16.Education-Enseign.2

**Rétablir la crédibilité du secteur de l’éducation, tel est le credo qui préside au programme d’action de Mme Nouria Benghebrit 

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*Rétablir la crédibilité du secteur de l’éducation, tel est le credo qui préside au programme d’action de Mme Nouria Benghebrit qui donne l’impression d’affronter vents et marées en s’arc-boutant opiniâtrement à son programme dénoncé et combattu, avec une rage mordante, par toute une faune de parasites de toutes obédiences. Les récentes péripéties du bac ont sonné l’hallali contre cette démarche de crédibilisation d’un secteur à la dérive qui n’est pas sans rappeler les levées de boucliers auxquelles a dû faire face, quarante ans auparavant, excusez du peu, le regretté Mostefa Lacheraf quand il tenta de remettre un zeste de baume à une école sinistrée, bien avant que n’arrive Benbouzid. Outre les grèves répétitives qui permettent à leurs initiateurs d’engranger les fruits d’une prise en otage de toute une génération d’élèves, qui par de nouvelles fonctions plus lucratives, qui par des augmentations de salaires appropriées, certains bénéficiant de postes à l’étranger en guise de mise en congé de joutes réglées à l’amiable, on recourt à toutes sortes de subterfuges pour vider de sa substance un axe stratégique du devenir du pays, celui qui conditionne l’émergence à terme d’une élite. Or, quelle élite peut-on aujourd’hui attendre d’un système éducatif dont tout le monde s’accorde à reconnaître la sclérose académique? Pour sauver ce qui peut l’être, des mesures doivent être tentées et voilà que les harpies d’un modèle de société fondé sur la «jahilia» font feu de tous bois pour tenter de saborder la manoeuvre. Haro sur Benghebrit et tout ce qu’elle représente comme remise en cause des précieux «acquis», voilà la bannière de ralliement des forces obscures qui entendent s’opposer par tous les moyens à un sauvetage, même partiel, de l’Education nationale. Celle-ci a pourtant besoin de balises, il y a même une exigence de plan Orsec si l’on considère le niveau déplorable des lauréats qui entrent à l’université sans savoir lire et écrire pour beaucoup d’entre eux, et encore moins analyser et disserter pour le plus grand nombre. A qui la faute? Sûrement pas aux écoliers qui attendent innocemment le savoir sur les bancs d’une école phagocytée par des enjeux politiques et culturels de caniveaux. Trop longtemps, la quantité a été sciemment préférée à la qualité, trop longtemps, on a fait la part belle à la médiocrité unanimiste sous prétexte que l’élitisme est une denrée qu’il faut chercher sous d’autres cieux, n’y accédant que ceux qui ont les moyens d’envoyer leur progéniture dans les temples de Shakespeare et de Voltaire, trop longtemps, on a «admis» le merchandising du savoir au point que les bonnes notes comme les admissions à tel ou tel niveau, à tel ou tel module, sont, depuis bon nombre d’années, portées aux «mercuriales» de l’université. La régression n’est jamais féconde, au contraire. Elle s’accompagne d’une déliquescence qui ronge sans cesse l’institution et les esprits jusqu’à les anesthésier gravement. D’où l’urgence d’une stratégie déterminée qui affronte les vrais problèmes, en les hiérarchisant. La lutte contre le mercantilisme est vitale, la mainmise des marchands sur l’école étant un véritable désastre. Le combat contre la prime à la médiocrité, l’encouragement de la compétitivité saine et loyale, la récompense des bonnes volontés sont des actes utiles et nécessaires. Un immense travail est à faire qui requiert des convictions et des actions pragmatiques dont le secteur a cruellement besoin. Mais encore une fois, laissera-t-on faire ou, comme on le voit à travers les commentaires et les critiques qui ont abondé depuis quelques semaines, entendrons-nous, encore et toujours, les loups crier au loup? -*Par Chaabane BENSACI - Jeudi 11 Juin 2015/L’Expression

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*Du nouveau pour la prochaine rentrée scolaire…2011/2012

