Attentat suicide contre une mosquée en Arabie saoudite

20 05 2015

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*Attentat suicide vendredi contre une mosquée en Arabie séoudite

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**Arabie Saoudite-vendredi 22 mai 2015**Le groupe jihadiste a revendiqué l’attentat suicide perpétré vendredi contre une mosquée chiite de l’est de l’Arabie saoudite qui a fait de nombreux morts et blessés, dans un communiqué mis en ligne sur des sites islamistes. Dans le texte, le groupe affirme que « les soldats du califat dans la province de Najd (Arabie saoudite, ndlr) » sont responsables de cette attaque, précisant qu’elle a été menée par un kamikaze qui a actionné une ceinture explosive qu’il portait sur lui dans la mosquée. Le groupe a également publié une photo de l’auteur de l’attaque qui s’appelle selon le texte Abou Amer Al-Najdi.*vendredi 22/05/2015 Source: AFP***« Un individu a fait détoner une bombe qu’il portait sous ses vêtements pendant la prière du vendredi dans la mosquée Ali Ibn Abi Taleb à Koudeih, une localité de la province du Qatif », a déclaré le porte-parole du ministère. Cité par l’agence officielle SPA, il n’a pas donné de bilan précis de l’attentat. Des militants chiites et des témoins ont avancé différents bilans allant de quatre à 22 morts et de nombreux blessés. Les services de secours ont évacué les victimes et l’attentat fait l’objet d’une enquête, a ajouté le porte-parole. Il a réaffirmé la détermination des services du ministère à « traquer toute personne impliquée dans ce crime terroriste perpétré par des personnes cherchant à porter atteinte à l’unité nationale, et à la présenter à la justice ».

La localité de Koudeih est située au nord de la ville de Qatif, au coeur de la Province Orientale, une région pétrolière, où se concentre la minorité chiite. Les chiites se plaignent de discriminations dans un royaume à majorité sunnite et appliquant une version rigoriste de l’islam. Le mufti d’Arabie saoudite, plus haut dignitaire de l’establishment religieux sunnite, cheikh Abdel Aziz ben Abdallah Al-Cheikh, est intervenu en direct sur la télévision publique El-Ekhbariya pour dénoncer l’attentat: « C’est un acte criminel destiné à creuser un fossé entre les fils de la nation (…) et à propager les troubles dans notre pays ».

Mais sur place, l’attentat a provoqué la colère de chiites contre le manque de protection de leurs lieux de culte. « Les gens étaient très en colère », a rapporté une habitante de Qatif, Naseema Assada, selon laquelle des manifestants ont crié comme slogan: « On a besoin de se protéger par nous mêmes ». De nombreux habitants disent craindre la répétition de tels attentats si rien n’est fait pour contrer « les discours de haine » contre les chiites qui se répandent sur les réseaux sociaux.

L’ombre de l’EI

« Nous ne voulons pas voir ce qui se passe en Syrie et en Irak se reproduire ici. Ceci est notre pays et nous l’aimons », a-t-elle clamé, en référence au groupe Etat islamique (EI) qui contrôle des pans entiers de ces deux pays.

Des sites d’information de l’est de l’Arabie saoudite et des versions en ligne des quotidiens nationaux ont publié des photos de corps de victimes baignant dans leur sang. Le site du quotidien Arryadh a notamment mis en ligne des photos de tapis de prière imbibés de sang et du faux plafond de la mosquée qui s’est effondré en partie sous le souffle de l’explosion.

Selon l’un des militants chiites, l’hôpital de Qatif a lancé des appels à des dons de sang. Les autorités saoudiennes ont multiplié ces derniers mois les arrestations parmi des extrémistes sunnites soupçonnés de planifier des attaques pour attiser les tensions confessionnelles dans le pays.

