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Fusillade dans une école primaire américaine

15122012

**Aux USA, le massacre continue!

Deux morts dans une fusillade dans un collège du Kentucky

Un homme armé a ouvert le feu mardi soir (15.01.2013.) avec une arme semi-automatique sur le parking d’un collège du Kentucky (centre-est des Etats-Unis), tuant deux personnes et blessant une troisième, a annoncé la police.

La fusillade n’a strictement rien à voir avec l’établissement scolaire, a précisé la police au cours d’une conférence de presse relayée par la télévision locale WYMT. « Nous pensons qu’il s’agit d’une affaire personnelle », a déclaré le chef de la police de Hazard, Minor Allen.

Ce massacre -l’un des plus graves ayant jamais touché un établissement scolaire dans le pays- avait une nouvelle fois relancé le débat sur les armes à feu, après une succession de fusillades meurtrières les mois précédents, dont celle ayant fait 12 morts dans un cinéma du Colorado lors de la première du film « Batman » en juillet.*16/01/13 – Source: afp.com

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**Une ex-élue du Congrès s’attaque aux armes

L’ancienne élue du Congrès américain Gabrielle Giffords, survivante d’une fusillade ayant eu lieu il y a tout juste deux ans, a lancé mardi une campagne pour s’attaquer au puissant lobby des armes aux Etats-Unis et demander une réglementation plus stricte. Mme Giffords, grièvement touchée à la tête le 8 janvier 2011 dans une fusillade à Tucson (Arizona, sud-ouest), a lancé l’initiative « Des Américains pour des solutions responsables » après une visite à Newtown (Connecticut, nord-est) où 26 personnes, dont 20 enfants, ont été récemment tuées par un jeune homme armé.
« Nous ne pouvons pas simplement espérer que la dernière fusillade tragique empêche la suivante », écrit l’ex-élue démocrate dans un éditorial publié dans le quotidien USA Today, cosigné de son époux, l’astronaute Mark Kelly.
« Réussir une réforme pour réduire la violence due aux armes, et empêcher les fusillades de masse, signifie se démener autant que les lobbies des armes et avoir autant d’argent qu’eux », souligne-t-elle en référence au puissant lobby de la NRA (National Rifle Association).
Son initiative « récoltera les fonds nécessaires pour contrer l’influence du lobby des armes » et appuyer les hommes politiques « qui se battent pour ce qui est juste ».
Le président Barack Obama a promis des mesures pour s’attaquer à la violence due aux armes dans le pays, après la tragédie de l’école primaire Sandy Hook de Newtown. Le 14 décembre, Adam Lanza, 20 ans, armé d’un fusil d’assaut Bushmaster, y a tué 20 enfants et six adultes, après avoir exécuté sa mère. Il s’est ensuite suicidé.
La NRA a proposé peu après que des gardes armés soient postés dans les écoles.
Alors représentante de l’Arizona au Congrès, Mme Giffords avait été touchée d’une balle en pleine tête le 8 janvier 2011 lorsqu’un tireur avait ouvert le feu à l’occasion d’une réunion électorale. Six personnes, dont une fillette et un juge fédéral, avaient perdu la vie.
L’élue avait échappé de peu à la mort. Après une longue convalescence, elle avait annoncé fin janvier 2012 sa démission du Congrès.*Source: belga.be. 08.01.2013.

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la libre circulation des armes à feu et les tueries aux Etats-Unis