Les élèves du primaire seront libérés à partir de 14h30  

«Nous avons décidé l’allégement des cours à partir de la prochaine rentrée»  Les cours du premier palier seront revus à la baisse. Les élèves du primaire seront libérés à partir de 14h30. Ce n´est pas de l´intox. La décision est déjà prise. L´annonce a été faite par le ministre de l´Education nationale, Boubekeur Benbouzid en marge de la plénière consacrée aux questions orales tenue jeudi dernier à l´APN. «Nous avons décidé l´allégement des cours à partir de la prochaine rentrée», a déclaré le patron de l´éducation. Le ministre a précisé qu´il n´y aura pas de cours après 14h30. Bonne nouvelle pour les élèves. Les paresseux vont se réjouir. Or, cette décision n´arrange pas les parents. Pour ceux qui travaillent, c´est le début d´un calvaire. En l´absence de garderie comme ailleurs, ils seront obligés de quitter leur travail pour aller récupérer leurs enfants. L´allégement des cours concernera même les élèves de terminale. Les futurs bacheliers auront plus de temps pour se préparer à l´examen. Après une surcharge de programme, le département de l´éducation revoit sa politique. Ce dernier fait de l´école un véritable laboratoire d´analyse. Chaque année, des nouvelles méthodes sont annoncées. Le département de l´éducation expérimente ses réformes à chaque rentrée scolaire. Si ce n´est pas le programme, c´est la tenue.
L´affaire des tabliers roses et bleus a provoqué un grand tapage auprès des parents. Par ailleurs, M.Benbouzid a affirmé que le taux de réussite aux épreuves du brevet d´enseignement moyen (BEM) a atteint 70%. Près de 2500 élèves ont réussi cet examen avec la mention «excellent». M.Benbouzid a précisé que son secteur enregistrait pour la première fois, ce taux de réussite atteignant ainsi un chiffre record concernant les élèves ayant obtenu une moyenne de 10/20. «Ces résultats excellents n´ont pas été seulement enregistrés sur le plan quantité mais également sur celui de la qualité», s´est-il félicité.
Les lauréats ayant décroché leur BEM avec la mention «excellent» sont au nombre de 2494 élèves contre 1200 l´année dernière alors que ceux ayant obtenu la mention très bien sont estimés à 24.699 (12.000 en 2010), ceux ayant obtenu la mention «bien» sont au nombre de 51.546 lauréats et 98.749 ont décroché leur brevet avec mention «assez bien», a précisé le ministre. Près de 60% des lauréats ont réussi à l´examen avec mention, a encore ajouté M.Benbouzid rappelant que le secteur de l´éducation «a connu une amélioration des résultats des épreuves du BEM sur les plans qualitatif et quantitatif». Concernant les épreuves du baccalauréat dont les résultats seront connus le 10 juillet, M.Benbouzid a démenti les rumeurs faisant état d´une fuite de certains sujets. «Les épreuves se sont déroulées dans des conditions rigoureuses et aucun incident ou fuite de sujets n´a été enregistré au niveau des centres d´examen à travers toutes les wilayas.»
L´Office national des examens et concours (Onec) a déposé une plainte pour allégations infondées, a précisé le ministre ajoutant que la correction des copies débutera vendredi après l´établissement du barème. (L’Expression-25.06.2011.)

 *L’histoire de l’Algérie a toujours été marquée par le plurilinguisme..

…estime Karima Aït Dahmane. Maître de conférences, université d’Alger 2.

Alors que les journées internationales d’étude sur l’enseignement et l’apprentissage du français en Algérie se sont clôturées mardi dernier, l’organisatrice de ces journées, Karima Aït Dahmane, explique que la qualité des méthodes de l’enseignement scolaire doit être revue.

- Quel bilan tirez-vous de ces journées d’étude ?