En novembre, des hommes armés ont tué sept chiites, dont des enfants, dans la localité d’Al-Dalwa (est) pendant la célébration du deuil chiite de l’Achoura. Quatre assaillants ont participé à l’attaque. Ils avaient auparavant abattu un homme dans une localité voisine et utilisé sa voiture pour mener l’attaque. Le mois dernier, les autorités ont annoncé le démantèlement d’une cellule de 65 personnes soupçonnées de liens avec l’EI et cherchant à perpétrer des attaques pour « attiser les tensions confessionnelles ». Depuis 2011, la Province Orientale a connu des attaques sporadiques contre les forces de sécurité et des protestations qui ont fait une vingtaine de morts.(Afp)-vendredi 22 mai 2015

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**Le journal français Le Figaro qualifie les terroristes éliminés par l’armée algérienne, de « militants »

22 terroristes abattus, deux capturés à Bouira et leurs armes récupérées (Actualisé)

*Paris–mercredi 20 mai 2015**Hier, mardi 19 mai 2015, dans une opération de ratissage, l’Armée nationale populaire (ANP) a abattu vingt-deux terroristes, membres de l’organisation criminelle AQMI. Le journal français Le Figaro a repris cette information en titrant « 22 militants tués par l’armée ». Ce qualificatif inadéquat et c’est peu dire a indigné la députée de la Communauté Algérienne établie en France, Madame Chafia Mentalecheta, qui se dit « surprise et extrêmement choquée de la manière choisie pour traiter cette information ». 

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« De notre point de vue et de celui de tous ceux qui ont en été victimes, les terroristes peuvent être qualifiés de barbares, de sauvages, de sanguinaires,… et nous vous laissons vous rapprocher de vos collègues de Charlie Hebdo pour trouver d’autres qualificatifs plus explicites » écrit dans son communiqué la députée à l’adresse du Figaro.

Madame Chafia Mentalechet, franchement révoltée, indique, s’adressant toujours au Figaro, que par « votre action de désinformation, vous venez de faire insulte à l’Armée algérienne qui, malgré vous, continuera à pourchasser les terroristes pour les empêcher de nuire au peuple algérien ».

Rappelant au journal français de droite que « A titre d’information, au cas où cela vous aurez échappé, AQMI est la fameuse organisation terroriste que votre pays, la France, combat au Sahel dans le cadre de l’opération SERVAL. Nous pensons que là aussi, vos soldats apprécieront la qualité de vos informations ».

« Vous venez également de faire injure aux militants de la démocratie et aux militants de la liberté y compris de la liberté d’expression. Là aussi, les nombreux militants des Droits de l’Homme du pays des Lumières apprécieront » ajoute la députée, qui souligne que « De votre capacité à vous excuser publiquement ou à maintenir votre article en l’état, votre quotidien gardera ou ne gardera pas l’esprit critique nécessaire à tout sérieux quotidien d’information ».

S’exprimant au nom de la Communauté Algérienne établie en France, dont elle est l’élue, la députée Madame Chafia Mentalechet, tient à exprimer son indignation « devant tant de légèreté médiatique ».*Par Lila Ghali | 20/05/2015 | algerie1.com/

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***L’opération anti terroriste de mardi a été très féconde. Pour preuve, 22 criminels ont été abattus hier alors qu’aujourd’hui trois autres ont été éliminés portant ainsi à 25 le nombre de terroristes mis hors de combat.

« En continuité de l’opération conjointe, menée depuis hier par des détachements de l’Armée nationale populaire relevant respectivement des secteurs opérationnels de Bouira, de Blida et de Boumerdès (1ère région militaire), près de la localité de Ferkioua dans la wilaya de Bouira, trois (03) terroristes ont été abattus, ce matin du 20 mai 2015 à 06h30, et deux (02) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov et un fusil semi-automatique de type Simonov ont été récupérés », a indiqué un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN). « Le bilan de cette opération de qualité s’élève ainsi à l’élimination de vingt-cinq (25) terroristes et la récupération de treize (13) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, un (01) fusil mitrailleur de type (FMPK), neuf (09) fusils semi-automatiques de type Simonov, un (01) fusil à lunette, un (01) fusil à pompe, un fusil lance-grenades, un fusil de chasse à canon scié, un (01) pistolet automatique, une importante quantité de munitions, des grenades, des postes radio et d’autres objets »/*Par Kaci Haider | 20/05/2015 |algerie1.com/

**Le double vocabulaire de certains médias français

Militants», «islamistes armés» ou encore «combattants». Certains médias français ont visiblement du mal avec le vocabulaire adéquat pour désigner les terroristes éliminés par l’armée algérienne.

Et la couverture par les médias parisiens de l’annonce de l’élimination de terroristes à Bouira par l’ANP a montré une nouvelle fois que les amalgames ne sont pas levés. Ni l’attaque sanglante du journal satirique Charlie Hebdo ni l’implication de jeunes Français dans les mouvements terroristes n’ont apporté une nouvelle vision à certains médias qui semblent toujours guidés par les œillères des années 1990. Ainsi, Le Figaro et Le Nouvel observateur ont repris une dépêche de l’agence britannique Reuters qui évoque des «militants» au lieu de terroristes.

