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Les millionnaires français ont résisté à la crise

31 05 2012

**Comme tous les riches du monde!

 Les millionnaires français ont résisté à la crise

La richesse mondiale a été rattrapée par la crise l’an dernier.

Le patrimoine financier (hors immobilier) des ménages à travers le monde a augmenté de «seulement» 1,9% en 2011, selon le rapport annuel du Boston Consulting Group (BCG) publié jeudi. Une progression très éloignée de celle enregistrée au cours des deux années précédentes (+9,6% en 2009 et +6,8% en 2010). Du coup, le club des millionnaires en dollars est resté quasiment stable par rapport à 2010 (+0,9%): à la fin de l’année, le monde comptait 12,6 millions de foyers détenant plus de 1 million de dollars (soit près de 804.000 euros) d’avoirs financiers, dont 200.000 en France. Au final, la richesse mondiale a en tout atteint 122.800 milliards de dollars! «Le ralentissement économique constaté dans de nombreux pays et la chute des marchés financiers ont pesé sur la richesse mondiale», explique Éric Brat, directeur associé senior au Boston Consulting Group. Mais ces turbulences n’ont pas affecté de la même façon toutes les régions de la planète. Loin s’en faut. Elles ont surtout pesé sur les patrimoines financiers des ménages de «l’ancien monde» (les pays les plus industrialisés) qui ont légèrement fondu, alors que, dans le même temps, les ménages des pays émergents ont continué à fortement s’enrichir.

Patrimoine moyen de 174.00 dollars en France

En Amérique du Nord (États-Unis et Canada), qui reste la région la plus riche de la planète, la fortune des ménages, fortement investie en actions, a diminué de 0,9% en 2011 (à 38.000 milliards de dollars). Les plus riches, à la tête de plus 100 millions de dollars, ont été encore plus durement pénalisés par la tempête boursière: leur patrimoine a ainsi diminué de 2,4%. Résultat, une fois n’est pas coutume, le nombre de millionnaires américains a fortement diminué l’an dernier (129.000 millionnaires en moins aux États-Unis). Mais avec près d’un tiers de la fortune mondiale, les États-Unis comptent toujours le plus de millionnaires au monde (5,1 millions).

Vient ensuite le Japon (1,58 million), frappé de plein fouet en 2011 par un tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Dans ce contexte difficile, la richesse des Japonais a diminué de 2% (17.800 milliards de dollars) et le nombre de millionnaires a fondu (53.000 personnes en moins). Le Vieux Continent, deuxième région la plus riche du monde (avec un patrimoine financier de 33.500 milliards de dollars), a, lui, fait les frais de la crise des dettes souveraines. Le patrimoine des foyers européens a baissé de 0,4% en moyenne.

En revanche, la prudence des épargnants français, qui préfèrent l’assurance-vie en euros et les livrets aux investissements en actions, a été récompensée. Leur patrimoine financier a progressé de 1,5% l’an dernier! Une prouesse en Europe. «En France, le patrimoine financier moyen des ménages atteignait fin 2011 174.000 dollars. Il est en hausse de 1%», précise Éric Brat. Du coup, le nombre de millionnaires en dollars est resté stable. Tout comme le nombre de foyers détenant plus de 100 millions de dollars (470).

En Chine, les millionnaires prospèrent

Dans les pays émergents, la chute des Bourses a été largement compensée par le boom de la croissance économique. «Au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine, qui ont enregistré une croissance de 15,5% en moyenne, la fortune des ménages a gonflé de 18,5%», précise le rapport du BCG. La région Asie-Pacifique (23.700 milliards de dollars), troisième région la plus riche du monde, s’est une fois de plus singularisée. La part des ménages détenant plus de 1 million de dollars a bondi de 48%. En Chine, le nombre de millionnaires est passé en un an de 1,24 million à 1,43 million! En Inde aussi, la population s’est enrichie rapidement (162.000 millionnaires, soit une hausse de 25% en un an). Mais, c’est Singapour qui détient la palme mondiale de la plus forte concentration de riches: plus de 17% des foyers ont un patrimoine financier supérieur à 1 million de dollars! Elle est suivie par le Qatar (14,3%, le Koweït 11,8% et la Suisse 9,5%).

Les plus riches de la planète (plus de 100 millions de dollars d’actifs financiers) ont, eux, continué à prospérer l’an dernier. Leur richesse a progressé de 3,6%. Ils détenaient 7100 milliards de dollars, soit 5,8% du patrimoine financier mondial. «Les tendances constatées l’an dernier devraient perdurer. Le cru 2012 s’annonce modéré», conclut Éric Brat. (Le Figaro-31.05.2012.)

**Malgré la crise, le monde compte plus de milliardaires

 Le Mexicain Carlos Slim figure toujours en tête du classement «Forbes» des plus grandes fortunes mondiales. Bernard Arnault reste au quatrième rang.

Bernard Arnault reste la quatrième fortune mondiale. Le patron du groupe LVMH vaut 41 milliards de dollars, exactement comme en 2011. Le Français de 63 ans, première fortune d’Europe, était passé de la 7e place en 2010 à la 4e l’an dernier. C’est le Mexicain Carlos Slim qui reste pour la troisième année consécutive l’homme le plus riche de la planète, devançant comme les deux années passées l’Américain Bill Gates (61 milliards) depuis que celui-ci consacre une grosse partie de sa fortune à des donations. Le roi mexicain des télécommunications a vu toutefois sa fortune chuter de 74 à 69 milliards de dollars.

L’héritière de l’Oréal, Liliane Bettencourt conserve la quinzième place du classement avec un patrimoine de 24 milliards de dollars, quasiment inchangé depuis l’an dernier (23,5). François Pinault marque lui une remarquable progression passant de la 67e place à la 59e avec 13 milliards. Ce ne sont pas seulement les Français mais l’ensemble des fortunés de la planète qui se portent de mieux en mieux. Le monde compte désormais 1226 milliardaires, un record absolu depuis 25 ans que le classement existe. Il avait déjà été battu l’an dernier avec 1210 milliardaires. Ensemble, ils pèsent désormais 4600 milliards de dollars et ont un patrimoine moyen de 3,7 milliards de dollars, inchangé depuis 2011.

La belle progression de Xavier Niel

Au-delà des personnalités, le classement Forbes indique que l’industrie du luxe a depuis longtemps oublié la crise. Les discrets patrons de Chanel, Alain et Gerhard Wertheimer, à la 122e place mondiale et 5e fortune française, ont vu leur fortune grimper de 1,5 milliard de dollars depuis l’an dernier.

Dans la publicité, la famille Decaux, 7e fortune de France et au 216e rang mondial, voit elle son patrimoine baisser de 6 à 4,9 milliards de dollars selon Forbes. À 44 ans, le premier patron français de l’Internet Xavier Niel est au 8e rang en France. Sa fortune est évaluée à 4,5 milliards par Forbes. Une belle progression depuis deux ans. En 2010, il était encore à la 12e position avec 2,6 milliards. À noter l’entrée de l’Espagnol Amancio Ortega parmi les cinq hommes les plus riches au monde. Le magnat de la mode, qui détient notamment l’enseigne Zara, n’est pas loin derrière Bernard Arnault avec un capital de 37,5 milliards de dollars. (Le Figaro-07.03.2012.)

**La femme la plus riche gagne 1,5 million d’euros par heure

L'Australienne Gina Rinehart (à droite sur la photo), héritière de l'empire minier Hancock Prospecting, brasse une fortune personnelle estimée à 22,6 milliards d'euros. Crédit photo: Ron D'Raine.

