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La grande majorité des citoyens a travers le monde préfèrent une réélection d’Obama

4 11 2012

**BARACK OBAMA REELU PRESIDENT POUR QUATRE ANS

Barack Obama annonce sa victoire sur Twitter

**Le tweet historique de Barack Obama

Le candidat démocrate Barack Obama a annoncé lui-même sa victoire sur Twitter, quelques secondes avant les télévisions américaines.« Four more years » (quatre ans supplémentaires), a-t-il écrit sur son compte twitter (@BarackObama), postant également une photo de lui enlacé avec son épouse Michelle.Deux minutes avant ce message, Barack Obama avait déjà adressé un message de remerciement à ses électeurs: « This happened because of you. Thank you ». (Cela est arrivé grâce à vous. Merci).

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Réélu mardi après quatre ans de mandat difficile et une campagne acharnée, Barack Obama, 44e président des Etats-Unis et premier Noir à la tête de la première puissance mondiale, conforte encore davantage sa place dans l’histoire.

Un seul démocrate depuis 1945 avait été élu deux fois à la tête des Etats-Unis, Bill Clinton, dans une situation économique bien meilleure que l’actuelle, marquée par un taux de chômage à 7,9%. Aucun président américain n’avait été jusqu’ici été reconduit quand ce taux dépassait 7,2%.

Elu en 2008 sur des slogans d’ »espoir » et de « changement », M. Obama, 51 ans, a réussi à convaincre les Américains qu’il pouvait, mieux que son adversaire Mitt Romney, les mener sur la voie de la reprise économique malgré quatre années de crise dont le pays se remet encore lentement.

Ses interlocuteurs décrivent un homme réservé, cérébral mais aussi très compétitif, qui n’aime perdre ni en politique, ni au basket.

Tout au long d’une campagne qui a démarré en avril 2011, M. Obama a assuré avoir toujours le feu sacré, malgré sa contre-performance lors du premier débat télévisé contre M. Romney qui avait soulevé des interrogations sur la motivation d’un dirigeant réputé ne pas goûter aux intrigues de Washington et encore moins au flux incessant des télévisions d’information en continu.

C’est à la convention démocrate de 2004 à Boston, qui adoube John Kerry face à George W. Bush, que Barack Hussein Obama, fils d’un Kényan et d’une Américaine, apparaît véritablement sur la scène nationale américaine, en défendant une approche consensuelle de la politique qui séduit et fait date.

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M. Obama, né en août 1961 à Hawaii (Pacifique) et ayant passé une partie de son enfance en Indonésie, représente alors depuis sept ans le sud déshérité de Chicago au Sénat de l’Illinois (nord). Début 2005, il accède au Sénat de Washington, et grâce à son charisme et son éloquence, il devient la coqueluche des médias.

Quatre ans plus tard, au terme d’une ascension météorique qui l’a vu terrasser sur le fil Hillary Clinton à la primaire démocrate puis triompher du vieux routier républicain John McCain à la présidentielle, il succède à M. Bush et s’installe à la Maison Blanche.

« L’espoir plutôt que la peur »
Les Etats-Unis ont choisi « l’espoir plutôt que la peur », assure M. Obama après avoir prêté serment le 20 janvier 2009 face à deux millions de personnes réunies dans la ferveur au centre de Washington.

Mais l’exercice du pouvoir est souvent frustrant pour cet avocat et professeur de droit constitutionnel passé par Harvard, en particulier depuis que les républicains ont conquis la Chambre des représentants fin 2010 et tenté de mettre en oeuvre leurs promesses de tailler dans les dépenses sans augmenter les impôts.

Présidentielle en direct: Obama réélu, Romney reconnaît la défaite

Un bilan respectable
M. Obama peut pourtant se prévaloir d’un bilan respectable, dont une ambitieuse réforme de l’assurance-maladie. Mais le chômage reste encore 2,9 points plus élevé qu’avant la crise tandis que la dette de l’Etat fédéral a augmenté de plus de moitié depuis 2009.

S’il devient le premier président américain à soutenir les mariages entre personnes de même sexe après avoir mis fin au « tabou homosexuel » dans l’armée, il ne parvient à faire adopter ni une réforme de l’immigration, ni un plan de transition vers les énergies vertes.

A l’étranger, celui qui avait pour la première fois fait parler de lui en 2002 avec un discours contre la guerre en Irak tient fin 2011 sa promesse d’en retirer les soldats américains.

En revanche, en Afghanistan, il triple en moins d’un an le contingent avec pour mission de relancer la lutte contre Al-Qaïda, un objectif également poursuivi au Pakistan voisin via une « guerre secrète » des drones. En mai 2011, il triomphe avec l’élimination d’Oussama ben Laden et entame un retrait graduel d’Afghanistan, prévu de longue date.

Mais il s’est comme tous ses prédécesseurs cassé les dents sur le conflit israélo-palestinien, compliqué par un « printemps arabe » qu’il a parfois semblé gérer à vue, et la montée des tensions avec l’Iran sur son programme nucléaire. Le tout sur fond de relations difficiles avec Pékin et Moscou, malgré une « remise à zéro » un temps fructueuse avec le Kremlin.

Si l’accession d’un Noir à la tête de la première puissance mondiale, 150 ans après la fin de l’esclavage et un demi-siècle après les lois sur les droits civiques, a été saluée comme un événement historique, M. Obama, dont les cheveux ont beaucoup blanchi depuis sa prise de fonction en janvier 2009, semble s’ingénier à donner sur la forme des gages de normalité.

On le voit jouer au golf, boire de la bière et promener son chien, et il met un point d’honneur, dit-il, à interrompre sa journée de travail pour aller dîner avec sa famille. Michelle Obama, brillante avocate épousée il y a tout juste 20 ans, lui a donné deux filles: Malia, 14 ans, et Sasha, 11 ans.*  Source: belga.be–07/11/12

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Le président américain démocrate Barack Obama, réélu mardi, a remporté les Etats-clés de la Virginie, du Colorado et du Nevada contre son concurrent républicain Mitt Romney, ont indiqué des télévisions américaines. M. Obama a remporté les mandats des 13 grands électeurs de la Virginie, qu’il avait gagnés lors de son élection en 2008, les neuf grands électeurs de l’Etat du Colorado et les six du Nevada, également empochés il y a quatre ans. Avec ces trois Etats déterminants, M. Obama est assuré d’avoir 303 grands électeurs, soit 33 de plus que le seuil des 270 dont il avait besoin pour rester le locataire de la Maison Blanche.