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La tuerie de Newtown a une fois encore relancé le débat sur la libre circulation des armes à feu aux Etats-Unis. Si Barack Obama attend d’ici fin janvier un plan pour renforcer le contrôle des armes à feu, des internautes s’appuient sur Twitter pour faire pression sur les autorités en comptabilisant le nombre de morts par balles dans le pays. À lire sur les Inrocks. L’initiative n’est pas neuve. Elle date du massacre d’Aurora (Colorado) en juillet dernier, mais a rencontré un vif intérêt et une hausse significative de fréquentation (de 15 à plus de 9000) depuis la fusillade de Sandy Hook, le 14 décembre dernier. Alimenté par les utilisateurs du site de microblogging, le compte @gundeaths recense le nombre de victimes par armes à feu en fournissant un maximum d’informations ou des liens vers des articles de journaux locaux.
L’objectif est clair. Faire bouger le débat sur l’autorisation du port d’armes figée par le second amendement de la Constitution américaine. Une question qui au lendemain des drames engendrés par des armes à feu tombait souvent aux oubliettes. « Je sentais que l’attention des gens ne se portait sur la tragédie de la violence par armes à feu uniquement durant le traditionnel cycle de cinq journées d’information consacrées à une tuerie de masse comme celle d’Aurora », a admis l’auteur anonyme du compte, aux Inrocks. « J’étais frustré qu’à la fin de ce cycle d’infos, on retourne à nos affaires, en oubliant qu’il y a plus de deux Aurora tous les jours aux Etats-Unis ».
En étroite collaboration avec slate.com, @gundeaths a mis en place un tableau, sorte de boulier-compteur virtuel, qui compile le nombre de victimes, leur identité complète et l’endroit exacte de leur mort. À ce jour, 489 personnes sont décédées depuis le 14 décembre, date du drame de Newtown. On constate par ailleurs que pas moins de quatorze personnes, sur l’ensemble du pays, ont connu une fin tragique ce jour-là. La publication et la funeste promotion de ces faits-divers quotidiens vont-il faire fléchir les ardents défenseurs des armes à feu? On l’ignore. Mais le pays (et la planète) attend avec curiosité fin janvier et la sortie du rapport du groupe de travail dirigé par le vice-président Joe Biden. Ce dernier pourrait mettre en place différentes mesures (vérification de l’identité des porteurs d’armes, création d’un fichier national sur les mouvements et l’achat d’armes, examens psychologiques, durcissement des sanctions) qui n’a malheureusement pas encore fini de diviser l’Amérique.*7 S7- 07.01.2013.

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Fusillade dans une école primaire américaine

*27 morts dont 20 enfants

Le tireur a tué aussi sa mère qui travaillait comme professeur à l’école

Une fusillade a eu lieu  vendredi 14 décembre 2012 dans une école primaire de Newtown dans le Connecticut. Le fils de l’une des institutrices a ouvert le feu dans l’établissement scolaire après avoir tué son père au domicile familial.

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Les faits se sont déroulés dans la Sandy Hook Elementary School, à Newtown, à 128 kilomètres de New York. La police aurait été avertie aux environs de 9h40.

"Notre principal objectif était d'évacuer aussi rapidement et aussi efficacement que possible tous les élèves et le personnel de l'établissement. L'école entière a été fouillée. Tout a été fait", adéclaré un porte-parole de la police de Newton.

Selon les dernières informations officielles, la fusillade a eu lieu dans deux pièces de l’école. Un seul tireur serait connu « actuellement », selon le porte-parole de la police. 18 enfants et 6 adultes sont morts à l’école, 2 autres enfants sont décédés à l’hôpital selon les dernières informations officielles. Le tireur est mort également.
Les élèves ont été évacués de l’école vers une caserne de pompiers située à proximité. Les parents sont choqués. « Je n’arrive pas à croire qu’une chose comme ça arrive », a déclaré le papa d’Alexa, l’une des fillettes évacuées de l’école. « On ne sait pas ce qui s’est passé. »

Newtown, Connecticut.

« Au moins cent coups de feu »
La police a envahi les lieux du drame. Parmi les victimes, on compte deux employés de l’établissement, le directeur de l’école ainsi qu’un parent d’élève, qui se trouvait à l’intérieur de l’école quand le tireur a ouvert le feu.
Le corps du tireur se trouve actuellement dans une salle de classe. Il s’agirait d’un homme de 20 ans. Si on parlait d’abord d’un « père de famille », il semblait que son lien avec l’école soit différent. Sa mère travaillait comme professeur à l’école de Sandy Hook. Elle fait partie des victimes.
Le tueur a également tué son père avant de se rendre à l’école pour tuer sa mère et 25 autres personnes. Son corps a été retrouvé au domicile familial.
Le tueur, qui s’est suicidé sur les lieux de son crime, portait sur lui la carte d’identité de son frère aîné. On a cru pendant les premières minutes du drame que c’est celui-ci qui était responsable de la fusillade. Il est actuellement interrogé par la police et n’est pas considéré comme suspect à l’heure actuelle