De son côté, l’AFP utilise le vocable «islamistes armés» pour désigner les personnes tuées par l’armée algérienne. Ces qualificatifs ont vivement choqué des Algériens qui ont réagi sur les réseaux sociaux. «Les frères Kouachi sont donc militants ?», s’interrogent des Algériens. Des journalistes algériens, dont l’écrasante majorité a affiché un soutien inconditionnel à leurs confrères français lors de l’attaque de Charlie Hebdo, ne comprennent toujours pas comment peut-on qualifier de «militants» des terroristes qui ont pris les armes contre l’Etat et le peuple algériens.

C’est le remake du fameux «qui tue qui ?» véhiculé durant les années 1990. A ce souci près que si, à l’époque, les «islamistes armés» commettaient des attentats pour l’instauration d’un émirat en Algérie, les terroristes de Daech le font aujourd’hui pour créer un «Etat islamique» qui règnera sur le monde entier. Autant dire que le terrorisme est devenu transnational. Il ne connaît ni pays, ni religion, ni frontière. Au niveau de l’AFP, on a tenté une explication : le vocable «terroriste» est «banni» de l’agence française, dit-on. Par contre, du côté de Reuters, on évoque un souci de traduction de l’anglais au français. Toujours est-il que le regard d’une partie de la presse française sur le terrorisme en Algérie n’a pas encore changé.*Ali Boukhlef–El Watan-jeudi 21/05/2015

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*Les motivations réelles des Saoudiens au Yémen

Au-delà de l’opposition à l’Iran, pour la maison des Saoud, le chaos et l’anarchie au Yémen semblent être préférables à l’émergence d’une démocratie

Jamal Benomar, l’ancien médiateur de l’ONU au Yémen, a provoqué de vives réactions diplomatiques en m’indiquant récemment qu’une douzaine de partis yéménites, dont les houthis, étaient proches d’un accord de partage du pouvoir avant que la première bombe saoudienne ne soit larguée sur le Yémen, le 26 mars.

Benomar a affirmé qu’il existait un consensus sur l’intégralité des points principaux, à l’exception du rôle de président, mais que cette avancée a été interrompue par la campagne aérienne saoudienne.

Bien que les houthis aient occupé la capitale et arrêté le Président Abd Rabbo Mansour Hadi avant sa fuite vers Aden, ils avaient accepté de lui accorder un rôle réduit de président de transition, indique Benomar. Ils avaient également convenu de retirer leur milice de Sanaa pour la remplacer par des forces de sécurité d’unité nationale préparées par les experts de l’ONU. En retour, les houthis auraient obtenu une participation d’environ 20 % au gouvernement.

« Lorsque cette campagne a commencé, une chose importante est cependant passée inaperçue : le fait que les Yéménites étaient proches d’un accord qui aurait institué un partage du pouvoir avec les houthis, m’a affirmé Benomar. Il y avait donc un moyen d’arrêter cela. »

Interrogé au sujet des propos que Benomar m’avait tenus, le département d’Etat américain a reproché aux houthis d’avoir fait dérailler les pourparlers. Toutefois, Benomar conteste vivement cet argument. Les houthis étaient à la table des négociations jusqu’au bout et n’avaient pas besoin d’être bombardés pour y revenir, m’a-t-il indiqué. Ils savent qu’ils ne sont pas assez forts pour gouverner tout le Yémen, mais insistent toutefois sur le fait que le Yémen ne peut être gouverné sans eux.

Hadi a refusé tout affaiblissement de ses pouvoirs. Pourtant, la recherche d’un compromis a continué jusqu’à ce que ce dernier appelle de ses vœux une intervention saoudienne, alors que les houthis se déplaçaient vers le sud. Les bombardements saoudiens ont ensuite fait voler en éclats le processus négocié par l’ONU. Et Benomar a démissionné.

Les médias détenus par les Saoudiens ont vilipendé ce dernier comme étant « l’envoyé du mouvement houthi » qui « fait la promotion d’un récit ridicule selon lequel l’opération Tempête décisive a fait avorter un accord politique potentiel au Yémen ».

