Saisie d’un avion d’Air Algérie à Bruxelles

14 12 2014

* L’Algérie a décidé de rappeler ses ambassadeurs en Belgique et aux Pays-Bas pour « consultations »

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Quarante-huit heures après la saisie d’un avion d’Air Algérie à l’aéroport de Bruxelles, l’Algérie a décidé de rappeler ses ambassadeurs en Belgique et aux Pays-Bas pour « consultations » a annoncé, dimanche, le ministère des affaires étrangères.

La même source précise que cette décision « intervient suite à la mesure prise de retenir et d’interdire de vol, à l’aéroport de Bruxelles, un avion d’Air Algérie alors que toutes les voies de recours auprès des instances judiciaires compétentes n’ont pas été épuisées ».

Pour rappel, l’appareil assurant la liaison Alger-Bruxelles a été retenu sur décision de la justice belge a cause d’un litige opposant la compagnie algérienne à la société néerlandaise K’AIR BV.

Le litige concerne un contrat de vente d’appareils réformés signé en 2008, selon Air Algérie. K’AIR BV n’a pas mis en place le financement comme prévu, « en dépit des facilités » qui lui ont été accordés, et, après une mise en demeure pour faute d’exécution, la compagnie algérienne a procédé fin 2009 à la résiliation du contrat, avait précisé samedi Air Algérie.

La société néerlandaise a toutefois engagé en 2011 une procédure d’arbitrage auprès de la Cour internationale d’arbitrage, qui a rendu le 31 mars un jugement condamnant Air Algérie. En mai, la compagnie algérienne a engagé un recours en annulation. En dépit de cette procédure, K’AIR BV a fait procéder à la saisie de l’appareil vendredi à Bruxelles.*algerie1.com–Par Lila Ghali | 14/12/2014 

*La version d’Air Algérie

brusges

La compagnie nationale Air Algérie a rompu le silence observé depuis près de 24 heurs au sujet de la saisie de son avion en partance depuis l’aéroport de Bruxelles (Belgique) et ce en application d’une décision de justice à son encontre, en indiquant, samedi, dans un communiqué que la saisie en question a été faire suite « à un litige avec la société néerlandaise K’AIR BV, malgré la procédure légale engagée par la compagnie aérienne algérienne ».

Selon Air Algérie « le litige opposant la compagnie nationale à la société néerlandaise K’AIR BV concerne un contrat de vente d’appareils réformés signé le 6 juillet 2008 par les deux parties » et que « K’AIR BV n’est pas parvenue à mettre en place le financement tel que prévu en dépit des facilités qui lui ont été accordés ». Après mise en demeure pour faute d’exécution, Air Algérie a procédé le 29 décembre 2009 à la résiliation de ce contrat de vente.

Par la suite, la société néerlandaise a engagé, le 17 mars 2011, une procédure d’arbitrage auprès de la Cour internationale d’arbitrage qui a rendu, le 31 mars 2014, une sentence condamnant Air Algérie. En conséquence, la compagnie aérienne nationale a engagé, le 7 mai 2014, un recours en annulation contre cette sentence.

En dépit de la procédure légale engagée par Air Algérie, la société K’AIR BV a fait procéder par la justice belge à la retenue de l’appareil assurant le vol AH 2063, note-t-elle.

A cet effet, la compagnie nationale affirme qu’elle a entrepris les démarches légales nécessaires auprès des juridictions belges et qu’elle veille à prendre toutes les actions en vue de dénouer cette situation dans les plus brefs délais.*algerie1.com-13/12/2014 |

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*stupeur et indignation du collectif CCTA

Le collectif contre la cherté de du transport vers l’Algérie (CCTA) a réagi après la saisie de l’avion de la compagnie aérienne Air Algérie en déclarant que « C’est avec stupeur et indignation que le collectif CCTA vient d’apprendre la saisie d’un avion de la compagnie Air Algérie à Bruxelles le 12 décembre 2014. Des factures impayées de longue date (2 millions de dollars de pièce de rechange) seraient à l’origine de la confiscation de l’appareil ».

Dans le même communiqué le CCTA indique que « Cette saisie de l’appareil algérien est une honte et représente une vexation pour tout le peuple algérien qui ne peut que rester convaincu de la façon anarchique et chaotique dont est gérée la compagnie nationale ».