Parents walk away from the Sandy Hook Elementary School with their children following a shooting at the school, Friday, Dec. 14, 2012 in Newtown, Conn. A man opened fire inside the Connecticut elementary school where his mother worked Friday, killing 26 people, including 18 children, and forcing students to cower in classrooms and then flee with the help of teachers and police. (AP Photo/The Journal News, Frank Becerra Jr.) MANDATORY CREDIT, NYC OUT, NO SALES, TV OUT, NEWSDAY OUT; MAGS OUT

Un deuxième tueur?
Selon une mère qui se trouvait devant l’école au moment de la fusillade, au moins cent coups de feu ont été tirés. Deux armes au moins, récupérées par la police, ont été utilisées. Une Honda noire, appartenant au tueur, a également été saisie par la police. Selon ABC News, la police recherche activement un second tireur. La police affirme qu’il n’y a qu’un tueur « pour le moment ».
Au cours d’une première conférence de presse, la police a assuré que les environs étaient « sécurisés ».

Les tirs se sont produits dans la matinée à l'école Sandy Hook de la petite ville de Newtown, à 128 kilomètres de New York. Près de 600 enfants âgés de 5 à 10 ans se trouvaient alors dans l'école.

Obama informé, les garderies fermées
Le président Barack Obama a livré un discours ému. Il a présenté ses condoléances aux familles des petites victimes et a promis de nouvelles mesures pour empêcher les drames du genre.
Toutes les écoles des alentours ont été bouclées, a rapporté la chaîne NBC.
Sur le site internet des écoles publiques du district de Newtown, un message informe que « les garderies après l’école sont annulées aujourd’hui ».
13 morts à Columbine en 1999
Il y avait eu 13 morts lors du massacre de Columbine, en 1999. C’était jusqu’alors la pire fusillade dans une école américaine. Le drame relance le débat sur le port d’armes aux USA* 7s7- 14.12.2012.

Cette jeune femme tente d'avoir des nouvelles de sa sœur, professeure dans l'école.

Un homme a ouvert le feu, vendredi 14 décembre, dans une école élémentaire de Newton, dans le Connecticut au nord-est des Etats-Unis.

Newtown, Connecticut.

NEWTOWN, CT - DECEMBER 14: Responders gather at the scene of a mass school shooting at Sandy Hook Elementary School on December 14, 2012 in Newtown, Connecticut. There are 27 dead, 20 of them children, after Adam Lanza reportedly opened fire in one of the largest school massacres in U.S. history. Lanza is dead at the scene and his mother, a teacher at the school, is also dead.   Mario Tama/Getty Images/AFP==FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY==

La fusillade s'est produite dans la matinée à l'école Sandy Hook de la petite ville de Newtown, à 128 kilomètres de New York. Près de 600 enfants âgés de 5 à 10 ans se trouvaient alors dans l'école.

Un homme a ouvert le feu, vendredi 14 décembre, dans une école élémentaire de Newton, dans le Connecticut au nord-est des Etats-Unis. Le bilan reste difficile à établir mais les médias américains évoquent 27 morts dont au moins 14 enfants.

**Fusillades dans les écoles américaines: ça ne peut plus durer

A chaque fois, c’est la même consternation.

La même impression que ça ne peut plus durer ; que cette fusillade-ci est la dernière.

Et celle d’aujourd’hui (vendredi 14.12.2012.)est particulièrement atroce, qui vise des enfants du primaire. Des écoliers qui se tiennent par la main pour s’échapper, comme quand ils sont en sortie scolaire, l’un derrière l’autre, une file indienne de rescapés qui se souviendront de ce moment toute leur vie, et quand bien même l’oublieraient-ils, il restera les photos, les reportages télé…

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Cette fois, peut-être, les réactions seront différentes  ? A la Maison Blanche, le porte-parole Jay Carney a dit que ce n’était pas le moment de poser la question de l’interdiction des fusils d’assaut, qui a expiré en 1999. Mais la gauche réclame des gestes. Une discussion nationale sur cette question que le président aussi bien que son adversaire ont évitée pendant la campagne; au point que l’un des rescapés de la fusillade du cinéma d’Aurora était venu  les interpeller le soir du premier débat à Denver.