*Photo: L’Australienne Gina Rinehart (à droite sur la photo), héritière de l’empire minier Hancock Prospecting, brasse une fortune personnelle estimée à 22,6 milliards d’euros

Première fortune d’Australie, l’industrielle Gina Rinehart est devenue la femme la plus riche du monde grâce à l’envolée des matières premières.

Une vraie mine d’or. L’industrielle australienne Gina Rinehart, héritière de l’empire minier Hancock Prospecting spécialisé dans le minerai de fer, brasse une fortune personnelle estimée à 29,17 milliards de dollars australiens (22,6 milliards d’euros), selon le classement annuel des 200 Australiens les plus riches établi par Business Review Weekly (BRW) . Un patrimoine qui s’est envolé de 65% en un an. «La hausse de sa fortune résulte de l’investissement étranger dans de nouveaux projets, de l’augmentation de la production et du redressement des cours du minerai de fer au cours des six derniers mois», explique le magazine australien. Résultat: la milliardaire engrange 1 million de dollars australiens (775.000 euros) toutes les 30 minutes. Soit 1,5 million d’euros par heure!

En janvier dernier, Gina Rinehart avait doublé sa fortune – de 7,7 à 15,4 milliards d’euros – en cédant à des groupes japonais et coréens une participation totale de 30% dans l’un de ses dépôts miniers situé dans la région de Pilbara, dans l’ouest du pays. Cette opération – estimée à 2,3 milliards d’euros – lui a permis d’investir dans le développement d’un autre projet dont la valeur a littéralement explosé. Le groupe Hancock Prospecting, dont elle a hérité en 1992, est également propriétaire de deux mines de charbon dans le Queensland. Un appétit auquel les médias australiens n’ont pas échappé. En 2011, le groupe minier est devenu actionnaire majoritaire de Fairfax Media, principal concurrent de Rupert Murdoch, après être entré au capital de Ten Network.

Carlos Slim et Bill Gates en ligne de mire

Au rythme où elle développe son empire, Gina Rinehart serait devenue la femme la plus riche du monde, à 58 ans. Encore en quatrième position du classement Forbes publié en mars, elle aurait désormais détrôné la tenante du titre depuis sept ans: Christy Walton, l’héritière de l’empire américain de la distribution Wal-Mart, dont la fortune est estimée à 20 milliards d’euros. Et si l’envolée des cours des matières premières se poursuit, l’Australienne pourrait bien devenir un jour la personnalité la plus riche du monde, parie BRW. «Gina Rinehart a accès à plusieurs sites miniers encore inexploités, ce qui laisse penser que sa fortune pourrait grimper à des niveaux encore bien plus hauts.»

Il lui faudrait toutefois dépasser le magnat mexicain Carlos Slim qui, en 2011 et pour la deuxième année consécutive, dominait le classement annuel des plus grosses fortunes mondiales de Forbes , avec un patrimoine estimé à près de 60 milliards d’euros. Après lui avoir soufflé la place en 2010, il devançait toujours de loin Bill Gates et ses quelque 44 milliards d’euros. À la 29e place de ce palmarès, Gina Rinehart ne semble pas encore jouer dans la même ligue. Et la bataille promet d’être rude, alors que Carlos Slim utilise la même arme: le magnat mexicain a en effet élargi de manière significative ses investissements dans les mines l’année dernière. (Le Figaro-24.05.2012.)

 

Pays riches et pays pauvres

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En observant une carte du revenu par habitant, on constate de grandes différences. Les pays les plus pauvres se trouvent en Afrique et en Asie. Les pays les plus riches sont en Europe, en Amérique du nord. Le Japon et l’Australie font également partie des pays les plus riches.

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derrière un Etat Azawad, il y a des appétits économiques et financiers qui se dessinent

Le pétrole de Taoudeni ne changera pas l insalubrité économique d un Etat Azawad

*photo:Le bassin de Taoudeni au nord du Mali

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Nigeria: un avion avec 153 passagers s’écrase sur un quartier populaire de Lagos

Un avion de ligne, avec à son bord 153 passagers, s'est écrasé dimanche sur un quartier populaire de la capitale économique nigériane Lagos, heurtant au moins un immeuble de deux étages.

Un avion de ligne avec à son bord 153 passagers s’est écrasé dimanche sur un quartier populaire de la capitale économique nigériane Lagos, ne laissant quasiment aucun espoir de retrouver des survivants.
Aucun bilan n’était disponible en fin d’après-midi, et les causes du crash de l’appareil, qui est venu heurter de plein fouet un immeuble de deux étages avant de s’embraser, n’étaient pas encore connues.
« C’était un avion de la compagnie Dana en provenance de la capitale Abuja pour Lagos, avec 153 passagers à son bord », a annoncé à l’AFP le directeur de l’Aviation civile, Harold Demuren. « Je ne crois pas qu’il y ait de survivant », a ajouté ce responsable.
L’avion s’est écrasé sur le quartier populaire d’Iju, à proximité de l’aéroport international dans le nord de la ville.
Une épaisse fumée noire s’élevait dans le ciel depuis la zone du crash, a-t-on constaté, dans la partie continentale de cette immense agglomération de près de 15 millions d’habitants, construite autour d’une lagune le long des côtes de l’océan Atlantique et réputée être la plus grande ville du continent africain.
Selon des habitants interrogés par l’AFP, l’avion de ligne, volant à très basse altitude dans un bruit assourdissant de réacteur, a d’abord percuté un immeuble de deux étages.
L’appareil « a volé très bas (…) dans un vacarme infernal, avant de s’écraser sur une zone d’habitation (…). Il s’est ensuite embrasé », a raconté un témoin.
Un autre habitant, Tunji Dawodu, a indiqué qu’il « venait de sortir de l’église vers 15H30 quand il a entendu un bruit très fort. J’ai pensé que c’était une explosion », a-t-il dit. « Ensuite une grande flamme s’est élevée de l’immeuble contre lequel l’avion s’est écrasé », a-t-il ajouté.
Selon d’autres habitants, l’avion a piqué du nez sur les habitations. De nombreux débris, parmi lesquels une aile détachée de la carlingue, étaient visibles sur les lieux de la catastrophe, où convergeaient secouristes, policiers et des centaines de curieux.
La queue blanche de l’avion, arrachée du reste de la carlingue, était visible au milieu des décombres de maisons en feu, à côté d’un réacteur métallique déchiqueté. Les carcasses de plusieurs voitures calcinées jonchaient les rues alentours, parcourues par des habitants en pleurs ou paniqués.
« Je peux confirmer que l’un de nos avions s’est écrasé aujourd’hui dans la périphérie de Lagos », a déclaré à l’AFP un porte-parole de Dana Air, Tony Usidamen. « Nous avons perdu le contact avec l’avion. Nous allons publier un communiqué », a-t-il simplement commenté.
La compagnie domestique Dana Air, qui jouit d’une réputation de sérieux sur le marché local, a débuté ses activités en novembre 2008 et est aujourd’hui l’une des principales compagnies nigérianes, alignant une flotte d’appareils de type MD-83, selon son site internet.
Ses avions relient quotidiennement, jusqu’à 27 vols par jour, les villes d’Abuja, Calabar, Lagos, Port Harcourt et Uyo.
Samedi soir, un avion cargo nigérian a manqué son atterrissage à l’aéroport international d’Accra, capitale du Ghana, autre pays d’Afrique de l’Ouest, percutant un minibus et tuant dix occupants du véhicule.
Les quatre membres de l’équipage, dont les deux pilotes du Boeing 727 de la compagnie Allied Air en provenance de Lagos, ont survécu à l’accident.
Depuis 1992, date du crash d’un avion de transport militaire nigérian près de Lagos qui avait fait 158 morts, le Nigeria a connu au moins six catastrophes aériennes d’envergure dont les bilans s’élevaient à chaque fois entre cent et cent-cinquante tués.
Trois avions de ligne de compagnies intérieures s’étaient notamment écrasés en moins d’un an, d’octobre 2005 à octobre 2006, faisant au moins 320 morts pour ces seuls incidents. (AFP-03.06.2012.)