Elles ont été très intéressantes et très utiles pour les chercheurs en didactique du FLE (français langue étrangère) et du FOS (français sur objectif spécifique), et pour tous les enseignants de français. Cette manifestation est, pour nous, une première étape qui a permis de mettre en place un cadre propice au développement des recherches en didactique à l’université Alger 2 (Bouzaréah). Les interventions ont suscité des questionnements méthodologiques et des réflexions qui concernent nos pratiques d’enseignement. Elles ont aussi permis une confrontation féconde des idées, un échange constructif sur le concept d’apprentissage. Les recherches ont démontré que l’apprentissage d’une langue étrangère consiste à mettre à jour les conditions (linguistiques, psychologiques et culturelles) et les processus engendrant l’amélioration des comportements langagiers de l’apprenant. Ces deux journées ont ouvert des perspectives très importantes, entre autres, la nécessité de renouveler les bases théoriques de la recherche à l’université, de faire travailler en équipe les spécialistes en sciences du langage et en didactique cognitive pour faire face aux exigences de la mondialisation. Personnellement, je crois à l’interdisciplinarité et à l’échange. Il y a ce désir de rompre l’isolement du chercheur algérien et le faire participer à la recherche internationale.

- Le système scolaire algérien actuel ne dispose pas d’une méthode performante pour l’enseignement de la langue française…

Dans ce monde, on s’aperçoit que tous les systèmes éducatifs, dans la plupart des pays, essaient de se réformer, ce qui montre bien qu’on est dans un monde en plein bouleversement. Il faudrait, à mon avis, proposer des pistes de réponses. Je pense que la langue française devrait surtout être mieux enseignée afin de donner aux jeunes davantage de chances et d’opportunités pour être plus compétitifs sur le plan scientifique. En l’occurrence, ce n’est pas tant le volume horaire qui compte, mais la qualité des méthodes, la performance des enseignants, l’adaptation du système éducatif aux nouvelles exigences de la société. Pour les méthodologues, les étudiants, qui ont besoin d’apprendre le français pour des raisons professionnelles, seraient plus motivés par le français sur objectif spécifique, contrairement aux apprenants en milieu scolaire qui apprennent le français, première langue étrangère, par obligation. Le FOS est en train de devenir un concept-clé dans la didactique du FLE en Algérie, parce que l’apprentissage d’une langue étrangère est fondé sur son utilisation dans la vie scientifique ou professionnelle. «Il n’y a plus de place pour la gratuité de l’apprentissage et sa non-utilisation dans la vie concrète», dit Jean-Jacques Richer. Il faut dire que pour le cadre européen commun de référence pour les langues, toute compétence langagière est utilisée pour accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donné, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier.

- Au fur et à mesure que les générations passent, nous perdons de plus en plus le bilinguisme. Que proposez-vous pour y remédier ?

L’utilité de commencer l’apprentissage d’une langue étrangère le plus tôt possible est largement admise par les linguistes, les pédagogues ou les parents. Il est important d’insister sur le fait que toutes les recherches sur la sociolinguistique algérienne ont montré que  l’histoire du pays a toujours été marquée par des faits de bilinguisme et de plurilinguisme, où les langues exerçaient des fonctions différentes et complémentaires. Le bi-plurilinguisme est devenu un phénomène non seulement reconnu mais également une pratique recherchée dans les contextes internationaux à l’ère du numérique et de la mondialisation. D’où la nécessité de développer la capacité des enseignants de langues/cultures à prendre appui sur la diversité des apprenants afin de développer les compétences linguistiques et culturelles de ces derniers.

- Certains linguistes sont convaincus que les Algériens ne maîtrisent aucune langue. Qu’en pensez-vous ?

Non, je ne suis pas d’accord avec eux. On sait que toutes les langues sont égales et doivent être écrites et reconnues officiellement. Les Algériens parlent leurs langues maternelles (arabe algérien et/ou berbère). Mais le manque de valorisation institutionnelle de ces langues et leur mise en concurrence constante avec l’arabe standard entretiennent chez de nombreux locuteurs algériens une tendance à l’auto-dévalorisation. (El Watan-22.04.2011.)

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** Le rôle de l’école: authenticité et progrès

Harmoniser des connaissances traditionnelles et la science moderne est le bon chemin.