Et de s’interroger « Où vont donc les millions d’euros et de dinars que paient les voyageurs algériens et de la diaspora ? Où vont donc les millions de dinars de subventions étatiques qui sont censés la faire survivre? ». « Les 30.000 dinars d’Alger à Tamanrasset et les 500 euros de Paris à Alger n’ont-ils pas pu payer la facture de cette société belge à l’origine de la saisie ? ».

« Ainsi donc les mensonges du PDG de la compagnie, Mohamed Saleh BOULTIF, selon lesquels la compagnie Air Algérie se porte bien sont mis à nu devant le monde entier » souligne le CCTA.

« Aussi l’audit tant promis, s’il avait été réalisé par des experts indépendants et éloignés du pouvoir, aurait forcément évité la dérive dans la gestion d’Air Algérie et évité que la souveraineté nationale, au travers de cette saisie, puisse être battue en brèche par les prétendus représentants de la compagnie nationale ».

Le CCTA interpelle ensuite Amar Ghoul en lui posant plusieurs questions « Mr le Ministre des transports, jusqu’à quand allez-vous permettre et autoriser cette plaisanterie dans la gestion de la compagnie Air Algérie ? Jusqu’à quand allez-vous accepter cette humiliation de la compagnie nationale ? Allez- vous encore nous parler d’un complot contre Air Algérie ? Allez-vous affirmer encore que « c’est NORMAL, tous les pays ont des factures impayées» ? Etes-vous sûr, comme vous le dites, que l’Algérie est le premier pays au monde dans le domaine du transport aérien, maritime et terrestre ? Réalisez-vous vraiment ce que vous faites et ce que vous dites ? ».

Enfin, « Le collectif CCTA demande le limogeage du PDG M.S BOULTIF pour cette claque reçue par tout le peuple Algérie au travers de cette inacceptable et scandaleuse saisie d’un appareil du pavillon national, liée uniquement à une gestion calamiteuse et opaque de la compagnie nationale Air Algérie ». *algerie1.com-13/12/2014 | 

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L'espace aérien de Londres est fermé ce vendredi jusqu'à 19 heures (20 heures à Paris).

*Pagaille dans les aéroports britanniques à cause d’une panne informatique au contrôle aérien de Swanwick, en Angleterre, a causé des perturbations dans le ciel britannique pendant plusieurs heures vendredi avec des centaines de vols nationaux et internationaux retardés ou annulés. Le contrôle aérien britannique Nats a annoncé peu avant 17H30 la fin de la panne, laissant espérer un retour à la normale dans la soirée.En milieu d’après-midi, Eurocontrol, l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, a annoncé la fermeture de l’espace aérien au-dessus de Londres jusqu’à 20 heures initialement. L’organisme a confirmé le rétablissement de la situation au contrôle aérien dans la foulée des nouvelles rassurantes données par Nats.Mais les perturbations risquaient d’être importantes jusque tard dans la soirée, notamment dans les cinq aéroports de Londres, Heathrow, Stansted, Gatwick, City Airport et Luton qui ont été fortement affectés par l’incident. Heathrow est le premier aéroport d’Europe en termes de passagers et premier du monde pour le trafic international de voyageurs. D’autres aéroports britanniques ont également été affectés, à Bristol, Edimbourg ou Leeds.

Pendant un long moment, aucun avion n’a pu décoller de plusieurs des principaux aéroports du pays, dont Heathrow. «Coincé sur le tarmac à l’aéroport de Heathrow. Panne du contrôle aérien. Aucun vol ne décolle ou n’atterrit», a tweeté un passager, Matt Warren, cloué au sol.

«Aucun vol ne décolle actuellement des aéroports de Londres», affirmait de son côté le site internet Flightradar24 qui rend compte du trafic aérien en temps réel dans le monde. En revanche, des atterrissages se poursuivaient, selon les médias britanniques.

La compagnie française Air France a annoncé qu’un peu moins de vingt de ses vols étaient affectés par cette panne dont sept long-courriers. La compagnie avait espoir de pouvoir faire partir quelques vols dans un premier temps annulés. Un vol qui devait atterrir à Dublin a dû faire demi-tour pour revenir se poser à Paris, alors que les long-courriers déjà partis étaient reroutés en vol.