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La photo de la petite fille au napalm…

La guerre n’engendre que de la souffrance

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photo:Le 8 juin 1972, Kim Phuc était immortalisée par le photographe de l’Associated Press fuyant son village bombardé par le napalm…

**Les images paisibles d’enfants heureux sont légion. Il en est malheureusement beaucoup d’autres, mettant en scène des enfants victimes des pires atrocités. Celle de Kim Phuc, la petite Vietnamienne de 9 ans, est probablement celle qui a le plus fortement et le plus durablement marqué les mémoires

*******IL y a 37 ans, le 30 avril 1975, s’achevait la guerre du Vietnam.

Long et meurtrier, ce conflit devait se terminer par un humiliant retrait du corps expéditionnaire américain. A l’occasion de cet anniversaire, les télévisions du monde vont sans doute reprogrammer les principaux films de fiction inspirés par la conflagration : Deer Hunter, Platoon, Apocalypse Now, Full Metal Jacket... Mais quelle chaîne songera à proposer les admirables documentaires qui, mieux que les longs-métrages de fiction, témoignèrent de l’exceptionnelle cruauté d’un affrontement qui causa la mort de 58 000 Américains et de plus de 3 millions de Vietnamiens ?

La guerre du Vietnam dura quatorze ans, de 1961 à 1975. Le Front de libé ration du Sud Vietnam se constitua le 20 décembre 1960, environ six semaines après l’élection aux Etats-Unis de John F. Kennedy. Dès le début de l’année suivante, celui-ci jeta les Forces spéciales dans la guerre, en violation des accords de Genève de 1954. Puis ce fut l’escalade décidée par Lyndon B. Johnson, à la fin des années 60, avec le bombardement du Nord et de Hanoï. Il y eut ensuite la « vietnamisation » de la guerre décidée par Richard Nixon. Enfin, le gouvernement proaméricain de Saigon et son armée s’effondrèrent le 30 avril 1975.

Ce conflit a été le thème le plus longuement traité par la télévision dans toute l’histoire des informations télévisées américaines. Une étude très précise a été effectuée par le sociologue George Bayley sur la manière dont les trois grands réseaux américains (ABC, CBS, NBC) rendirent compte de cette guerre durant la période 1965-1970.

Presque la moitié des informations sur la guerre concernaient soit les actions de l’infanterie sur le terrain, soit les activités de l’aviation ; et environ 12 % d’entre elles étaient des déclarations officielles des deux gouvernements (Saigon et Washington). Le point de vue de l’« ennemi » n’était fourni que par 3 % de l’ensemble des informations diffusées. Un tel pourcentage indique assez explicitement combien la télévision américaine fut partiale.

L’impact de cette guerre aux Etats-Unis et le refus qu’elle suscita auprès des jeunes notamment – manifestations antibellicistes, marches pour la paix, protestations universitaires – furent également minimisés. A propos de cette partialité, George Bayley note : « A peu près tous les résumés quotidiens des combats provenaient des services de relations publiques de l’armée. » Ces services avaient dépensé, pour la seule année 1971, plus de 200 millions de dollars dans le but de proposer aux citoyens américains la meilleure image possible de l’armée.

Dans un documentaire de Peter Davis, The Selling of the Pentagon (« Comment on vend le Pentagone »), un ancien officier des services d’information raconte comment il s’efforçait de « désinformer » les journalistes venus enquêter sur le terrain. Par exemple, une équipe de la CBS qui réalisait un reportage sur les bombardements du Vietnam du Nord et s’était adressée à lui pour trouver des pilotes américains à interroger fut victime de ses manipulations. Il lui fournit effectivement des pilotes, mais après avoir sévèrement chapitré ceux-ci sur ce qu’il ne fallait surtout pas dire…

« De la même façon, note un observateur, les services d’information montaient des opérations bidons de troupes gouvernementales sud-vietnamiennes. Elles étaient filmées par les services officiels, qui envoyaient ensuite les reportages aux petites stations américaines qui n’avaient pas les moyens d’envoyer des équipes au Vietnam »

C’est pour s’opposer à cette vision partiale et manipulatrice d’une « sale guerre » que des cinéastes indépendants entreprirent, dès la fin des années 60, de dénoncer, au moyen de documentaires politiques, les horreurs et les crimes de l’intervention américaine au Vietnam.

« Au nom de la civilisation occidentale »

DANS In the Year of the Pig (« Vietnam, année du cochon »), en 1969, Emile de Antonio tenta, le premier, d’expliquer les raisons profondes de la guerre. Avec des méthodes d’archéologue, Antonio étudia une énorme quantité d’images d’archives, depuis l’époque de la colonisation française, et démontra deux choses : la préméditation de l’intervention américaine et le caractère, selon lui, inéluctable de la défaite militaire.

Les signes avant-coureurs de cet échec, un cinéaste de génie, Joseph Strick, les avait déjà repérés (cf. son film Interviews with My Lai Veterans, 1970) dans la crânerie et la suffisance qu’affichaient le lieutenant Calley et ses sinistres compagnons, soldats transformés, par la grâce de l’armée, en criminels de guerre, véritables machines de mort, après avoir subi les entraînements déshumanisants que le documentariste Frédéric Wiseman avait dénoncés dans Basic Trainingen 1971. **

**L’insoumission fut réclamée par le poignant Winter Soldier (« Soldat d’hiver »), documentaire collectif où des vétérans de la guerre témoignent des atrocités qu’eux-mêmes, « au nom de la civilisation occidentale », ont commises au Vietnam. Ce film est sans doute, de tous les documentaires réalisés contre la guerre du Vietnam, celui dont l’impact auprès de l’opinion publique a été le plus fort.

De jeunes « vétérans » (ils ont entre vingt et vingt-sept ans) prennent conscience, au retour de la guerre, qu’ils ont participé à une boucherie et que, en raison du conditionnement subi, ils ont été déshumanisés et réduits à l’état de « Terminator » criminels. Ils comprennent alors que la guerre du Vietnam n’aura jamais son Tribunal pénal international, que les vrais responsables politiques et militaires des massacres, du napalm répandu, des bombardements aériens contre les civils, des exécutions massives dans les bagnes, et des désastres écologiques provoqués par l’usage massif de défoliants ne passeront jamais devant une cour martiale et ne seront jamais condamnés pour crimes contre l’humanité.

Cette évidence leur devient insupportable ; aussi, afin d’apporter un contre-témoignage aux mensonges répandus par les médias, cent vingt-cinq d’entre eux, ni insoumis ni déserteurs, souvent couverts de décorations, se réunissent à Detroit, en février 1971. Des cinéastes de New York décident de filmer cet événement que les médias officiels boycottent. Ils enregistrent trente-six heures de film dont Winter Soldier est la synthèse.