Dans le monde moderne, la fonction de l’école dans le domaine de la culture de l’éveil, du savoir et du civisme est majeure. L’Ecole a pour but de former un citoyen capable d’assumer sa responsabilité dans le bon comportement civique, d’être créatif et porteur de valeurs communes, nationales et universelles. En somme, articuler l’authenticité et la modernité.
Harmoniser des connaissances traditionnelles et la science moderne est le bon chemin. À l’heure de la crise de la mondialisation et de la dictature du Marché, cet impératif doit permettre à toutes les générations et à l’ensemble des couches sociales de se sentir concernées par la question globale du développement, donc par leur avenir.

La connaissance multiforme
L’objectif est de sortir des pesanteurs de la culture matérialiste, de l’irresponsabilité et de favoriser l’autonomie d’un individu complet, à même d’aider à préserver et faire avancer l’identité et le sens de l’universel. L’autonomie de l’individu et sa formation scientifique passent par le savoir et la connaissance multiforme.
Le local n’a de sens valide que s’il s’inscrit dans le savoir universel. Tout comme le savoir moderne est insuffisant s’il ne tient pas compte des racines, de la mémoire et du patrimoine d’une société. Il est peu aisé d’énoncer et lier de tels concepts différents: autonomie, universel, tradition, civilisation, modernité, alors que leur sens et réalité sont encore à venir, c’est-à-dire si peu compris dans l’état actuel. L’idéal est de les conjuguer, les articuler, les lier sans les opposer.
Durant ces derniers siècles, le citoyen, source de développement pour son pays, devait acquérir des compétences, une culture et une éducation de trois types: générale, scientifique, technologique et civique. Nous l’avons vu avec Averroès, le moteur central est la raison: elle doit oeuvrer sans condition afin de prémunir les personnes et la société contre les mythes, l’ignorance, les visions sectaires, subjectives, qui entravent l’épanouissement de l’individu comme le développement de la collectivité, et suscitent les dérives néfastes de toute nature. Aujourd’hui, chacun peut comprendre qu’authenticité et progrès doivent êtres inséparables.
Le savoir et la connaissance, la capacité d’objectivité fondée sur la raison critique, créative, constructive et vigilante, ouverte sur la marche du temps, le rapport à l’autre différent, perçu comme naturel pour l’existence de chacun, le sens du discernement et le civisme, tout cela a relativement favorisé l’essor sans précédent du progrès, notamment du droit, de la sociabilité et de la techno-science. Reste à garder une mémoire vivante.
Aux trois dimensions de culture générale, de compétence scientifique et d’éducation civique, s’ajoute la nécessité d’une pensée réfléchie, d’une philosophie présente dans la vie pour assumer la culture de l’éducation. Il ne suffit pas de se former au savoir, il faut produire du savoir. Pour ce qui concerne l’école, il s’agit de moderniser, de réformer, d’adapter les programmes et les enseignements pour qu’ils répondent à la fois aux normes universelles du savoir, de l’éducation civique, de la culture et aux valeurs spécifiques de la nation. L’école a une part de responsabilité.
Aujourd’hui, comme tous les autres secteurs de la vie sociale, l’école doit s’efforcer de faire son travail, c’est-à-dire de faciliter à la jeunesse leur héritage culturel et l’apprentissage de l’esprit critique en formant des têtes bien faites, plus que des têtes bien pleines, afin de pouvoir, en permanence, renouveler leurs connaissances, en termes inventifs et créatifs.