Les raisons de l’intervention saoudienne

Cependant, une question demeure : pourquoi les Saoudiens pilonnent-ils le Yémen depuis plus de six semaines, causant la mort de près de 1 500 personnes, selon les chiffres publiés par l’ONU?

Les Saoudiens ont affiché publiquement trois motivations : faire revenir Hadi au Yémen en tant que président, écraser le mouvement houthi et limiter l’influence iranienne dans le pays.

Après un mois et demi de frappes aériennes, Hadi n’est pas revenu au pouvoir et les houthis n’ont pas été vaincus. Et bien qu’un soutien soit apporté par les Iraniens, même les responsables américains nient toute influence opérationnelle de Téhéran au Yémen.

Un diplomate ayant une connaissance approfondie de la situation au Yémen m’a expliqué que les houthis ne sont pas des « agents iraniens », et que ces derniers « prennent leurs propres décisions» et « ne se livrent pas à des tactiques terroristes ».
Ce sont des zaydites, une secte chiite différente de celle de l’Iran. Le mouvement houthi a commencé au début des années 90, mais n’a reçu le soutien iranien que ces cinq dernières années. Téhéran a également critiqué les houthis lorsque ces derniers ont dissous le parlement.

Les houthis n’ont pas non plus besoin d’un énorme approvisionnement en armes de la part de l’Iran. Le Yémen est l’un des endroits les plus armés de la planète et les houthis ont non seulement dévalisé les stocks gouvernementaux mais ont aussi été approvisionnés par les forces qui sont restées fidèles à l’ancien Président Ali Abdallah Saleh. Ce dernier n’est jamais sorti de la scène et a continué à exercer une influence déstabilisante afin de pouvoir être considéré comme la seule personne capable de rétablir la stabilité dans le pays.

Le diplomate a avancé une autre hypothèse, selon laquelle les motivations de l’intervention saoudienne allaient au-delà des houthis et de l’Iran. Selon lui, l’objectif ultime de Riyad était d’écraser la menace d’une démocratie progressiste susceptible d’émerger dans son arrière-cour.

« Il était question de Yéménites qui déterminaient librement leur avenir, a-t-il expliqué. A travers des négociations. Des négociations auxquelles les houthis prenaient part. »

L’accord sur lequel Benomar avait rassemblé un assentiment majeur octroyait aux femmes 30 % des postes ministériels et 30 % des sièges au parlement. « Dans l’Arabie saoudite voisine, ils discutent encore de leur droit de conduire », a indiqué le diplomate.

« C’était un programme progressiste qui n’enthousiasmait pas leurs voisins, a-t-il dit. Les Saoudiens s’affirment et veulent imposer la solution qu’ils souhaitent, quelle qu’elle soit. »

Le diplomate a évoqué l’existence d’un impératif historique. Riyad essaie depuis longtemps d’imposer son « propre ordre politique » au Yémen. « Tous ceux qui ont gouverné le Yémen ont été nommés par les Saoudiens », a-t-il indiqué.

La stratégie saoudienne face au « Printemps arabe »

Ceci cadre avec la stratégie employée par les Saoudiens tout au long du « Printemps arabe », consistant à empêcher la démocratie de prendre racine à travers la région, de peur que celle-ci ne se propage au niveau national et ne menace leur monarchie.

C’est la raison pour laquelle ils ont déployé mille soldats à Bahreïn en 2011. Là aussi, l’influence iranienne était évoquée. Mais la plus grande menace était représentée en fait par la vaste majorité chiite qui, si elle était pourvue de droits démocratiques, aurait pu se débarrasser de la monarchie sunnite et inciter la minorité chiite de l’Arabie saoudite à faire de même.

En Egypte, les Saoudiens ont financé le renversement militaire du premier gouvernement démocratiquement élu du pays. Certes, le défunt roi Abdallah était un adversaire des Frères musulmans. Mais c’est la façon dont ils étaient arrivés au pouvoir qui était la source de préoccupation majeure.

En Syrie et en Irak, l’Arabie saoudite s’est rangée derrière une opposition peu démocratique ; en effet, il s’agit dans de nombreux cas d’extrémistes qui mépriseraient les notions d’élections et de pluralisme si jamais ils arrivaient au pouvoir.