On y voit ces anciens soldats, naguère fiers d’avoir combattu pour leur patrie, expliquer le décervelage préalable subi dans les camps d’entraînement où on leur apprenait à museler leur conscience morale et à libérer leurs instincts d’agression. Ils racontent les atrocités qu’ils commirent une fois leur robotisation achevée : les viols, les tortures, les villages incendiés, les exécutions sommaires, les enfants pris pour cible, les oreilles des Vietnamiens (vivants ou morts) échangées contre des boîtes de bière, les prisonniers jetés du haut des hélicoptères, etc.

Ils évoquent le catalogue de consignes au nom desquelles était conduite la guerre : « Un Vietnamien vivant, c’est un suspect vietcong ; un Vietnamien mort, c’est un véritable vietcong », « Si un paysan s’enfuit à votre approche, c’est un vietcong ; s’il ne s’enfuit pas, c’est un vietcong intelligent ; dans les deux cas, il faut l’abattre », « Comptez les prisonniers seulement à l’arrivée de l’hélicoptère, pas au départ, vous n’aurez pas à rendre compte de ceux qui seraient tombés en vol », etc.

Winter Soldier met en évidence la profondeur du traumatisme provoqué aux Etats-Unis par le conflit et souligne le désarroi moral de la jeunesse engagée au Vietnam.

**Plus tard, le réalisateur Peter Davis s’est interrogé, dans Hearts and Minds (« Les Coeurs et les Esprits »), en 1973, sur les traits culturels américains qui, par-delà les considérations politiques, avaient pu favoriser l’extension irrationnelle du conflit jusqu’à lui faire atteindre, par le nombre et la gravité des atrocités commises, les dimensions d’un crime contre l’humanité.

Le réalisateur procède, en premier lieu, au dépistage du réseau de contre-vérités, d’allégations et de phobies ayant enserré, peu à peu, les Etats-Unis dans la logique de l’intervention. Candidement interrogés, certains dirigeants avancent des prétextes géopolitiques absurdes : « Si nous perdons l’Indochine, nous perdrons le Pacifique, et nous serons une île dans une mer communiste. » D’autres voient dans l’intervention une manière de conserver l’accès à des matières premières indispensables : « Si l’Indochine tombait, l’étain et le tungstène de la péninsule de Malacca cesseraient d’arriver. » Les autres, enfin, plus idéologiques, affirment que les Américains interviennent « pour venir au secours d’un pays victime d’une agression étrangère ». Peter Davis sait que, pour élucider les origines de la brutalité dans le comportement individuel des militaires américains, il faut se pencher sur un certain nombre de rites qui caractérisent, en partie, la société.

Hearts and Minds discerne trois de ces rites, ou « structures d’aveuglement », dont la fonction est d’occulter le sens profond d’un acte sous un fatras de significations secondes purement formelles. Peter Davis montre comment, par la multiplication des relais technologiques entre un militaire et sa victime, l’armée parvient à noyer la dimension criminelle d’un acte de guerre.

Ainsi, par exemple, un pilote de bombardier, le regard serein, déclare : « Quand on vole à 800 kilomètres/heure, on n’a le temps de penser à rien d’autre. On ne voyait jamais les gens. On n’entendait même pas les explosions. Jamais de sang ni de cris. C’était propre ; on est un spécialiste. J’étais un technicien. » La conscience du pilote, fascinée par le mythe de la performance technique, néglige de considérer les conséquences de son geste et d’assumer la responsabilité de son action.

Une deuxième structure apparaît en quelque sorte comme le complément de celle-ci : elle consiste à transformer toute participation, dans un domaine quelconque, en une compétition où la fin justifie les moyens. Il importe surtout d’aller au bout de ses forces dans le but exclusif de gagner. Peter Davis compare l’attitude des militaires au Vietnam avec celle des joueurs de football américain. Dans les deux cas, tous les coups sont permis, seule la victoire compte, même si on a oublié les raisons du combat.

Interrogés en pleine bataille dans la jungle vietnamienne, des soldats avouent ne pas savoir pourquoi ils se battent. L’un d’eux est même persuadé que c’est pour aider les Nord-Vietnamiens ! Un officier résume : « Une longue guerre, difficile à comprendre. Mais nous sommes venus pour la gagner. »

Le troisième élément de déculpabilisation est cette sorte de psychologie des peuples – base du racisme le plus élémentaire – permettant de doter mécaniquement les habitants d’un pays de quantité de défauts. Un officier américain raconte aux enfants d’une école ses impressions sur l’Indochine : « Les Vietnamiens, dit-il, sont très retardataires, très primitifs ; ils salissent tout. Sans eux, le Vietnam serait un beau pays. » On y perçoit fort clairement le regret d’une solution radicale (« no people, no problem » ) du genre « solution indienne » que le général William Westmoreland, chef du corps expéditionnaire, a dû être tenté d’appliquer sans scrupules car, affirme-t-il, « les Orientaux attachent moins de prix à la vie que les Occidentaux ».

Peter Davis attribue au conflit vietnamien une valeur de symptôme. Celui d’une grave maladie, à savoir : la violence américaine dont il étudie les caractéristiques militaires, un peu dans le style sociologique qu’avait adopté la réalisatrice Cinda Firestone dans Attica, pour mettre à nu le fonctionnement de la répression policière. Hollywood, qui n’avait pas soutenu cette guerre, n’a pas hésité à récompenser Hearts and Minds d’un Oscar du meilleur documentaire en 1974.

Mais l’oeuvre limite sur les conséquences du conflit dans la trame intime des vies américaines fut Milestones (1975), de John Douglas et Robert Kramer, véritable somme des idées les plus généreuses de la génération qui s’opposa à la guerre. Milestones est une traversée (historique, géographique, humaine) de l’Amérique. C’est la rencontre avec des citoyens conscients que la puissance des Etats-Unis s’est édifiée sur le massacre des Indiens et l’esclavage des Noirs, et qui s’opposent à la destruction du peuple vietnamien. `uvre de renaissance, Milestones marque cependant une coupure assez radicale dans le discours politique.La guerre étant désormais terminée, ce film insiste sur la nécessité de maintenir la mobilisation et prône l’investissement de l’énergie militante dans la vie quotidienne, dans la transformation des rapports du couple, de la famille et de l’amitié.Il souhaite voir s’épanouir une société américaine moins violente, plus tolérante et bienveillante, donnant davantage libre cours à la sensibilité et à l’émotion.

En octobre 1983, enfin, quand l’opinion américaine tentait d’oublier ce conflit, une série documentaire, diffusée par la télévision et intitulée « Vietnam, une histoire télévisée », vint une nouvelle fois rappeler les crimes. Retrouvés par les réalisateurs, deux survivants d’un massacre oublié, celui du village de Thuy Bo, en janvier 1967, se souviennent. M. Nguyen Bai, qui était écolier à l’époque, raconte comment « les « marines » détruisirent tout, abattirent le bétail, achevant les blessés, fracassant les crânes à coups de crosse, tirant sur tout ce qui bougeait ». Mme Le Thi Ton, alors petite fille, confirme : « Nous étions dix dans une paillote quand les soldats américains sont arrivés. Je les ai salués ; ils ont ri et ont jeté une grenade à l’intérieur. Je suis la seule survivante . »

A l’heure des repentances, les Etats-Unis regrettent-ils les crimes commis au Vietnam ? Le secrétaire américain de la défense, M. William Cohen, a déclaré le 11 mars dernier, à la veille de sa visite historique à Hanoï, qu’il ne comptait nullement présenter des excuses pour l’attitude des forces américaines durant la guerre du Vietnam. IGNACIO RAMONET-skynetblogs.be

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Phan Thi Kim Phuc a neuf ans sur ce cliché. Son village, Trang Bang,  au Viétnam, suspecté par les Américains de cacher des Viet Congs, vient d’être bombardé au napalm. Elle court derrière son grand frère, recouverte de napalm, sans s’apercevoir que devant elle se tient un photographe en train d’immortaliser ce qui deviendra l’une des images les plus célèbres du XXe siècle. Le 8 juin, cela fera 40 ans jour pour jour que le photographe vietnamien de l’Associated Press Huynh Cong « Nick » Ut prit cette photo emblématique des souffrances des enfants en temps de guerre.Sévèrement brûlée par le napalm, une substance incendiaire à base d’essence, la petite Kim Phuc perdit connaissance quelques instants après la prise de la photo. L’auteur de celle-ci, Nick Ut emmena la petite fille dans un petit hôpital et convainquit les médecins sceptiques de la sauver. Il avoua plus tard avoir pleuré en voyant la petite fille courir nue.