Car cette fois il s’agit d’enfants. « De beaux enfants âgés de 5 à 10 ans« , a souligné Barack Obama, en écrasant une larme dans la salle de presse de la Maison Blanche. Ils avaient devant eux « des anniversaires, des cérémonies de remise de diplômes »
Et les rescapés parlent avec leurs mots d’enfant, comme la petite Alexis quand elle explique que, oui, on a eu peur et il y en a même qui ont eu « mal au ventre ».

Voir les écoliers qui témoignent devant les caméras pourrait bousculer les réflexes.  Mais le débat, encore et toujours, va dans le sens de plus d’armes, pas moins.
Témoin cet article « The case for more guns (and more gun control ») (L’argument en faveur de plus d’armes et de contrôle) paru dans le magazine Atlantic.*Blog Le Monde-14.12.2012

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*Obama essuie ses larmes pendant son discours, aprés la tuerie qui s’est déroulée dans une école primaire de Newtown dans le Connecticut

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Vos enfants, nos enfants, leurs enfants…

*Du Connecticut à Ghaza a Mogadiscio

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La tuerie de Newton dans le Connecticut au nord-est des Etats-Unis, vendredi dernier, a secoué toute l’Amérique. Toute l’Europe. Le monde entier. Difficile de trouver les mots pour qualifier une telle monstruosité. 20 petits enfants ont été abattus à l’intérieur de leur école. 20 petits innocents et six adultes qui ont été arrachés à la vie en quelques secondes. Sans avoir eu le temps de comprendre ce qui leur arrivait. Atroces images d’une violence inouïe. L’assassin est, lui aussi, américain. Il avait 20 ans. Il se serait suicidé après sa folle équipée. Folie? Sûrement! D’autant que l’assassin des écoliers avait commencé par tuer sa propre mère. Une tragédie qui a mis en émoi tous les foyers des Etats-Unis. Le président Obama a dit, dans son intervention après le drame, «avoir le coeur brisé». Visiblement très affecté par la mort «des enfants, de magnifiques enfants âgés de cinq à dix ans», il avait la gorge nouée et larme à l’oeil. Le président américain a ordonné de mettre, durant quatre jours, les drapeaux en berne sur tous les édifices publics américains. Il s’est rendu hier sur les lieux du drame pour soutenir les parents. La stupeur, l’indignation, la compassion se sont exprimées dans toutes les capitales du monde. De la reine d’Angleterre à Ban Ki-moon, de Catherine Ashton et José Manuel Barroso au président mexicain, du Premier ministre canadien à Julia Gillard, Premier ministre australienne, de David Cameron à François Hollande et on en oublie. Voir des enfants massacrés, n’est facile pour personne. C’est l’innocence qui est tuée. Cette même innocence qui rend tous les enfants beaux et adorables. Deux jours durant, les télés du monde entier ont passé en boucle les quelques images prises devant l’école. Les seules qu’elles avaient. Les mêmes pour toutes les télés. Qu’importe, pourvu que soit bien marquée l’horreur de savoir que 20 enfants ont été massacrés à l’arme lourde. 20 enfants coupables d’avoir été au mauvais moment, au mauvais endroit. Le tueur ne les connaissait pas. Lui seul savait pourquoi il s’en est pris à eux. Il est parti en emportant son secret. Il est certain que ces enfants n’avaient rien fait à personne. A leur âge, on ne peut pas faire de mal. Inutile de décrire la souffrance de leurs parents. Immense. Indicible. Ils resteront pour longtemps inconsolables. Perdre leurs petits «bouts de choux». Ne plus les voir rire, jouer dans la maison est une pensée insupportable. Tous les parents sont ainsi. C’est une partie d’eux qui s’en va quand ils perdent un enfant. Ils ne comprendront jamais pourquoi le monstre s’en est pris à leurs enfants. Tous les parents du monde sont ainsi. Comme tous les enfants du monde, tous sont des innocents. Ils se ressemblent par la beauté que leur confère l’innocence. Qu’ils soient Américains ou Somaliens. Qu’ils soient Blancs ou Noirs. Qu’ils soient du Connecticut ou de Ghaza. En ce moment même, des enfants meurent de faim en Afrique. C’est encore plus atroce, car ils souffrent terriblement au point où la mort devient pour eux une délivrance. Selon un rapport de l’Unicef, près de 8 millions d’enfants, de moins de cinq ans, sont morts de faim en 2010. Des milliers d’enfants ont été tués en Palestine, à Ghaza, par la folie de dirigeants israéliens qui les bombardent à l’aveuglette. Il n’y a pas de bons et de mauvais enfants pour qui est sain d’esprit. Qui ne soit pas fou. C’est pourquoi nous pleurons les enfants du Connecticut et sommes de tout coeur avec leurs parents. Comme nous pleurons tous les enfants du monde, victimes de la folie des hommes. Sans distinction de lieu ou de couleur. Du Connecticut jusqu’en Palestine et en Somalie! Peut-on les différencier quand on a du coeur? Quand on pleure sincèrement?**Par Zouhir MEBARKI -L’Expression-17.12.2012.