Deux vols de la compagnie espagnole Iberia, partis de Madrid pour Londres, ont dû faire demi-tour. Deux autres avions sont restés bloqués au sol, un à Madrid et un autre à Londres.

Le 7 décembre 2013, une panne du contrôle aérien de Swanwick avait déjà causé la pagaille et provoqué retards et annulations pour des centaines de vols au Royaume-Uni et en Irlande. Londres compte quatre aéroports principaux avec Heathrow, Stansted, Gatwick et Luton. Heathrow est le premier aéroport d’Europe en termes de passagers et premier du monde pour le trafic international de voyageurs.*AFP-14/12/2014 | 

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*Mensonges et pratique de la torture à travers le monde

Le rapport qui accable la CIA

<br /><br /><br /><br />
	D&rsquo;innombrables exactions ont &eacute;t&eacute; commises &agrave; Guantanamo par la CIA.  » src= »http://www.elwatan.com/images/2014/12/10/inter_2555400.jpg » /></p>
<p><strong><span style=*D’innombrables exactions ont été commises à Guantanamo par la CIA.

Expurgé des informations les plus sensibles, le rapport en question critique très sévèrement et avec d’insoutenables détails, les méthodes de torture de la CIA dans le cadre de la «guerre contre le terrorisme» après les attentats du 11 septembre 2001.

Il révèle, en outre, que les techniques renforcées d’interrogatoire de la CIA «n’ont pas été efficaces» et ont été «bien pires» que ce que l’agence d’espionnage avait reconnu jusqu’à présent. Ce qui a été rendu public n’est, faut-il le rappeler, qu’un résumé de 500 pages du contenu d’un document de 6000 pages. La réalité des pratiques de la CIA est probablement plus sordide. Ceci dit, l’opinion mondiale a déjà pu se faire une idée précise concernant les méthodes de l’armée américaine après les révélations sur le scandale de la prison d’Abou Ghraib en Irak, du pénitencier de Guantanamo ou des prisons secrètes de la CIA.

Dans l’un des passages de leur rapport, les enquêteurs du Sénat accusent, par exemple, l’Agence centrale américaine de renseignement d’avoir soumis 39 détenus à des techniques brutales pendant plusieurs années, dont certaines n’étaient pas autorisées par l’Exécutif américain. «La CIA a employé ses techniques d’interrogatoire renforcées à répétition pendant des jours et des semaines», décrit le rapport. Les détenus ont été, ajoute-t-on, jetés contre les murs, dénudés, placés dans des bains glacés, empêchés de dormir pendant des périodes allant jusqu’à 180 heures. Ce n’est pas tout.

Des détenus ont été soumis au «rectal feeding» (alimentation rectale), un procédé par lequel des aliments sont introduits dans l’anus, y compris même quand cela n’était pas requis par des besoins médicaux. D’autres prisonniers, détenus par erreur, ont été soumis à de longues périodes de torture avant d’être relâchés. La liste des procédés de torture est aussi terrifiante que longue.

Les mensonges de la CIA

Lors de la présentation de ce rapport, la présidente de la commission du renseignement, la sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, a précisé qu’«à aucun moment les techniques d’interrogatoire renforcées de la CIA n’ont permis de recueillir des renseignements relatifs à des menaces imminentes, tels que des informations concernant d’hypothétiques “bombes à retardement” dont beaucoup estimaient qu’elles justifiaient ces techniques». Le Sénat a commencé à s’intéresser au programme de torture de la CIA à la suite des révélations, en 2007, de la destruction des vidéos montrant les détenus subissant le «supplice de la baignoire» – ou simulation de noyade –, une méthode de torture qui consiste à bloquer les voies respiratoires du détenu par un linge mouillé régulièrement aspergé.

Autre scandale, le rapport accuse la CIA d’avoir «menti», non seulement au grand public mais aussi au Congrès et à la Maison-Blanche, sur l’efficacité du programme, notamment en affirmant que ces techniques avaient permis de «sauver des vies». Le sixième point du rapport – qui en compte vingt – établit, par ailleurs, que «la CIA a activement évité ou empêché la supervision du programme par le Congrès». Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la direction la CIA court circuite l’Exécutif. L’histoire récente des Etats-Unis montre que cette agence a souvent fonctionné comme un Etat dans l’Etat. Pendant des années, elle n’a rendu de comptes à personne.