***Mitt Romney a appelé Obama pour le féliciter de sa victoire.

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Mitt Romney, le candidat républicain battu mardi à la présidentielle américaine, a confié à ses partisans avoir « appelé le président (Barack) Obama pour le féliciter » de sa victoire.

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Le président Bouteflika félicite Obama

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a félicité mercredi le président américain Barack Obama pour sa réélection, réitérant sa disponibilité à renforcer les relations « fructueuses et prometteuses » entre l’Algérie et les Etats-Unis.
« La confiance que le peuple américain vient de vous renouveler m’offre l’agréable occasion de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu’en mon nom personnel, mes très chaleureuses félicitations auxquelles je joins mes voeux de plein succès dans la poursuite de votre mission au service du peuple américain », écrit le président Bouteflika dans son message. « C’est pour moi l’opportunité de vous dire mon entière disponibilité à renforcer les relations fructueuses et prometteuses existant entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique et à donner à notre dialogue stratégique une impulsion à même de conforter notre coopération dans tous les domaines », indique le chef de l’Etat. « Je me réjouis également de la qualité de notre concertation et des larges perspectives de coopération qu’elle ouvre dans le cadre d’une réponse solidaire de la communauté internationale aux grands défis auxquels elle fait face en matière de paix, de stabilité et de développement durable », souligne le président de la République.*APS-07.11.2012.

***La nuit américaine à Alger

A Alger, la longue nuit de l’élection présidentielle US, de mardi à mercredi, a été suivie immanquablement dans une ambiance fébrile et festive à l’ambassade des Etats-Unis, en présence de journalistes, amis et autres personnalités de la société civile algérienne, et ce, pour passer une nuit… blanche et américaine !

A l’entrée de la salle électorale, deux effigies «plus vraies que nature» des deux candidats, le républicain Mitt Romney et le démocrate Barack Obama, vous accueillent. L’ambassadeur, Henry S. Ensher, souhaite la bienvenue aux “guests” (invités) : «C’est un plaisir de vous recevoir et vous voir aussi nombreux à vous intéresser aux élections US et de découvrir qui sera le prochain président des Etats-Unis…» Le décor, voire la décoration, est planté. Des divans, des poufs, une pléthore d’écrans plasma, dont un géant, tiennent en haleine les ressortissants américains et les invités. La «dream team» de l’ambassade est aux petits soins avec les invités. Une atmosphère de discothèque, tant l’ambiance était agréable et décontractée.

La célèbre chaîne de télévision CNN distille les résultats et autres projections claires, lisibles et pédagogiques. Ses journalistes chevronnés, Wolf Blitzer ou encore Cooper Anderson, les «loups blancs», se démènent comme des diables, car c’est le grand oral, l’heure de vérité ! Un signe avant-coureur ! Les pin’s à l’estampille de l’éléphant, mascotte des républicains, jonchent avec foisonnement les petites tables. Et pour cause : ceux des démocrates (l’estampille de l’âne) ont été «raflés» par les invités algériens. C’est dire de la «consigne de vote affective» des Algériens pour le candidat Barak Obama. L’ambassadeur Henry S. Hensher est très sollicité par les journalistes. Ici, des conversations, des analyses se construisent, là, un scepticisme, là-bas, des pronostics vont bon train. Et ce, portant les projections des Swing States comme la Floride, l’Ohio ou encore la Virginie qui sont déterminants au chapitre des collèges électoraux.

Et le numéro gagnant et magique était 270. Le premier qui le dépasse est le 45e président des USA. Les projections oscillent. Suspense ! Et puis, cela monte crescendo pour Obama ! Et puis, c’est bouquet final ! Il est 5h18 du matin ! Explosion de joie, tonnerre d’applaudissements et sifflements ! Barack Obama est réélu président des Etats-Unis. Les Algériens congratulent leurs amis américains. «Quatre autres années. Cela est arrivé grâce à vous, Merci !», a twitté l’heureux élu Barack Obama, président de tous les Américains.*El Watan-08.11.2012.

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Les dessous d’une réélection historique

  Pourquoi Obama a gagné

Les américains ont préféré la stabilité au saut dans l’inconnu et à l’esprit va-t-en guerre que leur suggérait Mitt Romney.

Si la première victoire de Barack Obama avait une portée symbolique en tant que premier président afro-américain à avoir été élu à la Maison-Blanche, sa réélection marquera certainement de façon indélébile l’histoire des Etats-Unis d’Amérique. Sa performance ne sera pas prête à être égalée. Cette seconde victoire historique n’était pourtant pas acquise d’avance.
Le premier débat qui a tourné nettement à l’avantage de son adversaire républicain avait largement ouvert les portes d’une défaite du président sortant. C’était sans compter sur ses qualités de tribun hors pair. La leçon a été retenue. Il n’était plus question de victoire ou de défaite par K. O. Au fur et à mesure que la campagne avançait, le candidat démocrate, non seulement refaisait son retard mais il réussissait surtout à mettre en difficulté son dangereux rival. Comme un champion face à son challenger. Sa victoire s’est construite lentement mais sûrement même si elle s’est conclue au finish. Comme pour montrer que les Etats-Unis tenaient en Barack Obama un président d’envergure. A la hauteur du statut de première puissance des USA.
La crise économique mondiale qui a frappé de plein fouet les Etats-Unis d’Amérique ne devait pourtant pas jouer en faveur du candidat démocrate. Là où Mitt Romney devait faire la différence, le terrain, lui, semblait pourtant favorable. Les chiffres de l’emploi qui s’égrenaient au fil du temps n’avaient pour effet que d’annoncer un taux de chômage supérieur à 7,2%. Aucun président des Etats-Unis, depuis les années 1930, n’avait été réélu dans un tel contexte. Malgré un climat morose et un bilan économique plutôt mitigé, le premier président noir des Etats-Unis à avoir été porté à la tête de la première puissance mondiale en 2008 a réussi à convaincre ses compatriotes de lui confier un second mandat. Quel est le secret du président sortant?
Paradoxalement les électeurs n’ont pas sanctionné le candidat démocrate sur ce plan. Pour quelles raisons Barack Obama a été réélu? Parce que les Américains «approuvent fortement sa politique économique, qui s’articule autour de la création d’emplois, la réforme du système de santé, les hausses d’impôts et un retour du déficit à l’équilibre» explique dans ses colonnes le New York Times qui décèle dans cette attitude une «répudiation des banalités de l’ère Reagan sur les baisses d’impôts, l’économie pyramidale et la politique de la peur, de l’intolérance et de la désinformation». Certaines propositions courageuses ont probablement été décisives dans le choix du 45e président des Etats-Unis, notamment en ce qui concerne les femmes. Un réservoir de voix de plus de 50% de l’électorat américain. Obama a su le basculer en sa faveur en annonçant qu’il souhaitait garantir l’avortement dans des États ou trouver un hôpital pour pratiquer une intervention volontaire de grossesse, ce qui relève pratiquement du miracle.
Une «manoeuvre» qui a pénalisé le camp républicain qui s’est répandu en déclarations misogynes. Il y a aussi la réforme de l’assurance santé qui a été votée au mois de mars 2010 et qui devait garantir une couverture sociale à quelque 32 millions d’Américains qui en étaient dépourvus.
Une bataille âprement livrée par Barack Obama qu’aucun président démocrate n’a réussi à remporter en un siècle de vie politique. Une réforme qui a marqué son précédent mandat et ses concitoyens par son souci de plus de justice sociale dans une société sans pitié. Les Américains ont préféré la générosité, la solidarité au saut dans l’inconnu et à l’esprit va-t-en guerre que leur suggérait Mitt Romney qui, de surcroît, se serait livré pieds et poings liés aux milieux des affaires…*L’Expression-08.11.2012.