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**consulter par ailleurs: le génocide israélien contre le peuple palestinien-1

**Les enfants sont tous les mêmes. Peu importe où ils vivent

Un enfant c’est tout ce qu’il y a d’innocent, de cher et de beau à la fois. Tout père vous dira qu’un enfant cela ressemble à une belle aube qui ouvre les yeux ou à un bourgeon de rose veloutée qui commence à ouvrir ses petites pétales. Toute mère vous dira, un petit sourire sur les lèvres, qu’un enfant c’est l’innocence qui rassure et la quiétude qui berce. Tout parent vous confirmera qu’un enfant c’est exactement ce pourquoi on donnerait tout ce qu’on a et plus si nécessaire. Un enfant, c’est beau, c’est cher et c’est innocent. Un enfant, cela vient de l’avenir pour nous y accompagner doucement, cela vient de nos joies insouciantes de l’enfance pour nous tenir compagnie lors des peines innommables de ce monde. Un enfant, c’est un enfant.
La dernière fusillade qui a eu lieu ce vendredi dans une école de la ville de Newtown, dans le Connecticut (nord-est des Etats-Unis), a fait 27 morts dont 20 enfants. 20 petits enfants âgés de 5 à 10 ans, surpris à l’aube de leur vie. Autant d’innocence et de beauté atteinte par la main de la folie des hommes. La nouvelle d’une telle tuerie d’enfants n’est pas gaie. Elle ne peut l’être sous aucun prétexte et peu importe d’où qu’ils sont. Aussi, lorsqu’il apprit la nouvelle, le président américain, qui ne tarda pas à s’exprimer, en avait le coeur tellement brisé qu’il ne put retenir une larme. Cette réaction, somme toute humaine, est à son honneur et éclipse, le temps d’une déclaration, le président pour mettre, au-devant de la scène, le père. Le président, quant à lui, annonça que durant les quatre prochains jours, le drapeau américain sera en berne sur tous les édifices publics américains. Et bien, que ne pouvant rien contre ces fusillades qui sont la conséquence d’une Constitution qui autorise le port d’armes à tout Américain, Obama espère faire quelque chose. Là aussi on comprend la peine du président et son inquiétude, d’autant plus que ceux qui paient cette folie des armes sont des enfants, tout ce qu’il y a de beau, de cher et d’innocent.
Les enfants sont tous les mêmes. Peu importe où ils vivent et peu importe la consonance de leur prénom. Ce sont toujours des enfants qui ont peur lorsqu’ils voient des choses qu’ils ne comprennent pas et qui pleurent lorsqu’ils ont peur. Qu’ils soient aux Etats-Unis ou au Yémen ou à Ghaza, ce sont des enfants qui se ressemblent. Peut-être pas par les jouets qu’ils ont, par le nombre de repas par jour ou par la manière de se vêtir, mais ce sont des enfants. Pareils! Tous aussi innocents. Tous aussi beaux les uns que les autres. Et tous aussi chers pour leurs parents.
Lorsqu’on a cinq ans on est pareil, quelle que soit la latitude sous laquelle on fait sa sieste, ou la longitude sous laquelle on entame son premier pas. Et quelle que soit l’altitude à laquelle on ferme les yeux pour retrouver les fées, Jeha, VladTepes, Merlin, Blanche-Neige, Lounja bent el Ghoul, Peau d’Ane, H’didouane ou autres. Lorsqu’à l’âge de l’innocence la mort vient frapper, cela fait mal. Interrogez donc les mères palestiniennes qui sont fatiguées d’enterrer leurs petits. Ecoutez donc les pères palestiniens qui, de leurs mains, ensevelissent leur progéniture de tous les âges, de 0 à 99 ans. Regardez donc ces parents à Ghaza qui ne pleurent plus parce qu’ils ont bu toutes leurs larmes il y a si longtemps. Dans les cimetières, dans les hôpitaux, dans les maisons… il n’y a pas un endroit où la mort n’ait oublié de frapper… Une mort par bombes, par balles, par grenades, par écroulement de murs ou de toits… une mort qui vient parfois du ciel, parfois de la mer, parfois de la terre… Une mort d’enfant est toujours une mort d’innocence, de beauté et d’espoir.