L’influence iranienne en Syrie et en Irak serait encore une fois la raison invoquée pour justifier l’intervention saoudienne. Il ne fait aucun doute que depuis la révolution de 1979, l’Iran et l’Arabie saoudite se considèrent mutuellement comme une menace qui se répand dans la région et doit être arrêtée. (…)

Tandis que l’Occident et Israël soutiennent le camp saoudien et crient au loup en pointant du doigt la menace et l’influence iranienne, les chiites de la région, une minorité marginalisée pendant la majeure partie de l’histoire de l’islam, voient les Saoudiens et leurs alliés sunnites comme la menace et l’Iran comme le protecteur.

En fin de compte, seule une sorte de compromis entre Riyad et Téhéran est susceptible de permettre le début de la résolution des crises qui se multiplient dans la région, de Beyrouth à Bagdad. Si Washington était vraiment un médiateur politique neutre et engagé à maintenir la stabilité régionale, ceci serait sa priorité.

Les Américains n’ont pas vraiment été séduits par l’aventure saoudienne au Yémen, et ont fait pression sur Riyad pour qu’une pause humanitaire soit accordée (censée commencer mardi après une campagne de bombardements massifs dans la province de Saada). C’est peut-être pour atténuer la colère des Saoudiens suite à leur rapprochement avec l’Iran que les Américains les ont laissés se distraire au Yémen, pour se défouler contre les Iraniens aux dépens des Yéménites innocents.

Ainsi, le jour d’un arrangement saoudo-iranien n’a jamais été aussi éloigné – si tant est qu’il se produise un jour – alors que l’implication directe de l’Arabie saoudite au Yémen dépasse tout ce qui a pu être vu autre part dans la région. Riyad semble s’être engagé dans la voie d’une solution militaire. Toutefois, l’Arabie saoudite sait que son objectif de détruire les houthis et de remettre Hadi ou un autre dirigeant autoritaire au pouvoir est impossible à réaliser sans forces terrestres. Et même ainsi, ce n’est pas garanti.

Le besoin de troupes terrestres

Dépourvus de troupes endurcies au combat, les Saoudiens sont entrés en contact avec le Pakistan, qui a entrepris une procédure mystérieuse à leurs yeux: un vote parlementaire sur le sujet. Et le parlement pakistanais a répondu par la négative.

Alors que le gouvernement militaire égyptien est fortement tributaire du financement massif en provenance d’Arabie saoudite, renvoyer des soldats égyptiens au Yémen cinquante ans après la dernière fois que cela s’était produit serait une décision profondément impopulaire au niveau national. Sur les quelque 70 000 Egyptiens soldats envoyés alors au Yémen, plus de 10 000 avaient été tués.

Dans les années 60, tous les rôles étaient inversés. Les Saoudiens soutenaient les zaydites et combattaient les Egyptiens. En effet, les zaydites avaient vu leur monarchie se faire renverser par une rébellion d’officiers républicains, sur le modèle de la révolution de Nasser. Tout comme ils craignent aujourd’hui la propagation de la démocratie, les Saoudiens craignaient alors la propagation d’une révolution républicaine qui menaçait les monarchies de la région.

Le retour de l’Egypte dans le bourbier yéménite s’apparenterait à une nouvelle invasion du Vietnam par les Etats-Unis aujourd’hui.

En attendant, les Saoudiens attaquent par voie aérienne et ciblent les houthis, la principale force luttant contre al-Qaïda, tout en préservant les extrémistes sunnites. Ces derniers forment la branche d’al-Qaïda qui a revendiqué les attentats de Paris. Les frappes de drones américains contre ces extrémistes, qui ont été largement inefficaces et ont causé la mort de civils, ont été réduites après l’évacuation par les Etats-Unis de leur base au Yémen.

Al-Qaïda, soutenu depuis les années 80 par des financements saoudiens en Afghanistan, a réalisé une progression importante sur le terrain depuis le début de l’assaut saoudien en prenant diverses villes et aéroports.

En l’absence de forces pakistanaises ou égyptiennes, al-Qaïda est devenu en substance le contingent terrestre de facto de l’Arabie saoudite au Yémen dans la lutte contre les houthis. Etant donné que l’instabilité augmente, les Saoudiens ont également commencé à larguer des armes à destination des tribus alliées postées près de la frontière saoudienne.