*** Obama a gagné 26 Etats et 303 votes de grands électeurs contre 206 pour son rival,

C’est la deuxième fois, après Bill Clinton, qu’un président démocrate parvient à enchaîner deux mandats consécutifs.

La baraka d’Obama a finalement prévalu. Au bout d’une campagne électorale époustouflante et d’un scrutin «hitchcockien» le candidat président succède à lui-même.
Remportant 26 Etats contre 24 et 303 votes de grands électeurs contre 206 pour son rival, Barack Obama a décroché le second et dernier sésame pour le bureau ovale. M.Obama a remporté l’écrasante majorité de ces Etats disputés, à l’exception de la Caroline du Nord (est). Sa victoire était assurée dès qu’il a empêché M.Romney de rafler l’Ohio (nord), le «Graal» des Etats-clés, selon les estimations des télévisions américaines.
C’est la deuxième fois, après Bill Clinton, qu’un président démocrate parvient à enchaîner deux mandats consécutifs. Aux premières heures de la soirée de ce mardi «Election day», tous les pronostics donnaient Obama gagnant.
D’ailleurs, tôt le matin, alors que le comptage des votes se poursuivait toujours, le candidat républicain Mitt Romney a reconnu sa défaite et félicité le vainqueur. Pour sa part, le président réélu a prononcé son discours de vainqueur ce mercredi matin. Il a félicité les électeurs et promis de mettre en oeuvre son programme, notamment dans les domaines de l’économie et de l’éducation.
Le président réélu a affirmé devant ses partisans à Chicago que «pour les Etats-Unis d’Amérique, le meilleur (était) encore à venir» et félicité son rival Mitt Romney pour «sa campagne menée avec ardeur», avant de poursuivre: «Nous nous sommes battus ardemment mais seulement parce que nous aimons profondément ce pays et parce que nous nous soucions si fortement de son avenir», a lancé M.Obama.
Après le «Yes we can» du premier mandat, Obama compte à travers son «forward» (en avant), passer à l’offensive et parachever les chantiers en stand-by, comme ceux de l’emploi, l’immigration, la croissance et certains dossiers internationaux, à l’image des foyers de tension dans le monde et la lutte antiterroriste.
D’ailleurs, aussitôt réélu, Obama se rendra le 19 novembre en Birmanie où il doit rencontrer à Rangoon le président Thein Sein et la dirigeante de l’opposition, Aung San Suu Kyi. Il a remporté le scrutin à l’issue d’une campagne électorale difficile durant laquelle il a particulièrement été attaqué sur son bilan, notamment économique. Sur le plan législatif, le président s’attellera à gérer une cohabitation difficile avec les républicains qui ont réussi à conserver le contrôle de la Chambre des représentants. Il a également été critiqué sur sa politique étrangère, notamment une certaine complaisance à l’égard des groupes islamistes armés, après l’attaque de l’ambassade américaine en Libye. Il lui a été reproché également son attitude à l’égard de l’Iran, accusé par les Occidentaux de chercher à se doter de l’arme nucléaire.
Barack Obama a répété à plusieurs reprises vouloir privilégier la voix du dialogue couplé à des sanctions onusiennes, alors que son adversaire républicain était clairement favorable à une intervention militaire, comme le souhaite notamment Israël. Cependant, la victoire d’Obama a été plus étroite qu’en 2008, lorsqu’il avait largement dominé John McCain: M.Romney a gagné deux Etats qui avaient été remportés il y a quatre ans par le démocrate, la Caroline du Nord (Sud-Est) et l’Indiana (Centre). Ce qui ne semble pas avoir échappé au président Obama qui lance un appel à tous les partis traditionnels pour travailler avec lui dans le seul et unique intérêt: celui des Etats-Unis….*L’Expression-08.11.2012.

**Félicitations et louanges à travers le monde

Un deuxième mandat pour Obama est perçu, par les dirigeants de nombreux pays, comme un signal encourageant pour l’avenir de la paix.