Tous les enfants du monde sont pareils… Ni la couleur de leur peau ni l’endroit où ils vivent ne peuvent les rendre moins innocents, moins beaux ou moins aimés. Se peut-il, dès lors, que la mort des uns nous émeut au point de nous faire verser des larmes alors que celle des autres nous laisse indifférents? Nous éprouvons de la peine, beaucoup de peine, même pour les familles de ces enfants assassinés sans qu’ils aient l’âge de faire quelque chose de mal. Nous nous recueillons devant ces petits insoucieux qui ne faisaient rien d’autre que vivre sans aucune gêne pour les autres et nous comprenons parfaitement l’émotion du président des Etats-Unis devant ce drame mais ce que nous ne pouvons comprendre – et encore moins admettre – c’est que la mort de milliers d’enfants à Ghaza, à Baghdad, à Tripoli, à Beyrouth et partout ailleurs a toujours laissé les présidents des Etats-Unis indifférents…
A croire que l’innocence n’est pas la même, car pour que ces mêmes présidents livrent Israël en armes et l’aident à en développer pour tuer des enfants avec, il y a lieu de croire que de deux choses l’une: soit les enfants ne sont pas tous des enfants, soit les larmes des présidents ne sont pas toutes des larmes. Et comme on sait pertinemment que tous les enfants se ressemblent en ce qu’ils ne connaissent que l’amour.
Pas de haine dans ces petits coeurs ni de rancune, ni de xénophobie, ni de racisme, ni de mépris pour autrui, ni d’homophobie, ni de dédain, ni d’ironie. De l’amour, rien que de l’amour, alors il ne reste qu’une seule explication. Est-ce bien la bonne, Monsieur le président? * Par Aïssa HIRECHE – Lundi 17 Decembre 2012 .L’Expression

***Dix fillettes, âgées de 9 à 11 ans, tuées dans l’explosion d’une mine antipersonnelle en Afghanistan

Dix fillettes, âgées de neuf à onze ans, ont été tuées dans l’explosion d’une mine antipersonnelle heurtée accidentellement, alors qu’elles ramassaient du bois dans l’est de l’Afghanistan, ont indiqué ce lundi les autorités. L’accident s’est produit dans la province de Nangarhar lorsqu’une des jeunes filles a heurté cette mine ancienne avec une hache, a indiqué le gouverneur du district de Chaparhar, Mohammad Sediq Dawlatzai. «Une vieille mine a explosé, tuant dix filles et en blessant deux autres», a-t-il déclaré. Le porte-parole du gouvernement de la province de Nangarhar, Ahmad Zia Abdulzai, a, lui, affirmé que la mine avait été déposée par «les ennemis de l’Afghanistan». Depuis le retrait des Soviétiques en 1989, après dix ans d’occupation, près de 700.000 mines et plus de 15 millions d’engins explosifs divers ont été détruits en Afghanistan, selon les chiffres des Nations unies. Mais malgré les opérations de nettoyage, plus de trois décennies de conflit ont fait de ce pays un des plus «minés» au monde. *17/12/2012- infosoir

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