Riyad a créé un bourbier au Yémen, et le roi Salmane ferait peut-être bien de prêter attention aux paroles de son prédécesseur, le roi Abdelaziz al-Saoud. En 1934, ce dernier avait indiqué à l’agent britannique John Philby : « Mon père et mes grands-pères ne possédaient pas le Yémen, et personne n’a été en mesure d’y assurer la sécurité et la stabilité. Qui peut gouverner le Yémen avec ses zaydites et ses problèmes ? ».

De toute évidence, pour la maison des Saoud, le chaos et l’anarchie au Yémen semblent aujourd’hui être préférables aux dangers d’une démocratie.

**Par Joe Lauria: il travaille depuis plus de vingt ans en tant que journaliste indépendant couvrant les affaires internationales et en particulier le Moyen-Orient. Journaliste d’investigation pour The Sunday Times of London et Bloomberg News, il produit des reportages depuis l’ONU pour The Boston Globe, The Montreal Gazette, The Wall Street Journal, The London Daily Telegraph, The Johannesburg Star et The National. Il écrit également pour The New York Times, Washington Post, Salon.com et The Guardian. Il produit des reportages depuis cette région, dans laquelle il a beaucoup voyagé.

Source : Middle East Eye/ mai 2015

****La coalition menée par l’Arabie saoudite a utilisé des munitions à fragmentation fournies par les États-Unis lors de raids aériens contre des rebelles chiites au Yémen, ce qui est interdit par un traité international, a dénoncé dimanche Human Rights Watch (HRW).

Des photos, une vidéo et d’autres éléments crédibles depuis la mi-avril tendent à indiquer que des munitions en grappe ont été utilisées ces dernières semaines dans des frappes de la coalition sur le gouvernorat de Saada, bastion des rebelles Houthis dans le nord du Yémen, écrit HRW dans un communiqué. L’organisation de défense des droits de l’Homme, basée à New York, assure avoir établi, à travers une analyse d’images satellitaires, que ces sous-munitions semblent avoir atterri sur un plateau cultivé, à 600 mètres de zones habitées. Les sous-munitions, qui explosent après coup, posent des dangers à long terme pour les civils et sont interdites par un traité adopté en 2008 par 116 pays, mais pas par l’Arabie saoudite, les États-Unis et le Yémen, rappelle HRW.   le nombre de victimes civiles ne cesse d’augmenter ces dernières semaines et la situation humanitaire est qualifiée de catastrophique par l’ONU.*3/05/2015 -Source: Belga

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**Des bombardements « massifs » dans la nuit de lundi à mardi ont causé de « sérieux dégâts » dans la vieille ville de la capitale yéménite, Sanaa, classée au patrimoine mondial de l’humanité, a dénoncé mardi l’Unesco en condamnant les atteintes au patrimoine « culturel unique » du pays.  »Au cours des derniers jours, l’Unesco a reçu des informations faisant état d’importants dommages affectant des sites culturels significatifs au Yémen », selon un communiqué de l’organisation. Il cite des dégâts dans la vieille ville de Sanaa, dont les maisons de pisé, les mosquées et les hammams datent d’avant le XIe siècle, mais aussi à Saada (nord) et dans la ville fortifiée préislamique de Baraqish (nord-ouest). *12/05/15 – Source: Belga

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*55.000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville irakienne de Ramadi

*Irak–vendredi 22 mai 2015**Quelque 55.000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville irakienne de Ramadi, tombée aux mains du groupe Etat islamique (EI) après des combats, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR).

Les jihadistes ont pris dimanche dernier le contrôle total de la ville, chef-lieu de la province d’Al-Anbar, située à une centaine de kilomètres de Bagdad, infligeant un sévère revers aux forces pro-gouvernementales.

Selon Adrian Edwards, porte-parole du HCR à Genève, quelque 128.000 personnes avaient fui le district de Ramadi, depuis début avril. « Puis un autre groupe de 55.000 personnes ont fui depuis l’intensification » des combats à la mi-mai, a-t-il ajouté. Selon lui, environ 90% des personnes qui ont fui sont restés dans la province d’Al-Anbar.

Il y a deux jours, l’Organisation internationale des migrations avait estimé à environ 40.000 le nombre de personnes ayant quitté Ramadi depuis le 15 mai. Après la prise de Ramadi, le groupe extrémiste a pris vendredi le contrôle de la ville syrienne de Palmyre et son site archéologique inscrit au patrimoine mondial de l’humanité.