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De retour au bureau de l’AP à Saïgon, Nick fit développer ses images. Beaucoup craignaient que celles-ci ne soient jamais diffusées, à cause du réglement très strict de l’agence américaine sur la nudité. Mais Horst Faas, photographe de guerre et chef du bureau pour AP en Asie du Sud-Est fit passer la photo. Le prix Pulitzer décerné quelque temps plus tard à Nick Ut allait lui donner raison.

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photo:  Le photographe et Kim Phuc en 1973

Treize mois après le bombardement de son village, Phuc, après d’atroces souffrances endurées, put enfin sortir de l’hôpital. Entretemps, elle avait pris connaissance de la photo mondialement célébrée. Quelques journalistes, dont Ut, lui rendit de temps à autre visite. Jusqu’au jour où la guerre prit fin et que le nouveau régime la cantonne dans le rôle de victime des impérialistes.

« Oncle Ut »
En 1982, elle réussit à gagner l’Allemagne de l’Ouest pour subir un nouveau traitement. Puis, aidé par un Premier ministre vietnamien touché par son histoire, elle pu partir vers Cuba pour ses études et vivre à l’abri des reporters.

En 1989, elle rencontra à nouveau le photographe qu’elle appelle toujours affectueusement « Oncle » Ut, une façon typiquement vietnamienne d’appeler quelqu’un que l’on chérit. Lors de ses études, elle fit la connaissance de celui qui deviendra en 1992 son mari, un compatriote du nom de Bui Huy Toan. Ils passèrent leur lune de miel à Moscou. Lors du voyage retour, le couple profita d’un arrêt au Canada pour fuir Cuba.

Aujourd’hui, cette mère de deux enfants, vivant près de Toronto, n’aspire qu’à une vie normale. L’ONU lui demanda d’être ambassadrice pour les victimes de guerre et elle rencontra même la reine d’Angleterre. Ut, qui travaille toujours pour l’AP et qui est depuis retourné à Trang Bang, l’appelle encore « sa fille ». Pour la petite histoire, c’est lui qui prit en photo, 35 ans jour pour jour après avoir immortalisé Kim Phuc, la starlette Paris Hilton en pleurs alors qu’elle était conduite en prison pour avoir violé sa mise à l’épreuve en conduisant sans permis. (source: 7s7-01.06.2012.)

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*photo: Kim Phuc et son mari en 1992.

***Une photographie qui a marqué les esprits

 

Nue, elle court. De douleur et de peur, pour échapper à la folie humaine. Le 8 juin 1972, les Etats-Unis s’enlisent dans la guerre du Vietnam et lâchent, sur le village de Trang Bang, leurs redoutables bombes au napalm. La petite Kim Phuc, alors âgée de 9 ans, tente de s’échapper, victime innocente d’événements qui la dépassent, sous les yeux des soldats, journalistes et cameramen venus de tous les pays. Beaucoup tentent de venir en aide aux civils désemparés. Initiative entravée par l’obstacle de la langue, sauf pour le photographe Nick Ut de l’agence Associated Press. De son vrai nom Huynh Công Út, le photographe vietnamien prend aussitôt en charge la fillette dont il vient d’immortaliser les souffrances sur le papier argentique. Sans ce secours rapide, la petite Kim Phuc n’aurait sans doute pas survécu aux nombreuses brûlures qui zèbrent son corps.La prise de vue en noir et blanc ne paraît que 4 jours plus tard dans le New York Times, après d’âpres débats visant à déterminer si l’Amérique supportera la nudité frontale d’une enfant… Une fois la photographie publiée, elle parcourt – et indigne – le monde entier. Rapportant à son auteur le prix World Press Photo dès 1972 et le Pulitzer un an plus tard, elle participe à la prise de conscience générale quant aux horreurs d’une guerre dont l’issue semble bien incertaine.

*Kim Phuc, oubliée puis rattrapée par une triste notoriété

14 mois d’hospitalisation et pas moins de 17 interventions sont nécessaires pour sauver Kim Phuc dont 65% de la surface corporelle est brûlée. 35% de sa peau fait l’objet de greffes. Une fois sortie de l’hôpital, et bien que les douleurs demeurent, la jeune fille tente de reprendre une vie normale. Loin des projecteurs des médias internationaux mais toujours en contact avec Nick Ut. En 1982, le gouvernement vietnamien retrouve la trace de la petite fille de la si célèbre photo. Admise à l’école de médecine de Saigon, Kim Phuc se voit proposer de travailler avec les autorités vietnamiennes, en raison du symbole qu’elle incarne. Sûre de sa vocation, la jeune femme refuse;  sa scolarité est alors interrompue.

*Ambassadrice de bonne volonté à l’UNESCO

« La guerre n’engendre que de la souffrance. C’est pour cela que je montre la petite fille de la photo. […] Aucun père, aucune mère au monde ne veut que cette photo se reproduise. Je voudrais leur transmettre ce que j’ai appris à valoriser: j’ai vécu la guerre, je sais la valeur de la paix. J’ai vécu avec ma douleur, je sais la valeur de l’amour lorsqu’on veut guérir. J’ai vécu avec la haine, je sais le pouvoir du pardon. » Ainsi Kim Phuc explique-t-elle les raisons qui l’ont poussée à devenir ambassadrice de bonne volonté à l’UNESCO et à créer la fondation internationale Kim Phuc, qui vient en aide aux enfants victimes des conflits. Tadjikistan, Ouganda ou Kenya…force est de constater que la tâche est ardue. Au gré de ses interventions publiques, Kim Phuc délivre, outre un appel à la paix, un message d’indulgence.

Lors d’une cérémonie de commémoration de la guerre du Vietnam, face à un public composé essentiellement de vétérans, la jeune femme refuse toute idée de vengeance contre le pilote de l’avion qui a lâché sur Trang Bang la bombe meurtrière, appelant à la promotion de la paix. Elle ouvre ses bras à John Plummer, l’un des militaires qui avait organisé la destruction du village, présent ce jour-là dans l’assistance. La guerre du Vietnam, bourbier pour l’armée américaine, a constitué, parmi d’autres faits historiques plus ou moins tragiques, une rupture et a marqué l’histoire contemporaine. Richard Nixon, dès la parution de la photo de Kim Phuc par Nick Ut, a mis en doute la véracité de ce qui sautait pourtant aux yeux. Des civils, victimes du chaos de l’histoire.(source:Histoire.suite101.fr) 20.02.2011.