Fidélité aux racines
L’évolution constante des métiers et la complexité de la réalité obligent d’ailleurs, à acquérir des méthodes plus que des contenus. En ce sens, dans le monde, si la crise est morale, c’est qu’il n’y a pas assez d’écoles et d’universités qui répondent pleinement à tous les besoins, culturels, économiques, spirituel et sociaux, dans tous les sens des termes, dignes de ce nom.
Il y a dans le monde, aujourd’hui, une crise des sciences, notamment sociales et humaines, de par le cloisonnement. Pour affronter avec force et courage les difficultés du monde moderne, il y a lieu d’apprendre aux jeunes à être à la fois capables de savoir, de savoir-faire, de discernement, d’objectivité, de vigilance et de fidélité à leurs racines.
Théoriquement, c’est à l’université avant tout que la connaissance doit être conçue, afin que les élites éclairent les jeunes et répondent aux besoins de la société. Négligeant le dialogue, la patience, les valeurs éthiques et morales, le discours dominant des sociétés de consommation, dans le climat de la mondialisation de l’économisme, pousse au déséquilibre, à l’isolement et à la facilité stérile et éphémère.
Tout cela, avec les effets de la rupture entre les dimensions de l’existence, conduit au relâchement des liens sociaux fondamentaux – même si ces notions sont à tort traitées de conservatrices et de «vieux jeu» -, à l’abandon des valeurs de l’échange, de l’hospitalité et à l’incapacité d’atteindre l’universel commun. L’exploitation d’une opinion désemparée, sans vraie relation humaine, en est facilitée. Sur le plan spécifique à l’école, la révision des programmes scolaires, la formation des formateurs et la mise à leur disposition de moyens conséquents, que la nation doit concéder, sont à même de relever les défis. Cela doit tendre à former un citoyen se gardant de tout excès, attaché à ses racines, ouvert sur la marche du temps, responsable de ce qu’il dit et de ce qu’il fait: une partie des problèmes du développement en serait alors résolue. Acquérir le savoir scientifique est incontournable, reste à forger un citoyen équilibré, civique et éduqué. Le premier niveau est interne; il s’agit de développer les programmes des écoles et institutions d’enseignement, de formation, de recherche pour favoriser l’apprentissage de la pensée constructive. Le système éducatif doit pouvoir répondre à cet impératif. Pour ce faire, il faut une préparation pédagogique. Afin d’intégrer objectivement le savoir complet à l’école et à l’université, il y a lieu de développer et généraliser, en sciences sociales et humaines, les thèmes modernes et fondamentaux de la logique et des valeurs éthiques.
Alors qu’elles constituent un des instruments majeurs de formation de la pensée moderne, la place des sciences humaines et sociales, la logique, l’éthique et la philosophie, reste étroite. Certains volets des sciences sociales, humaines peuvent être élaborés en collaboration avec les structures spécialisées de l’Unesco.
Ce premier niveau est donc celui du contenu scientifique, de la formation au sens le plus général.
Le deuxième niveau est celui de l’intégration de l’éducation de la culture, des valeurs morales et du patrimoine. Cela concerne encore les sciences sociales et humaines.
La présentation de ces questions doit être adaptée aux niveaux, aux âges et à l’évolution. Un des problèmes de l’enseignement est d’une part, celui de l’équilibre entre les sciences exactes et sociales, d’autre part, la faiblesse de la connaissance de soi et des autres cultures et traditions.
Une symbiose est à trouver. Le cloisonnement n’est pas une solution, car c’est le pluridisciplinaire qui est fécond et utile. Cela n’empêche pas la spécialisation. Les programmes des différentes matières citées doivent donc consacrer des chapitres et des horaires à l’apprentissage des questions se rapportant à la méthodologie et à la culture générale en permettant de distinguer et de raisonner.
La langue arabe définit le savoir par le mot îlm, au sens de logique scientifique, et la connaissance comme maârifa au sens de connaissance liée au mystère, à l’invisible, à l’au-delà. C’est une différence sans opposition ni dévalorisation de l’un ou de l’autre. Ils sont complémentaires.

Le pluridisciplinaire
La sensibilisation des masses, de chaque citoyen au respect des valeurs communes, de l’engagement à assumer ses devoirs et à respecter les droits d’autrui, voilà une tâche constante. Le civisme, l’éducation et la solidarité sont les maîtres mots du citoyen instruit et cultivé. Le citoyen a pour devoir de pratiquer ces valeurs, d’adhérer à ces niveaux, à ces principes et à des valeurs supérieures d’élévation de la condition humaine. Dans le monde actuel, on doit corriger dans ce domaine le désengagement ou l’oubli vis-à-vis des repères traditionnels, vu la perte de repères et de rapport vrai au savoir. Par l’élévation du niveau de culture et de conscience, on peut renforcer la cohésion, au service des intérêts généraux, et de favoriser le développement, sur la base d’une éducation pleine de noblesse, éveillée, lucide et logique. L’enseignement de la philosophie, de l’histoire, de l’éducation civique et des Arts, matières liées à la citoyenneté et la sociabilité, doit, notamment avoir pour but la sensibilisation de chacun au respect des biens communs et d’autrui. Un pays culturellement, économiquement, socialement développé et un peuple éduqué permettent de réaliser, dans l’intérêt de chacun, une civilisation.
Le développement des compétences et l’élévation du niveau de culture générale, scientifique, technologique, civique sont des remparts et sources de bienfaits. Ils permettent de réaliser l’équilibre entre les droits et les devoirs du citoyen, sous l’égide de la puissance publique. Marier authenticité et progrès c’est possible. L’Ecole peut et doit contribuer à ce noble objectif, d’autant que la jeunesse est assoiffée de savoir et de connaissance. (L’Expression-05.05.2011.)