De nombreux dirigeants ont réagi à la réélection de Barak Obama en tentant de gagner ses faveurs lors des prochaines quatre années. C’est le cas des protagonistes du conflit israélo-arabe qui sont montés au créneau pour décliner leurs attentes à commencer par les Israéliens et les Palestiniens. Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a félicité Obama souhaitant qu’il continue ses efforts pour la paix. Le négociateur palestinien, Saëb Erakat, a dit espérer qu’un Etat palestinien sera établi pendant le prochain mandat d’Obama. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, affirme que l’alliance stratégique entre les deux pays était plus forte que jamais. Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a affirmé n’avoir aucun doute qu’Obama poursuivrait sa politique, fondée sur la sécurité d’Israël. Un sujet qui n’est pas loin d’intéresser aussi les autorités iraniennes dont un haut responsable a mis en garde contre tout espoir que la réélection du président facilite une normalisation des relations entre Washington et Téhéran, sans fermer la porte à des négociations directes. Le chef du pouvoir judiciaire, l’ayatollah Sadegh Larijani, a indiqué que les relations avec les Etats-Unis ne sont pas simples. Après tant de pressions et de crimes contre le peuple iranien, il est impossible de rétablir ces relations en une nuit, a-t-il ajouté. Netanyahu avait réclamé à la Maison-Blanche d’imposer à Téhéran des lignes rouges claires à ne pas dépasser dans son programme nucléaire, en menaçant de frapper préventivement les installations atomiques iraniennes. Toutefois, il s’est heurté à un refus du président Obama. Parmi les grands pays émergents du Sud, le président sud-africain, Jacob Zuma, en congratulant son homologue américain a insisté sur le rôle important que les Etats-Unis doivent jouer pour le développement du continent africain.Le président nigérian Goodluck Jonathan a émis le souhait que la réélection du président aide à propager la démocratie dans les pays en développement. Le Premier ministre kenyan Raila Odinga estime que la victoire d’Obama résonne tout particulièrement dans le continent parce que dans beaucoup de pays, les divisions ethniques s’opposent à la construction de sociétés prospères et tolérantes. Dans le Monde arabe, le président égyptien Mohamed Morsi a dit qu’il espère le renforcement des relations d’amitié entre les deux pays pour servir leurs objectifs communs, à savoir la justice, la liberté et la paix. En Syrie, le Conseil national (coalition de l’opposition), a exprimé l’espoir de voir Obama placer le pays en tête des priorités pour parvenir à une chute de Bachar Al Assad. L’un des points chauds du globe où Obama est impliqué est l’Afghanistan dont le président Hamid Karzaï a félicité Obama et  souhaité renforcer les relations bilatérales entre les deux pays engagés dans une guerre contre l’insurrection taliban. Les autres partenaires des Etats-Unis dont la Chine ont appelé à une coopération constructive. Le président Hu Jintao et son Premier ministre, Wen Jiabao, s’attendent à des progrès dans les rapports avec Washington. Toujours en Asie, le Premier ministre japonais, Yoshihiko Noda, dit vouloir continuer de coopérer avec les Américains. Le président russe, Vladimir Poutine, espère que des initiatives positives seront développées et perfectionnées dans les relations bilatérales sur la scène internationale. En Europe, le président français, François Hollande, comme la chancelière allemande, Angela Merkel, ont félicité Obama en marquant clairement l’importance des problèmes économiques à régler de concert. «Je suis convaincu que nous renforcerons encore notre partenariat pour favoriser le retour de la croissance économique dans nos pays», a souligné Hollande. Le Premier ministre britannique, David Cameron, comme le président du Conseil de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, souhaitent le renforcement de leurs liens bilatéraux. Au Canada, le Premier ministre conservateur, Stephen Harper, a salué la réélection du président sortant.

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Chicago fête la victoire d’Obama

REPORTAGE – Les militants réunis à Chicago pensaient devoir attendre longtemps le nom du vainqueur. Ils ont été rassurés plus vite que prévu et ont pu fêter leur champion revenu dans son fief pour cette soirée particulière.

Envoyé spécial du Figaro à Chicago-le 07/11/2012

Le McCormick Place a exulté à l'annonce des résultats.

La victoire est survenue presque sans crier gare, prenant la foule des supporteurs démocrates de Chicago par surprise, alors que l’Amérique tout entière se préparait à une longue et épuisante nuit électorale. Vers 22 heures locales, lorsque les grandes chaînes d’information annoncent la victoire par projection du président sortant dans une série d’États clés (Iowa, Colorado, New Hampshire, Virginie, Wisconsin), chaque résultat déclenche un tonnerre d’applaudissements dans les travées du McCormick Place, le palais des congrès un peu vieillot planté sur les rives élégantes du lac Michigan, près des gratte-ciel du «Loop», le centre-ville huppé de Chicago.

«Je suis tellement excitée, tellement heureuse que j’ai du mal à parler», s’exclame Shayna Kramer, 33 ans, la voix nouée par l’émotion. La température monte au rythme des airs de disco diffusés par les haut-parleurs. Rien de comparable, bien sûr, avec l’incroyable kermesse de 2008, lorsque 240.000 personnes se retrouvèrent sur Grant Park, pour célébrer l’élection du premier président de couleur des États-Unis. Shayna y était mais, ce soir, elle n’en a cure. L’heure est au soulagement, et à la délivrance. «Il fallait gagner, pour continuer le travail engagé dans la bonne direction», assure cette militante démocrate qui n’a pas épargné sa sueur durant les derniers jours de la campagne, répondant à l’ultime appel à la mobilisation d’Obama pour rallier les indécis.

«Une Amérique de la diversité, une société compassionnelle»

Au bout de l’effort, Shayna et ses amies ont gagné le précieux laissez-passer pour la fête organisée au McCormick Place en cas de victoire démocrate, et réservée à 10 000 heureux élus, tous bénévoles du Parti démocrate. «Nous avons travaillé d’arrache-pied, contacté plus de 75.000 personnes en une semaine, et ce n’était pas toujours facile au bout du fil, croyez-moi, sourit Shayna. Et voilà le résultat! Obama va pouvoir offrir la couverture santé à tous, défendre les minorités, et s’entendre avec le reste du monde. Les républicains, eux, vont devoir montrer qu’ils sont prêts à coopérer, comme ils n’ont cessé de le promettre durant la campagne.»

Il est minuit trente-cinq à Chicago. Une clameur s’élève dans la salle. Barack Obama apparaît enfin, délivrant la foule d’une longue attente. Il a passé sa dernière journée de campagne dans son fief de Kenwood, une banlieue cossue de Chicago, où sa femme et lui possèdent une somptueuse résidence, estimée à deux millions de dollars. Il a joué, et gagné, sa rituelle partie de basket-ball entre amis, puis dîné en famille, avec Michelle et ses deux filles, Sasha et Malia, arrivées en avion de Washington, sitôt après la fin des classes. Et il a peaufiné son discours de victoire, remisant discrètement sans doute celui prévu en cas de défaite.

