preneurs d’otages auraient libéré des musulmans capables de réciter des versets du Coran
- Les terroristes auraient franchi le périmètre de sécurité grâce à des plaques diplomatiques

*27 corps retrouvés
Les corps de 27 personnes ont été retrouvés dans l’hôtel Radisson Blu de Bamako, selon un officier des Nations unies. « Dix-huit corps ont été retrouvés », avait précédemment affirmé à l’AFP une source sous le couvert de l’anonymat, précisant que les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, se trouvaient à l’intérieur de l’hôtel et « participaient aux opérations aux côtés des Maliens ».

*Des Français parmi les victimes, des Chinois en otage
Plusieurs ressortissants étrangers résidaient dans l’hôtel avant l’attaque. Leur nombre et nationalités n’étaient pas connus dans l’immédiat mais l’entourage de François Hollande aurait reconnu la présence de Français sur place, sans en savoir davantage sur leur situation. CNN évoque la mort d’un Français et de deux Maliens. On sait que 12 employés d’Air France présents à l’hôtel ont pu être exfiltrés et se trouvent maintenant en lieu sûr. 

*Des musulmans libérés
Ont été libérés: certains otages autorisés à partir par les terroristes, après avoir prouvé connaître et savoir réciter des versets du Coran ainsi qu’une trentaine de personnes sauvées par les forces de l’ordre. Mais l’une d’entre elles a affirmé avoir vu le corps d’un homme au moins qui gisait au sol. D’autres ont réussi à s’échapper seuls au début de l’attaque.

*Plaques diplomatiques?
Selon les premiers témoignages, les terroristes auraient utilisé un véhicule diplomatique, ou en tout cas équipé de (fausses) plaques diplomatiques, pour tromper la sécurité autour du bâtiment prisé par la clientèle internationale. Ils auraient ensuite attaqué le Radisson et mis en joue tous les occupants.

*Le Radisson: la cible parfaite
Un consultant français ayant requis l’anonymat qui descend régulièrement au Radisson, a estimé qu’il s’agissait « d’une cible évidente pour les terroristes ». « Le Radisson se trouve à un carrefour, l’une des rues étaient bloquées. Le contrôle est assuré par les gardiens privés. Ils passaient le détecteur de métaux sous les voitures. J’avais remarqué que lorsqu’ils connaissaient ils ne le passaient plus, » a poursuivi cette même source. Les personnels civils de la Minusma ont reçu un ordre de confinement et l’ambassade américaine à Bamako a appelé dans un tweet « ses ressortissants à rester à l’abri, et à respecter les instructions des autorités locales ». 

*Précédents en 2015
En août, une attaque contre un hôtel à Sévaré, près de Mopti (entre), avait fait au total 13 morts, dont quatre parmi le personnel d’une société sous-traitante de la Minusma. Le 7 mars, un attentat contre un bar-restaurant à Bamako avait coûté la vie à 5 personnes, dont un Français et un Belge. Il s’agissait de la première attaque de ce type perpétrée dans la capitale du Mali. 

*Intervention française
Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères. 

*Des alliés d’Aqmi
Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre, puis à partir de juin au sud du pays. Dans un enregistrement remontant à octobre et récemment authentifié, le chef du groupe jihadiste Ansar Dine, allié d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Iyad Ag Ghaly, avait appelé à poursuivre la lutte contre la France.

*Une semaine après Paris
L’assaut dans ce pays du Sahel régulièrement en proie à des violences djihadistes survient une semaine exactement après les attaques meurtrières revendiquées par le groupe Etat Islamique qui ont fait 129 morts à Paris.

*source: Belga/ vendredi 20 novembre 2015

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*Al-Mourabitoune et Aqmi revendiquent l’attaque de Bamako qui a fait 27 morts

L’Emirat du Sahara, affilié à Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), et Al-Mourabitoune ont revendiqué l’attaque qui a ciblé, vendredi, l’hôtel Radisson de Bamako au Mali.

Les deux groupes terroristes, dirigés respectivement par Yahia Abou El Houmam et Mokhtar Belmokhtar, ont travaillé conjointement pour mener cette attaque, a rapporté le journal en ligne mauritanien El-Akhbar, réputé bien informé sur les groupes armés opérant dans la région du Sahel.

Al-Mourabitoune et Aqmi ont réclamé  » l’arrêt des agressions contre les populations du nord du Mali et la libération des détenus se trouvant dans les prisons  » de ce pays, a ajouté la même source
 Vendredi matin, vers 7h (GMT) des hommes armés ont attaqué l’hôtel Radisson de Bamako et ont pris en otage pas moins de 170 personnes. Plus tard, les  forces combinées de l’armée malienne et de la Minusma (ONU) donnent l’assaut et libèrent environ 80 otages dont 7 Algériens. Selon le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, six des sept otages algériens sont des cadres de l’Etat. Dans la foulée, trois otages étrangers ont été tués, selon le ministère malien de la Sécurité intérieure, qui n’a pas révélé la nationalité des victimes. Vers 16h 30, les autorités maliennes affirment que deux assaillants ont été tués et tous les otages libérés. Une demi-heure après, l’AFP rapporte, en citant des sources sécuritaires, que « 27 corps ont été retrouvés » dans l’hôtel Radisson de Bamako.*el watan-vendredi 20 novembre 2015

**Qui est donc Mokhtar Belmokhtar?

Qui donc est Mokhtar Belmokhtar, le terroriste qui serait à l’origine des attentats de l’hôtel Radisson de Bamako ? Un Jean Valjean islamiste ? Un «teenage fan» de Ben Laden ? Un farouche opposant à l’Etat Islamique ?