Le napalm, aujourd'hui interdit contre les civils , US Air Force
 

la napalm est aujourd’hui interdit…mais d’autres armes plus meurtrières sont utilisées dans les conflits où les civiles sont les victimes les plus nombreuses.

 

Le 9 mars 1972, le président américain Johnson autorisa l’usage du napalm et des défoliants

 

 

 

 

 

Victimes vietnamiennes de la guerre 

*D’autres guerres encore sont menées sous diverses étiquettes…ici en Irak

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Ce que nous dit la cabale contre Christine Taubira

Insultes, caricatures grotesques, attaques personnelles : ce déchaînement de haine et de bêtise n’a rien d’étonnant. Les adversaires de la ministre ont beau jeu d’affirmer qu’il s’agit de critiquer ses propositions et intentions en matière de réformes de la justice mais il faudrait être naïf pour les croire

Christiane Taubira.

*par Akram Belkaid: Paris- (Le Quotidien d’Oran-31.05.2012.)

Depuis sa nomination au poste de ministre de la Justice du gouvernement français, Christine Taubira fait l’objet d’attaques aussi rageuses que malveillantes.

Outre des critiques sur son engagement politique à gauche, des rumeurs et des fausses informations circulent sur internet l’accusant d’avoir, entre autre, jugé peu répréhensible le fait de brûler un drapeau français. Elus de l’UMP, militants de droite, internautes proches de la « réacosphère » voire de la « fachosphère», reprennent à leur compte – sans précaution ni vérification – cette mise en cause contre la nouvelle garde des Sceaux. Et ils se gardent bien de dire que plusieurs médias ont prouvé que l’accusation est fausse.

Insultes, caricatures grotesques, attaques personnelles : ce déchaînement de haine et de bêtise n’a rien d’étonnant. Les adversaires de la ministre ont beau jeu d’affirmer qu’il s’agit de critiquer ses propositions et intentions en matière de réformes de la justice mais il faudrait être naïf pour les croire. De fait, le vrai enjeu dans cette affaire ne relève pas de la simple joute politique entre une gauche revenue au pouvoir et une droite qui n’a pas digéré sa défaite à l’élection présidentielle. En réalité, ce qui est central ici, c’est que madame Taubira est noire de peau et qu’elle n’a pas sa langue dans la poche. C’est bien cela qui déplaît aux racistes en tous genres mais aussi à celles et ceux qui ne lui ont jamais pardonné à la fois son passé de militante autonomiste de la Guyane et la loi de 2001 – elle porte son nom – qualifiant la traite négrière de crime contre l’humanité.
Contrairement à nombre de personnalités issues de l’immigration ou des départements et territoires français d’Outre-mer, Christine Taubira n’est pas un « oncle Tom »ou quelqu’un qui, dos voûté et yeux baissés, s’excuserait en permanence d’exister. Il est clair qu’elle ne cherche pas à plaire et à séduire en modérant son discours et ses revendications. Toujours déterminée, elle n’essaie pas non plus à donner des gages d’intégration à la bonne société française ou, plus exactement, aux biens pensants qui s’irritent et s’impatientent dès lors que sont remis sur la table des dossiers aussi dérangeants que l’esclavagisme ou le racisme sans oublier, bien sûr, le colonialisme.
Si l’on était aux Etats-Unis, Christine Taubira se ferait certainement traiter de « femme noire en colère ». Cette expression a d’ailleurs longtemps concerné Michele Obama et nombreux sont les conseillers de son mari qui ont craint que cela ne lui coûte la Maison-Blanche. En matière de lutte contre les discriminations et de défense de la condition des Noirs d’Amérique, on sait que la First Lady américaine est bien plus radicale que son époux lequel, déjà en butte à des problèmes d’identité (il s’est longtemps fait appeler Barry car n’assumant pas ses origines), a très tôt compris que son intérêt politique lui commandait de ne surtout pas apparaître comme un « homme noir en colère ».
Aux Etats-Unis, comme en France, l’homme ou la femme noire en colère – tout comme d’ailleurs l’Arabe en colère – fait peur et agace. On lui reproche d’envenimer les choses, d’attiser la haine des racistes mais aussi d’indisposer une majorité plutôt neutre et bienveillante en ressassant des problèmes que cette même majorité (blanche) estime réglés. Or, on ne dira jamais assez la différence de perception qui peut exister sur des sujets comme le racisme. Aux Etats-Unis, selon un récent sondage du Pew Center, 60% des Noirs estiment que cela demeure un problème important qui mine la société alors que seuls 20% des Blancs pensent la même chose. Cette divergence, qui existe aussi en Europe et en France, est à l’origine de nombre de malentendus et de rancœurs. « On parle trop de ces sujets en leur donnant plus d’importance qu’ils n’en méritent » m’a dit un jour un confrère parisien, d’origine picarde, à propos de la question du délit de faciès à l’encontre des Noirs et des Maghrébins. Pour lui, la dénonciation répétée de ce genre de pratique ne pouvait que conduire à un ras-le-bol de l’opinion publique et donc à aboutir à l’effet inverse. En clair, c’est moins on en parle, mieux ça vaut pour le vivre-ensemble…
Les Etats-Unis connaissent bien cette question qui s’est de nouveau révélée dans toute son acuité après la mort de Trayvon Martin, un jeune Noir de dix-sept ans abattu en février dernier par un homme blanc en patrouille armée dans son quartier. Pour mémoire, Martin ne portait pas d’arme et rentrait tranquillement chez lui après avoir acheté des sucreries quand il a été tué par le vigile autoproclamé George Zimmerman. Au lendemain de ce qui a été qualifié par la justice de meurtre sans préméditation, l’Amérique était pratiquement unie dans l’émotion et la condamnation de cet acte. Mais les choses ont changé après que Barack Obama eut déclaré que s’il avait eu un fils, il aurait ressemblé à Trayvon Martin. Des propos condamnés avec virulence par la droite américaine qui a accusé le président de jeter de l’huile sur le feu et d’exploiter la corde raciale à des fins électoralistes (1).
Aurait-il fallu qu’Obama se taise ? Faut-il aussi que les Noirs de France se taisent eux, qui de toutes les minorités dites visibles (ou discernables), sont ceux qui doivent certainement subir le plus de discriminations ? En réalité, celles et ceux qui sont concernés pensent qu’on ne parle jamais assez de ces manquements à la dignité de la personne humaine. Ils estiment qu’on n’évoque pas suffisamment ce qu’ils endurent et ce qu’ont endurés leurs parents ou ancêtres. Comment leur en vouloir ? Certes, il faut être honnête en reconnaissant qu’il existe bien quelques opportunistes qui tirent avantage de ce que subissent leurs pairs. Mais prétendre que les discriminés en font trop sur le registre de la revendication, c’est faire fausse route ou, plus grave encore, c’est les heurter de manière délibérée. Pour celui qui souffre, se voir dire que sa douleur n’existe pas ou se voir signifier qu’il faut la nuancer, la relativiser ou encore la taire, est insupportable.
L’affaire Trayvon Martin a mis en exergue un autre aspect des différences de perception à propos du racisme et des discriminations. « Est-ce que le président aurait dit la même chose si la victime avait été blanche ? » s’est faussement interrogé l’ultraconservateur Newt Gingrich à propos de la déclaration d’Obama. Cette sortie n’est pas anodine. C’est une attitude, désormais systématique, qui agite l’existence d’un racisme anti-blanc à la figure de celles et ceux qui dénoncent les discriminations et violences subies par les minorités. En France, pour nombre de ses contempteurs, Christine Taubira serait tout simplement coupable d’occulter le racisme anti-blanc. Il n’est pas question ici de dire que ce dernier n’existe pas. Discours communautariste, insultes et stéréotypes négatifs à l’encontre du « céfran », du « blanc-blanc-navet », du « babtou » ou du « gawri » existent bel et bien et doivent être condamnés sans aucune hésitation. Mais ce serait faire preuve de malhonnêteté intellectuelle que d’affirmer qu’il y autant de Blancs que de Noirs qui sont victimes de racisme. Voilà où réside la faiblesse, pour ne pas dire autre chose, du discours des adversaires de Christine Taubira. Qu’on le veuille ou non, le racisme anti-blancs reste ultra-minoritaire, non-structurel et son existence ne doit pas justifier l’inaction et le silence face à ce que Noirs, Arabes, Maghrébins et autres minorités visibles de France subissent de manière récurrente.Note : (1) «Is Obama making it worse», Newsweek, 16 avril 2012.