Les applaudissements redoublent d’intensité. La foule scande le slogan attendu: «Quatre ans de plus!» Cravate bleu cobalt et costume marine, le président fraîchement réélu livre un vibrant plaidoyer pour une «Amérique de la diversité», où l’on peut être «ouvrier, médecin, diplomate, ou président», défend une société «compassionnelle», basée sur les valeurs «de charité et d’égalité». Il s’excuse presque pour une élection qui a pu paraître «chaotique, désordonnée», mais qui prouve combien l’Amérique peut «se nourrir de ses différences et revenir plus forte». Il promet de travailler «la main dans la main» avec l’opposition républicaine.

«Vous m’avez beaucoup appris»

«Vous m’avez beaucoup appris durant cette campagne, conclut-il sous les vivats. Je retourne à la Maison-Blanche plus déterminé, plus inspiré.»

Une pluie de confettis rouges et bleus s’abat sur la scène, tandis que le vice-président, Joe Biden, et sa femme rejoignent la famille Obama sur scène. Les paroles de We Take Care of Our Own, la chanson de Bruce Springsteen, qui hésita à soutenir à nouveau un candidat démocrate jugé décevant, s’élèvent dans la salle. Barack Obama sait que, cette fois, il ne bénéficiera d’aucun état de grâce. Il est l’heure de s’atteler à la tâche, et de tenir la seule promesse électorale qui vaille aux yeux de ses supporteurs, comme de ses adversaires républicains: sortir l’Amérique du marasme économique où elle a sombré en septembre 2008, entraînant le reste du monde avec elle.*Le Figaro-le 07/11/2012

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*Les non-électeurs a travers le monde votent Obama

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La plupart des personnes dans le monde ne pourront pas voter lors de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, même si leur sort dépend en grande mesure du résultat. La grande majorité des citoyens non-américains préfèreraient une réélection de Barack Obama par rapport à une victoire de son adversaire, Mitt Romney. Non sans bonnes raisons. En ce qui concerne l’économie, les politiques de Romney, qui auront pour effet la création d’une société plus inégale et plus divisée, ne se feront pas directement sentir à l’étranger. Néanmoins, dans le passé, d’autres pays ont souvent suivi l’exemple de l’Amérique, pour le meilleur et pour le pire. De nombreux gouvernements ont rapidement souscrit au mantra de Ronald Reagan en faveur de la dérégulation des marchés politiques qui ont fini par provoquer la pire récession mondiale depuis les années 1930. Les pays qui ont suivi le modèle de l’Amérique ont connu un accroissement des inégalités – plus d’argent au sommet, plus de pauvreté à la base et un affaiblissement de la classe moyenne.
Les politiques d’austérité proposées par Romney – une tentative de réduire les déficits prématurément, alors que l’économie américaine est encore fragile auront pour conséquence pratiquement certaine d’affaiblir la croissance déjà anémique de l’Amérique et, si la crise de l’euro s’aggrave, pourraient provoquer une nouvelle récession. Dans ce cas, suite à la contraction de la demande américaine, le reste du monde ressentirait en fait assez directement les effets économiques d’une présidence Romney.

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Cela soulève la question de la mondialisation, qui implique une action concertée de la communauté internationale sur de nombreux fronts. Pourtant, les actions qui sont nécessaires en matière de commerce, de finance, du changement climatique et d’une foule d’autres domaines continuent à ne pas être prises. Beaucoup de gens attribuent ces échecs en partie à l’absence de leadership américain. Le problème est que, même si Romney se plait à fanfaronner et faire usage d’une rhétorique forte, il est fort probable que les autres dirigeants mondiaux ne seraient que peu enclins à le suivre, en raison de la croyance (correcte à mon avis) qu’il pousserait les Etats-Unis – et eux-mêmes – dans la mauvaise direction.
Même si «l’exceptionnalisme » américain se vend bien à l’intérieur des frontières, le concept passe mal à l’étranger. La guerre en Irak du président George W. Bush – sans doute une violation du droit international a démontré que, bien que l’Amérique dépense presque autant pour la défense que le reste du monde réuni, elle ne pouvait pas pacifier un pays représentant moins de 10% de sa population et moins de 1% de son PIB.
En outre, il s’est avéré que le capitalisme à l’américaine n’est ni efficace ni stable. Dans la mesure où les revenus de la plupart des Américains stagnent depuis une décennie et demie, il était déjà clair que le modèle économique américain ne fonctionne pas pour la plupart des citoyens, quoi qu’en disent les données officielles du PIB. En fait, le modèle avait explosé avant même que Bush n’ait quitté ses fonctions. La grande récession – la conséquence prévisible (et prédite) de ses politiques économiques – ainsi que les violations des droits de l’homme sous son administration ont affaiblit la puissance diplomatique de l’Amérique, tout comme les guerres en Irak et en Afghanistan ont affaibli la crédibilité de sa puissance militaire.
Si l’on s’intéresse aux valeurs – à savoir, celles de Romney et son colistier, Paul Ryan – les choses ne s’arrangent pas vraiment. Par exemple, tous les autres pays avancés reconnaissent le droit à des soins de santé accessibles pour tous ; la loi sur les soins abordables d’Obama (Affordable Care Act) représente une étape importante vers cet objectif. Pourtant, Romney a critiqué cet effort, sans rien offrir à la place.