Né dans le nord algérien en 1972, il aurait donc 43 ans, selon la plupart des sources. Comme une grande majorité des terroristes recherchés de par le monde, les sources se contredisent et on ne sait plus lesquelles croire. Il aurait en effet été déclaré mort à plusieurs reprises ces dernières années, que ce soit par le gouvernement algérien ou par des sources d’information occidentales.

Dans son adolescence, il se prend de passion pour les armes et la mort, et s’engage auprès des islamistes en Afghanistan contre les soviétiques de l’époque. Il se bat aux côtés de Ben Laden, s’éprend d’amour pour le beau Saoudien, et lui jure alors loyauté pendant cette période. Un de ses fils s’appellerait d’ailleurs Ousama, en l’honneur de son défunt compagnon. C’est aussi à cette époque qu’il aurait perdu un œil lors d’une mauvaise manipulation d’explosifs. Pas toujours très futés les amoureux de la mort.

Puis, il est revient en Algérie pour combattre le gouvernement pendant les années 1990, aux côtés des islamistes locaux. La justice algérienne le condamne deux fois à mort en raison de ses activités terroristes. Il quitte AQMI en 2012, alors en conflit avec le leadership local, alors qu’il en était une des principales personnalités.

Il est actuellement le leader de l’organisation terroriste ‘El Mourabitoun’, affilée à Al-Qaeda et opérant en Afrique de l’Ouest. D’après le communiqué apparu sur al Jazeera, l’attaque de l’hôtel Radisson de Bamako fut opérée en collaboration avec Al-Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI).

Récemment, il fut l’organisateur de deux attaques majeures en Afrique du Nord et au Sahel : l’assaut contre le complexe gazier d’In Amenas en janvier 2013, et le double suicide dans une mine d’uranium quelques mois plus tard au Niger. Lors de l’attaque du complexe en 2013, plus de 800 otages avaient été retenus. L’opération était une réponse aux actions militaires françaises contre les factions islamistes au Mali. 39 otages décédèrent lors de l’attentat, ainsi que 29 combattants de Belmokhtar. D’après Paul Melly, analyste au programme africain du think tank Chatham House, Belmokhtar a toujours préféré de rares attaques de grande ampleur à de petits assauts plus réguliers.

Son mouvement terroriste continue de s’opposer à l’EI, et l’attaque de l’hôtel de Bamako pourrait d’ailleurs s’inscrire dans une sorte de compétition de l’horreur avec Daesh. Cette opposition à l’EI, qui a fait perdre à Belmokhtar nombre de ses combattants, s’explique sur des différences politiques et idéologiques. Il critique en effet les attaques opérées par l’EI contre des musulmans en Syrie, et regrette les divisions entre moudjahidine que provoquent l’organisation terroriste au Moyen-Orient.

Difficile de décerner la palme à l’un de ces mouvements cependant, tant elles rivalisent toutes deux d’une crétinerie sans pareille depuis la seconde guerre mondiale. Al-Mourabitoun est aussi en compétition avec Boko Haram, et aime d’ailleurs à s’appeler ‘Al-Qaeda en Afrique de l’Ouest’ pour contrer le nom de ‘Etat Islamique en Afrique de l’Ouest’ que les fous de Boko Haram se plaisent à utiliser. Dans cette Ligue des Champions de l’horreur, on attend que l’arbitre siffle la fin du jeu. Encore faut-il qu’il y ait un temps réglementaire…**Tarek S.* algerie-focus/ dimanche 22 novembre 2015

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*La firme Blue Origin a réussi pour la première fois à faire atterrir en douceur une fusée après un vol suborbital non-habité, a annoncé mardi Jeff Bezos, patron d’Amazon et fondateur de cette société aérospatiale. Blue Origin prend ainsi les devants sur son rival SpaceX, premier à avoir tenté en vain cette expérience. Le lanceur réutilisable de Blue Origin, baptisé « New Shepard », a effectué lundi un vol d’essai suborbital à 101 kilomètres d’altitude. Le lanceur et sa capsule pressurisée, capable de transporter six personnes, ont pu ensuite revenir se poser séparément sans encombre à proximité du site de lancement. Parvenir à récupérer des lanceurs pour les réutiliser, surtout les plus lourds, est un objectif jugé prioritaire dans l’industrie aérospatiale et notamment par les opérateurs de satellites, afin de nettement réduire les coûts de lancement.*médias-mercredi 25 novembre 2015

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