Le Haut-commissariat pour les Droits de l’Homme a indiqué vendredi avoir reçu des « informations crédibles » selon lesquelles environ un tiers des habitants de Palmyre, dont la population est estimée à 200.000, avait pris la fuite à l’arrivée des jihadistes de l’EI.

Alors que la crise dans la région s’intensifie, le Programme alimentaire mondial a averti vendredi qu’il allait bientôt manquer de liquidités pour aider les personnes déplacées en Irak ne vivant pas dans des camps.

« En raison de la forte baisse des financements, le PAM en Irak a diminué depuis avril dernier les rations alimentaires distribuées aux personnes déplacées », a indiqué une porte-parole de cette agence de l’ONU.

Ces rations ne couvrent désormais plus que 40% des besoins alimentaires journaliers contre 80% auparavant. « Le PAM a besoin en urgence de 108 millions de dollars pour poursuivre ses opérations en Irak jusqu’en octobre prochain », a-t-elle averti.(Afp)

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*Les Americains de moins en moins chrétiens

*On est certes, encore loin du désert chrétien que connaissent certains pays européens. Mais les chiffres sont là : entre 2007 et 2014, la part des chrétiens aux Etats-Unis a chuté de huit points. Selon l’enquête publiée le 13 mai 2015 par le Pew Research Center, les Américains sont encore 70 % à se définir comme tels (78 % en 2007), mais la part de ceux qui se disent « sans affiliation » ne cesse de croître, notamment chez les plus jeunes. Ces citoyens athées, agnostiques ou qui ne se reconnaissent dans aucune religion – les « none » – représentent aujourd’hui 23 % des adultes, plus que la part des catholiques dans le pays (21 %). Cette proportion grimpe même à 34 % pour les moins de 35 ans.  *source: lemonde.fr/2015/05/21/

**Le  policier blanc qui a tué deux Noirs non armés, a été acquitté 

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*USA–23/05/2015 **Un policier blanc jugé pour avoir abattu deux Noirs non armés dans leur voiture à la suite d’une course poursuite en 2012 à Cleveland (Ohio, nord des Etats-Unis), a été acquitté samedi.

S’il avait été reconnu coupable, ce policier, Michael Brelo, 31 ans, aurait pu écoper jusqu’à 22 ans de prison. Il avait été inculpé de deux homicides volontaires. Le juge John O’Donnell a expliqué avant de prononcer son verdict qu’il « ne sacrifierait pas » le policier si les indices ne justifiaient pas sa culpabilité. Treize policiers avaient tiré au total 137 balles sur la voiture de Timothy Russell et de Malissa Williams.

Le policier Brelo avait été inculpé car il avait attendu que le véhicule soit à l’arrêt pour tirer debout sur le capot à quinze reprises contre le pare-brise. Aucune arme n’a été retrouvée dans la voiture. 

Après l’énoncé du verdict, un petit groupe de manifestants s’est rassemblé près du tribunal scandant « il n’y a pas de justice ». 
Une autre enquête sur un policier blanc débutant de cette ville, qui avait tué en novembre dernier un enfant noir de douze ans Tamir Rice alors qu’il pointait un jouet en forme de pistolet dans un parc, n’a toujours pas abouti. Le ministère de la Justice avait déterminé à la suite de ce drame que la police de Cleveland avait tendance à faire « un usage excessif à la force ». *23/05/15 – Source: Belga

**Des produits payés avec des écochèques en Belgique

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La liste des produits qui peuvent être payés avec des écochèques évoluera ce 1er juin 2015. Parmi les produits visés figurent désormais notamment les vêtements, les meubles et les livres de seconde main, ainsi que les voitures et vélos partagés.

La liste comporte également les séjours dans des infrastructures touristiques bénéficiant du label « Clé verte », les machines à soda et leurs accessoires, l’achat et le placement de dalles de gazon, ainsi que les dalles perméables. La liste des appareils électriques a également été élargie. Cet élargissement s’accompagne cependant de règles énergétiques plus strictes. Du côté de la construction, les écochèques pourront désormais servir aux investissements dans les chaudières et fenêtres à haut rendement, les robinets thermostatiques et les évaluations énergétiques. Ils seront également utilisables pour les dispositifs à énergies renouvelables tels que les panneaux et chauffe-eau solaires, pompes à chaleur, etc… Enfin, la construction et rénovation de bâtiments passifs a aussi été intégrée à la liste.*mercredi 27/05/2015 -Source: Belga

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