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L’Amérique a maintenant l’honneur d’être parmi les pays avancés qui offrent le moins d’égalité des chances à leurs citoyens. Les compressions budgétaires drastiques de Romney, ciblées sur les classes pauvre et moyenne, freineraient encore davantage la mobilité sociale. En même temps, il élargirait l’armée, dépensant plus d’argent pour des armes qui ne fonctionnent pas contre des ennemis qui n’existent pas, avec pour seule conséquence d’enrichir les entrepreneurs du secteur de la défense comme Halliburton au détriment de l’investissement public dans les infrastructures et l’éducation dont le pays a désespérément besoin.
Bien que Bush ne soit pas sur le bulletin de vote, Romney ne s’est pas vraiment distancé par rapport aux politiques de l’administration Bush. Au contraire, sa campagne a fait usage des mêmes conseillers et démontré la même dévotion envers l’augmentation des dépenses militaires, la même croyance que les réductions d’impôts pour les plus riches sont la solution à tous les problèmes économiques et la même confusion dans le calcul budgétaire.
Considérons, par exemple, les trois questions qui sont au centre de l’agenda mondial mentionnées précédemment : le changement climatique, la régulation financière et le commerce. Romney n’a rien dit concernant le premier, et de nombreux membres de son parti sont des « négationnistes climatiques. » Le monde ne peut pas attendre un véritable leadership de Romney de ce côté.
En ce qui concerne la régulation financière, alors que la crise récente a mis en lumière la nécessité de règles plus strictes, un accord sur de nombreuses questions s’est avéré difficile à atteindre, en partie parce que l’administration Obama est trop proche du secteur financier. Avec Romney, cependant, il n’y aurait aucune distance : métaphoriquement parlant, il est le secteur financier.
Une question financière sur laquelle il existe un accord mondial est la nécessité de fermer les paradis bancaires offshore, qui existent principalement à des fins d’évasion fiscale, de blanchiment d’argent et de corruption. L’argent ne va pas aux îles Caïmans, parce que le soleil le fait pousser plus vite, cet argent se nourrit de l’absence de soleil. Mais, alors que Romney fait lui-même usage des banques caïmaises sans aucun remord, il est peu probable que l’on assiste à des progrès même dans ce domaine.
A propos du commerce, Romney promet de lancer une guerre commerciale contre la Chine et de la déclarer manipulatrice de monnaie dès la première journée – une promesse qui lui donne peu de marge de man’uvre. Il refuse de reconnaitre la forte appréciation réelle du renminbi de ces dernières années, ni de reconnaître que, tandis que les variations du taux de change de la Chine pourraient affecter le déficit commercial bilatéral, ce qui importe est le déficit commercial multilatéral américain. Un renminbi plus fort signifierait simplement une substitution aux Etats-Unis de la Chine vers d’autres producteurs de textile, de vêtements et d’autres biens à bas coûts.
L’ironie – que Romney, une fois de plus, n’a pas perçue – est que d’autres pays accusent les Etats-Unis eux-mêmes de manipuler sa monnaie. Après tout, l’un des avantages principaux de la politique de «quantitative easing» déployée par la Réserve fédérale – qui pourrait d’ailleurs être le seul canal avec un effet significatif sur l’économie réelle découle de la dépréciation du dollar américain. L’élection américaine représente un enjeu important pour le monde entier. Malheureusement, la plupart des gens qu’elle affectera – c’est à dire presque tout le monde – n’auront aucune influence sur son résultat.
Traduit de l’anglais par Timothée Demont
* Professeur à Columbia University- Paru dans lequotidien-oran…04.11.2012.

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Elections américaines : quand tomberont les résultats ?

La campagne présidentielle américaine a été longue, mais son épilogue risque d’être encore plus long. Les bureaux de vote de chaque Etat, étalés sur six fuseaux horaires, ouvriront leur portes pour certains d’entre eux dès 6 heures du matin sur la côte Est (midi à Paris), pour fermer progressivement en fin d’après-midi.

En Virginie, par exemple, les bureaux fermeront à 19 heures (1 heure du matin, mercredi, à Paris) et ceux de l’Ohio et de Caroline du Nord 30 minutes plus tard. La Floride fermera les siens à 20 heures (2 heures, mercredi), le Colorado et le Wisconsin à 21 heures (3 heures, mercredi) et l’Iowa et le Nevada à 22 heures, (4 heures, mercredi).

Si on prend en compte l’arithmétique électoral, des victoires d’Obama dans certains Etats de l’est mettraient rapidement un terme au suspense. Mais il est plus probable que le scrutin se résume finalement aux Etats du Midwest, en premier lieu desquels l’Ohio, qui décidera vraisemblablement du vainqueur de cette élection.

LES CHAÎNES DE TÉLÉVISION NE PRENDRONT AUCUN RISQUE

Les premières indications seront connues dès la fermeture des premiers bureaux de vote grâce aux sondages de sortie des urnes. Aux Etats-Unis, ces données collectées par la firme Edison Research seront partagées entre toutes les chaînes télévisées – ABC, CBS, NBC, CNN, Fox – et l’Associated Press. Cette année, en raison « de l’augmentation du vote anticipé et de la situation économique difficile des médias« , les sondages de sortie des urnes ne seront effectués que dans 19 des 50 Etats, les plus disputés.

Pour être le plus précis possibles, et éviter le fiasco de 2000 (lors que les chaînes avaient annoncé trop tôt la victoire de George W. Bush) et les erreurs de 2004 (lorsque les sondages sortie des urnes ont donné une avance imaginaire à John Kerry), moins de personnes seront sondées à la sortie des bureaux de vote et plus d’électeurs seront joints sur leur portable, et non plus sur leur téléphone fixe.

Ce dispositif plus léger ne devrait pas, a priori, retarder la publication des premières estimations. Mais le scrutin est parti pour être très serré, et de nombreuses chaînes, comme CNN, ont déjà annoncé qu’elles ne prendraient pas le moindre risque dans leurs projections.

UNE « CHAMBRE DE QUARANTAINE » ANTI-FUITES

Les médias n’ont pas le droit de diffuser des sondages de sortie des urnes pour un Etat tant que les bureaux n’y sont pas fermés, ce qui veut dire que les premières estimations n’arriveront qu’après 19 heures (1 heure du matin, mercredi, à Paris), alors que les bureaux de vote sur la côte Ouest sont encore ouverts.

Mais elles seront en possession de certaines données dès 11 heures du matin. Pour éviter toute fuite, notamment sur les réseaux sociaux, les responsables de chaque chaînes et de l’AP y auront accès dans « une chambre de quarantaine » située dans un endroit inconnu, sans téléphone ni accès Internet. A 17 heures, ils auront le droit de transmettre les chiffres à leurs rédactions, mais ne pourront diffuser publiquement que des tendances, comme l’importance de l’économie dans le choix des électeurs.

Une fois que les sondages pourront être diffusés, les médias auront également accès aux résultats du vote anticipé, qui est déjà en train d’être compté dans de nombreux Etats comme l’Iowa. Selon la campagne de Barack Obama, près de 30 millions d’Américains auront voté avant le 6 novembre, une part importante de l’électorat.