L’opinion doit savoir

Juste après la publication du rapport, le président Barack Obama a dénoncé des méthodes «contraires» aux valeurs des Etats-Unis. «Ces techniques ont fortement terni la réputation de l’Amérique dans le monde», a expliquéé M. Obama, qui avait, dès son arrivée à la tête du pays, en janvier 2009, officiellement mis fin à ce programme de torture lancé par son prédécesseur, George W. Bush. De plus, il a promis de tout faire pour que ces méthodes ne soient plus jamais utilisées. «Aucune nation n’est parfaite mais une des forces de l’Amérique est notre volonté d’affronter ouvertement notre passé», a-t-il souligné.

Le président américain a jugé, lundi, que la publication de ce rapport était utile, «pour permettre aux gens aux Etats-Unis et à travers le monde de comprendre exactement ce qui s’est passé». De son côté, le patron de la CIA, John Brennan, a admis que l’agence avait commis des erreurs en utilisant la torture comme méthode d’interrogatoire, mais contredit le rapport du Sénat, insistant sur le fait que cela avait permis d’empêcher d’autres attentats, après le 11 Septembre. Selon lui, une enquête interne menée par la CIA a mis en lumière que les interrogatoires poussés contre des suspects de terrorisme avaient «permis de récupérer des renseignements qui ont permis d’empêcher des attentats, de capturer des terroristes et de sauver des vies».

Impunité à Washington

Ainsi qu’il fallait sans doute s’y attendre, plusieurs responsables républicains ont immédiatement dénoncé un rapport partisan, une «réécriture d’événements historiques», selon un communiqué de Mitch McConnell, chef des sénateurs républicains, et du vice-président républicain de la commission du renseignement, Saxby Chambliss. De nombreux républicains disent craindre que la transparence ne donne du grain à moudre aux «ennemis» de l’Amérique, et suscite des représailles. Mais si la publication de ce rapport accablant montre que malgré toutes ses imperfections, la démocratie américaine fonctionne, il reste que le principal point noir du dossier de la torture au sein de la CIA est l’impunité. Malgré qu’il soit établi maintenant que cette agence d’espionnage a systématisé la torture ces 10 dernières années, aucune poursuite n’a été en effet engagée contre ses responsables alors que la loi américaine interdit le recours à cette pratique. La cause ?

En 2012, le ministre de la Justice, Eric Holder, avait annoncé qu’aucune charge ne pourrait être retenue contre les membres de la CIA ayant effectué des actes de torture. L’ex-président George W. Bush, l’ancien vice-Président Dick Cheney, l’ancien ministre de la Défense Donald Rumsfeld et l’ancien directeur de la CIA George Tenet qui ont donné leur feu vert à l’utilisation de la torture, ne sont également pas inquiétés. Pourtant, ils sont politiquement responsables de la dérive. Ce constat discrédite, à coup sûr, tous les sermons moralisateurs sur les droits de l’homme et la justice que donne régulièrement Washington au reste du monde.

Les associations Cage et Freedom from Torture appellent à des poursuites judiciaires

L’association britannique Cage, qui défend les victimes des abus de la guerre menée contre le terrorisme, s’est jointe aux appels de nombreuses ONG de défense des droits de l’homme pour réclamer des poursuites judiciaires après les révélations, mardi, sur l’usage de la torture par la CIA. Publiant les témoignages de plusieurs anciens détenus victimes de ces méthodes, Cage juge que «cela fournit des preuves claires pour engager des poursuites judiciaires», dans un communiqué publié mardi soir.

«Les associations de défense des droits de l’homme doivent s’unir pour demander des comptes aux Etats de droit afin d’arrêter le cycle de violence qui caractérise la guerre contre le terrorisme, et pour que les responsables soient traduits devant la Cour internationale de Justice», a ajouté sa porte-parole, Amandla Thomas-Johnson.

Saluant elle aussi le rapport comme une avancée vers plus de transparence et de reconnaissance de leurs responsabilités de la part des Etats-unis, l’organisation de défense des droits de l’homme, Freedom from Torture, estime toutefois qu’il est incomplet et trop tardif, et réclame également que des poursuites judiciaires soient engagées. Rappelant que des soupçons de complicité pèsent également sur le Royaume-Uni, l’association qui vient en aide aux victimes de torture et de violence organisée, a par ailleurs appelé le Premier ministre britannique à mettre en place une enquête indépendante sur ce thème, qu’il a promise «pour faire la lumière» sur ce qui s’est passé.