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Maroc - Les prix des carburants à la pompe augmentés de 20%

Les prix des carburants à la pompe au Maroc ont été augmentés samedi à minuit d’environ 20% pour l’essence et de 10% pour le gazole, a annoncé le gouvernement marocain.
Cette augmentation est consécutive à la hausse du prix du baril à l’échelle mondiale, selon la même source notant que le prix de ce baril vaut actuellement 118 dollars sur ce marché. Or, selon la même source, le budget de l’Etat a prévu une loi des finances basée sur un baril de brent coûtant 100 dollars.
Désormais, le prix à la pompe de l’essence a été augmenté de 2 dirhams le litre (un litre vaut actuellement 12,24 dirhams, soit 1,11 euros) et celui du gazole de 1 dirham (un litre comptant désormais 8,20 dhs au lieu de 7,20), a ajouté la même source.
Contacté par l’AFP, le porte-parole du gouverment, Mustapha Khalfi a rappelé que l’Etat marocain subventionne toujours les produits pétroliers à hauteur de 65%.
La caisse de compensation se plaint de ce soutien le qualifiant de gros fardeau pour le budget de l’Etat.
Selon l’hebdomadaire La Vie économique, proche des milieux d’affaires, les trois premiers mois de l’année 2012 ont montré que le prix moyen de la tonne de pétrole importée par le Maroc a augmenté de 18,6%, à 6 955 dirhams (632 dollars) soit 1 089 dirhams (99 euros) de plus quau premier trimestre de 2011, selon les derniers chiffres de lOffice des changes.
La tonne de gazole et de fioul (le Maroc importe aussi des produits raffinés) a elle aussi enregistré une hausse de 18,5%, à 7 418 dhs (674 euros environ) soit 1 157 dhs (105,18 euros environ) de plus quà la même période de 2011, selon la publication.
Le Maroc, démuni de ressources énergétiques, importe la quasi-totalité de ses besoins en pétrole. (AFP-03.06.2012.)

**l’économie marocaine serait « au bord de la faillite »

Près d’une semaine après avoir essuyé les attaques des syndicats, lors d’une imposante manifestation à Casablanca, le gouvernement Benkirane vient de revoir sensiblement à la baisse le taux de croissance prévisionnel pour 2012. Il sera de 3,4% au lieu des 4,2% promis en mars dernier, lors du vote du budget annuel. Plusieurs voyants sont au rouge (déficit budgétaire, commerce extérieur, etc.) alors que la récolte céréalière ne s’annonce pas excellente. Triste revanche de Bank Al Maghrib sur ses détracteurs au sein du gouvernement : ses prévisions de taux de croissance du PIB pour 2012 ont été confirmées jeudi, en conseil des ministres, par le ministre des Finances, Nizar Baraka. Ce taux ne dépassera pas 3,4%, bien en deçà des 4,2 % annoncés au mois de mars dernier, lors du vote de la loi de finances.

Pour rappel, les pronostics pessimistes de la Banque centrale marocaine lui avaient valu les critiques de l’équipe Benkirane, exprimées notamment par le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget, Azami Idrissi (PJD). Plusieurs clignotants de l’économie sont au rouge, et l’année 2012 sera bien ardue selon plusieurs économistes, qui prévoient un déficit budgétaire de plus de 3% et un taux de chômage au-delà des 10%. La balance commerciale également se dégrade, avec un déficit de 64 milliards de dirhams (environ 5,8 milliards d’euros) à fin avril 2012, selon l’Office des changes marocain. Ces sombres perspectives, explique-t-on, sont le résultat d’une augmentation des dépenses ordinaires de 16,3%, à plus de 10,3 milliards de dirhams, et ce, en raison de la hausse simultanée des charges de la Caisse de compensation des prix (+32%) et des salaires (+16,7%).

Vers une mauvaise récolte céréalière

Pour aggraver davantage la situation, la récolte céréalière de cette année ne dépassera guère 4,8 millions de tonnes, avait indiqué, fin avril dernier, le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhennouch. Dès lors, un programme d’importation de plus de 10 millions de quintaux de blé tendre devrait être mis en œuvre pour éviter les pénuries. En une année, entre avril 2011 et 2012, les investissements et prêts privés accordés par des parties étrangères ont reflué de 3,7%. L’activité touristique, qui contribue jusqu’à 7% du PIB, est également en baisse à cause de la crise financière en Europe et des effets du « Printemps arabe » qui ont provoqué un recul des investissements dans l’hôtellerie. Ces différentes difficultés de l’économie marocaine s’accumulent alors que les prix du brut sur le marché international restent assez hauts. La compensation, pour les achats de produits pétroliers devrait continuer à grever le budget de l’Etat et amener à des arbitrages financiers difficiles dès la fin du premier semestre. Les arbitrages socio-économiques du gouvernement seront d’autant moins aisés que le front social est en ébullition. Les principales revendications syndicales, notamment l’abrogation d’un projet de loi « réorganisant » le droit de grève et la hausse des salaires, ne sont toujours pas satisfaites.

La zone euro: une locomotive de plus en plus poussive

La semaine dernière, à Casablanca, lors du colloque « Coface, risque pays », l’ex-ministre des Finances, Mohamed Berrada, avait déclaré que le Maroc était « attaché à une locomotive qui ralentit », en allusion à la zone Euro. « Il faut se préparer à une conjoncture difficile », avait-il conseillé. Le ministre PJD de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi est allé plus loin en affirmant que le royaume était « au bord de la faillite ». Cet économiste, considéré comme l’« intellectuel » du gouvernement islamiste, a comparé la situation de l’économie marocaine à celle de l’époque de l’ajustement structurel, dans les bien difficiles années 1980. Fortement dépendante de la zone Euro, notamment pour ses exportations, l’économie marocaine devrait traverser en 2012 une période d’autant plus difficile que les investissements étrangers sont toujours timorés et que les grands donneurs d’ordre, dans l’actuelle conjoncture de crise en Europe, restent prudents sur les plates-formes du Maroc dans les segments du textile-habillement et produits de luxe.(source: MaghrebEmergent-01.06.2012.)

**Standard and Poor’s dégrade la note souveraine tunisienne

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Depuis l’annonce, le 23 mai 2012, de la dégradation de la note de la dette tunisienne à long terme par l’agence de notation Standard and Poor’s, les réactions se succèdent dans la sphère politique et économique. Les autorités tentent de relativiser l’impact de cette … sur l’économie nationale, tandis que la plupart des analystes s’inquiètent… et fustigent le gouvernement.