Reste maintenant à savoir si cela sera assez pour dire avec certitude qui de Barack Obama ou Mitt Romney est le vainqueur. En 2008, Barack Obama avait remporté la Virginie, la Floride et la Caroline du Nord, laissant très peu de chances à son rival d’alors, John McCain, de revenir dans la course. A l’époque, avant même que les bureaux n’aient fermé, toutes les chaînes avaient déjà annoncé la victoire de M. Obama.

Avec Mitt Romney en bonne position en Caroline du Nord et en Floride, et avec la possibilité qu’il crée une surprise en Virginie, ce scénario a peu de chances de se répéter. Ajouter à cela la prudence retrouvée des chaînes télévisées, et l’attente pourrait être longue. Comme le dit l’Associated Press, « si l’élection est aussi serrée que les derniers sondages, ce sera de toutes façons une longue nuit« .* Le Monde.fr |06.11.2012

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L’abécédaire de la présidentielle américaine

LEXIQUE – Le Figaro.fr vous explique clairement tous ces anglicismes utilisés dans la campagne présidentielle américaine.

Barack Obama est le POTUS (President of the United States) actuel.

Ballot access

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Littéralement, «Accès au scrutin». Ce sont les conditions que doit réunir un candidat pour pouvoir se présenter à la présidentielle. Les Etats-Unis sont un des rares pays où les règles varient selon les Etats même en cas d’élection fédérale: âge, nationalité, adhésion à un parti, nombre de parrainages, possibilité de voir son nom ajouté à la main sur un bulletin. Pour pouvoir se présenter 1000 signatures suffisent dans le Dakota du Nord, mais il en faut 10.000 en Virginie. Sans impact pour le parti républicain et démocrate, ces dispositions limitent l’apparition de candidats indépendants. Ceux présents dans l’élection actuelle ne le sont parfois que dans une dizaine d’Etats.

Ce sont les Etats-clef dans lesquels l’élection se joue. Les écarts entre parti démocrate et parti républicain y sont serrés, l’électorat n’est pas cimenté. Ces «Etats champ de bataille» peuvent passer d’un camp à l’autre. Les candidats y concentrent leurs efforts financiers et leurs déplacements. Cette liste d’Etats-pivot évolue en fonction des changements économiques et démographiques comme le vieillissement de la population ou l’accroissement des minorités par exemple.

Depuis 1996, la Floride avec 29 grands électeurs est «l’Etat-balançoire» parfait. Sur les quatre dernières présidentielles, l’Etat est allé deux fois aux démocrates et deux fois aux républicains. Cela peut s’expliquer par le renouvellement régulier de sa population. Sur ses 19 millions d’habitants, seul un tiers y est né et un habitant sur cinq n’est pas Américain.

D’après les sondages, les «Swing States» de 2012 comprennent la Floride, l’Ohio, la Pennsylvanie, le Colorado, l’Iowa, le Michigan, le Nevada, le New Hampshire, la Caroline du Nord, la Virginie et le Wisconsin.

Bellwether State

Un «Etat baromètre» vote d’élection en élection pour le vainqueur de la présidentielle. Démographiquement, sa population reflète toute la diversité du pays. Le «bellwether state» par excellence était le Missouri. Depuis 1904 et à l’exception de 1956, ses électeurs avaient voté pour le vainqueur final. Mais en 2008, John McCain a remporté l’Etat d’une courte tête. Avec seulement une erreur depuis 1912, le Nevada est devenu l’Etat-prophète le plus fiable des Etats-Unis.

Blue State/Red State

Un Etat bleu est acquis à la cause démocrate. (C’est le cas de la Californie, de New York ou de l’Illinois). Dans un Etat rouge, l’électorat est en majorité républicain comme la Géorgie, le Texas ou la Louisiane.

Faithless Electors

Des grands électeurs dissidents. Les grands électeurs d’un État donnent normalement leur voix au candidat élu par les Américains de l’Etat. Mais il arrive parfois que certains d’entre eux décident de ne pas respecter ce choix. Selon une enquête d’Associated Press, cinq grands électeurs républicains qui avaient soutenu le libertaire Ron Paul ne sont pas certains de voter pour Mitt Romney.

FEC (Federal Electoral Commission)

Contrairement à ce que son nom peut laisser présager, la commission électorale fédérale, créée en 1975, ne veille qu’au respect de la loi concernant le financement des élections. La FEC publie les détails des dépenses de campagne des candidats et la liste de tous leurs donateurs. La supervision du vote relève, elle, des autorités de l’Etat où se déroule le scrutin.

GOP

«Grand old party» est le surnom donné au parti républicain depuis 1875. Au départ «GOP» signifiait «Gallant Old Party». Le site officiel du parti républicain explique que «Grand old party» a été inspiré par un autre diminutif célèbre de l’époque, celui donné au premier ministre britannique William Gladstone, «Grand Old man». Aux débuts de l’automobile, ce surnom a été détourné en «Get out and push», «sortez et poussez» ce qu’on devait souvent faire pour réussir à démarrer le véhicule.

Grands Électeurs

Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.
Les 17 grands électeurs démocrates du Michigan en décembre 2008 après avoir voté pour Barack Obama.

La présidentielle américaine est une élection au suffrage indirect. Le président est élu par 538 «grands électeurs», désignés par les citoyens américains. Les «grands électeurs», excepté ceux du Maine et du Nebraska, votent pour le candidat ayant obtenu la majorité des voix dans leur Etat. L’élection formelle du chef de l’Etat par ce collège électoral a lieu en décembre. Pour accéder à la Maison-Blanche, un candidat doit réunir sur son nom au moins 270 «grands électeurs».

Le nombre de «grands électeurs» attribué à chaque Etat reflète sa population et correspond à son nombre d’élus au Congrès. Le plus peuplé, la Californie, dispose de 55 grands électeurs, les Etats les plus petits de 3. Sur les bulletins apparait soit le nom du candidat soit celui des grands électeurs suivi de la mention «en faveur de». Le vainqueur peut, comme Bush en 2000 avoir reçu moins de voix que son rival sur le plan national mais quand même être élu s’il remporte les Etats apportant le plus de «grands électeurs».