Mustapha CHÉRIF (*) Professeur des Universités

*Des Ecoles supérieures de tourisme et des spécialistes universitaires en hôtellerie en 2011

 La commission chargée d’évaluer les appels d’offre prendra ses fonctions prochainement. Il a souligné, en outre, que les études de réalisation de la deuxième école de Ain Temouchent sont achevées.Le ministre du tourisme et de l’artisanat, Smail Mimoun, a annoncé la création de deux écoles supérieures de tourisme et d’hôtellerie à Tipaza et Ain Temouchent l’année prochaine. Ces écoles seront destinées à la formation des nouveaux bacheliers et le recyclage de la main d’œuvre travaillant dans le secteur. Ces écoles contribueront à l’amélioration des services aux niveaux des hôtels et des complexes hôteliers en Algérie. Par ailleurs, 51 milliards de DA seront débloqués pour la restauration et la réhabilitation des hôtels au Sahara et de l’hôtel El Aurassi à Alger en plus d’investir dans le « Plan de qualité tourisme » afin de faire de l’Algérie une destination touristique avant 2015. Smail Mimoun a indiqué qu’une main d’œuvre qualifiée et des cadres spécialisés en tourisme et hôtellerie sont nécessaires pour améliorer les services hôteliers. Dans ce contexte, il a souligné que l’Algérie a signé une convention avec l’organisation mondiale du tourisme pour le transfert du savoir faire en tourisme à travers la formation et le recyclage des cadres algériens dans de nouvelles spécialités touristiques. Lors de son passage à la radio nationale, Smail Mimoun a indiqué que le projet de réalisation d’une école supérieure en tourisme à Tipaza d’une capacité d’accueil de 1200 étudiants sera lancé l’année prochaine. La commission chargée d’évaluer les appels d’offre prendra ses fonctions prochainement. Il a souligné, en outre, que les études de réalisation de la deuxième école de Ain Temouchent sont achevées. Les travaux de réalisation de cette nouvelle infrastructure seront lancés l’année prochaine également. Ces deux écoles assureront une formation en tourisme et hôtellerie de haut niveau afin de faire sortir le tourisme algérien de son caractère social traditionnel à un caractère économique professionnel. Smail Mimoun a indiqué que 51 milliards de DA seront mis sur la table afin de faire de l’Algérie une destination touristique dans le cadre du « Plan Qualité 2010-2015 ». Ce plan vise à relancer le tourisme en Algérie à travers quatre (4) axes. Il s’agit du développement des investissement afin de relever les capacités d’accueil, la formation de la main d’œuvre et des cadres, le transfert du savoir faire en matière du tourisme et la mise en œuvre du plan « Algérie destination touristique » adopté par le gouvernement en 2008. Sur un autre plan, Smail Mimoun a souligné que la privatisation des hôtels publics n’est pas à l’ordre du jour. Selon lui, la solution réside dans leur restauration et leur réhabilitation. La campagne de médiatisation et de publicité pour « Algérie destination touristique » débutera en mois de décembre prochain à l’occasion de l’organisation du salon international du tourisme qui aura lieu au salon des expositions à alger. Les plus grands opérateurs internationaux du tourisme prendront part à cet événement qui se déroulera entre le 8 et 11 décembre prochain.(Echorouk-22.10.2010.) 

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32 réponses à “16.Education-Enseign.2”

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