 

« Une très mauvaise nouvelle qui peut avoir des conséquences graves ». Le 24 mai, sur le site d’information en ligne Leaders, Elyès Jouini, éphémère ministre chargé des réformes économiques et sociales après le départ de Ben Ali, réagissait à la décision de l’agence de notation Standard and Poor’s, de réduire de deux crans à BB la note de la dette à long terme de la Tunisie. Comme lui, nombre d’analystes s’alarment d’une dégradation qui relègue le pays dans la catégorie des emprunteurs spéculatifs, l’estimant néanmoins justifiée par la dégradation des indicateurs économiques. Sur les marchés financiers, « cela implique une plus grande aversion envers la Tunisie, qui se manifestera à travers des taux d’intérêt plus élevés mais aussi des souscriptions plus faibles pour les futures émissions tunisiennes, pouvant devenir un obstacle au refinancement de la dette dans les scénarios les plus pessimistes », développe Elyès Jouini. Sur le même support, Jaber Chebbi, docteur en finance internationale, fait le calcul, et prédit des effets négatifs pour tous les acteurs économiques tunisiens. « La dégradation de la notation va augmenter les taux d’emprunt de la Tunisie, écrit-il. Or, une hausse des taux de 1 point de pourcentage représenterait pour la Tunisie un surcoût très important et qui va accroître le déficit budgétaire. Les conditions d’emprunt devraient aussi se durcir pour les entreprises publiques, les assurances, et les banques. Les ménages pourront avoir une hausse conséquente à moyen terme sur les crédits immobiliers et les crédits à la consommation ».

Les analystes craignent aussi la « baisse des investissements directs étrangers (IDE) qui vont s’orienter plus vers des pays émergents plus stables comme le Maroc, la Turquie », selon les mots de Jaber Chebbi. « Les agences de crédit export (COFACE, SACE, ECGD, etc.), qui fournissent des garanties aux entreprises étrangères qui investissent en Tunisie, se fient également aux avis des agences de notation », explique Elyès Jouini. Il prévient: « une baisse des investissements peut s’avérer très grave étant donné la fragilité du contexte actuel ». Les autorités s’échinent quant à elles à relativiser l’impact de cette dégradation sur l’économie nationale. Ridha Saidi, ministre délégué auprès du premier ministre, chargé du dossier économique, a assuré, le 25 mai, au cours de la rencontre périodique de la cellule de communication de la présidence du gouvernement, qu’elle risquait d’augmenter le coût de la dette tunisienne souscrite sur le marché financier international, mais n’influencerait pas la capacité du pays à mobiliser des ressources financières extérieures, la Tunisie se référant essentiellement aux conventions bilatérales signées avec l’Union Européenne (UE), la Banque Mondiale (BM) et la Banque africaine de développement (Bad), pour lever des capitaux. Un point aussi soulevé par Abdessatar Mabkhout, économiste et consultant, qui minimise, dans une interview publiée sur gnet le 26 mai, les effets de l’abaissement de la note de la dette tunisienne. « C’est exagéré de dire que c’est grave, déclare-t-il. Cet abaissement serait grave dans un pays qui fonctionne et qui se finance par les marchés […]. Dans le cas de la Tunisie, la majorité des dettes, soit les 2/3 sont contractées auprès des banques et des pays, seul un 1/3 à peu près provient des marchés internationaux. L’impact est donc indirect ».

Ridha Saidi met aussi l’accent sur l’amélioration des indicateurs économiques en 2012, notant que l’évaluation de S&P se base sur les chiffres de 2011. Selon l’Institut national de la statistique (INS) , le pays a enregistré une croissance d’1,2% pendant le premier trimestre 2012 par rapport au dernier trimestre de 2011 et de 4,8% en comparaison avec la même période de 2011.« Certains indicateurs économiques du pays, enregistrés au cours des premiers mois de 2012, ont connu une évolution remarquable, par rapport à la même période de l’année écoulée », plaide aussi le ministre des Finances Houcine Dimassi, estimant dans une déclaration à l’agence TAP que l’abaissement de la note de la dette tunisienne n’est pas fondé sur des critères objectifs, mais « sur des critères relatifs à la faible visibilité politique ».Ayoub Massoudi, conseiller principal auprès du président de la République, chargé de l’Information, va plus loin en mettant en doute la crédibilité de Standard &Poor’s et l’indépendance des agences de notation, dans un article intitulé « Non, Standard ans Poor’s ne punira pas le peuple qui s’est révolté », publié notamment sur son blog.Observateurs et politiques fustigent quant à eux l’action du gouvernement. « Le pays souffre de l’absence d’une vision claire de nature à prévenir et entrevoir l’avenir immédiat et lointain », estime dans Le Temps Abdeljelil Bedoui, économiste et vice-président de la Voie Démocratique et Sociale (VDS). « Ceux qui sont au pouvoir sont en train de faire des choses non conformes à la réalité économique du pays, comme l’indemnisation des anciens prisonniers pour la somme de 750 millions de dinars, poursuit-il. Le Gouvernement est pléthorique (…) ». « Espérons que cela pourra contribuer à ce que les autorités prennent enfin conscience des conséquences qu’entraîne le manque de visibilité politique et économique et les poussera à être plus proactifs… Il est plus que temps de mettre fin à l’amateurisme et à l’inaction! », conclut Elyès Jouini. Une réunion était prévu, hier, lundi 28 mai, entre chef du gouvernement Hamadi Jebali, le ministre des finances Houcine Dimassi et le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, BCT, Mustapha Kamel Nabli tandis que des rumeurs insistantes évoquent son remplacement..(source: MaghrebEmergent-29.05.2012.)

 

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Un poisson vivant dans les poumons d’un enfant

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Un petit garçon de 12 ans a été contraint de subir une opération après avoir avalé un poisson vivant qui s’était logé dans ses poumons.

L’incident s’est déroulé dans la ville de Khargone en Inde. Anil Barela, un garçon de douze ans s’amusait avec ses amis dans une rivière lorsqu’il a accidentellement avalé un poisson de neuf centimètres… vivant.

L’enfant a été emmené d’urgence à l’hôpital car il souffrait de gros problèmes respiratoires. Après examens, il s’est avéré que le poisson s’était retrouvé dans les poumons du garçon et non dans son estomac.

Les médecins ont décidé de réaliser une opération chirurgicale d’urgence pour extraire le poisson qui empêchait le garçon de respirer correctement. « C’est la première fois que je vois une telle chose en 20 ans », a indiqué le docteur Pramod Jhawar qui a opéré Anil. (7s7-01.06.2012.)

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Elle adopte 550 chats, il demande le divorce

Elle adopte 550 chats, il demande le divorce

*Un chat, ça va mais 550 chats, on peut facilement comprendre que ça soit un peu exagéré… Face à la décision de sa femme d’adopter tous ces chats, un Israélien a demandé le divorce.

Il a justifié sa demande de divorce au tribunal rabbinique de Beersheba par le fait que tous ces animaux lui causent un « stress » ingérable. Il est désormais incapable de dormir dans son propre lit car les chats y sont couchés en permanence, peut-on lire dans le « Times of Israël ».

Se rendre à la salle de bain est également devenu mission impossible, sans parler de l’état de la cuisine et du manque d’hygiène général. Manger en présence des chats est suicidaire car ceux-ci se ruent sur la nourriture.

Malgré une tentative de réconciliation, la femme a choisi de garder ses « bébés » et a accepté le divorce. Monsieur n’a pas demandé la garde partagée des animaux. (7s7-25.05.2012.)

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9 réponses à “Les millionnaires français ont résisté à la crise”

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