Groupes 501 (c)(4)

L’identité de ceux qui financent les Super Pac est connue des autorités fédérales. Les contributeurs soucieux de rester discrets peuvent donc choisir de passer par des groupes 501(c)(4), tels que Prosperity for America. Ces associations à but non lucratif peuvent elles aussi récolter des sommes illimitées, et contrairement aux Super PAC, elles ne sont pas tenues de dévoiler l’identité de leurs donateurs. Ces groupes peuvent utiliser ces fonds à un but politique à condition que cela représente moins de 50% de leur activité totale.

Indépendants

Une fois que chaque camp a consolidé sa base, l’élection se joue sur la frange de l’électorat (environ 20 %) sans affiliation partisane. D’où le recentrage observé après les primaires.

Obamacare

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La réforme de l’assurance-maladie, mesure phare de la présidence Obama, est censée donner une assurance santé aux 32 millions d’Américains sur les quelque 50 millions qui en sont dépourvus. Le dispositif complète le système de sécurité sociale qui reposait jusqu’à alors sur le programme public d’assurance-maladie pour les personnes âgées («Medicare») et pour les pauvres («Medicaid»). L’Obamacare est l’une des cibles principales de Mitt Romney. Le candidat républicain a promis de revenir sur la «loi sur les soins abordables» (ACA), qui oblige les Américains non couverts à acheter une assurance personnelle, accompagnée, si besoin est, d’une subvention publique.
October surprise

Un événement imprévu qui survient habituellement en octobre, quelques semaines avant la présidentielle, et qui peut s’avérer décisif pour le résultat. Le terme a été créé en 1972. A 12 jours de l’élection, Henry Kissinger avait déclaré que la fin de la guerre du Vietnam était «à portée de main», une annonce qui aurait aidé le président sortant Richard Nixon à être élu pour un second mandat. Cette année, les médias américains estiment que l’ouragan Sandy pourrait s’avérer être la «surprise d’octobre».

POTUS

Cet acronyme signifie President of the United States. Jusque dans les années 90, le terme était plutôt utilisé par les spécialistes de Washington avant de passer dans le langage commun, notamment grâce au succès mondial de la série américaine A La maison blanche. Pour la petite histoire, l’acronyme a été inventé en 1879 par le journaliste et télégraphiste, Walter Philips chef du bureau d’Associated Press à Washington. La First lady a elle aussi son acronyme, FLOTUS.

Super PAC

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Les Super PAC («political action committees») sont des comités de soutien théoriquement indépendants des partis et des candidats qui lèvent des fonds pour financer des campagnes publicitaires. En 2010, la Cour suprême a retiré, au nom de la liberté d’expression, toute limite au montant de dons que ces Super PAC peuvent recevoir de la part d’entreprises, de syndicats ou encore de milliardaires. Cette décision a ouvert en grand les vannes du financement électoral. Ainsi, «Priorities USA Action», le super-Pac pro-Obama, a récolté 15,2 millions de dollars tandis que «Restore our future», pro-Romney, a levé 14,8 millions de dollars. Seule contrainte: les Super Pac doivent communiquer à la FEC l’identité de leurs donateurs.
Third party candidate

Un candidat à la Maison-Blanche qui n’appartient ni au parti démocrate ni au parti républicain. Aucun d’entre eux n’a jamais gagné une présidentielle mais leur présence peut peser sur le résultat final. En 1992, le milliardaire Ross Perot avait recueilli 18,9% des voix et a été considéré comme un des facteurs de la victoire du démocrate Bill Clinton sur le président sortant George Bush. Cette année, on compte une dizaine de «third party candidates», un des plus «populaires» le candidat libertarien Gary Johnson est crédité de 1 à 5% des voix.

Ticket

Dans une élection, plusieurs postes peuvent être à pourvoir. Aux Etats-Unis, le président et son vice-président (qui lui succède en cas de décès ou de démission) sont élus en même temps. Le candidat à la présidence choisit son vice-président dont la personnalité fait l’objet d’une enquête fouillée. L’idée est tant que possible de prendre un profil complémentaire. Avec Biden, Barack Obama a opté pour un vice-président expérimenté. Avec Ryan, Romney a privilégié la jeunesse et le conservatisme fiscal.

Too close to call

Les scores séparant les candidats sont parfois tellement rapprochés qu’il est impossible pour les médias d’annoncer le vainqueur avant que le dépouillement ne soit terminé, voire recompté. Lors de la présidentielle de 2000, le démocrate Al Gore a d’abord été annoncé vainqueur en Floride puis les médias ont qualifié le scrutin de «too close to call» avant de mettre l’Etat dans l’escarcelle du républicain George W. Bush.*Le Figaro-le 03/11/2012

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L’endettement américain  16.000 milliards de dollars !

 la dette des USA est devenue monstrueuse…elle a augmentee de 60%…Elle est passée de 10.000 milliards$ a 16.000 milliards$ en 4 ans…Soit une dette de 54.000$ par hab.Usa
(16.000 milliards/300millions)…soit 45.000EUR/hab.

28.000EUR/hab France
26.000EUR/hab Allemagne 

 

La dette de la France est de  1.800 milliards EUROS plus une croissance en berne

Sakosy  a fait passer la dette de la France de 1.200 milliards EUROS  a 1.800 milliardsEUR en 5 ans…
600 milliardsEUR de plus ! pour 62 millions de francais…soit près de 10.000EUR/habfrance de dette Sarkosy

*La dette française bat un triste record. Fin 2011, elle représentait 86 % du PIB.

En d’autres termes, l’endettement de la France a atteint en 2011,  1.717 milliards d’euros, soit, selon les calculs de la Cour des comptes, 62.000 euros par ménage – ou encore 67 000 par personne ayant un emploi.

*Fin juin 2012, la dette globale de la France s’établissait à 1.832,6 milliards d’euros, soit 91% du produit intérieur brut (PIB). C’est un peu plus que ce qui était anticipé (90,6%).

*La tâche s’annonce d’autant plus rude pour l’actuel gouvernement que ce dernier doit faire face à une croissance en berne. Au deuxième trimestre, la croissance a été nulle par rapport au précédent, indique l’Insee. La France connaît ainsi son troisième trimestre consécutif de stagnation du PIB. Si cette tendance se poursuivait, l’acquis de croissance, c’est-à-dire le résultat d’ores et déjà obtenu pour l’année 2012, serait de 0,2 %.

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58 réponses à “La grande majorité des citoyens a travers le monde préfèrent une réélection d’Obama”

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