Le rapporteur de l’ONU sur les droits de l’homme et d’autres associations de défense de ces droits avaient déjà réagi mardi en appelant à des poursuites judiciaires contre les responsables des tortures infligées. Mais le ministère américain de la Justice a signifié que le dossier était clos faute de preuves suffisantes. L’argument est pour le moins étonnant dans la mesure où la CIA reconnaît elle-même avoir pratiqué la torture.  (A. Z.)
 *El Watan(Zine Cherfaoui*11.12.2014

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*Ils ont monté de toutes pièces une «rébellion» en Syrie pour créer le chaos et les massacres 

     Et ils ont ouvert la boîte de Pandore

*cliquer ici:Les «malfaiteurs» de la géopolitique.2

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Comment les Etats-Unis ont voulu renverser le régime cubain avec du rap

HISTOIRE**Un organisme officiel américain aurait tenté d’infiltrer le milieu hip-hop de l’île pour accélérer les changements politiques.

Un membre du groupe cubain Los Aldeanos à la Havane, en 2010.

On se croirait dans un roman d’espionnage, Notre agent à La Havane de Graham Greene par exemple. Dont la brillante adaptation au cinéma fut tournée par le Britannique Carol Reed en 1958 à Cuba-même, dans les mois qui précédèrent l’arrivée au pouvoir des « barbudos » de Fidel Castro et Che Guevara. L’agence d’information Associated Press a en effet révélé jeudi dans une longue enquêtequ’entre 2009 et 2011, une agence gouvernementale des Etats-Unis a tenté d’infiltrer le milieu des rappeurs contestataires cubains afin d’accélerer les changements politiques sur l’île, ennemie des Etats-Unis depuis son basculement dans le camp socialiste, en 1961.

L’USAID (United States Agency for International Developpement), censée promouvoir à travers le monde les valeurs de la démocratie américaine, avait repéré le promoteur d’un concert de rap à Novi Sad (Serbie), en 2000, dont l’énorme écho aurait contribué à la chute du président Milosevic. Non sans naïveté, l’USAID a chargé Rajko Bozic, selon AP qui a eu accès à de nombreux documents de l’agence, de réitérer son exploit à Cuba. Par le biais d’une compagnie basée à Washington, Creative Associates International (Crea), et de fonds versés via une banque luxembourgeoise, Rajko Bozic a tenté de noyauter des festivals à Cuba en favorisant la présence d’artistes antirégime. Il a ainsi noué des liens avec le duo Los Aldeanos, le plus virulent des groupes de rap à Cuba. Qu’il tente en vain d’imposer au concert « Paix sans frontières » mis sur pied en septembre 2009 à La Havane, par le chanteur colombien Juanes. En juin 2010, Bozic offre à Los Aldeanos leur première sortie internationale, au festival serbe Exit, qu’il organise.

Pourtant, ses activités ont déjà attiré les soupçons des autorités cubaines, qui l’interrogent cette même année, fouillent ses ordinateurs et saisissent des clés USB. L’expérience le dissuade de retourner dans les Caraïbes. Crea poursuit cependant ses efforts pour promouvoir une culture contestataire à Cuba. Les documents révélés par AP évoquent des projets échevelés: une télévision indépendante destinée aux jeunes, un Twitter échappant au contrôle de l’Etat, joliment baptisé Zunzuneo… L’agence de presse parle de millions de dollars investis.

Dans les heures qui ont suivi la publication de l’enquête, Los Aldeanos ont réagi en affirmant qu’ils n’ont jamais touché d’argent de Crea ni de Bozic. Et que s’ils ont été mêlés à cette affaire, c’est à leur insu. L’Usaid n’a pas démenti les informations d’AP, se bornant à signaler que sa mission consiste à «renforcer la société civile dans des pays où les citoyens sont harcelés, battus, ou pire». L’opération rap cubain, finalement risible, s’ajoute à une longue liste de tentatives des Etats-Unis de renverser un régime qui leur est opposé, aux côtés des fameux «cigares explosifs» sur lesquels comptait la CIA pour éliminer Fidel Castro.*liberation.fr–12 DÉCEMBRE 2014

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